Amis Bibliophiles bonsoir, Rien de tel qu’un envoi pour faire frémir le coeur d’un bibliophile, personnellement j’en ai très peu dans la mesure où cette mode semble s’être installée à partir de la deuxième partie du 19ème siècle et tout au long du 20ème, ce qui ne correspond pas à mes critères. Heureusement, Olivier est là pour vous en proposer trois jolis exemples: n n Envoi de Maurois à Green sur l’édition illustrée de Ni ange ni bete (1927) n n n Envoi de Collot au docteur Morisot sur les Chansons galantes de Béranger (1943, la nef d’argent) 92)n n n Long envoi del’illustrateur Georges Roux pour Sylviane de Ferdinand Fabre (1892) où il y a une petite anecdote sur Anatole France et l’auteur (bibliothécaire de la Mazarine).n Merci Olivier,H
La lettre du bibliophile
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La bibliophilie fait découvrir de nouveaux univers. Bibliophile, on devient fin connaisseur des courants littéraires, on découvre la sorcellerie, l’histoire, les tendances artistiques, la technique de la reliure et mille autres sujets. Parfois, on découvre des thèmes encore plus spécifiques, pour lesquels on se passionne, ce peut-être le cas de la poliorcétique, l’art d’assiéger, en offensive comme en défensive, qui offre souvent aux bibliophiles des ouvrages anciens magnifiquement illustrés.
C’est le cas avec l’acquisition que nous présente aujourd’hui René:
LORINI BUONAIUTO – LE FORTIFICATIONI… nuovamente ristampate, corrette & ampliate di tutto quello che mancaua per la lor compita perfettione, con l’aggiunta del sesto libro.
Venetia, Presso Francesco Rampazetto, 1609
Folio, 6 ff. non numérotés y compris le titre orné d’une grande vignette (bois) répétée sur la page de titre séparée du sixième livre et le portrait de l’auteur gravé sur cuivre par W. Kilian au verso du 6e ff., 304pp. Nombreuses illustrations dans le texte, plusieurs à pleine page ou sur double page, représentant des forteresses, machines de guerre, pièces d’artillerie, bastions, etc.
Plein vélin d’époque, toutes tranches dorées.
Seconde édition de cet important traité italien de fortifications, augmentée d’un Sixième Livre.
Ouvrage intéressant sur les fortifications et l’ingénierie militaire : exposé détaillé de la théorie des fortifications basé sur les principes de Savorgano, architecte du Doge de Venise, dont les écrits sont en grande partie demeurés manuscrits.
On y un trouve la description des instruments et appareils utilisés dans la construction : dispositifs pour élévation de l’eau et le transport des charges, un broyeur à poudre, une machine de dragage, un excavateur et une cloche de plongée pour travaux souterrains, etc.Lorini inventa des machines pour creuser des canaux et réaliser des excavations, des coffrages spéciaux pour la construction des murs. Le sixième livre, ajouté dans l’édition de 1609, comporte des notes théoriques et des illustrations sur les systèmes défensifs.
L’iconographie de la partie théorique du traité est d’un grand intérêt, les plans montrant des vues en élévation, au lieu de la perspective qui avait été utilisée presqu’exclusivement auparavant.
La terminologie et les définitions de Lorini furent adoptées plus tard comme base au dictionnaire de l’Accademia della Crusca, équivalent italien de l’Académie française.
Buonaiuto Lorini, architecte et ingénieur florentin, sa date naissance est incertaine mais on l’estime entre 1537 et 1542 ; il est probablement mort à Venise en 1611. Il fut le promoteur de l’architecture militaire en Italie. Il dirigea la fortification de Venise et de la côte dalmate lors de la guerre contre les Turcs, il est responsable de l’étude de Palmanova, la plus importante ville fortifiée européenne Sa renommée fut telle que les rois de France et d’Espagne, ainsi que la seigneurie de Venise, firent appel à lui en matière de fortification et de défense des places.
LORINI BUONAIUTO – LE FORTIFICATIONI… nuovamente ristampate, corrette & ampliate di tutto quello che mancaua per la lor compita perfettione, con l’aggiunta del sesto libro.
