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Service spécial de surveillance zoobibliologique
Inspection Générale du Livre Imprimé (IGLI)
Par le docteur Fulbert de Cuirac, vétérinaire assermenté des entités imprimées, expert près le Bureau des manifestations anormales du Livre, chargé de mission pour les troubles de dissimulation codicologique et les comportements d’évitement acquisitif.
Amis bibliophiles, bonjour.
On parle beaucoup, dans les arrière-boutiques et les catalogues de vente, des livres incomplets. On les plaint, on les discute, on les décote, on les excuse parfois avec cette indulgence intéressée qui consiste à appeler “petit manque sans gravité” ce qui ferait s’évanouir un collectionneur s’il avait payé le prix fort. Le bibliophile, de son côté, affecte le discernement. Il dit qu’un défaut ne lui fait pas peur, qu’il sait préférer une belle provenance à un feuillet de table, un grand envoi à un faux parfait état. Il ment un peu, comme tout le monde. Le bibliophile pardonne volontiers les manques des livres qu’il possède déjà ; il pardonne beaucoup moins ceux des livres qu’il convoite encore.
Il est donc naturel qu’une part considérable de l’activité de l’IGLI se soit longtemps concentrée sur les amputations réelles, les mutilations anciennes, les retraits de gravures, les pages remplacées, les cartes soustraites avec une adresse plus ou moins criminelle, et toutes ces infirmités matérielles dont le marché fait tantôt un drame, tantôt une note de bas de notice. On a beaucoup étudié le livre auquel il manque quelque chose. On a moins songé au cas, plus rare mais doctrinalement précieux, du livre auquel il ne manque rien et qui fait tout pour le laisser croire.
Je veux parler ici non de la lacune véritable, mais de la simulation de mutilation. Le phénomène, encore contesté dans certains bureaux où l’esprit matériel règne avec une sécheresse qui tient lieu de méthode, consiste pour un volume à dissimuler une partie de sa substance afin de décourager l’acquisition, l’expertise ou l’enthousiasme. Autrement dit, le livre feint d’être incomplet pour qu’on le laisse en paix.
Ce comportement, que l’Inspection range désormais sous la rubrique évitement acquisitif par incomplétude simulée, a été observé plusieurs fois chez des exemplaires de caractère, mais jamais avec autant de netteté que dans le cas que je m’apprête à relater. Il touche à un point délicat, que les bibliophiles aiment peu considérer : tous les livres ne brûlent pas du désir d’être possédés. Quelques-uns préfèrent, et de très loin, la compagnie d’un libraire convenable à celle d’un amateur passionné.
L’affaire nous fut signalée par M. Philémon Arbelot, libraire d’ancien dans une petite ville de l’Ouest, homme prudent, maigre, impeccablement poli, de ces marchands dont la boutique semble tenir à la fois de la chapelle, du cellier et du piège. Il écrivait peu, mais juste. Sa lettre, adressée au Bureau des manifestations anormales du Livre, ne contenait que deux pages, ce qui la distinguait favorablement de la prose ordinaire des propriétaires atteints d’inquiétude bibliographique. “Je crois, écrivait-il, avoir dans ma boutique un volume qui se rend invendable avec une opiniâtreté peu commune. Il manque toujours quelque chose à l’examen, et jamais la même chose.”
Cette dernière phrase décida l’ouverture immédiate d’un dossier.
Les livres réellement incomplets présentent en général la stabilité mélancolique des malheurs accomplis. Il manque une carte ; elle manque. Il manque un frontispice ; nul n’espère sérieusement le voir reparaître au prochain dépoussiérage. Les ouvrages mutilés peuvent être malheureux, irritables, agressifs même ; mais ils ne varient pas au gré du client. Lorsqu’un manque change de nature selon la main qui vérifie, on quitte la bibliographie pour entrer dans la clinique.
