L’Enfer, c’est pas seulement les autres…

Amis Bibliophiles Bonsoir,

En plus du message ci-dessous, quelques images d’un livre qui a rejoint mon petit Enfer il y a quelques jours… Ce n’est qu’une toute partie de ma bibliothèque.

Je crois que nous sommes ente adultes, donc vous pouvez descendre plus bas (je parle de l’écran, bien sûr).
Monuments du Culte Secret des Dames Romaines, Hancarville, Nancy (je crois, pas encore eu le temps de faire des recherches), 1784. Un volume in-4 en maroquin cerise, relié par Marius Michel.
H

La lettre du bibliophile

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Dante et Gustave Doré

Dante et Gustave Doré

Amis Bibliophiles Bonsoir,

Après le bois originale de Bertrand, je vous propose de découvrir une gouache que possède un fidèle lecteur du blog. Celui-ci aimerait la livrer à votre sagacité. Et c’est un vrai scoop, parce qu’à part vous quand vous aurez fini de lire ce message, seul le musée d’art moderne de Strasbourg sait que cette gouache existe.

Une gouache? Mais quelle gouache? En fait, Fabrice possède une gouache non signée qui serait l’original de la première gravure de Gustave Doré (chant N°1) de La divine Comédie « l’ Enfer de DANTE » de 1861, chez Hachette.
Voici l’histoire de cette gouache : elle est intitulée « Dante Astray in the Dusky Wood » (Dante égaré dans la forêt sombre). Elle est dans son cadre d’origine qui porte l’étiquette d’une galerie d’art Canadienne ouverte en 1860 (From Thompson’s Art Store 68 & 70 King Street East HAMILTON).
Fabrice l’a d’ailleurs acquise au Canada à Ottawa en 2008. Le vendeur n’a pas fait le rapprochement avec Gustave Doré, et Fabrice non plus au moment de l’acquisition, même s’il a perçu le symbolisme de l’oeuvre. La technique employée est gouache, encre à la plume, lavis.

Elle est non signée, comme la gravure du livre me semble-t-il. Ce qui pourrait expliquée le fait qu’elle ait été perdue de vue et non identifiée.
Elle fait 19 Cm par 24 Cm (image seule).

La comparaison fait apparaitre des différences entre la gravure du livre et le dessin, mais nous savons que Gustave Doré donnait des fils conducteurs aux équipes de graveurs leurs laissant loisir d’exprimer leur art de graveurs.
Bref, Fabrice aimerait avoir votre avis, sans compter que cela l’amuse de la soustraire du circuit des experts pour la soumettre à votre appréciation (« de rigolos »).

Le sujet m’a semblé intéressant. Qu’en pensez-vous?

H

9 Commentaires

  1. Cet ouvrage ou cette édition? Premier ou deuxième tirage (comme l’exemplaire présenté)?

    Juste une petite remarque: Cette édition ne se trouve pas dans le catalogue cité. Pas la peine de comparer les prix, donc.

  2. Les adjudications pour cet ouvrage référencées dans le CD-ROM ARTPRICE (ventes référencées depuis plus de 20 ans en France et à l’étranger) donne :

    – maroquin rouge janséniste, en 2003 adjugé 380 euros (Lombrail-Teucquam)

    – basane marbrée époque, en 2002 adjugé 598 euros (Sotheby’s)

    – veau porphyre, en 2000 adjugé 1200 francs (183 euros) chez Delorme et Fraysse

    – reliure époque, basane marbrée, en 1996 adjugé 3100 francs (473 euros)

    A priori la cote en salle est bien inférieure au résultat Bergé !! M’est avis que l’exemplaire à plus de 8000 euros chez Bergé avait quelquechose de très spécial, non ?

    Amitiés, Bertrand

  3. La tâche jaunâtre que l’on distingue en bas du titre et des gravures, est-ce bien cela qu’on appelle en termes de bibliophilie, une mouillure ?? (sourires…)

    Est-ce une mouillure ancienne ou une mouillure récente ?

    PS : C’est du Marius-Michel pastiche XVIIIè s. assez étonnant je trouve. De belle facture évidemment. Mais le décor reste du Marius-Michel inhabituel. Bel achat !

    Amitiés, Bertrand

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