Voyage au siècle des Lumières: d’Helvetius à l’un des 12 exemplaires des Fermiers Généraux reliés avec les fers de Gravelot

Amis Bibliophiles bonjour,
Je vous propose à nouveau de découvrir un certain nombre de livres de ma bibliothèque. Vous allez me demander pourquoi? C’est assez simple : j’aime à partager les ouvrages que j’ai eu plaisir à trouver.
Avec le temps, je me demande même si je n’ai pas plus de plaisir à les traquer, qu’à les avoir ensuite dans ma bibliothèque! Quelle excitation de trouver au détour d’un catalogue d’une obscure vente du Texas ou du Danemark (ou de Drouot!) le texte tant recherché dans une reliure impeccable! Quelle satisfaction que de retrouver la provenance illustre d’un livre qui avait échappée à l’expert ou à un libraire!
Lorsqu’on collectionne les éditions classiques du 18e, il convient d’avoir certains ouvrages qui sont incontournables car ils constituent, par leur typographie, par leur élégance, ce qui se faisait de mieux à l’époque.
Je citerais deux éditions « de luxe » :
– Regnier « Satyres » 1733, in-folio en maroquin bleu foncé, dos à la grotesque.Exemplaire en grand papier avec le texte encadré.


– Ovide « Métamorphoses » 1732 in-folio en maroquin rouge, dos à la grotesque. Une note manuscrit ancienne le décrit comme un grand papier.Toutefois, en comparaison avec plusieurs autres exemplaires que j’ai eus en main, je n’ai jamais trouvé de différences de taille ou de qualité de papier… Edition admirable illustrée par Picart. Le seul bémol, c’est qu’elle est peu maniable, c’est le moins que l’on puisse dire (mon exemplaire fait 480mm de haut!).


– La Bruyère « Les Caractères » 1765 in-4 en maroquin rouge. Là encore, une note manuscrite le décrit comme un grand papier. Certains préféreront une édition 17e et ils ont sans doute raison (j’en ai aussi :)). Mais que ces maroquins in-4 18e sont beaux : proportions admirables du format, typographie nette, reliure caressante!


Il y a un auteur qui était célèbre à cette époque mais qui est complément passé de mode : le président Henault (1685-1770) auteur de « Chronologie de l’histoire de France ». On compte beaucoup de beaux exemplaires sur les nombreuses éditions de luxe qui furent diffusées au 18e. Celui-ci est à l’état de neuf et enrichi de portraits de la suite d’Odieuvre.
– Henault « Chronologie de l’histoire de France » 1749, in-4 en maroquin rouge.


Je reste sur le registre historique : chemin faisant, je me suis laissé tenté depuis peu sur ces textes de mémoires historiques que l’on rencontre parfois en fort jolie condition.  Pour le plaisir, je vous fais découvrir ici quatre petits bijoux :
– Villegomblain « Mémoires des troubles arriva en France sous les règnes de Charles IX, Henry III et Henry IV… » 1669, 2 vol in-2 en maroquin rouge dans le style de Derôme. L’exemplaire provient de la très remarquable bibliothèque historique de René de Brassac Béarn (n°185 de la deuxième partie de sa vente).

– « Le tombeau des amours de Louis le Grand » 1645 in-12 en maroquin bleu marine par Bozérian. L’exemplaire provient de la bibliothèque Renouard (lot 2015 de sa vente de 1854, avec les pages de garde en peau de vélin caractéristiques) et Genard. Il est enrichi de 9 portraits.

– « La vie de Messire Gaspard de Colligny » 1643 in-12 en maroquin bleu foncé par Bozérian.De la bibliothèque Pieters (auteur de la bibliographie des Elzevier) et Renouard (cat. 1919 V2 p127). Là également, reliure caractéristique de la bibliothèque Renouard avec des gardes en peau de vélin.

– « La confession réciproque ou dialogue du tems entre Louis IV et son confesseur Père de la Chaise » 1694 in-12 en maroquin vert dans le style de Derôme. Exemplaire provenant des bibliothèques Joaquin Gomez de la Cortina (1872 n°1625), Robert Hoe (1912 IV n°773) et Mortimer L. Schiff (1938 II n°724)

Le 18e, c’est d’abord le siècle des lumières.C’est un peu le coeur de ma bibliothèque.Je voudrais vous faire découvrir deux exemplaires avec des  textes qui ont marqué les esprits :
Helvetius « De l’Homme » 1773 en 2 vol in-8 en maroquin vert dans le style de Derôme.Livre important que l’on rencontre assez rarement en belle condition.

