C’est notre ami Bernard qui vous présente aujourd’hui quatre ouvrages de récréations mathématiques et physiques que vous avez certainement déjà rencontrés lors de vos recherches.
Récréations mathématiques composées de plusieurs problèmes plaisans et facétieux, d’arithmétique, géométrie, astrologie, optique, perspective, méchanique, chymie, et d’autres rares et curieux secrets : plusieurs desquels n’ont jamais esté imprimez.
Jean Leurechon (1591-1670), né à Bar le Duc, entre à 18 ans au collège des jésuites de Tournai, en Belgique. Il poursuit ses études à Nancy, puis à Pont-à-Mousson où il demeure jusqu’en 1627. Il observe la comète de 1618 et écrit un Discours de la comète qui paraît à Pont-à-Mousson puis à Paris. En 1624 il publie chez Jean Appier Hanzelet à Pont-à-Mousson, son ouvrage principal Récréation mathématique; composée de plusieurs problèmes plaisants et facétieux; en fait d’arithmétique, géométrie, méchanique, optique, et autres parties de ces belles sciences. Il s’est inspiré des problèmes présentés par Gian Battista Della Porta. Il quitte Pont-à-Mousson pour Reims en 1627. Deux mathématiciens parisiens annotent son ouvrages : D.H.P.E.M. (Denis Henrion) et D.A.L.G. (Claude Mydorge). La première édition rouennaise date de 1628 ; un travail sur les feux d’artifices de Thybourel, préalablement publié en 1620 y est ajouté en troisième partie.
L’ouvrage est divisé en trois parties, chacune avec sa page de titre. Les deux premières sont consacrées aux récréations mathématiques. La troisième est composée d’un Recueil de plusieurs plaisantes et récréatives inventions de feux d’artifice, plus la manière de faire toutes sortes de fuzées, tant simples que doubles, avec leur composition, le tout représenté par figures.
Dans cet ouvrage, l’auteur prétendait qu’un boulet tiré par une grosse pièce de canon pointée vers le zénith, ne retomberait pas sur terre. Descartes écrivit à Mersenne en avril 1634 que cette expérience méritait d’être faite. Dans l’ouvrage de Varignon Conjectures sur la pesanteur , se trouve une gravure représentant le Père Mersenne et Pierre Petit, intendant des fortifications, guettant le retour éventuel d’un boulet qu’il venait de lancer à la verticale, au moyen d’un mortier braqué vers le zénith.
On trouve, dans cet ouvrage, une idée du premier télégraphe : « Quelques-uns ont voulu dire que, par le moyen d’un aimant ou d’autre pierre semblable, les personnes se pourraient entre parler. Par exemple, Claude étant à Paris et Jean à Rome, si l’un et l’autre avait une aiguille frottée à quelque pierre dont la vertu fût telle qu’à mesure qu’une aiguille se mouvrait à Paris, l’autre se remuât tout de même à Rome. Il se pourrait faire que Claude et Jean eussent chacun un même alphabet et qu’ils eussent convenu de ce parler de loin tous les jours à 6 heures du soir. L’aiguille ayant fait trois tours et demi pour signal que c’est Claude et non un autre qui veut parler à Jean; alors Claude, lui voulant dire que le roi est à Paris, il ferait mouvoir et arrêter son aiguille sur L, puis sur E, puis sur R, O, I, et ainsi de suite. Or, en même temps, l’aiguille de Jean, s’accordant avec celle de Claude, irait se remuant et s’arrêtant sur les mêmes lettres, et, partant, l’un pourrait facilement écrire ou entendre ce que l’autre lui veut signifier. L’invention est belle, mais je n’estime pas qu’il se trouve un aimant qui ait telle vertu : aussi n’est-il pas expédient, autrement les trahisons seraient trop fréquentes et trop couvertes. »
On doit à Leucheron le mot thermomètre « instrument pour mesurer les degrés de chaleur ou de froidure qui sont en l’air ».
L’ouvrage sera réédité avec de légères variantes jusqu’à la parution du livre d’Ozanam à la fin du XVIIème siècle. Recréations mathématiques et physiques, qui contiennent plusieurs problèmes d’arithmétique, de géométrie, d’optique, de gnomonique, de cosmographie, de mécanique, de pyrotechnie, & de physique. Avec un traité nouveau des horloges élémentaires.
Paris, J. Jombert. 1696.
