Les ex-libris… Deux magnifiques exemplaires.

Je vous soumets deux ex-libris qui ornent un de mes livres et que je trouve particulièrement beaux.
Ils sont élégants, et plein d’esprit.
Alors, se réaliser un ex-libris, nécessaire ou pur snobisme?

H

La lettre du bibliophile

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Variations autour d’un portrait de Jean Charlier, dit Jean de Gerson de 1501 à 1861

Variations autour d'un portrait de Jean Charlier, dit Jean de Gerson de 1501 à 1861

Amis Bibliophiles bonsoir,
La publication des images du Catherine de Sienne du baron Pichon a provoqué de nombreuses réactions, en particulier en ce qui concerne le portrait, sujet sur lequel je m’étais déjà moi-même interrogé.

Les deux pages de titre
Mon ouvrage, publié chez Jehan Petit en 1503 contient en effet un portrait de Jean Charlier, dit Jean de Gerson, au verso du titre. 
Textor, lui possède un De Inventoribus de Virgile Polydore, une impression de Jean Marchand à la marque de Jehan Petit, avec un portrait au verso. Ce portrait est également celui de Jean de Gerson, mais il est légèrement différent.
Enfin, il semble que la première publication de ce bois date de 1501, sur la page de titre de La Mendicité spirituelle (Paris, Michel Le Noir, 1501 n.s.),  repris par Philibert Berjeau le 15 août 1861 pour orner la page de couverture de sa revue Le Bibliophile illustré. Ce qui est étonnant, c’est que ces trois bois du début du 16ème siècle sont différents , mais très légèrement, comme vous pouvez le constater. Comment expliquer ceci?

Le portrait n°1, de 1501, le plus fin au niveau du détail:

Le portrait dans mon exemplaire, un peu moins détaillé, notamment au niveau de la finesse de gravure des livres.
Enfin dans l’exemplaire de Textor, où le livre à l’intérieur du lutrin a encore perdu en finesse et le carrelage du sol diffère.
Enfin, repris sur la couverture du Bibliophile illustré:

H

7 Commentaires

  1. Je viens de réaliser un ex-libris, sans vraiment de prétention, mais l’idée de m’enchainer à un livre, de m’insérer dans son histoire me plait.
    Mon problème est de connaitre une technique de collage réversible, pour le moment je ne colle que les 2 coins supérieurs, mais j’ai peur que le futur propriétaire en l’enlevant n’arrache des morceaux de la page de garde. Bref, je tâtonne encore en a matière.

    Je serais aussi très intéressé d’une petite exposition sur ce blog d’ex-libris contemporains.

  2. Ces deux ex-libris sont en effet de toute beauté, et donnent à réfléchir, en particulier le second. Je suis, moi-même, toujours très heureux de trouver un ex-libris gravé dans un livre que j’ai acheté, si insignifiant soit-il en apparence; il fait mieux comprendre que l’on appartient à une chaîne, et laisse toujours le loisir de se faire une idée de la mentalité des précédents propriétaires -cela ne vaut bien sûr pas dans le cas des ex-libris armoriés. J’aime particulièrement les ex-libris « parlants » (une poule pour M. Lapoule…).
    Sur la nécessité d’en avoir un, un débat animé a eu lieu pendant l’été (en l’absence d’Hugues…); il me semble que, au mieux, les futurs possesseurs en seront, comme moi, très contents; au pire, ils l’enlèveront délicatement (ce qui suppose bien sûr que l’application de l’ex-libris soit faite d’une manière réversible). Cela dit, je n’ai pas, à titre personnel, sauté le pas.
    D’après tout ce qui précède, il me semble que la pratique consistant à ôter des ex-libris des livres auxquels ils appartiennent pour les réunir dans des carnets, à la façon de timbres (j’allais dire « vulgaires » timbres, mais je me retiens, en raison du message précédent sur la valeur des différentes collections), est tout à fait déplorable.
    Guillaumus

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