Images autour du livre XIX: les livres minuscules, petits bijoux pour les bibliophiles

Amis Bibliophiles bonjour,
J’en ai déjà parlé plusieurs fois sur le blog du bibliophile, et il m’arrive d’en acquérir quand une occasion se présente, les livres minuscules passionnent de nombreux bibliophiles.
Je me souviens d’ailleurs d’une très agréable rencontre avec le plus grand « minusculophile » français, dans la belle ville de Lyon où il était venu prêter ses ouvrages au Musée de l’Imprimerie  qui consacrait une belle exposition au sujet.



C’est David qui vous propose ce soir de découvrir ce Paul & Virginie, avec une typographie de Didot, chez Marcilly. Merci beaucoup à lui.
H

La lettre du bibliophile

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À lire ensuite

Solution : Lavater et la physiognomonie…

Amis bibliophiles Bonsoir,

La solution de l’énigme était bien sûr le « Lavater », ou « L’art de connaître les hommes par la physionomie » de Gaspard Lavater.
Vous avez été une demi douzaine a trouver la bonne réponse, mais c’est Jean qui le premier m’a contacté. Bravo à lui.

Gaspard Lavater (1741 – 1801) était un théologien suisse et écrivain de langue allemande. Philosophe, physiologiste, poète et littérateur, il s’est surtout fait connaître pour son ouvrage sur la physiognomonie : L’Art de connaître les hommes par la physionomie dans lequel il jette les bases modernes de la physiognomonie, « science » fondée sur les rapports censés exister entre le caractère d’un individu et les traits de visage. Son premier écrit sur la physiognomonie fut publié en Allemagne en 1772. Il fut suivi de plusieurs autres, qui eurent un grand succès en France, en Angleterre et en Italie. Lavater mourut en 1801 des suites d’une blessure reçue lors de la prise de Zurich par Massena en 1799.

Goethe, dont il fut l’ami, admirait beaucoup son œuvre.

De l’Antiquité à Lavater, la physiognomonie ou métoposcopie a une longue et très riche tradition passant par les Arabes. La Renaissance et les siècles qui suivent s’en passionnent et cet engouement atteint des sommets au XIXe siècle. Entre autres ouvrages, on peut citer Savonarole (Speculum physionomiæ, vers 1450), Gerolamo Cardano écrit vers 1560 sa Metoposcopia qui sera publiée en 1658 illustrée de dessins ; Giambattista della Porta, publie le bien connu De humana physiognomia (1586) qui jouit d’un grand prestige.
Lavater s’inscrit dans cette longue tradition de la physiognomie dont il n’est pas fondateur mais il sera élevé au rang scientifique par ses contemporains enthousiastes et ses disciples. Au final, son système est plus une déduction métaphysique dont l’objet ultime est de restituer la pureté divine altérée par le péché.

Ainsi, il attribue les caractères suivants aux portraits que j’ai proposé hier.

On reconnaît dans cette physionomie celle d’un fripon; la capacité et la forme de ce front promettent cependant un esprit réfléchi et même profond… une physionomie répugnante, incapable d’inspirer la confiance.
Esprit lourd, borné, opiniâtre, ignorance grossière,… »toute concavité, ici l’occiput, dénote de la faiblesse de l’organe qui y réponds, etc.J’ai un Lavater portatif de 1812 (format in-16), qui a appartenu à un officier de police du début du 19ème, et qui est relié avec divers autres ouvrages sur le sujet : « Le Lavater des Dames » de Hocquart, « Mimique, ou l’art de connaître les hommes sur leurs attitudes », et « Les Sympathies, ou l’art de juger par les traits du visage des convenances en amour et en amitié ».

C’est un ouvrage passionnant, souvent comique, qu’à défaut de lire, je feuillete souvent, je me disais d’ailleurs, en regardant la photo de Jean-Paul sur la carte….H

13 Commentaires

  1. Merci pour ces renseignements, David. Je vais tâcher d'en tirer des conclusions instructives.
    Il semble, d'après les photos, que le corps d'ouvrage soit rogné sur les trois côtés, ce qui semblerait logique vu la taille (pour le coup les témoins deviendraient sérieusement encombrants). J'ai bon ?
    Le puscule avance et devrait intéresser quelques personnes quand il sera fini. Par contre, il risque de peser un âne mort à l'arrivée et d'être difficile à mettre en téléchargement. Mais je trouverai bien une solution et ferai passer l'info.

  2. @ Pascal :Pour une première réponse
    succinte.
    reliure: 68x50x15 mm
    cahiers : 63×45 mm
    H caractères : 1 mm
    marge du bas : 10 mm
    marge du haut : 5 mm
    marge ext : 9 mmm
    Nbr pages : 219 p
    6 gravures hors texte pleine page

  3. Ces livres minuscules sont souvent magnifiques et exigent un travail de reliure de qualité.
    Toutefois je n'ai pas encore trouvé d'ouvrage ou de site qui leur sont consacré.
    Si les bibliophiles pouvaient me renseigner ? Merci
    Charles

  4. D'accord avec toi Hugues… Relire ce pourtant bref fil de commentaires… Est effectivement constater qu'un blog peut être source de richesses mutuelles… Super ! Bonne soirée.
    B.P.

  5. Vraiment très joli, ça. Pas à dire, Firmin-Didot c'était des bons !
    Préparant actuellement un petit opuscule sur le rapport entre format et imposition – dont je compte bien faire profiter la communauté quand il sera au point – j'aurais quelques questions bien techniques à poser à David. Pourrait-il me contacter par mail (je ne voudrais pas encombre le blog) ?
    pascalmarty@neuf.fr
    D'avance merci.

  6. @ David, j'ai au moins deux catalogues années 40/50 je crois, majoritairement consacrés aux minuscules… Quand je les retrouve, je ferai un mot à Hugues pour qu'il vous passe l'info… B.P.

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