Amis Bibliophiles bonsoir,
La bibliophilie est souvent un exercice solitaire, et dans ce cas rien de tel que d’ouvrir un ouvrage et d’engager un dialogue muet avec l’un de nos augustes prédécesseurs. C’est simple il n’y a qu’à ouvrir vos livres et tenter votre chance, ceux-ci ont souvent eu la délicatesse d’y laisser une marque.
Ex-libris manuscrit de Racine
Ex-libris Ambroise Firmin Didot
Ex-libris Robert Hoe
Ex-libris Comte de la Bédoyère
Ex-libris R.B. Adam
Ex-libris Charles Cousin
Exemplaire imprimé pour le Prince de Metternich
Annotation du Baron Pichon
Exemplaire offert à M. Adolphe BordesDouce musique.
H
Si cette chronique vous a plu : recevez trois nouvelles par semaine — livres rares, reliures, enchères, et les Dossiers IGLI. 18 ans d'archives, quelques milliers de lecteurs.
Pas de pub, pas de revente de données. Désabonnement en un clic.
Petit voyage au cœur de la bibliothèque de H.-F. Robert de Lamennais.

Amis Bibliophiles Bonsoir,
Bertrand étant j’en ai peur complètement insensible au talent de Van Nistelroy, il me rend un fier service ce soir en vous proposant un voyage au cœur de la bibliothèque de H.-F. Robert de Lamennais.
La Mennais à son bureau de travail en habit.
Il dut y avoir foule au 17 de la rue Vivienne à Paris ce lundi 2 janvier 1837 à 6 heures du soir.
Ce jour-là, c’était la bibliothèque d’un grand homme (1) qui allait partir à l’encan.
Pas moins de 2.208 ouvrages pour le catalogue principal et 143 pour le supplément.
Serait-ce à la bibliothèque d’un bibliophile, d’un homme de lettres, d’un homme politique, d’un religieux, ou plus encore à celle d’un polémiste, que le public aurait à faire ?
C’est ce que nous allons essayer de voir ensemble en flânant au gré des pages de ce catalogue qui vient de nous tomber entre les mains (2).
Mais commençons plutôt ce voyage initiatique …
Tout d’abord empruntons quelques lignes à l’avis du libraire placé en tête de ce catalogue :
« (…) à la lecture tant soit peu réfléchie de ce catalogue, on reconnaîtra tout d’abord la bibliothèque de l’illustre auteur de l’Essai sur l’indifférence en matière de religion, et la nombreuse réunion d’ouvrages de polémique religieuse qui s’y trouve, ne laisse aucun doute à cet égard. (…)
La théologie qui en fait la principale spécialité est complète dans toutes ses parties, et ferait honneur à une bibliothèque publique. Il s’y trouve une très-belle réunion de Bibles en langues, Hébraïque, Grecque, Latine et Française, et la plus riche collection qui existe peut-être des SS. Pères grecs et latins, la plupart éditions des Bénédictins. Sur la même ligne et comme seconde spécialité on remarque les auteurs classiques anciens, tel que : Hérodote, Thucydide, Xénophon, etc. pour l’histoire, et Aristophane, Euripide, Sophocle, etc. pour la littérature. Les exemplaires de ces divers auteurs sont des meilleures éditions et de la plus belle conservation. (…) Tous les ouvrages portent la signature autographe de M. de La Mennais, et quelques-uns, spécialement ceux de polémique religieuse, sont revêtus de notes manuscrites plus ou moins nombreuses. (…) »
Fragment de lettre autographe de La Mennais.
On aura compris qu’il s’agit ici avant tout d’une bibliothèque de travail, dont chaque ouvrage a été vraisemblablement lu et relu, avec comme objectif principal, l’accumulation de sources pour les nombreux écrits de l’auteur.
C’est ainsi que la très grande majorité des livres sont simplement reliés en veau ou en parchemin.
