Les 8 commandements de l’épouse de Bibliophile

Chers amis Bibliophiles de mon Bibliophile de mari,

Cela ne vous aura sans doute pas échappé : Noël, c’est demain.

Cette année, j’avais décidé de frapper « un grand coup ». Ayant pris contact, à l’insu de mon tendre époux, avec l’un des vôtres (il se reconnaîtra ce soir), je voulais lui offrir un livre rare, ou un ex-libris, puisque l’idée farfelue m’était venue que tout ce petit monde se trouverait probablement sous le sabot d’un cheval.
Après quelques échanges de mails avec mon conseiller es bibliophilie, appelons le Monsieur F., quelques visites à de sombres échoppes toujours pleines de fumée de cigare et d’hommes à moustache (Mon Dieu ce que le libraire peut réserver un accueil distant quand il le veut), je l’avoue … je jetais l’éponge : trop compliqué, trop hermétique.

Je me rabattais donc sur les cadeaux que l’on fait habituellement aux hommes élégants : gants de conduite en pécari, pyjama de chez Charvet, eau de toilette d’une bonne maison. Noël 2008 ne verrait définitivement pas l’avènement d’un ex-libris frappé d’un cœur rouge et marqué « Aut Hugo Aut Nihil », mais ma devise peut-elle être constituer l’ex-libris de mon époux, d’ailleurs? Non? Tant pis.

Et d’ailleurs quand mal m’en a pris de confesser cette idée saugrenue à mon mari, il en resta stupéfait ; comme pétrifié, presque traumatisé à l’idée qu’on puisse fomenter ainsi un tel putsch contre sa bibliothèque et ses livres: « Mais tu n’y penses pas????? Sais-tu ce que représente un ex-libris dans la vie d’un bibliophile ? Je ne sais même pas si j’y ai droit, si je dois en avoir ou pas, et de toute façon si c’est le cas, cela prendrait des mois voire années de réflexion pour en avoir ne serait-ce qu’une ébauche ! Et puis, je ne suis encore moi-même qu’une ébauche ! ».

Dépitée, j’écrivais ces 8 commandements, que je vous livre ce soir, et que seul l’amour d’un homme peut aisément dépasser.

Commandement n°1 :
De cadeau à un bibliophile pour Noël jamais tu n’offriras, sous peine de te ruiner ou de te ridiculiser, c’est selon, voire les deux. (sauf si vous êtes vous-même bibliophile, et que vous avez épousé un bibliophile, mais cela est-il statistiquement possible ?).

Commandement n°2 :
D’ex-libris pour ses livres point tu n’imagineras. Car l’ex-libris se mérite, et il s’agit là d’un sujet sérieux qui ne se traite pas à la légère. Votre bibliophile a-t-il gagné assez de galons pour en avoir un lui aussi ? « Question à 1 million d’euros » selon Monsieur F. (je suggère à ce titre, un petit débat à ce sujet sur le blog).

Commandement n°3 (de circonstance) :
D’inondation dans un appartement déserté pour les vacances à gérer à distance tu n’auras … Ceci nous étant arrivé aujourd’hui, mon bibliophile de mari, ayant décidé que sa femme n’avait qu’à gérer l’intendance quand lui vaquait à des choses importantes, ne me demanda qu’une chose : Mes livres sont-ils touchés ? Une fois rassuré, et cette question évacuée, le reste était sans importance.

Commandement n°4 :
Méfiante jamais tu ne seras quand tu entendras ton mari s’écrier au téléphone en parlant à Monsieur F. : « elle est belle ! Aucun défaut, je ne cesse de la caresser ». Inutile de faire un esclandre, il ne s’agît que d’une reliure (c’est ma maigre consolation).

Commandement n°5 :
Sur le prix de ces livres jamais tu ne t’interrogeras. Il est des secrets de bibliophiles bien gardés que les béotiens ne sauraient comprendre, et mon mari m’a toujours cité l’exemple de ce bibliophile qui écrivait 100 €, 50 € sur la première page de tous ses livres (au lieu des fortunes dépensées), pour ne pas effrayer son épouse. Celle-ci une fois veuve proposa à un libraire de reprendre le lot aux prix marqués… Mieux vaut ne pas savoir d’ailleurs.