Venetia, Presso Francesco Rampazetto, 1609
Folio, 6 ff. non numérotés y compris le titre orné d’une grande vignette (bois) répétée sur la page de titre séparée du sixième livre et le portrait de l’auteur gravé sur cuivre par W. Kilian au verso du 6e ff., 304pp. Nombreuses illustrations dans le texte, plusieurs à pleine page ou sur double page, représentant des forteresses, machines de guerre, pièces d’artillerie, bastions, etc.
Plein vélin d’époque, toutes tranches dorées.
Seconde édition de cet important traité italien de fortifications, augmentée d’un Sixième Livre.
Ouvrage intéressant sur les fortifications et l’ingénierie militaire : exposé détaillé de la théorie des fortifications basé sur les principes de Savorgano, architecte du Doge de Venise, dont les écrits sont en grande partie demeurés manuscrits.
On y un trouve la description des instruments et appareils utilisés dans la construction : dispositifs pour élévation de l’eau et le transport des charges, un broyeur à poudre, une machine de dragage, un excavateur et une cloche de plongée pour travaux souterrains, etc.
Lorini inventa des machines pour creuser des canaux et réaliser des excavations, des coffrages spéciaux pour la construction des murs.
Le sixième livre, ajouté dans l’édition de 1609, comporte des notes théoriques et des illustrations sur les systèmes défensifs.
L’iconographie de la partie théorique du traité est d’un grand intérêt, les plans montrant des vues en élévation, au lieu de la perspective qui avait été utilisée presqu’exclusivement auparavant.
La terminologie et les définitions de Lorini furent adoptées plus tard comme base au dictionnaire de l’Accademia della Crusca, équivalent italien de l’Académie française.
Buonaiuto Lorini, architecte et ingénieur florentin, sa date naissance est incertaine mais on l’estime entre 1537 et 1542 ; il est probablement mort à Venise en 1611. Il fut le promoteur de l’architecture militaire en Italie. Il dirigea la fortification de Venise et de la côte dalmate lors de la guerre contre les Turcs, il est responsable de l’étude de Palmanova, la plus importante ville fortifiée européenne Sa renommée fut telle que les rois de France et d’Espagne, ainsi que la seigneurie de Venise, firent appel à lui en matière de fortification et de défense des places.
Les envois début XVIIIe sont rares mais existent en effet. J'ai une histoire de la musique de Bonnet Bourdelot EO 1715 avec un envoi manuscrit: "pour Mr De Villier, Mtre des comptes, de la part de son très humble et très obéissan (sic) serviteur Bonnet " On trouve la même formule que celle que vous avez vu.
Les envois doivent exister certainement depuis les premiers livres imprimés. Un envoi de Rabelais je crois est passé en vente il y a 5 ans de mémoire.
Dans la forme actuelle ("a …" + petit mot + signature), cela ne date effectivement que du 19e reellement (vers 1820/1830, ca commence à se généraliser). Avant, on voit surtout des envois du type "de la part de l'auteur", quelquefois avec la signature ou seulement nominatif même si on en trouve aussi, mais rarement, du même type que les plus modernes.
J'ai pu voir 2 envois 17e, un sur une petite curiosité, qui est proche des envois modernes (pour … de la part de son tres humble et obeissant serviteur + signature) et l'autre sur un beau livre (pour ma cousine la marquise de …, mais sans signature) qui est même corrigé directement par son auteur.
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Les envois début XVIIIe sont rares mais existent en effet. J'ai une histoire de la musique de Bonnet Bourdelot EO 1715 avec un envoi manuscrit: "pour Mr De Villier, Mtre des comptes, de la part de son très humble et très obéissan (sic) serviteur
Bonnet "
On trouve la même formule que celle que vous avez vu.
Les envois doivent exister certainement depuis les premiers livres imprimés. Un envoi de Rabelais je crois est passé en vente il y a 5 ans de mémoire.
Dans la forme actuelle ("a …" + petit mot + signature), cela ne date effectivement que du 19e reellement (vers 1820/1830, ca commence à se généraliser). Avant, on voit surtout des envois du type "de la part de l'auteur", quelquefois avec la signature ou seulement nominatif même si on en trouve aussi, mais rarement, du même type que les plus modernes.
J'ai pu voir 2 envois 17e, un sur une petite curiosité, qui est proche des envois modernes (pour … de la part de son tres humble et obeissant serviteur + signature) et l'autre sur un beau livre (pour ma cousine la marquise de …, mais sans signature) qui est même corrigé directement par son auteur.