Par ailleurs très ouvert à d’autres courants de pensées que le sien, on note quelques ouvrages improbables dans la bibliothèque d’un philosophe catholique. En voici quelques-uns :
– Le Chou-King, un des livres sacrés des Chinois, recueilli par Confucius, 1770. 1 vol. in-4 dem. Bas.
– Zend-Avesta, ouvrage de Zoroastre, 1771, 2 vol. dem. Bas.
– La vie de Mahomet par Boulainvilliers, 1731, veau marbré.
– Apologie pour tous les grands hommes qui ont été accusés de magie, par Naudé, 1669, in-12, veau marbré.
– Recueil précieux de Maçonnerie Adonhiramite, 1786. 1 vol. petit in-12 en veau.
– Discours sur la liberté de penser par Collins, 1717, in-12, veau marbré.
– Examen et discussion critique de l’histoire des diables de Loudun et de la condamnation d’Urbain Grandier, 1747, in-12, veau racine.
– Système de la nature par Mirabeau (Holbach), 1770, 2 vol. in-8, basane.
On sait maintenant que La Mennais ne rechignait pas à lire le matérialisme exposé par ses fondateurs. Est-ce cette influence qui l’amena à publier en 1848 une feuille « socialiste » (le Peuple Constituant) ? On pouvait d’ailleurs lire dans la Revue Suisse de l’époque : « Béranger, Lamennais, Sand et Sue : les quatre puissances socialistes et philanthropiques de notre âge ».
Passons sur les sections « législation et jurisprudence », au contenu classique. On arrive aux « sciences et arts », section bien fournie, avec Pluche et son Histoire du ciel et son spectacle de la nature, une encyclopédie Diderot et d’Alembert incomplète (sans les planches et les tables) ; outre les philosophes anciens bien représentés (Cicéron, Plutarque, Platon, Epictète, etc.), on trouve les modernes (Bacon, La Bruyère, Descartes, Helvétius, La Mettrie, Newton, Leibniz, Montaigne, Vauvenargues, Charron, etc.)
Un Buffon (petite édition in-18) pour l’histoire naturelle, une Histoire générale des mathématiques par Charles Bossut (1810), etc.
L’étude des langues anciennes et étrangères est largement représentée, la philologie y tient une place de choix.
Rabelais est bien là, dans son édition de 1725 en 5 vol. in-12, relié en veau. Même Madame de Sévigné a eu les honneurs du polémiste (Lettres, 1786, 9 vol. basane époque).
Quelques livres de voyages, dont la Découverte des Indes occidentales par les espagnols, par Las Casas, 1697, relié en veau.
L’histoire ancienne et moderne est bien fournie. Les classiques y sont tous ou preque.
Pour toute bibliographie La Mennais possédait quelques titres seulement dont le Dictionnaire des ouvrages anonymes par Barbier dans son EO de 1806.
L’examen approfondi de ce catalogue ne nous a pas permis de trouver de livres luxueusement reliés en maroquin ou sortis d’ateliers de reliure de l’époque (Simier, Thouvenin, Bozerian, etc.). Visiblement M. de La Mennais n’était pas amateur de reliures d’art. Il semble avoir toujours privilégié le contenu au contenant.
« On peut généralement, à l’examen des livres d’une bibliothèque, prononcer sur les goûts et surtout sur la direction des études et des travaux de son fondateur » (extrait de l’avis du libraire). C’est bien le cas ici. On sent l’homme derrière ses livres. Tout transpire de manière assez limpide.
M. de La Mennais, né à St-Malo en 1782, a 55 ans lorsqu’il décide de vendre, de son vivant, la bibliothèque qui est dans son château de La Chesnaie en Bretagne. C’est sans aucun doute un besoin pressant d’argent qui l’y oblige. Il meurt à Paris en 1854 à 72 ans. On imagine que pendant les presque vingt dernières années de sa vie il réussit à reconstituer le fond de sa bibliothèque.
Le Château de La Chesnaie (commune de St-Pierre-de-Plesguen, I.-et. V.) ancien manoir des Lamennais. Les livres vendus étaient ici.