2 volumes in-8 ; frontispice, (14), 265 pp, 45 pl. – (8) pp, pp 273 à 583, (23) pp, pl 46 à 64, 20 pl. Jacques Ozanam (1640-1717), mathématicien, vécut longtemps de quelques leçons et du jeu, puis se fit une réputation par de bons ouvrages de mathématiques.
Cet exemplaire est peut être une contrefaçon hollandaise de l’édition originale publiée en 1694 chez Jean Jombert. Ces Récréations se présentent sous forme de problèmes : Arithmétique (36 Pb.) – Géométrie (43 Pb.) – Optique (30 Pb.) – Gnomonique (21 Pb.) – Cosmographie (32 Pb.) – Mécanique (45 Pb.) – Pyrotechnie (38 Pb.) – Physique (48 Pb.). Les soixante-quatre planches ne sont pas dans l’ordre.
A la fin du deuxième volume, de la page (469) à 583, se trouve le Traité des horloges élémentaires, ou de la manière de faire des horloges avec l’eau, la terre, l’air, et le feu, traduit de l’italien de Dominique Martinelli de Spolete, paru à Venise en 1663. Ce traité est illustré de vingt planches.
L’ouvrage a eu un énorme succès au XVIIIème siècle ; on en connaît au moins vingt éditions différentes, en plusieurs langues
Qui peut me dire à qui appartiennent ces armes qui sont sur l’ex-libris de l’ouvrage ? Edme Gilles Guyot (1706-1786), géographe et physicien, remplit les fonctions de Directeur du Bureau général des postes de Paris et fut membre de la Société littéraire et militaire de Besançon. Il fit paraître en 1769 ses Nouvelles récréations physiques et mathématiques, contenant ce qui a été imprimé de plus curieux dans ce genre. Comme Guyot l’annonce dans sa préface, son œuvre est inspirée d’Ozanam. Certains bibliographes attribuent cet ouvrage de Guyot, qui d’après l’indication des pages de titre est de la Société Littéraire et militaire de Besançon, à Guillaume-Germain Guyot (1724-1800).
Cet ouvrage intéressant est richement illustré de planches coloriées à la main, est « indispensable au prestidigitateur, à l’illusionniste, et à tous ceux qui aiment pratiquer ou enseigner des récréations avec l’aimant, la mécanique, les nombres, la subtilité des mains (les cartes à jouer, gobelets), la géométrie, la perspective, la lumière, l’optique, l’électricité, et la catoptrique. »
Tome 1 : Jeux de l’aiman. Tome 2 : Récréations sur les nombres. Tome 3 : Illusions de l’optique. Tome 4 : Amusemens des encres sympathiques, de l’air, de l’eau et du feu.
Une seconde édition en quatre volumes a paru de 1772 à 1775, puis une troisième édition en trois volumes en 1786. Dictionnaire encyclopédique des Amusemens des Sciences Mathématiques et Physiques.
Paris, Panckoucke. 1792.
1 volume in-4 de texte et 1 volume in folio de planches :
(6) pp, pp VII et VIII, 870 pp, 2 tableaux – Atlas : 86 pl dont 2 doubles.
Cet ouvrage est du à Jacques Lacombe (1724-1811), avocat et libraire français. Il fait partie de l’Encyclopédie méthodique. Il offre tous les détails pour l’explication des amusements de physique, de mécanique, d’optique, de pyrotechnie, de tours occultes, de cartes, jeux de société… « Nous avons rapproché, dans ce dictionnaire, tout ce que MM. Macquer, Nollet, Ozanam et son continuateur, les éditeurs du Dictionnaire de l’Industrie, ceux de la Bibliothèque physico-économique, Guyot, Decremps, Pinetti, et une infinité d’autres auteurs anciens et modernes ont publié à cet égard de plus intéressant et de plus curieux ». Les planches ont paru dans le tome VIII des planches de l’Encyclopédie méthodique.
On dit de cet ouvrage qu’il a fait de Robert Houdin un magicien. « Volume dans lesquels j’ai puisé mes premières inspirations dans l’art de l’escamotage ». Robert Houdin
Un ancien propriétaire a collé quelques figures peintes au dos de certaines planches.
Merci beaucoup Bernard!!!H
La lettre du bibliophile
Si cette chronique vous a plu : recevez trois nouvelles par semaine — livres rares, reliures, enchères, et les Dossiers IGLI. 18 ans d'archives, quelques milliers de lecteurs.
Pas de pub, pas de revente de données. Désabonnement en un clic.
Le bibliophile aime les voyages comme le voyageur aime des contrées lointaines et exotiques. Le besoin de rêver sans doute, certainement une envie farouche d’un Ailleurs.