Commandement n°6 :
Le nombre des livres qui envahissent la maison jamais tu n’évalueras. La culture et la passion ne se mesurent pas en quantité, même quand les livres du 18ème envahissent le moindre centimètre carré disponible.

Commandement n°7 :
Jamais tu ne t’inquiéteras quand ton mari partira avec deux livres sous le bras et un air de conspirateur heureux vers un déjeuner mystérieux, où l’on parle un langage hermétique, et où les échanges sont passionnés.

Commandement n°8 :
Jamais ne tu ne t’offusqueras lorsque le véhicule familial fera un détour significatif pour aller « vérifier si ce petit libraire sympathique a rentré quelque chose d’intéressant. Pense aux enfants allons, une librairie, c’est le premier pas vers la culture ! »
Bref, en un mot, les livres aimer progressivement il te faudra! Bonnes fêtes à vous tous et toutes.

AC.

P.S. : souscrivez à la Revue, il ne pense plus qu’à ça, n’est-ce pas Monsieur F.!

La lettre du bibliophile

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Un Livre à l’honneur: Le Manuel des inquisiteurs ou Directorium Inquisitorum

Un Livre à l'honneur: Le Manuel des inquisiteurs ou Directorium Inquisitorum

Amis Bibliophiles Bonsoir,

Je vous présente aujourd’hui une acquisition récente, Le Manuel des Inquisiteurs à l’usage des Inquisitions d’Espagne et de Portugal ou Abrégé de l’Ouvrage intitulé: Directorium Inquisitorum, composé vers 1358 par Nicolas Eymeric, Grand Inquisiteur dans le Royaume d’Aragon. On y a joint une courte Histoire de dans le Royaume de Portugal tirée du latin de l’établissement de l’Inquisition dans le Royaume de Portugal tirée du latin de Louis à Paramo. Imprimé à Lisbonne (Paris, en fait), en 1762.
Vous connaissez peut-être le « Directorium Inquisitorum« , un des ouvrages les plus anciens sur le Tribunal du Saint-Office, imrpimé pour la première fois en latin à Barcelone en 1503 et qui est l’œuvre de Nicolas Eymeric, ou Aymerich (1320 – 1399), grand inquisiteur de la province d’Aragon et de Catalogne. C’est en fait en 1376 qu’Eymeric rédigea le « Directorium Inquisitorum« , code de procédure qui explique par le menu l’activité du tribunal et les moyens qu’il appliquait pour poursuivre les hérétiques.

Le petit in-12 que j’ai entre les mains est la première édition de cette version française abrégée, elle fût éditée et traduite par André Morellet. Le « Directorium Inquisitorum » fût écrit par Eymeric lors de son séjour à la cour papale d’Avignon , où il exerça les fonctions de chapelain.
Le Manuel des inquisiteurs s’inscrit dans la continuité, sobre mais bien établie depuis le XIIIe siècle, des recueils de textes inquisitoriaux mêlés à des indications procédurières ou jurisprudentielles, à des récits de tel ou tel procès particulier choisis selon l’arbitraire de chaque compilateur et les besoins d’une région ou d’une saison.