Freret « Lettre de Thrasibule à Leucippe » vers 1768, in-12 en maroquin rouge.Edition donné par Holbach après la mort de Freret.Des manuscrits circulèrent depuis les années 1720.Ouvrage des plus importants concernant l’athéisme et la pensée du 18e.

Je finis ce petit topo par La Fontaine.Je vous avais déjà présenté les contes en reliure mosaïquée d’époque, et la suite de Larmessin. Il restait donc un de ces livres qui symbolise à lui seul l’esprit du 18e français : les contes des fermiers généraux de 1762.
La Fontaine « Contes » 2 vol in-8 en maroquin vert par Derôme le Jeune.Un des 12 (ou 20?) relié pour les Fermiers Généraux avec les fers de Gravelot.Les figures sont couvertes, signe du premier tirage.L’exemplaire est sans aucune rousseur, ce qui est peu commun.Le tirage des gravure est très délicat et contrasté.

Voir l’excellent article de JP Fontaine, à la suite duquel j’ai rajouté quelques commentaires sur les exemplaires répertoriés :http://histoire-bibliophilie.blogspot.fr/2013/03/les-fermiers-generaux-des-contes-et.html




J’en profite pour réitérer ma demande (Hugues doit saturer :)) : si quelqu’un a un « romans et contes  » de Voltaire de 1778 en maroquin d’époque, qu’il me le fasse savoir. Par l’intermédiaire du blog, j’ai eu la chance d’en voir un dernièrement.

On se met à rêver….
Wolfi

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À lire ensuite

Internet a rendu le bibliophile paresseux

Internet a rendu le bibliophile paresseux

Trois lignes de description et un prix cohérent avec le marché suffisent aujourd’hui à faire surgir le livre cherché. Autrefois on écrivait à un libraire sans savoir si la réponse viendrait, ni quand. La lenteur imposait de choisir, et ce choix façonnait l’objet.

Frère Séraphion de la Chartreuse de Rambervillers,
spécialiste du classement bibliophilique dans les ordres réguliers et observateur soupçonneux des modernités hâtives.

Amis bibliophiles, bonjour,

Je me souviens avec une précision presque douloureuse du temps où chercher un livre était une épreuve. Non une épreuve héroïque — point de lyrisme excessif — mais une succession de lenteurs, d’incertitudes, de faux espoirs et de détours. On marchait beaucoup. On attendait. On doutait. Et surtout, on ne savait pas. Cette ignorance relative n’était pas un handicap : elle constituait l’armature même de la formation bibliophilique. On devenait bibliophile à force de se tromper.

La paresse, par Bruegel l’Ancien

Aujourd’hui, en quelques clics, l’objet désiré apparaît. Mieux encore : on ne le désire même plus vraiment. Il s’est présenté avant que le désir n’ait eu le temps de se former. Une alerte, un algorithme, un comparateur, et le livre est là, réduit à une vignette, à trois lignes de description et à un prix “cohérent avec le marché”. L’errance a disparu. Avec elle, une grande partie du goût.

Il faut le dire sans détour : Internet n’a pas rendu la bibliophilie impossible. Il l’a rendue confortable. Et ce confort a un prix intellectuel.

La suite de l’examen est sur le site : la hiérarchie des désirs qu’imposait la lenteur, le guetteur passif qu’ont fait de nous les alertes automatiques, et la friction qu’il faut remettre soi-même dans une recherche pour que le goût tienne.

De la recherche comme discipline morale

Chercher un livre, jadis, supposait une discipline. Non pas seulement du temps, mais une disposition intérieure : accepter l’incomplétude. On entrait dans une librairie sans savoir ce que l’on allait trouver. On consultait un catalogue sans certitude qu’il contînt ce que l’on espérait. On écrivait à un libraire en sachant que la réponse pouvait être négative, vague, ou ne jamais venir.