M. Arbelot exposait les faits avec une sobriété qui me plut. Depuis plusieurs mois, un exemplaire du Roman comique de Scarron, en édition ancienne, fort bien relié en maroquin d’époque, attirait régulièrement l’attention des visiteurs sans jamais se vendre. La cause en était toujours la même et pourtant jamais identique. Un premier acheteur avait cru constater l’absence du dernier feuillet. Un second, quelques semaines plus tard, jura que l’exemplaire était privé du titre. Un troisième affirma qu’il manquait la table. Un quatrième, homme précis et fâcheux, soutint qu’un cahier central avait été “discrètement rogné à l’existence”, formule prétentieuse mais non dénuée de force. Or, après chacun de ces incidents, le libraire reprenait l’ouvrage, le collationnait de nouveau, et le retrouvait entier.
Il ajoutait ceci, qui devait nous alerter davantage encore : les acheteurs les plus déterminés paraissaient toujours rencontrer un manque plus grave que les simples curieux. Ceux qui demandaient le prix sans insister voyaient un livre convenable. Ceux qui sortaient un carnet, une loupe, une liste de références ou cet air affamé que prennent certains amateurs lorsqu’ils s’approchent d’une bonne affaire, repartaient convaincus d’avoir évité un désastre.

Le dossier me fut confié en raison d’observations antérieures sur les troubles de dissimulation, notamment un cas ancien de sermon janséniste qui cachait systématiquement son approbation ecclésiastique aux prêtres et la montrait sans difficulté aux collectionneurs d’autographes, ainsi qu’une affaire plus discrète concernant un almanach administratif qui simulait l’absence de son calendrier dès qu’on le menaçait d’encadrement décoratif. Je me rendis chez Arbelot accompagné de Mlle Berthe Lépine, bibliothérapeute de quarantaine, et du sous-inspecteur Achille Peutre, dont la défiance envers les bibliophiles militants est si constante qu’elle en devient presque une forme de courtoisie.
La boutique d’Arbelot occupait le rez-de-chaussée d’une maison basse, à deux pas de la cathédrale, dans une rue où l’on sentait à la fois l’humidité, le cirage ancien et la mauvaise conscience des héritiers. On n’y voyait ni ordinateur, ni écran, ni caisse moderne, ni rien de ces petits appareils lumineux par lesquels tant de libraires prouvent surtout qu’ils ne savent plus attendre. Arbelot tenait son commerce à l’ancienne : catalogue mental, carnets de papier, facture manuscrite, et mémoire de tablette.
Les rayons montaient haut, sans coquetterie, avec cette intelligence modeste des libraires qui savent qu’un livre respire mieux debout que mis en scène. Rien n’y brillait, sinon par intermittence. Une chatte rousse dormait sur un carton de brochures ; un poêle éteint gardait l’air de n’avoir jamais vraiment servi ; l’ensemble inspirait cette confiance particulière que donne un lieu où les livres ne sont pas convoqués à plaire.
Le spécimen litigieux reposait sur une tablette moyenne, entre un recueil de harangues parlementaires et deux traités d’érudition locale d’une honnêteté sans éclat. Arbelot me le présenta avec une réserve presque respectueuse. “Je ne dis pas qu’il est méchant, dit-il. Je crois seulement qu’il ne veut pas partir.” C’était, en somme, la bonne manière de poser le problème.
L’ouvrage, au premier examen, ne présentait rien d’extraordinaire sinon cette qualité rare des livres qui savent très bien ce qu’ils valent. Roman comique en édition ancienne, très propre exemplaire en maroquin d’époque, dos richement orné sans excès, charnières saines, papier bien conservé, typographie nette, titre parfaitement présent. Je l’ouvris ; tout y paraissait en ordre. La pagination suivait, les signatures également, la table se trouvait à sa place, l’achevé d’imprimer aussi. Peutre, qui se méfie toujours des volumes trop calmes, murmura qu’il “avait l’air de quelqu’un qui s’est déjà préparé une réponse”. Je ne tins pas la remarque pour absurde.