Je terminerai ce petit exposé par une belle page de Charles Nodier, prince des bibliophiles de son époque et qui s’exprimait ainsi dans le Bulletin du Bibliophile de 1836-1837 :
« M. de La Mennais vend ses livres, et il ne les vend probablement que parce qu’il a besoin de les vendre. Cette particularité restera dans la mémoire des hommes comme un des traits caractéristiques du siècle d’or que la révolution libérale et humanitaire nous a fait. (…) Je recommande la bibliothèque de M. de La Mennais aux amateurs de livres ; je la recommande aux hommes de cœur. Quiconque a une âme et un écu doit placer parmi ses livres un des livres qui ont appartenu à M. de La Mennais. » (Charles Nodier, Bulletin du Bibliophile, 1836).
Exemplaire en reliure pleine de l’époque de l’Essai sur l’indifférence en matière de religion, 4 volume in-8, 1817-1823.
Je ne sais rien des résultats d’adjudication pour cette vente de janvier 1837. Mon catalogue est vierge de toute annotation. Certaines pages étaient même encore non coupées lors de ma première lecture …
Je ne sais pas plus s’il y eut une nouvelle vente des livres de La Mennais après sont décès ?? Sans doute.
En espérant vous avoir fait découvrir un sentier méconnu,
Amitiés bibliophiliques, Bertrand Merci Bertrand,H
Notes :
(1) Hugues-Félicité Robert de Lamennais, né à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) en 1782 et décédé à Paris en 1854, était un écrivain et philosophe français. Son nom de famille est Robert et c’est en s’inspirant du lieu-dit « la Mennais » où son grand’père possédait une métairie qu’il se nomma ainsi. Issu d’une famille pieuse de petite noblesse récente, il fut ordonné prêtre en 1816. Philosophe chrétien, connu pour être un personnage ultramontain, Lamennais peut être considéré comme le précurseur du catholicisme libéral, du catholicisme social, ainsi que de la démocratie chrétienne. (source Wiki).
(1) Catalogue de la bibliothèque de M. F. de Lamennais. (faux-titre). Catalogue de livres rares et précieux provenant de la bibliothèque de M. F. de Lamennais, dont la vente se fera le lundi, 2 janvier 1837, et jours suivants, à 6 heures du soir. Rue Vivienne, n°17. Par le ministère de MM. Bonnefond de La Vialle et Barbier, commissaires-priseurs. L’exposition aura lieu tous les jours, de midi à 4 heures, à partir du 15 décembre. Paris, Paul Daubrée et Cailleux, éditeur des œuvres complètes de M. F. de La Mennais. Rue Vivienne, n°17, 1836. 1 volume in-8 (21,5 x 13,5 cm) de (2)-iij-(3)-160-(4) pages, broché, non rogné, imprimé sur beau papier vergé fin. Localisation : Fonds ancien de la BM de Rennes. Cote 349014. BNF, Paris, cote FRBNF36558851. Peut-être en existe-t-il d’autres dans d’autre fonds mais ce sont les deux seuls exemplaires que nous avons répertorié. Ce catalogue semble fort rare. Sans doute n’a-t-il été tiré qu’à un très petit nombre d’exemplaires.
— Continuer la balade —




suite à tous ces commentaires passionnants (surtout les plus récents), je verrais bien une enquête de l’IGLI sur ce sujet…
C'est curieux de lire sous la plume de Jules Le Petit, dans L'Art d'aimer les livres, que l'ex-libris diminue la veleur d'un exemplaire 😮
Il y a des ex-libris d'une grande humilité qui renseignent peu sur la provenance mais qui renseignent sur le lecteur. Cet exemple (traduit du provençal en français) sur joli papier teinté :
Le temps passe
Autant qu'il passe bien
J.Y.L
Invitation à la méditation. Pierre
@Calamar : on fait un club des mal rasés ? (ou des pas rasés du tout).