Cet Ailleurs, certains l’ont trouvé. Cook y a laissé sa vie, Colomb a marqué l’histoire à jamais, Marco Polo ouvre la voie du pays du soleil levant pour les occidentaux, les chinois auraient même découvert les Amériques dès 1299 (Colombie Britannique)…
Cet Ailleurs certains ne l’ont pas trouvé, ils l’ont alors imaginé. C’est l’objet de l’article que je vous propose de découvrir ensemble aujourd’hui.
Plus particulièrement, nous allons nous intéresser au mythe de la Terre creuse.
Depuis la nuit des temps, dans la plupart des civilisations anciennes, les croyances populaires aidées des croyances religieuses, attestent de l’existence de « royaumes souterrains », de peuplades nichées au fin fond de la Terre, de passages souterrains mystérieux permettant d’atteindre les entrailles de notre planète. Peut-on y croire ? Aujourd’hui, l’évolution des connaissances scientifiques au cours des derniers siècles nous l’interdit. Et pourtant ! Certains y croient encore, ou veulent y croire ! Les auteurs de science-fiction bien évidemment, quelques théoriciens légèrement illuminés, quelques explorateurs fous.
C’est à MM. Guy Costes et Joseph Altairac que l’on doit la bibliographie la plus récente et la plus complète sur le sujet : LES TERRES CREUSES, bibliographie commentée des mondes souterrains imaginaires. (parue aux édition Encrage, 2006. 1 volume grand in-8 de 799 pages, cartonnage rigide imprimé de l’éditeur, cet ouvrage est encore disponible dans les meilleures librairies). C’est en discutant un jour de ce sujet avec M. Guy Costes que m’est venue l’idée de m’intéresser à ces théories farfelues. Autant d’utopies scientifiques ou pseudo-scientifiques qui nous étonnent aujourd’hui par leurs concepts le plus souvent hasardés.
Depuis Aristote et Sénèque qui considéraient la Terre comme un être vivant ayant ses propres vaisseaux sanguins ou lymphatiques, idée qui ressurgira au cours des XVIè, XVIIè et XVIIIè siècle ; en passant par la révolution copernicienne, les découvertes de Kepler, Galilée, qui changent la manière de regarder et de comprendre le globe terrestre : celui-ci devient une écorce de terre, de pierres, de métaux, d’eau, …, sous lesquels se cache un grand aimant. Léonard de Vinci parle dans ses carnets de « profondes et larges cavernes dissimulées aux entrailles de la Terre ». Et puis il y a l’énigme des pôles, restée longtemps mystérieuse, inexplorés car inexplorables : certains pensent que la Terre est creuse aux pôles et qu’il y a forcément moyen d’y pénétrer. Il y a aussi la théorie des sphères concentriques d’Edmond Halley (celui de la comète – la Terre serait formée d’un noyau entouré d’une coque qui ne lui est pas solidaire, les deux sphères concentriques tournant à une vitesse légèrement différente, provoquant ainsi les variations du champ magnétique). Séduisant non ? La Terre que l’on connait serait creuse parce qu’elle contient une autre Terre au centre ! D’autres, un peu plus téméraires que les autres imaginent la Terre creuse et éclairée en son centre par un soleil, voire par deux soleils, c’est la théorie attribuée à l’écossais John Leslie (1766-1832). Avec le XIXè puis le XXè siècle, les connaissances scientifiques s’affinant, on arrive à des théories extravagantes pseudo-scientifiques qui feront la joie des scénaristes de films de SF de la fin du XXè siècle.
De là à y imaginer la vie humaine dans ces mondes, il n’y a qu’un pas pour les plus imaginatifs.
Les auteurs de cette somme bibliographique nous décrivent et commentent avec précision et un esprit critique remarquable, plus de 2.200 ouvrages sur le sujet, un véritable défi ! Le moindre roman de SF français, anglais, américain, allemand, etc. a été soigneusement étudié et nous permet de voyager parmi toutes les théories les plus étonnantes.