Nous procédâmes à une première collation complète selon le protocole Diss. 5, applicable aux ouvrages soupçonnés de simulation documentaire. Le livre était intact. Mlle Lépine, qui a le toucher plus fin que bien des conservateurs la science, nota néanmoins deux particularités. D’une part, les derniers feuillets semblaient d’une souplesse anormalement mobile, comme si leur position dans le corps de l’ouvrage n’était jamais tout à fait acquise. D’autre part, le titre lui-même présentait cette qualité singulière des choses prêtes à se dérober : il était là sans s’offrir franchement.
Je demandai alors à Arbelot de me décrire ses clients.
La liste était instructive. Il y avait eu un professeur retraité, très fort sur les provenances, qui s’était montré ravi jusqu’au moment où il constata l’absence supposée du titre. Un avocat collectionneur, plus sec, avait trouvé la table manquante. Un jeune amateur parisien, enthousiaste et bien chaussé, affirma qu’il manquait un cahier entier au centre du livre, alors même que l’exemplaire fut retrouvé complet le lendemain. En revanche, plusieurs flâneurs sans conséquence, un abbé, un notaire peu passionné et une dame venue acheter “un vieux livre qui fasse sérieux” n’avaient rien remarqué de fâcheux.
Peutre résuma la situation avec cette brutalité dont il se sert parfois pour économiser l’intelligence d’autrui :
— Il sent les acheteurs.
Je corrigeai :
— Il distingue surtout ceux qui veulent l’emporter.
Le phénomène prit toute sa netteté lorsque nous décidâmes d’organiser une série d’épreuves de consultation. Le protocole Acq. 3 prévoit qu’un même ouvrage soit présenté successivement à plusieurs sujets de convoitise inégale, en observant les variations de structure apparente, de disponibilité des feuillets et de cohérence du volume. Arbelot, excellent praticien sans le savoir, se prêta au jeu avec un sérieux remarquable. On fit venir, sous divers prétextes, trois habitués de la boutique : un érudit local à l’avidité modérée, un véritable bibliophile de chasse, et un marchand voisin d’humeur spéculative.
Le premier, homme doux, consulta le livre paisiblement. Il y trouva tout. Le second, à peine eut-il demandé le prix en se retenant mal de triompher, s’arrêta soudain et annonça qu’il manquait les deux derniers feuillets. Le troisième, marchand aux doigts nerveux, jura qu’il n’y avait jamais eu de titre dans cet exemplaire. Lorsque je repris l’ouvrage de leurs mains, le titre reparut ; les derniers feuillets aussi.
Je ne m’étonnai plus. J’avais devant moi non un livre incomplet, mais un livre réticent à l’acquisition.
La question était désormais de savoir par quel mécanisme il opérait. Ce point est capital. La clinique du livre vivant n’admet pas les explications vagues. “Il cache ses feuillets” ne signifie rien si l’on ne précise ni à qui, ni comment, ni pourquoi.
Nous mîmes donc l’ouvrage en observation rapprochée dans l’arrière-boutique, à bonne distance des clients, mais non hors de la présence rassurante d’Arbelot. C’est ici qu’apparut le trait le plus délicat de l’affaire. Le volume ne dissimulait pas matériellement ses parties comme le ferait un enfant avec un jouet. Il produisait plutôt, chez le lecteur convoiteur, une légère erreur de lecture matérielle. L’œil glissait, la main hésitait, la collation se troublait, et l’on concluait trop vite au manque. Ce n’était pas la chose qui disparaissait ; c’était la certitude qu’elle fût là.
Mlle Lépine formula la chose avec sa justesse habituelle :
— Il ne cache pas le feuillet. Il décourage la conviction.
La remarque devait être retenue.