Pour autant, ce qui est intéressant dans cet ouvrage et dans la version française, et qui le différencie des autres, c’est que Eymeric met en exergue la technicité pratique et procédurière (ce qui le distingue par exemple du Manuel de l’inquisiteur de Bernard Gui), et livre au final une somme sur l’Inquisition et l’hérésie. On y trouve ainsi tout ce qui est nécessaire pour comprendre ce domaine, le procès inquisitorial, situé au carrefour du droit canon et de la procédure pénale.
L’ouvrage a été rédigé en deux périodes : après Eymeric qui détaille l’Inquisition médiévale, essentiellement espagnole et dont on a envie de dire qu’elle est une machine bien rôdée, le Saint-Siège demanda en 1578 au juriste Pena(1540-1612) d’établir une édition enrichie de l’ouvrage d’Eymeric. Cette version (In Directorium Inquisitorum a Nicolao Eimerico conscriptum commentaria), sera rééditée quatre fois jusqu’en 1607, et aura une diffusion considérable à travers l’Europe. Le Directorium (littéralement, « le chemin ») permet de s’orienter dans la procédure inquisitoire, de la comprendre, et de l’enseigner. Le Manuel est véritablement un ouvrage didactique, destiné aux inquisiteurs. Ce n’est pas un ouvrage théorique, et c’est aussi ce qui rend la lecture intéressante. Ainsi le ton est parfois cynique, et très souvent pragmatique avec des passages du type « Eh bien ! on fera traîner les choses avec eux ! Pas question, bien entendu, d’accéder à leurs voeux insensés : on les gardera dans une prison horrible et obscure, car les calamités de la prison et les vexations constantes éveillent fréquemment l’intelligence ».
Pragmatisme et cynisme se confondent souvent d’ailleurs : ainsi on autorise le fait de jouer avec le sens de la grâce, en faisant confondre « grâce » juridique et « grâce » divine, afin de tromper le suspect d’hérésie. Un autre exemple : quand on se demande s’il faut châtier les fous, Peña rappelle que « la finalité première du procès et de la condamnation à mort n’est pas de sauver l’âme de l’accusé, mais de procurer le bien public et de terroriser le peuple. Or le bien public doit être placé bien plus haut que toute considération charitable pour le bien d’un individu.». Je crois que tout est dit. Si on complète cette vision par la définition de l’hérésie qui est donnée « compréhension ou interprétation de l’Evangile, non conforme à la compréhension et à l’interprétation traditionnellement défendues par l’Eglise catholique », la boucle est bouclée et les possibilités offertes à l’inquisiteur deviennent infinies, d’autant plus que de Peña durcit encore la définition : « Seront légitimement hérétiques ceux qui rendent visite aux hérétiques, ou qui les maintiennent, ou assistent, ou accompagnent. Les suspicions sont, dans ces cas, suffisamment fortes pour justifier à elles seules des procès en hérésie.»
Une grande partie de l’ouvrage est consacrée à la torture, « Il n’y a pas de règles précises pour déterminer dans quels cas on peut procéder à la torture. » Dans les faits et la jurisprudence, « le diffamé ayant contre lui ne serait-ce qu’un seul témoin, sera torturé ». Bref on torture systématiquement un suspect d’hérésie qui refuse d’avouer, c’est-à-dire quand « l’accusé, qui, dénoncé, n’avoue pas en cours d’interrogatoire ». Le Manuel est d’ailleurs explicitement en faveur de la torture : « je loue l’habitude de torturer les accusés, notamment de nos jours où les mécréants se montrent plus éhontés que jamais. »

L’édition française est intéressante à plus d’un titre : déjà elle est compréhensible pour tous ceux qui ne sont pas latinistes, ce qui n’est pas le moindre de ses défauts, mais elle est également remarquablement bien organisée en 14 chapitres qui constituent un véritable vade-mecum du petit inquisiteur en herbe… et tempérée par le post-scriptum de l’éditeur :
« il se trouvera peut-être des personnes honnêtes et des âmes sensibles qui nous blâmeront d’avoir mis sous leurs yeux les tableaux affreux que nous venons de présenter ; elles demanderont quel avantage ou quel plaisir on peut trouver à arrêter ses regards sur des objets aussi révoltants. Pour repousser ces reproches, il nous suffira de remarquer que c’est précisément parce que ces travaux sont révoltants qu’il est nécessaire de les montrer pour en inspirer l’horreur : qu’après tout, ces cruautés ont été applaudies pendant plusieurs siècles par des nations que nous appelons polies, et qui prétendaient avoir une morale : que, dans plusieurs pays de l’Europe, ces maximes horribles sont encore regardées comme sacrées ; que dans d’autres, ce n’est que depuis peu de temps – et encore à peine – qu’il est permis d’en rire et de s’en indigner; enfin et ce trait seul nous justifiera, on a imprimé à Paris en 1758 l’Apologie de la Saint-Barthelemy ; il est donc encore utile d’écrire sur l’Inquisition», André Morellet.
H