C’est la découverte et la lecture d’un de ces ouvrages référencé qui m’a amené à approfondir le sujet : Voyage au centre de la Terre ou Aventures de quelques naufragés, dans des pays inconnus ; traduit de l’anglais par M. J. Saint-Albin (pseudo de Collin de Plancy). Tel est le titre de cet ouvrage. Composé de 3 tomes in-12 d’un peu plus de 200 pages chaque, ce volume est édité à Paris chez Collin de Plancy et Cie (à l’époque imprimeur), rue Montmartre et chez Rapilly, libraire, boulevard Montmartre. Il porte la date de 1823. Chaque volume sort de l’imprimerie de David, rue du Pot de fer à Paris. L’ouvrage est orné de 6 gravures à l’eau-forte non signées. Notre exemplaire porte le tampon de la bibliothèque de Marcel Bekus. Collin de Plancy ? Cela ne vous dit-il rien ? Oui, bien sûr, c’est lui ! L’auteur bien connu du Dictionnaire infernal (1818-1863). Farouche anticlérical dans la première partie de sa vie, il publie des ouvrages audacieux voire hérétiques aux yeux du catholique convaincu qu’il devient ensuite et qu’il restera jusqu’à la fin de ses jours. Né en 1794, anticlérical jusqu’en 1837, il mène une vie dévote jusqu’à sa mort en 1881. On pourrait presque penser que Collin de Plancy a vécu trop longtemps pour être cohérent avec lui-même (c’est un simple avis personnel totalement subjectif). La curiosité m’a poussé à faire quelques recherches sur cet ouvrage « fort peu lu » comme l’annonce Costes et Altairac dans la notice qui lui est consacrée. Ce serait trop long de vous résumer ce livre alors je vais me contenter de vous en citer quelques passages significatifs :
Le personnage principal, dénommé Clairancy s’exprime ainsi à ses compagnons d’aventure lors de leur arrivée dans cette terre intérieure : « Un savant physicien a prétendu, au commencement du dix-huitième siècle, que la Terre qui vient de nous perdre ne pouvait être compacte, puisqu’ayant trois mille lieues de diamètre, il y en aurait au moins deux mille neuf cent d’inutiles. En conséquence, il supposait dans l’intérieur du globe terrestre, un noyau métallique qui en réglait les mouvements. Ce système, que l’on rejeta alors comme un paradoxe, notre aventure en prouve la réalité. Voilà donc ce que je présume : la Terre, dont les hommes habitent la surface, qui a neuf mille lieues de circonférence n’a que cinquante ou cent lieues d’épaisseur dans1 toutes ses parties. Son intérieur est vide, et lui donne au centre la forme d’un globe ; au milieu de ce globe est un noyau ou une autre planète plus petite, et ce noyau est d’aimant ; nous en sommes convaincus par la nécessité où nous venons d’être réduits d’abandonner tout le fer que nous portions avec nous (…) ce qui nous embarrasse le plus, c’est de voir le ciel, quand nous avons de toutes parts la terre au dessus de nos têtes. Mais il se peut que le globe terrestre, opaque et sombre dans sa superficie, soit lumineux dans ses parties inférieures, ou plutôt l’air qui nous environne nous cache la véritable nuance de ce demi-globe qui est au dessus de nous. Quant à la lumière que nous recevons ici, je pense qu’elle nous est communiquée par ces mêmes vapeurs magnétiques, qui, traversant les deux pôles, s’élèvent à une hauteur infinie, réfléchissent les rayons du soleil, font les aurores boréales, et sont peut-être aussi l’axe de la Terre (…) c’est encore à ces vapeurs magnétiques qu’on doit attribuer la direction constante vers les pôles, de l’aiguille aimanté (…) »
C’est Collin de Plancy qui en est l’auteur. Notre exemplaire porte la date de 1823 mais cet ouvrage date de 1821, de simples titres de relais ont été substitués aux premiers pour une remise en vente en 1823. Sans doute l’ouvrage n’a pas bien été vendu lors de la première diffusion.
Voici la description succincte de ce monde souterrain extraordinaire : Monde souterrain et ses 46 états dont Albur et ses 415 villes avec bien sûr une ouverture vers le Pôle nord. Les habitants sont végétariens, la faune, sauf exception, ne dépasse pas la taille de quinze centimètres. Deux de ses peuplades ont, une la peau jaune, l’autre la peau verdâtre…
Michel Meurger, dans sa notice pour la bibliographie de MM. Costes et Altairac, conclut : « Ce roman vaut plus par sa date de parution que par sa thématique, assez pâle. On est assez loin de l’imaginaire vernien. !»
Cet ouvrage porte le n° 56 de la bibliographie des Mondes souterrains imaginaires citée plus haut.
