Amis Bibliophiles bonjour,
Louis Jou est un ami des bibliophiles. Né Luis Felipe-Vicente Jou i Senabre, (dit) Louis Jou est un peintre, graveur et typographe espagnol, né à Gracia (aujourd’hui intégré à Barcelone) le 29 mai 1881, émigré en France, mort le 2 janvier 1968.
En 1908, il rencontre François Bernouard, poète, imprimeur et éditeur avec qui il crée la Belle Édition où s’affirme son talent de typographe, de graveur et de compositeur de beaux textes. Il fréquente André Derain, Pablo Picasso et obtient des commandes dans la revue de luxe de Jean Cocteau «Schéhérazade». En 1939, il quitte Paris et se réfugie aux Baux de Provence. Il compose, seul dans son atelier, face à sa demeure, ses plus belles œuvres intitulées « Les livres de Louis Jou ».On ne présente plus Anatole France, autre ami des bibliophiles et qui écrivit notamment « Le crime de Sylvestre Bonnard ».
Leur collaboration s’exprime ici dans L’île des Pingouins, chez Lapina, 1926, 2 vol in4. Illustré par Louis Jou de 20 pointes-sèches originales hors texte et de 131 dessins en couleurs gravés sur bois par l’artiste.
Tirage numéroté limité à 535 exemplaires.Page de titre et 2 pointes-sèches.
H
PS: paroles et musique de M. Calamar
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Un livre à l’honneur : Le Conte du Tonneau, un mock-book, par Swift.

J’aime beaucoup cette gravure, comme toutes celles qui ornent les ouvrages de Swift d’ailleurs, et sauf erreur de ma part, les gravures 18ème dont le sujet est une bibliothèque sont assez rares.
Swift, qui ne s’entendait pas avec son employeur, regagna l’Irlande en 1694 et entra dans les ordres. Pourtant, en 1696, il se réconcilia avec Temple et revint chez lui pour faire l’éducation d’Esther Johnson, fille d’un de ses proches. Swift resta là jusqu’à la mort de son protecteur en 1699, jouissant d’une grande liberté qui lui permettait de s’adonner à la lecture et à l’écriture. Il écrit alors la Bataille des livres pour défendre Temple dans la querelle des Anciens et des Modernes et Le Conte du tonneau, texte impitoyable à l’égard de la stupidité de ses contemporains et qui déplaira à la reine Anne, ce qui empêchera finalement Swift d’accéder à l’évêché.
Le Conte du Tonneau, paru en 1704, est l’un de ses ouvrages les plus connus, avec les Voyages de Gulliver. La lecture n’en est pas toujours aisée, mais le texte est remarquable, et Swift y attaque tour à tour Luther, Calvin et le pape, dénonçant le fanatisme religieux de manière générale. Il y fustige avec fougue toute forme de prétention dans le clergé. L’oeuvre participera d’ailleurs à la tendance des mock-books. Le mock-book peut être défini comme une parodie de la forme du livre ou du livresque, qui sert habituellement à satiriser un large éventail de sottises intellectuelles ou artistiques. D’autres mock-books suivront au 18ème.
C’est le deuxième volume qui renferme le Récit de la fameuse bataille entre les livres anciens. L’ensemble se compose de 3 volumes in-12, qui connurent plusieurs publications au 18ème, notamment chez Scheurleer (1741 et 1757)
Bravo à Bertrand, qui a trouvé la bonne réponse le premier.
serions-nous les seuls enchérisseurs de France (avec jeu de mots) ?
Je crois que j'ai avec calamar la passion commune d'Anatole France et de Louis Jou. En fait, nous maintenons la cote élevée ;-)) Pierre