Cette lenteur imposait une hiérarchie naturelle des désirs. Tout ne pouvait pas être cherché en même temps. On choisissait. Et ce choix engageait la durée. La quête façonnait l’objet.

Internet, en abolissant ces résistances, a supprimé la nécessité du tri. On peut tout chercher à la fois. Tout surveiller. Tout comparer. Le désir n’a plus à se discipliner : il se disperse. Le bibliophile devient un guetteur passif, non plus un chercheur actif.

L’illusion de la maîtrise

Jamais le bibliophile n’a eu autant d’outils à sa disposition. Bases de données, catalogues numérisés, reproductions haute définition, historiques de ventes, alertes automatiques : tout concourt à donner une impression de maîtrise. Mais cette maîtrise est trompeuse.

Car ce que l’on maîtrise aujourd’hui, ce ne sont pas les livres : ce sont leurs représentations. Le bibliophile contemporain connaît le marché mieux que les objets. Il sait ce que vaut un livre avant de savoir ce qu’il est. Il reconnaît une reliure à l’écran, mais hésite à la décrire en main. Il identifie une édition via vialibri, mais peine à collationner sans assistance.

La compétence s’est déplacée. Elle n’est plus matérielle, mais navigationnelle. On sait chercher, mais on sait moins regarder.

La fin de la sérendipité (ou son simulacre)

On nous objectera que le numérique favorise la découverte, qu’il multiplie les rencontres inattendues. C’est oublier que la sérendipité véritable suppose une errance non orientée. Or l’errance en ligne est toujours guidée : par des algorithmes, des historiques, des profils.

Ce que l’on découvre sur Internet est toujours une variation de ce que l’on a déjà cherché. La surprise est encadrée. Le hasard est domestiqué. Là où la librairie physique proposait une collision brutale entre des domaines étrangers — un traité de géométrie à côté d’un sermon janséniste, une plaquette sans valeur glissée entre deux in-folio — l’écran segmente, classe, recommande.

Le bibliophile numérique croit explorer ; il approfondit un tunnel.

Le clic contre le corps

Un livre ancien est un objet corporel. Il résiste. Il a un poids, une odeur, une rigidité, parfois une hostilité. Il faut l’ouvrir avec précaution, le manipuler avec lenteur, accepter ses défauts. Cette relation physique forge une forme d’attention que l’écran ne sollicite pas.

Acheter un livre en ligne, c’est souvent l’acheter avant de l’avoir rencontré. La surprise — bonne ou mauvaise — est différée. Or cette distance affaiblit le jugement. Combien d’ouvrages achetés “parce que c’était le bon prix” finissent relégués, à peine ouverts, dans des bibliothèques devenues des entrepôts ?

La paresse n’est pas ici une absence d’effort, mais un déplacement de l’effort vers l’amont technique, au détriment de l’expérience sensible.

Le bibliophile sans fatigue

Il existait autrefois une fatigue bibliophilique. Une lassitude noble, issue de journées entières passées à feuilleter, comparer, renoncer. Cette fatigue formait le regard. Elle obligeait à ralentir, à hiérarchiser, parfois à abandonner une piste pour en suivre une autre.

Le bibliophile contemporain, assisté par ses outils, ne se fatigue plus de la même manière. Il accumule sans épuisement apparent. Les bibliothèques grossissent, mais le rapport intime aux volumes se raréfie. On possède davantage, on fréquente moins.

La fatigue a été remplacée par la saturation.

La disparition de l’erreur formatrice

On oublie trop souvent combien l’erreur est formatrice. Acheter un mauvais exemplaire, se tromper d’édition, surpayer un livre médiocre : ces fautes constituaient un apprentissage sévère mais durable. Elles laissaient une trace. Elles engageaient la mémoire.

Internet, en multipliant les garde-fous, a réduit l’espace de l’erreur. Les avis, les forums, les historiques de prix corrigent à l’avance. Le bibliophile est protégé de lui-même. Mais cette protection a un effet pervers : elle empêche la constitution d’un jugement personnel solide.

On devient prudent, mais pas nécessairement meilleur.

