Bibliophilie et Sciences: Camille Flammarion et Les Terres du Ciel, où pourquoi dépenser des sommes fabuleuses pour aller sur la lune

Amis Bibliophiles bonjour,

Pourquoi dépenser des sommes fabuleuses pour aller sur la lune ?Déjà au XIXe siècle on réalisait des photographies époustouflantes de la surface lunaire – photo 1, extraite de l’ouvrage de Camille Flammarion, « Les Terres du Ciel », édition 1877 (photo 3). En fait on pourrait presque dire qu’il s’agit d’un canular. En partant d’une carte dessinée de la lune, l’astronome Nasmyth reproduisit des régions lunaires en relief sur des maquettes en plâtre. En photographiant ces maquettes, il obtint des images extraordinaires de précision plus vraies que les vraies photos. Aujourd’hui, on dirait qu’il s’agit de « faux », d’autant que le relief lunaire était très exagéré.Par contre la photo 2 montre bien une photographie réelle de la lune prise au télescope.Il ne s’agit pas de photographies argentiques mais de tirages réalisés par le procédé photo-mécanique de la Photoglyptie ou Woodburytypie, la mention Goupil en est du reste la preuve. La qualité de ce procédé, aujourd’hui abandonné, est telle qu’on peut facilement prendre les tirages pour des photos classiques.Ces ouvrages comportant des « Photos collées » sont très appréciés par les amateurs à la fois bibliophiles et photophiles.
RenéH

La lettre du bibliophile

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Bibliophilie et Sciences: le merveilleux pouvoir des aimants.

Bibliophilie et Sciences: le merveilleux pouvoir des aimants.

Amis Bibliophiles bonsoir,

Le pouvoir merveilleux qu’ont certaines roches d’attirer le fer a fait autrefois l’objet de nombreuses observations et de nombreuses recherches. Je vous présente trois ouvrages sur ce sujet parus vers 1700. Tout d’abord , un livre superbement illustré de Dalancé:
 Traitté de l’aiman.Amsterdam, Henry Wetstein. 1687. EO.1 volume in-12 ; frontispice, (18), 140, (8) pp, 33 pl. {21 pl des fig. 1 à 28 et 12 pl des fig. A à N}

Joachim Dalancé [ou d’Alancé] (1640-1707), est un scientifique français, ami de Henry Oldfenbourg, lié à Leibniz et Huygens. Le traité est divisé en deux parties :  « La première contient les expériences ; la seconde les raisons que l’on peut en rendre ». Les figures sont dues à Adriaan Schoonebeek (1651-1705).
Dalancé est également l’auteur de Traittez des Barométres, Thermométres, et Notiométres, et ou Hygrométres paru chez le même éditeur en 1688.
Un deuxième ouvrage très curieux de Vallemont:Description de l’aimant qui s’est formé à la pointe du clocher neuf de N.D. de Chartres…Paris. 1692. EO.1 volume in-12 ; (12), 215 pp.
L’abbé Pierre Le Lorrain de Vallemont (1649-1721), jésuite, docteur en théologie vint habiter Rouen, où il paraît que son caractère vif et inquiet le brouilla bientôt avec tous ses confrères. Il se rendit alors à Paris et se chargea de l’éducation du fils de M. Poilart, conseiller au parlement, et ensuite de celui du marquis de Dangeau. Il suivit son nouvel élève à Versailles, et il nous apprend lui-même qu’il y demeura dix ans. Il fut attaché ensuite, comme professeur, au collège du cardinal Lemoine où il rassembla un cabinet de curiosités. Il se retira à Pont-Audemer où il mourut en 1721, à l’âge de 72 ans.
Après un violent orage qui eu lieu en octobre 1690 et  qui ébranla le clocher de Notre Dame de Chartres on démolit celui-ci. « On trouva dans la démolition de la pointe de ce clocher, du fer qui en tenait les pierres jointes, et autour duquel il s’était formé une espèce de rouille épaisse, ou de croûte ferrugineuse, dont une partie est sans doute du meilleur aimant qu’on puisse jamais tirer des minières de la terre ». La Hire de l’Académie des Sciences, donne une interprétation de ce phénomène dans le journal des savants du 3 décembre 1691; mais Franklin a découvert le premier que le fluide électrique donne au fer les propriétés de l’aimant. L’auteur donne dans cet ouvrage une autre interprétation  ainsi que sa théorie générale du magnétisme.
Un troisième livre très rare de Puget:
Lettres écrites à un philosophe sur le choix d’une hypothèse propre à expliquer les effets de l’aiman.[Lyon. 1702]. EO .1 volume in-12 ; (2), 138 pp.
Louis de Puget (1629-1709), philosophe cartésien, et célèbre naturaliste, est l’un des fondateurs de l’Académie des Sciences de Lyon. Sa fortune lui permit de se monter un cabinet d’histoire naturelle, qui devint le plus riche de l’Europe en aimants et en microscopes. Ses découvertes sur le double courant de l’aimant, et sur la déclinaison de l’aiguille aimantée, lui valurent de la réputation, et en même temps une querelle avec Joblot.
L’ouvrage, recueil de trois lettres sur le magnétisme écrites à Joblot, débute par un simple faux-titre ; il semble avoir été distribué directement par l’auteur qui note, page 2 :  « Je me suis réservé tous les exemplaires, que je n’estime pas assez, pour consentir qu’on les achète ». Dans ces lettres, Louis de Puget soutient l’hypothèse des tourbillons de Descartes pour expliquer les effets de l’aimant. La seconde lettre est datée de Lyon, juillet 1699 et la dernière et troisième de Lyon, août 1699. (Journal des Sçavans du lundi 31 juillet 1702, pages 512 et 513).             
Bernard

5 Commentaires

  1. Vaste programme, Pierre, je ne sais pas si je suis vraiment qualifié pour le mener à bien. Il y a certainement des lecteurs du Blog plus aptes que moi à composer quelque chose de cohérent, ou à nous indiquer des sites Internet utiles.

    René

  2. Je me perds dans tous ces procédés de photographie, René, d'autant que les résultats sont souvent identiques. Il faudra, un jour, nous expliquer tout ça par écrit ;-)) Pierre

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