9 Commentaires

  1. Bravo pour cette approche du caractère de l’Homo Bibliophilus par une fine analyse de psychologie féminine …Quant au rapport du même sujet de ses livres et de sa personnalité à l’ex-libris, je ne citerais qu’un seul adage employé par HENRY-ANDRÉ (1857-1932)sur un de ses IPSE FECIT : « LA FEMME EST UN LIVRE DONT LA FIN EST AU MILIEU »
    Bonne Année à toutes et à tous.

  2. Bonjour,

    une fois de plus je glisse un commentaire hors-sujet pour commencer : je lis dans un catalogue, à propos d’un Cazotte, la référence « Cohen, 213 ». Je connais Vicaire, Carteret, et quelques autres, mais pouvez-vous me dire qui est ce Cohen et son ouvrage ?

    Sinon je propose, quant aux ex-libris, un petit projet : dans la bibliothèque que j’ai « recueillie » (cf. certains messages précédents), j’ai trouvé l’ensemble des éléments de l’élabotation d’un ex-libris gravé, plus un timbre humide qui reprend le nom « Bibliothèque XXX », avec des armes cette fois, et sans la gravure un peu coquine du gravé. J’ai les ébauches, les lettres au « dessinateur symboliste », un certain Robert Louis, les essais, etc… Plus élaboration de produits connexes, comme un adorable papier de correcpondance filigrané « Bambou », qui ressemble à du Chine, avec le thème central de l’ex-libris gravé (une muse nue devant un lutrin avec un ruban défilant le texte « connaissance de beauté fait ardre mon coeur »). Cela peut être sympa si je trouve un peu de temps. Qu’en pensez-vous ?
    Et merci d’avance pour « Cohen ».
    Bonnes fêtes à tous.
    Benoît

  3. Chère AC

    Je vous demande la plus grande mansuétude pour ce qui est des petits travers du bibliophile H car …

    Mesdames et Messieurs les jurés, (mouvement ample de l’avant-bras destiné à impressionner l’auditoire) je peux vous l’assurer mon client est innocent des faits qui lui sont reprochés –
    Suit une démonstration brillante et argumentée des qualités cachées du prévenu avec en point d’orgue la péroraison classique
    – Car, et vous l’avez compris après cette magistrale plaidoirie Mesdames et Messieurs les jurés, mon client est à n’en pas douter, comme tout bibliophile, plus amoureux de sa femme que de ses livres…

    Joyeuses fêtes de fin d’années. Pierre

    NB : Ma femme m’a acheté pour Noël un nouveau pyjama et des pantoufles confortables. On appelle ça l’expérience…

  4. Hélas : j’ai aujourd’hui même enfreint le premier commandement (« De cadeau à un bibliophile pour Noël jamais tu n’offriras, sous peine de te ruiner ou de te ridiculiser, c’est selon, voire les deux. »). J’ai offert (oh non, pas un livre, j’ai cessé cela il y a quelques années) à Bergamonsieur un cadeau… qu’il s’est acheté pendant mon absence ! Ridiculisée, non, car mon idée de cadeau, à l’évidence, était bonne. Ruinée, non. Dépitée, oui, tout-à-fait déçue.

    « (…) sauf si vous êtes vous-même bibliophile, et que vous avez épousé un bibliophile, mais cela est-il statistiquement possible ? » Diantre, serais-je l’unique spécimen de cette sorte en ce bas monde (sourire) ?

    Aaah, quelques grammes de féminité dans un monde de bibliophiles *soupir*. Aaah, Madame, continuez à me faire rire, vos billets (j’en ai lu deux, j’espère n’en avoir manqué aucun) sont un régal pour la bibliophile-femme de bibliophile que je suis 🙂

    Joyeux Noël !