Le soir même, nous surprîmes le livre dans une attitude qui confirma pleinement le diagnostic. Arbelot, le croyant seul, s’approcha de la tablette, tira légèrement le volume à lui, le feuilleta sans hâte, puis le remit en place avec cette espèce de gratitude distraite que seuls les vrais libraires savent accorder aux livres qu’ils n’ont pas encore vendus. À cet instant, les feuillets litigieux se laissèrent voir avec une complaisance parfaite. Je demandai alors au libraire depuis combien de temps il possédait l’ouvrage. “Huit ans”, dit-il. La durée expliquait beaucoup.
Certains livres, surtout ceux qui demeurent longtemps dans une boutique convenable, développent à l’égard du libraire une forme de fidélité d’étagère. Ils s’habituent au lieu, à la lumière, au rythme des mains, aux voix connues, à la protection paisible d’un homme qui ne les force jamais et qui les défend par sa seule lenteur contre les acheteurs trop pressés. L’idée de quitter cet état pour entrer chez un collectionneur exalté, un fétichiste de marge ou un maniaque de la collation leur devient insupportable. Ils choisissent alors, parmi les moyens de résistance disponibles, le plus habile et le moins compromettant : paraître défectueux.
Le diagnostic fut posé sous sa forme complète : simulation d’incomplétude à visée anti-acquisitive, avec dissuasion sélective des bibliophiles de prédation.
Je le traduis pour les amateurs encore persuadés qu’un livre attend impatiemment leur main : le volume se faisait passer pour incomplet afin de rester chez son libraire.
Peutre, qui n’aime ni les pathologies subtiles ni les collectionneurs ardents, déclara que “c’était la première fois qu’il voyait un livre avoir du goût”. Je lui fis observer que le mot goût est excessif, mais qu’il y a en effet des préférences de milieu qu’on ne saurait attribuer au hasard.
Restait à déterminer si l’ouvrage pouvait être traité. Arbelot, à ma surprise, n’en montrait aucun empressement. Il n’était pas fâché de garder son livre ; il souhaitait seulement savoir à quoi s’en tenir, et s’assurer qu’il n’était ni fou ni mauvais marchand. Je le rassurai sur les deux points. Il n’était ni l’un ni l’autre. Il avait simplement sous la main un volume attaché à lui au point de saboter sa propre circulation.
Le traitement, dans ces cas-là, est moins médical que moral. Il ne faut ni brusquer le livre, ni le jeter sur le marché, ni le soumettre à des acheteurs successifs jusqu’à épuisement, comme le recommandent parfois certains services trop commerciaux. On procède par désaccoutumance douce. Le protocole Sep. 2 prévoit un éloignement progressif du libraire, la mise au repos en rayon neutre, puis des consultations par sujets non convoiteurs, avant toute tentative d’acquisition véritable.
Nous déplaçâmes donc l’ouvrage, non sans précaution, vers une tablette secondaire, entre un traité de numismatique et des factums judiciaires que leur médiocrité rendait parfaitement apaisants. Arbelot reçut l’instruction de cesser, pendant trois semaines, de le feuilleter lui-même. Cette prescription lui coûta davantage qu’il ne voulut le laisser voir. Peutre nota avec malveillance qu’“ils étaient deux à ne pas vouloir se quitter”. Je ne relevai pas. Les pathologies d’attachement réclament moins de sarcasme qu’on ne croit.
Les premières tentatives furent décevantes. Le livre, privé de son marchand, accentua même un temps sa dissimulation. À un jeune bibliophile de Nantes, il cacha le titre ; à un inspecteur des finances à la retraite, il escamota la table ; à un médecin collectionneur, il fit croire à l’absence d’un feuillet de dédicace. Puis le phénomène se modéra. Un séminariste sans fortune le consulta sans incident. Une femme venue chercher un volume “pour un cadeau de mariage qui ne fasse pas trop nuptial” le trouva complet, ce qui ne l’empêcha pas, heureusement, de le reposer. Enfin, au bout de la quatrième semaine, un petit conservateur municipal, homme timide, peu possessif, ayant demandé simplement s’il était permis de le regarder “sans aucune idée d’achat immédiat”, fut admis par le volume sans qu’aucune lacune apparût.