C’est sous le n°95 de la même bibliographie que l’on trouvera le Voyage au centre de la Terre (1864) de Jules Verne. Que penser ? L’étude de Daniel-Henri Pagneaux « Voyages aux sources du Voyage au centre de la Terre » ne fait état d’aucun modèle romanesque antérieur susceptible d’avoir influencé Jules Verne. Jules Verne se documentait pourtant beaucoup. A-t-il ignoré cet ouvrage ? L’a-t-il seulement lu ? S’en est-il inspiré ? Laissons là donc une comparaison qui semble s’arrêter au titre de l’ouvrage. C’est intéressant à noter tout de même qu’un ouvrage porte un titre identique près de 40 ans auparavant, sur un sujet semblable, même s’il est traité différemment. Une petite anecdote pour finir. Le saviez-vous ?
Certains chercheurs excentriques écumeraient régulièrement tous les documents en possession de la BNF concernant Jules Verne, l’Islande, le Sneffels et la vulcanologie. Ils seraient en effet persuadés que, derrière le roman de Jules Verne, se cacherait une histoire vraie, et chercheraient toujours et encore l’entrée de la Terre creuse…
Bibliophiliquement parlant, on sait l’engouement pour les Voyages extraordinaires de Jules Verne, et le Voyage au Centre de la Terre ne fait pas exception à la règle. L’ouvrage de Collin de Plancy, quant à lui, est beaucoup plus rare, mais évidemment beaucoup moins recherché des amateurs… il faut dire que cet ouvrage n’est guère connu que des spécialistes du genre…
Les utopies sont très recherchées en bibliophilie. C’est un pan entier de l’histoire des idées, de l’histoire des sciences qui est à explorer. Bonne lecture à tous !
Amitiés bibliophiliques, Bertrand
Amis Bibliophiles bonjour,La bibliophilie est affaire de possession (on est possédé/on veut posséder/on possède <- énorme raccourci dont je suis assez fier, sourire) mais aussi de contemplation: on peut contempler ses propres ouvrages sans jamais […]
Amis Bibliophiles bonjour,Avant de poster un ebayana ce soir, voici déjà 10 autres petits métiers parisiens à découvrir. J’aime particulièrement le marchand de parapluies qui propose un choix très coloré, ce qui a hélas aujourd’hui […]
Amis bibliophiles Bonjour, Je suis amateur de curiosités, vous le savez. Je partage avec vous l’une d’entre elles, les « Tablettes chronologiques, contenant la suite des Papes, Empereurs et Roys qui ont regné depuis la naiss. […]
11 Commentaires
Merci beaucoup, Martin. Je crois que tu a trouvé la solution! Rien de mieux que l’entraide. Amicalement Bernard
En relisant l’article mentionné, j’ai trouvé le mystérieux Guillaume Hubert. Il se nommait Wilhelm Eubert Scherer von Scherburg, Ritter, Herr von Tourmignies « de le Prée » (!). Tobler ne donne pas de dates pour lui, mais son père Diethelm, né en 1596, est décédé en 1648. Peu vraisemblable qu’il était encore vivant en 1769.
Je viens de lire l’article de Wilhelm Tobler-Meyer sur la famille Scherer (Scherer von Scherburg) dans les Archives Héraldiques Suisses (année XVI, 1902, cahier 1, pp. 13-27) sans trouver un Guillaume (Wilhelm) Hubert. D’aprés cet article, Gaspard Henri (Kaspar Heinrich) était le seul à porter un prénom aux initiales G H. Le banquier de Voltaire et arrière-grand-père d’Edmond Scherer, belle provenance, mais… Pour le moment, je ne l’indiquerais pas sans point d’interrogation.
Désolé d’evoyer un commentaire sans rapport à la discussion actuelle, mais… Pas encore vraiment vérifié, mais l’ex-libris semble être en connection avec la branche lyonnaise de la famille Scherer, de Saint Gall. Gaspard Henri peut-être? Cf. par exemple Cazenove, Rapin-Thoyras, 1866, p. CLXXI.
Merci Martin. J’ai cherché cet ouvrage sur books.google (par superprox) mais aucun aperçu n’est disponible…Peux-tu me donner plus de détails? J’avais trouvé que les armes ressemblaient beaucoup à celles des « Scherer de Scherbourg » dont l’un des membres se prénommait Guillaume Hubert. Au secours les spécialistes!!!
Désolé, si j’ai suscité des espoirs chez Bernard. L’ex-libris est décrit par Ludwig Gerster, Die schweizerischen Bibliothekzeichen (ex-libris), 1898, sous le n° 2014 (p. 162) et appartient à une famille suisse, de Sankt Gallen.