Le bibliophile devenu gestionnaire

À force de tableaux, de suivis, de listes de souhaits, le bibliophile moderne ressemble parfois à un gestionnaire de stock. Il optimise. Il arbitre. Il attend “le bon moment”. Cette rationalité apparente éloigne pourtant du cœur de la pratique.

La bibliophilie n’est pas une science exacte. Elle repose sur des attachements irrationnels, des fidélités inexplicables, des enthousiasmes mal justifiés. La réduire à une suite de décisions optimisées, c’est la vider de sa substance.

L’obsession du “bon achat” remplace peu à peu celle du “beau livre”.

Une paresse respectable, mais réelle

Qu’on ne se méprenne pas : cette paresse n’est ni honteuse ni morale. Elle est le produit logique d’un environnement technique. Elle touche d’ailleurs tous les domaines où le numérique a simplifié l’accès : musique, cinéma, savoirs. Mais elle a, en bibliophilie, des effets particulièrement sensibles, car elle modifie le rapport au temps.

Le bibliophile paresseux n’est pas celui qui ne fait rien. C’est celui qui ne supporte plus l’attente. Il veut savoir tout de suite, trouver tout de suite, acheter tout de suite. Or la lenteur n’était pas un défaut ancien : elle était une condition.

Peut-on résister ?

La question n’est pas de revenir en arrière. Personne ne souhaite sérieusement renoncer aux outils numériques. La question est celle de leur usage. Le bibliophile qui veut préserver son goût doit réintroduire volontairement de la friction : fréquenter encore des librairies, accepter de chercher sans certitude, lire des catalogues comme on lirait des romans, se tromper parfois.

Il doit, surtout, se méfier de sa propre efficacité.

Car un bibliophile trop efficace est un bibliophile appauvri.

Conclusion provisoire

Internet n’a pas tué la bibliophilie. Il l’a rendue plus rapide, plus fluide, plus rassurante. Mais en supprimant les résistances, il a aussi supprimé une part essentielle de l’apprentissage du goût. La paresse qu’il engendre n’est pas une faute individuelle ; c’est une tentation structurelle.

Résister à cette paresse n’implique pas de renoncer au numérique, mais de se souvenir que le livre ancien n’est pas un produit comme un autre. Il demande du temps. Il exige de l’incertitude. Il réclame parfois de l’inconfort.

Sans cela, la bibliophilie risque de devenir une activité sans fatigue, sans erreur… et sans profondeur.

GdB — CS-X/10-INT-PA

16 Commentaires

  1. Renouard a fait travailler Simier et Thouvenin, mais moins quand même que Derome, Bisiaux ou Bozerian (les deux).
    Ce que j'ai remarqué, c'est qu'il y a généralement une double page de garde (au début + à la fin évidemment) en peau de vélin. A ne pas confondre avec le papier vélin. Ca n'a rien à voir.
    Renouard a sûrement procédé à une ou plusieurs ventes entre 1819 et 1854, mais je n'en ai pas retrouvé trace.
    Cordialement,
    Wolfi

  2. J'ai regardé les trois catalogues disponibles, mais pas de trace de ces deux ouvrages, dans les reliures evoquees.
    La politique du clergé est dans le catalogue de 1819 mais relié en simple vélin. A noté qu'il n'y est plus dans celui de 1854. Renouard a du le ceder entre ces deux dates…

    Si quelqu'un en sait plus sur le catalogue Renouard de 1811, je suis tres interessé!

    Cordialement

    Wolfi

  3. Je vous remercie de cette réponse, cela confirme ce que j'imaginais… La reliure de Simier est en maroquin à longs grains bordeaux et L'Origine des puces est en maroquin à longs grains olive. Si vous aviez l'amabilité de regarder dans vos catalogues Renouard, ce serait fort apprécié !
    Bien cordialement,
    S.D.