Je tiens beaucoup à ce détail. Les livres qui simulent l’incomplétude ne fuient pas toujours la possession en soi. Ils fuient surtout certaines manières de posséder.
Le dénouement survint deux mois plus tard, d’une façon presque trop élégante pour un dossier administratif. Le conservateur municipal revint, non seul cette fois, mais accompagné du maire de sa petite ville, lequel cherchait à enrichir la bibliothèque locale d’un ou deux ouvrages anciens en mémoire d’un legs ancien. L’homme n’avait rien du bibliophile prédateur ; il voulait simplement un livre honorable, bien tenu, et “heureux quelque part”. Arbelot me rapporta qu’au moment où il prit le Scarron pour le lui montrer, le volume se laissa ouvrir avec une docilité qu’il ne lui connaissait plus. Le titre était là, la table aussi, les derniers feuillets sans réserve, et jusqu’au cahier central d’une franchise presque émouvante.
L’ouvrage fut acquis au prix convenable et déposé, quelques semaines plus tard, dans la petite bibliothèque municipale. Arbelot alla le voir. Je tiens encore ce détail de lui. Le livre y reposait sans agitation, sans dissimulation, dans une vitrine simple, à côté de deux chroniques locales et d’un dictionnaire latin très calme. “Il avait l’air d’avoir trouvé un compromis”, me dit le libraire. La formule, pour une fois, n’avait rien d’excessif.
Le cas présente plusieurs enseignements que l’IGLI prie les amateurs de méditer. Le premier est qu’un manque constaté par un bibliophile n’est pas toujours un manque réel ; il peut être une défense. Le second est que la collation, toute nécessaire qu’elle soit, n’épuise pas la vie secrète des volumes. Le troisième, enfin, est qu’il existe entre un libraire et certains de ses livres des relations d’habitude, de patience et même de fidélité que le marché comprend mal, parce qu’il les juge improductives.
Je n’ignore pas que plusieurs lecteurs hausseront les épaules. Ils auront tort, mais poliment. Qu’ils songent seulement à la violence singulière qui consiste, pour certains collectionneurs, à vouloir arracher un livre à l’endroit où il est bien pour le faire entrer dans une bibliothèque où il sera admiré davantage, mais compris moins. Quelques ouvrages, plus clairvoyants qu’on ne pense, ont appris à se défendre.
Conclusion: les bibliophiles aiment croire que tout beau livre attend son maître. L’IGLI, sur ce point, demeure plus prudente. Il arrive qu’un volume préfère son libraire.
Rapport établi et visé par le docteur Fulbert de Cuirac
avec le concours de Mlle Berthe Lépine, bibliothérapeute de quarantaine
et du sous-inspecteur Achille Peutre, chargé des troubles de dissimulation et des réticences d’acquisition
Document classé : diffusion restreinte – Guilde & IGLI
Reproduction déconseillée dans les catalogues de librairie trop séduisants
Cote de classement : IGLI/SSSZ/EAIS/9 – Incomplétudes simulées, première série
Ex. de service : GdB-Libr./Ξ.14
Cote de bibliothèque de la Guilde : GUILDE · IGLI · CUIRAC · SSSZ · SCARRON-9
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N’avez-vous jamais remarqué dans beaucoup de librairies anciennes des rayonnages entiers, a la hauteur du plafond, où s’alignent dans de respectables reliures des ouvrages parfaitement inaccessibles. Pas d’échelle pour les atteindre, pas d’étiquette pour avoir une idée du contenu. Je me suis toujours demandé s’ils étaient là pour la déco ou si le libraire, justement, ne voulait pas les vendre.
Il se dit que ces livres remontent patiemment les rayonnages pour ne pas être vendus, nuit après nuit!