Trois chroniques par semaine — livres rares, reliures, enchères, et les Dossiers IGLI. 18 ans d’archives, quelques milliers de lecteurs.
Pas de pub, pas de revente de données. Désabonnement en un clic.
Cookie Consent
Nous utilisons des cookies pour mesurer l'audience du site et améliorer votre expérience de lecture. En continuant à naviguer, vous acceptez ces cookies. Vous pouvez à tout moment ajuster vos préférences.
ID used to identify users for 24 hours after last activity
24 hours
_gat
Used to monitor number of Google Analytics server requests when using Google Tag Manager
1 minute
_gac_
Contains information related to marketing campaigns of the user. These are shared with Google AdWords / Google Ads when the Google Ads and Google Analytics accounts are linked together.
90 days
__utma
ID used to identify users and sessions
2 years after last activity
__utmt
Used to monitor number of Google Analytics server requests
10 minutes
__utmb
Used to distinguish new sessions and visits. This cookie is set when the GA.js javascript library is loaded and there is no existing __utmb cookie. The cookie is updated every time data is sent to the Google Analytics server.
30 minutes after last activity
__utmc
Used only with old Urchin versions of Google Analytics and not with GA.js. Was used to distinguish between new sessions and visits at the end of a session.
End of session (browser)
__utmz
Contains information about the traffic source or campaign that directed user to the website. The cookie is set when the GA.js javascript is loaded and updated when data is sent to the Google Anaytics server
6 months after last activity
__utmv
Contains custom information set by the web developer via the _setCustomVar method in Google Analytics. This cookie is updated every time new data is sent to the Google Analytics server.
2 years after last activity
__utmx
Used to determine whether a user is included in an A / B or Multivariate test.
18 months
_ga
ID used to identify users
2 years
_gali
Used by Google Analytics to determine which links on a page are being clicked
Merci beaucoup, Martin. Je crois que tu a trouvé la solution! Rien de mieux que l’entraide.
Amicalement
Bernard
En relisant l’article mentionné, j’ai trouvé le mystérieux Guillaume Hubert. Il se nommait Wilhelm Eubert Scherer von Scherburg, Ritter, Herr von Tourmignies « de le Prée » (!).
Tobler ne donne pas de dates pour lui, mais son père Diethelm, né en 1596, est décédé en 1648. Peu vraisemblable qu’il était encore vivant en 1769.
Je viens de lire l’article de Wilhelm Tobler-Meyer sur la famille Scherer (Scherer von Scherburg) dans les Archives Héraldiques Suisses (année XVI, 1902, cahier 1, pp. 13-27) sans trouver un Guillaume (Wilhelm) Hubert.
D’aprés cet article, Gaspard Henri (Kaspar Heinrich) était le seul à porter un prénom aux initiales G H.
Le banquier de Voltaire et arrière-grand-père d’Edmond Scherer, belle provenance, mais…
Pour le moment, je ne l’indiquerais pas sans point d’interrogation.
CLXXXI. Pardon.
Désolé d’evoyer un commentaire sans rapport à la discussion actuelle, mais…
Pas encore vraiment vérifié, mais l’ex-libris semble être en connection avec la branche lyonnaise de la famille Scherer, de Saint Gall.
Gaspard Henri peut-être?
Cf. par exemple Cazenove, Rapin-Thoyras, 1866, p. CLXXI.
Pour accéder à ce livre, on doit se servir d’un proxy. (Actuellement, je me sers de sureproxy.)
Merci Martin. J’ai cherché cet ouvrage sur books.google (par superprox) mais aucun aperçu n’est disponible…Peux-tu me donner plus de détails? J’avais trouvé que les armes ressemblaient beaucoup à celles des « Scherer de Scherbourg » dont l’un des membres se prénommait Guillaume Hubert. Au secours les spécialistes!!!
Désolé, si j’ai suscité des espoirs chez Bernard.
L’ex-libris est décrit par Ludwig Gerster, Die schweizerischen Bibliothekzeichen (ex-libris), 1898, sous le n° 2014 (p. 162) et appartient à une famille suisse, de Sankt Gallen.
Sur Scherer, voir : http://blog.myspace.com/index.cfm?fuseaction=blog.ListAll&friendID=232415743 et http://www.jstor.org/pss/842137
Bonsoir,
Pour l’ex-libris, Georg Heinrich Scherer???
Martin
Erudit et agréable comme toujours Bernard !
Arh ! Je fais finir par aimer les ziences si za continue (j’ai des tantes alsaciennes proche de la frontière d’où l’orthographe).
Amitiés, Bertrand