Un Autre Monde de Grandville : un rêve de bibliophile…

Amis Bibliophiles bonjour,

Jean-Jacques Grandville, de son vrai nom Jean-Ignac-Isidore Gérard, est né à Nancy en 1803. Il s’est éteint en 1847, à l’âge de 44 ans, dans un asile d’aliénés de Vanves, en banlieue parisienne.
Durant toute sa vie d’artiste, il aura démontré une capacité unique pour l’époque à métamorphoser le quotidien en un monde fantastique, surréaliste bien avant l’heure.
Après un premier succès en 1829 avec ses illustrations pour Les Métamorphoses du jour, dans lesquelles il commence à coucher sur le papier ses analogies entre hommes et animaux, il s’affirmera comme l’un des plus grands illustrateurs du 19ème siècle (le plus grand à mes yeux).
Son œuvre est connue, des Fables de la Fontaine aux Voyages de Gulliver, puis surtout La vie privée des animaux, les Fleurs Animées ou les Etoiles … mais pour moi son talent atteindra son apogée avec « Un Autre Monde », paru en 1844 chez Fournier. C’est cet ouvrage que je vous propose de découvrir aujourd’hui à travers quelques images.
Fantastique, onirique, visionnaire, surréaliste, je crois que l’audace de Grandville est assez unique, surtout si l’on se réfère à l’époque. Difficile d’ajouter d’autres mots. Je ne sais pas pour vous, mais moi l’émotion me submerge lorsque je me perds dans ces images.

Un Autre Monde est l’ouvrage le plus recherché de Grandville.

HuguesImages : quelques images, dont « le jongleur de mondes »

La lettre du bibliophile

Si cette chronique vous a plu : recevez trois nouvelles par semaine — livres rares, reliures, enchères, et les Dossiers IGLI. 18 ans d'archives, quelques milliers de lecteurs.

Pas de pub, pas de revente de données. Désabonnement en un clic.

À lire ensuite

Le recueil de plantes coloriées… par Jean-Jacques Rousseau

Le recueil de plantes coloriées… par Jean-Jacques Rousseau

Amis Bibliophiles bonsoir,
Je vous présente ce soir une acquisition récente, pour laquelle j’ai les yeux de Chimène. Il s’agît du Recueil de plantes coloriées pour servir à l’intelligence des lettres élémentaires sur la botanique de J.J. Rousseau, publié à Paris, chez Poinçot, en 1789. Cet ouvrage (tome 38) vient conclure les oeuvres complètes de Rousseau, proposées par Louis-Sébastien Mercier, François Henri Stanislas de L’Aulnaye, Pierre Prime Félicien Le Tourneur et Gabriel Brizard.Je vous « épargne » les images sur les oeuvres complètes pour recentrer le message sur le recueil des plantes coloriés, et vous en proposer de nombreuses images. L’ouvrage contient 44 planches, qui ont été joliment coloriées à l’époque (le titre ne laisse planer aucun doute sur cela) et dont les couleurs sont magnifiques (les photographies ne leur rendent pas vraiment grâce). Il fût créé pour venir compléter Lettres élémentaires sur la botanique (1782).Ce 38ème tome incarne joliment la passion de Rousseau pour la botanique. Rousseau découvrit tardivement la botanique (dans les années 1760), puis la délaissa pour copier des pages de musique ou écrire ses livres, avant d’y revenir vers 65 ans, car il préférait herboriser, ce qui le détendait, plutôt que réfléchir, ce qui le fatiguait et l’attristait, écrit-il dans la septième rêverie du promeneur solitaire. Pourtant ses Lettres sur la botanique lui permettaient de continuer une réflexion sur la culture, au sens large, commencée dans l’Émile, son traité d’éducation, et son roman, La Nouvelle Héloïse, où il s’interrogeait sur l’art du jardin.Ici, au fil des 44 planches de Jean Aubry, chaque plante est présentée sur le feuillet de gauche avant d’être décrite de façon très pédagogique (et très scientifique) sur le feuillet de droite.C’est le soin apporté à la coloration des images qui frappe avant toute chose et l’on peut penser qu’une telle publication devait être très coûteuse. Si l’un de vous sait comment dans la pratique ces planches étaient coloriées, cela m’intéresserait beaucoup.
H

11 Commentaires

  1. Write more, thats all I have to say. Literally, it seems as though you relied on the video to make your point. You clearly know what youre talking about, why waste your intelligence on just posting videos to your blog when you could be giving us something informative to read?|

  2. hey there and thank you for your information – I have certainly picked up anything new from right here. I did however expertise some technical issues using this site, since I experienced to reload the site many times previous to I could get it to load correctly. I had been wondering if your web host is OK? Not that I am complaining, but slow loading instances times will very frequently affect your placement in google and could damage your quality score if ads and marketing with Adwords. Well I am adding this RSS to my email and could look out for a lot more of your respective intriguing content. Make sure you update this again very soon.|

  3. Undeniably consider that that you stated. Your favourite justification appeared to be on the web the easiest factor to remember of. I say to you, I definitely get irked even as folks think about worries that they plainly don’t recognise about. You controlled to hit the nail upon the highest and also outlined out the whole thing with no need side-effects , folks could take a signal. Will likely be again to get more. Thank you|

  4. Sourire suite au message de Françoise…

    Finalement, au fond, que préférez vous Françoise, qu’internet vous ai permis de connaître ces images, quitte à devoir faire face à une certaine forme de frustration… ou bien n’en avoir jamais entendu parler…?

    Mais je suis bien d’accord, il faut vraiment être une naïveté terrible pour penser que bibliophilie et questions pécunières ne sont pas liées, parfois trop souvent…

    Hugues

  5. Bonjour

    Avantage et inconvénient d’internet, sujet du précédent débat, on voit ces images de Grandville et tout de suite, on saute sur les sites idoines (addall, abebooks etc.) en s’écriant : « je le veux immédiatement ! »

    Las, on a le choix entre deux volumes à 1178 ou 2556 euros…!
    Frustration, manque, voilà une journée foutue, merci internet !! 🙂

    Non, non, la bibliophilie n’est pas une affaire d’argent ni une épicerie, mais il faut bien avouer que pour la pauvre salariée que je suis, – comme pour nombre de « modestes bibliophiles » (!) de ce site – seuls un bel héritage ou un riche conjoint pourraient me laisser envisager la possession d’un tel trésor…

    Allons, ne rêvons pas, je vais me rabattre sur la réédition de 1974… et ressortir La vie privée des animaux que j’ai déjà (ouf !)

    (merci pour ces images que je ne connaissais pas !)

    Françoise

  6. Merci Elian pour cette précision.

    J’ajoute que bien que le vendeur ait comme pseudo Hugues777, il ne s’agît pas de moi (puisque semble-t-il une autorité me soupçonne de tenir une épicerie)… mais d’un sympathique libraire, qui tient une librairie près de Tours.

    Hugues

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.