  4. bonjour,

    Les pages de garde en vélin n'indiquent pas automatiquement la provenance de Renouard bien sûr.
    Il faut également boucler avec les catalogues Renouard :
    – celui de sa dernière vente de 1854
    – celui qu'il a lui même donné pour se faire plaisir en 1819 en 4 volumes
    – sa premiere vente de doubles en 1804 (on la trouve facilement sur le web)
    – celle de 1811 que je cherche depuis plusieurs mois vainement (y compris à la BNF). Je sais que son nom est "vente de livres rares et precieux de M.". Mais rien de plus…
    Si quelqu'un a des infos, je suis preneur!
    Vos exemplaires sont de quelle couleur?
    cordialement,

    Wolfi

  5. @Wolfi

    non, ce n'est pas puéril, c'est la passion. Tout bibliophile ou libraire-bibliophile, qui l'est par passion et non intérêt (financier ou autre), se reconnaît à cela

  6. Ces exemplaires sont très beaux, merci de les partager avec nous !
    Juste une question : les gardes en vélin, pensez-vous que ce soit une caractéristique attribuable uniquement à la bibliothèque Renouard ? Je possède deux ouvrages reliés au début du XIXème avec ces gardes. Une reliure de Simier (sur un texte plus ancien, comme les vôtres, là aussi enrichi de portraits : La politique du clergé de France, 1681, P. Marteau) et une autre, non signée mais de belle facture (peut-être Thouvenin) sur L'origine des Puces, 1749 (exemplaire Genard, Daguin, Berès).
    S.D.

  7. Mais vous avez eu tout à fait raison!
    Il convient d'être clair et précis en bibliophilie!
    Il y a à travers la documentation beaucoup d'approximations et d'erreurs!

    C'est le genre d'exercice que j'affectionne en fait.
    Cela me satisfait autant que de l'avoir eu!
    C'est un peu puérile, mais bon…je suis content!

    Cordialement,

    Wolfi

  8. Ça c'est un exemplaire avec un historique bien tracé comme je les aime!

    Wolfi, je vous l'envie déjà cet exemplaire.

    N'ai-je pas bien fait de soulever la question? (je m'en voulais un peu…).

    Cordialement,

    VR

  9. Merci pour l'info, je vais mettre mes tablettes à jour.

    En cherchant un peu, j'ai remarqué que l'exemplaire Pixerecourt n°1951 de 1838 correspondait à la description.
    Et en regardant de près l'ouvrage, on remarque un morceaux d'exlibris déchiré sur une page de garde, à côté de ceux de Morante, Hoe et Schiff.
    On retrouve cet exemplaire vendu comme provenant de chez Pixerecourt dans une vente du fonds du libraire Crozet en 1841 (n°1393) avec une indication intéressante : "doublure de soie rose", ce qui est le cas du mien.
    Et on retrouve un exemplaire en maroquin vert de Derôme mais sans appartenance, dans le bulletin du bibliophile de 1842/43, n°426 vendu 32Fr . Ce prix correspond précisément à une inscription manuscrite sur une page de garde.
    Je pense fort que mon exemplaire est bien l'exemplaire Pixérecourt dont on a ôté l'exlibris :))

    Wolfi

  10. bonjour,

    @VR : j'avoue que je n'ai pas le catalogue Gomez de la Cortina. Je ne l'ai pas trouvé en ligne non plus. Je n'ai fait que rapporter les infos que j'avais.
    peut etre un raccourci?
    En revanche, j'ai vérifié pour Robert Hoe et Mortimer L. Schiff : ils y sont bien!

    @Daniel : les marges sont de 290 mm tout rond!
    J'avais vu celui de Firmin Didot qui n'était pas plus grand et qui était mentionné comme grand papier.
    Peut-être la qualité du papier?
    Je ne sais pas trop…
    Pour certaines éditions, c'est visible (Rabelais 1741 par exemple), mais d'autres j'avoue qu'il n'y a pas trop de références sur le sujet.

    Cordialement,

    Wolfi

  11. Superbes exemplaires, bravo. Je pense, probablement comme vous que le Labruyère de 1765 n'est pas un grand papier ? Mes deux exemplaires que je ne considérait pas comme des grands papier, bien que le papier soit de qualité, ont des feuillets de 278 mm pour l'un, et 282 mm pour un bel exemplaire en veau avec les tranches dorées, cela semble d'après votre photo sensiblement identique en marge au votre ?

  12. Trés beaux exemplaires!

    Je ne trouve pas les confessions de Louis XIV dans le catalogue de la vente GOMEZ DE LA CORTINA sous le n° 1625?
    A priori non plus dans le catalogue de sa bibliotheque (en ligne) mais je peux me tromper?

    VR

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