B.
je suis seulement mal rasé…
A la vente de Baecque, il y avait de nombreux livres avec des ex-libris sur cuir. C'est le top du tuning de Ferrari, non ?
Par ailleurs, la provenance c'est très bien, mais je ne suis pas certain que trouver un ex-libris aide toujours. Souvent on se trouve devant un monogramme, éventuellement illisible…
D'autre part, il me semble bien que certaines grandes provenances se passent d'ex-libris. Comme par exemple les livres du Colonel Sicklès (le dernier, pas celui qui est mort en 1914).
Calamar (qui n'arrive plus à publier avec son pseudo…)
On sent bien que depuis hier notre ami Hugues est habité par un mix de San Antonio et de Michel Audiard.
Ce n'est pas pour me déplaire.
Plus que de bibliophilie, lorsqu'on découvre un ex libris, qu'il ait appartenu à un bibliophile connu ou inconnu, on parle à mon avis d'histoire d'un livre, son parcours, et là, en fonction de qui on apprécie, cela peut devenir vite passionnant.
B.
Calamar? Tu es barbu????
Voilà ce que c'est à force de ne jamais voir en vrai les bibliophiles!
🙂
Hugues
j'arrive un peu tard, tout est dit… donc si je comprends bien, les barbus c'est chelou.
Un parallèle qui n'a pas été fait : ex-libris, ou encore plus super-libris, avec les armes sur les plats (surtout si elles sont postérieures) ?
les armes, même de parfaits inconnues, apportent tout de même une plus-value au livre. De même que les ex-libris des personnes célèbres (par exemple ceux mis en illustration de l'article).
Mais c'est vrai qu'on connaît de magnifiques ex-libris de parfaits inconnus, dont le nom ne survit que grâce aux nombreux ouvrages ornés de ces Ferrari rutilantes. Bertrand avait fait un article sur un de ces bibliophiles, je ne me souviens plus de son nom ?
Justement Viator, j'essaie de réfléchir le moins possible, j'ai déjà essayé une fois et j'ai trouvé ça super fatiguant. Alors apprendre vous imaginez. Heureusement, vous êtes là pour reprendre le flambeau.
Sur Granvelle, un cardinal qui a des enfants naturels ne peut pas être totalement mauvais, aussi l'homme est éminemment respectable, c'est le bibliophile que je trouve quelconque.
Depuis hier soir, j'ai reconsidéré, finalement je trouve que Mahieu c'était un peu m'as-tu-vu. Finalement le supra libris au 16ème, c'est un peu comme une Panamera en 2011, ça pose un homme, et ça en remontre aux voisins. C'est un baltringue Mahieu, je préfère la Maserati quattroporte.
Et je maintiens, vous confondez ex-libris (sujet de ce post) et provenance, sans parler de l'intérêt du livre. Je trouve que Olivier (qui réfléchit, je le connais un peu) a assez bien résumé la situation: vaut quand même mieux un bon livre sans ex-libris ou provenance que l'inverse.
Jean-Paul: c'était une sorte de parallèle, si tu veux, l'idée de base était que peut-être tous les propriétaires d'ex-libris ne sont pas forcément bibliophiles, sans parler d'être un mec sympa.
Benoît: bien vu pour l'ex-libris 🙂
Hugues
Bibliophilia super marrantum est
si si un ex-libris indique bien une provenance Hugues… Pour moi surtout quand ce n'est pas indiqué sur un descriptif, découvrir un ex-libris est toujours un petit plus, surtout quand l'ex-libris est beau. Et c'est très intéressant au niveau de l'histoire du livre.
Hitler bibliophile !?
Pourquoi pas humaniste !!!
DOCTUS CUM WIKI!
Heureusement Internet ne peut pas tout Hugues. Parfois il faut aussi lire, voir, se déplacer, toucher, réfléchir, en un mot apprendre. Granvelle est un personnage complexe, certes, mais en rien comparable à Hilter. Ses reliures parlantes sont d'un raffinement extreme, le choix de ses textes ne doit jamais rien au hasard non plus. Cette provenance est en tout point remarquable!
