A (re)découvrir: le manuscrit oublié d’Octave Uzanne, Les relieurs français au 18e siècle

Amis Bibliophiles bonjour,

L’année 2017 se termine et je ne pouvais la laisser se terminer sans revenir sur l’un des petits événements qui ont marqué la vie du Blog du Bibliophile, puis de bibliophilie.com, à savoir la parution de mon modeste ouvrage, « Le manuscrit oublié d’Octave Uzanne, Les relieurs français au 18e siècle », aux éditions Ipagine.

Cet ouvrage est l’aboutissement d’un long travail de préparation, mené en parallèle du blog, que je suis très heureux de partager avec vous. L’aventure a démarré lorsque lors de recherches sur Octave Uzanne, j’ai découvert la trace d’un ouvrage qu’il avait écrit spécialement pour la société de bibliophiles américain le Caxton Club. Cet ouvrage était bien paru en 1904 sous le titre The French Bookbinders of the eightenth century, mais le texte en français avait été perdu et, de fait, jamais publié dans notre langue.

Après avoir retrouvé l’ouvrage écrit pour le Caxton – ce qui était simple -, j’ai remonté le fil en retrouvant un tapuscrit, annoté par Uzanne, puis le manuscrit original d’Uzanne, en français. C’est cet ensemble que je vous livre aujourd’hui, agrémenté d’un petit appareil critique que j’ai commis. Nicolas Malais, ami, libraire ancien, fin connaisseur d’Octave Uzanne et historien du livre, me fait l’honneur d’écrire un avant-propos dans lequel vous retrouverez avec plaisir sa plume délicate et son érudition.

Je précise que je ne vous livre pas dans cet ouvrage le travail d’un spécialiste du livre, d’un historien du livre, mais simplement d’un amoureux du livre qui souhaite partager cette découverte.

Il ne s’agît pas d’un reprint d’un ouvrage d’Uzanne déjà paru en français, comme on a pu le voir parfois, mais bien d’un ouvrage totalement inédit et qui donne un éclairage extraordinaire sur la reliure des XVIIe et XVIIIe siècles du point de vue de l’auteur. C’est vraiment passionnant et très agréable à lire.

L’ouvrage comprenant le manuscrit, le tapuscrit, le texte final et toutes les gravures est publié avec l’accord du Caxton Club. Pour respecter l’esprit de l’ouvrage original, il ne sera tiré qu’à 150 exemplaires et ne sera pas retiré.

Pour ce qui est des informations techniques, l’ouvrage est en quadrichromie recto/verso, 256 pages, 185 x 255 mm, sur papier Munken Pure – Crème 100 gr.

Comme je le précise ci-dessus, il contiendra toutes les images présentes dans l’ouvrage de 1904, soit 5 vignettes inspirées d’aquarelles de Paul Avril, 14 étiquettes de relieurs, et 20 planches hors-texte.

Pour vous permettre de mieux comprendre la démarche d’Uzanne pendant l’écriture, le manuscrit est présenté avec le texte final en regard.

 

Vous pouvez également le commander sur ipagine.com.

J’espère que vous aimerez cet ouvrage autant que j’ai aimé cette aventure. Si vous vous intéressez à la reliure et à son histoire, j’ai la modestie de penser qu’il devrait vous plaire.

H

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Les mots de la bibliophilie: les gravures à la poupée.

Les mots de la bibliophilie: les gravures à la poupée.

Amis Bibliophiles bonjour,
La gravure à la poupée apparaît à la fin du 18ème siècle. Jusque là, pour colorer une gravure, on utilisait l’aquarelle mais en 1765 le graveur vénitien Bartolozzi met en oeuvre un nouveau procédé pour ses gravures au pointillé.
Oeuvres Poissardes – Vadé – 1796 – 300 ex.Le Dictionnaire Encyclopédique du Livre (T. III, « poupée », A.N.) décrit précisément le procédé de cette façon: il « consiste à déposer sur une seule plaque gravée la quantité d’encre nécessaire au remplissage des tailles pour chacune des couleurs. On utilise une poupée par couleur. Après essuyage de l’excédent d’encre, le tirage s’effectue en un seul passage sous presse, comme on le fait d’un tirage en une couleur unique »… »la difficulté tient à ce qu’il faut éviter de mélanger les encres entre elles lors de l’essuyage ».
Oeuvres Poissardes – Vadé – 1796 – 300 ex.Oeuvres Poissardes – Vadé – 1796 – 300 ex.Pierre-Joseph Redouté utilisa cette technique pour certaines planches de l’Expédition d’Egypte et pour sa célèbre Monographie des Roses.
Oeuvres Poissardes – Vadé – 1796 – 300 ex.Une série d’ouvrages en grand format (on comprend aisément pourquoi) sortis des presses des Didot et dont certains furent édités par Defer de Maisonneuve sont également fort connus pour être de très beaux exemples, ainsi les Oeuvres Poissardes de Vadé (1796), Les Amour de Psyché et de Cupidon ( 1797 et autres), Galatée, La mort d’Abel ou encore le Paradis Perdu.
Les Amours de Psyché et de Cupidon – Didot – 1797Les Amours de Psyché et de Cupidon – Didot – 1797Les Amours de Psyché et de Cupidon – Didot – 1797Tirés en petite série, souvent sur grand papier, ces ouvrages sont aujourd’hui recherchés pour l’éclatante beauté de ces planches coloriées.
H

1 Commentaire

  1. Merci Hugues, pour ce livre bien sûr, mais aussi pour toute ta modestie. Tu n’es pas uniquement l’initiateur mais aussi la cheville-ouvrière de ce livre non seulement pour sa conception mais aussi pour le désir de donner un beau livre . Grâce à toi je sais qu’il existe encore des bibliophiles en éveil, qui recherche, qui fouille, qui va jusqu’au bout de son projet et surtout qui partage, c’est pour moi l’essentiel d’un honnête homme actuel.
    Longue vie à toi et bonne année à tous les bibliophiles éveillés

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