  5. Bravo, Madame, pour ce billet fort spirituel!
    Cela prouve au moins que Monsieur Hugues, s’il est bibliophile n’est pas bibliomane ni atteint de bibliofolie car comme le dit Uzanne cité par Monsieur F. ( je devine qu’il s’agit bien du même) : « La femme et la bibliofolie vivent aux antipodes » et dans ce cas je pense que Monsieur Hugues n’aurait personne à la maison pour éponger les inondations!!!
    Bon Noël à tous

    Patrick

  6. Ah! Le prix des livres.
    Rien, trois fois rien.

    Ce qui donne l’impression qu’ils sont chers, c’est qu’il prennent de la place et n’intéresse en général que l’unique bibliophile de la famille.

    J’ai réussi à résoudre le problème du regard réprobateur à chaque achat. J’ai considéré que l’achat livre était un loisir, au même titre que le piano pour ma femme. Les notes s’envolent, mais les dépenses sont tout aussi réelles (achat du piano, leçons, accord annuel, partitions, …).

    Une fois les comptes détaillés fait, il n’y a plus jamais eu de discussion sur les couts de nos loisirs respectifs.

    Sur ce, je m’en vais acheter un livre pour équilibrer un peu les choses …

    Eric
    PS : A la réflexion, je vais plutôt envoyer mon chèque pour la souscription

  7. Bonsoir Madame,

    Monsieur F. a eu de la chance !…
    Après avoir été l’élu conseiller de l’épouse du Grand Hugues Fondateur, il a réussi à se débarrasser, avec plus ou moins de facilité et d’élégance, d’un problème insoluble.
    Car l’ex-libris est le miroir de l’âme du bibliophile : qui donc, mieux que son Aimée par delà ses Livres, peut en assurer la conception jusqu’à sa réalisation imagée.
    J’en suis sûr, Madame, vous y parviendrez. Et Monsieur F. en sera certainement particulièrement satisfait, quand il l’apprendra.

    Je vous souhaite, Madame, un très joyeux Noël avec les vôtres : rappelez-vous, la nuit de Noël, les Livres parlent…

  8. Bonsoir Madame,

    Hugues doit avoir lu l’histoire, racontée par Christian Galantaris, de ce bibliophile « gommeur » du dernier zéro sur les prix de ses acquisitions. La conclusion est que sur cette base sa femme fit l’addition « elle trouva une somme vertigineuse »!! Rassurer vous, une bibliothèque ne coûte pas plus cher qu’une danseuse. Quoique…!?De toutes manières rien ne nous empêche de gommer complètement le prix d’achat! J’ai rencontré un bibliophile qui remplaçait le prix par un code compliqué de lettres…

    La question de l’ex-libris est délicate et d’importance en effet, si bien qu’elle reste souvent à l’étude. Je connais même un bibliophile qui n’a jamais osé coller ses ex-libris fraîchement gravés et imprimés… il y a maintenant longtemps! Comment dire? as t-on le droit de coller son ex-libris sur ses livres? Ne serait ce pas les flétrir un peu? Mais on les a choisis, choyés, entretenus, classés, étudiés, caressés, déplacés, parfois restaurés et même lus, alors oui , probablement peut-on les orner de notre ex-libris.. Encore faut-il qu’il ne soit pas trop grand, fait avec goût, à notre goût, qu’il nous ressemble, qu’il ne soit pas trop démodé mais ne ressemble pas à un logo industriel moderne, que la gravure soit de qualité et originale, qu’il puisse figurer aux côtés d’illustres ancêtres, bref il va falloir étudier ça sérieusement et avec un peu de temps…

    Voici me semble-t-il la deuxième intervention de « Madame Huges » sur le Blog; je soumets ce message à « madame Lauverjat » nous verrons si elle a des commentaires…

    Bon Noël à tous
    Lauverjat

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