PS. Supra Libris, ex libris (manuscrits, timbres humides ou secs, ou imprimés) nos renseignent TOUJOURS sur une provenance mon cher Hugues.
Benoit, le Voyageur n'est pas préssé, il chemine à son pas, le temps est avec lui.
Ouh là…
Bon Didot (en général, sans parler d'ex-libris), j'ai une passion coupable. J'avoue.
Pour le reste, c'est moins agaçant un beau livre superbement relié sans ex-libris que le même où le relieur n'a pas laissé de trace quand d'autres en laissent et on s'en passerait bien.
Mais après tout qu'un relieur laisse sa trace, quoi de plus normal même s'il n'a pas de quoi être fier, après tout l'exemplaire est "de lui" partiellement (et cela permet de remonter la trace des méfaits, aussi).
Un bibliophile n'est que locataire.
Olivier
Viator, vous devriez vous faire un ex-libris. Je vois bien un homme qui court.
Sourire
Benoit
Je suis toujours sérieux VIATOR. 🙂
Je crois que vous confondez ex-libris et provenance, et ex-libris et bon livre.
Sans parler de Granvelle. Lui, vraiment…
Hugues
Non je précise un peu ma pensée, c'est votre paralèlle qui n'était pas sérieux! Hugues, encore désolé mais pas d'ex libris perso sur mes quelques ouvrages, seul apparait au crayon l'empreinte des libraires…
Un barbu, un moustachu, ça se tient.
La bibliophilie n'est pas un truc sérieux Viator, ça se saurait.
La chasse, la philatélie, le golf, ok, mais la bibliophilie… You can't be serious.
Vous savez Viator, on peut être un grand bibliophile, faire vivre des artistes et même des libraires, sans avoir d'ex-libris!
Je crois que vous vous êtes égaré en route.
Bon allez, vous nous montrez le votre? 🙂
Hugues
Granvelle vs Hitler, prallèle peu commun…
Soyons sérieux, je parlais de bibliophilie!
Souvent, sans grands collectionneurs, pas d'artistes. Que serait Michel Ange sans Jules II…Trautz sans James de Rothschild. Et puis sans collectionneurs, pas de libraires!
Lecourt: triste sire.
Granvelle: vous l'avez connu? Il était pas jojo. Perso, j'aime pas trop les barbus, je ne les trouve pas francs du collier, un truc à cacher, forcément.
J'ai croisé récemment l'ex-libris d'Hitler dans un ouvrage. Touchant témoignage d'histoire, l'ouvrage se devait d'être recherché (et hop point Godwin).
Viator: j'espère que vous êtes membre de l'AFCEL, en ce qui me concerne je rassemble des ouvrages, pas des provenances, c'est pour cela que c'est annexe à mes yeux: je ne les enlève pas, mais bon je n'achète/ne recherche pas un livre pour ça.
Un ex-libris, une provenance seule, ne veut rien dire. Des beaux ex-libris sur les livres sans intérêt, bof. C'est pour ça que je n'ai pas acheté celui du petit Adolf, l'ouvrage n'était pas à la hauteur de l'ex-libris.
Et puis les moustachus, c'est chelou, vous trouvez pas?
Hugues
Ce commentaire a été supprimé par l’auteur.
Les collections de tous ces grands bibliophiles ( les Lecourt, Fugger, Colomb…)ns procurent de de precieux témoignages sur l'histoire au sens large et sur l'histoire du livre en particulier. A ce titre, ces précieux exemplaires se doivent d'être recherchés.
PS. Hugues, Concernant le cardinal de Granvelle je crois qu'il faut réviser encore un peu…
si j'ai bien compris, j'ai failli être un trou du c.. !?
Exactement!
Bon allez je file terminer le mien 🙂
H
J'aime bien quand tu te lâches Hugues ! On sent que ça te fait du bien (rire)
Je suis, si tu m'as lu sur le sujet, à peu près de ton avis, mais bon… même Lucien Descaves avait un ex libris alors…
Cela doit fait appel à certains instincts indéfectibles de l'homo sapiens.
