Trois mille huit cents euros en banque au 31 décembre, face à un million trois cent soixante-cinq mille euros de livres en rayon, dont 84 % restent dus aux fournisseurs. Dix ans plus tôt, la trésorerie était de cent quatre-vingt-six mille.
→ Plongée dans les comptes d’une librairie ancienne « prestigieuse »
M. R., cinquante-deux ans, a tenu vingt-quatre heures sans manger ni dormir devant cinq cent quarante-cinq mille quatre cent dix-sept annonces indexées « livre ancien ». Une Vulgate lyonnaise de 1732 y coûte 90 €, un roman sentimental de 1920 en coûte 89.
→ Dossiers cliniques de l’IGLI : Le bibliophile égaré 24h sur Le Bon coin
Quatre livres d’heures imprimés entre 1512 et 1516 sur soixante-trois pièces : les Heures à l’usage de Rome de Gilles Hardouyn, 1514, à 4 900 €, la Dioptrique de Descartes en originale de 1637 à 1 688 €. Le Diable boiteux de 1868 est à 1 €.
Le coutumier de Cluny recensait près de trois cents signes de la main ; pour demander un livre païen, on se grattait l’oreille comme un chien. Deux novices en ont fabriqué quarante autres, l’hiver où l’encre gelait dans les cornets.
→ Chroniques d’Adso de Melk : Le Silence du scriptorium
Amis bibliophiles, bonjour. Trois de ces quatre textes se lisent une calculatrice à la main.
Par Alcide Raturon, secrétaire perpétuellement provisoire de la Guilde et préposé au publipostage hebdomadaire.
GUILDE · AR/REGISTRE-2
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Reliures anciennes : exposition virtuelle I


























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