B.
Beurre de cacahuète tout ça
Grolier: ok je lui mets un bon point parce qu'il les prêtait à ses potes.
Mahieu: ouais bof.
Granvelle: je me gausse. Soyons sérieux.
🙂
Hugues
P.S.: si on peut plus rigoler….
Disons que je ne mettrais pas une pièce sur l'humilité de tous, voire leur sympathie (mais c'est encore un autre débat).
Heureusement les années ont passé et qui peut dire aujourd'hui si Firmin Didot, Hoe ou Pichon n'étaient pas d'infâmes prétentieux confits dans leur orgueil, qui collaient leurs ex-libris en se gargarisant, etc.
Et oui, je blasphème mais bon.
Il y aurait beaucoup à dire sur l'intention "je vais me faire faire un ex-libris et le coller partout". Et il y a forcément de tout: respectables passionnés animés du plaisir de construire une bibliothèque et la cimentant ainsi, prétentiards de bas étage qui …. plus haut que leur …, trous du c.. qui décollent ceux des autres ou les recouvrent des leurs, hurluberlus animés du complexe d'Erostrate, etc.
Sourire.
Hugues
P.S: ça devrait être réglementé, j'envoie tout de suite un dossier à l'Europe. Comment "il est interdit d'interdire?", on se réveille les gars!
Grolier, Mahieu, Granvelle…ça compte pour du beurre?
Hugues, de quel "état d'esprit" s'agit-il ?
oui, tu as raison, et comme je n'ai ni état d'esprit fixé, ni esprit d'état affirmé, me voilà dans de beaux draps (de soie évidemment)
B.
A ton service.
D'ailleurs en passant, l'ex-libris, ça dénote quand même d'un certain état d'esprit.
H
Quel homme sage ! et grand ! …
Petit bibliomane que je suis (rires)
Je m'en retourne d'où je viens (snif).
B.
C'est parce que tu n'es pas bibliophile, c'est bien connu (sourire).
A part Racine, tu constateras que ces ex-libris sont surtout ceux de bibliophiles, c'est pour cela que je ne me pâme pas devant eux; enfin pas devant leurs ex-libris et le fait qu'un livre vienne de chez Hoe ou Didot (même si je suis admiratif devant les bibliothèques de ces bibliophiles). Dans le cas d'envoi ou d'un ex-libris d'auteur la chose peut-être différente, si je suis sensible à l'auteur.
Un ex-libris de… au hasard Boylesve ou Henri Bordeaux par exemple, me laisse également assez froid.
Après, je le redis, l'avantage du predigree et surtout de savoir que le livre a plus de chances d'être "sain".
Pour ce qui est de la valeur marchande, je n'avais même pas entré cette inconnue dans l'équation…
Hugues
"je ne suis pas vraiment sensible aux provenances" ah ?
Pourtant une provenance peut au contrait émouvoir, c'est en tous les cas comme cela que je ressens les choses.
Pas pareil un exemplaire qui est passé entre les mains de Proust, d'Hugo ou de Voltaire que le même anonyme. L'émotion en plus.
Et si cela se traduit le plus souvent par un prix largement décuplé lorsque la provenance est célèbre (par ex. Racine), alors c'est le signe, à mon avis, que le bibliophile est d'abord un être sensible, qui pense d'abord a ses émotions, avant son porte-monnaie (rires)
B.
Pareil Michel, en réalité ça me laisse assez froid, je ne suis pas vraiment sensible aux provenances, je dois l'avouer.
Le seul intérêt que je leur trouve, c'est que c'est souvent un gage de qualité pour un ouvrage, il est souvent complet, bien relié, etc.
Hugues
Belle brochette. C'est toujours sympa d'avoir une provenance, même si je n'achète jamais un livre pour ça.
Michel
ou quand l'ego fait écho (je blague…)
B.