Les Trésors de la bibliothèque du musée Royal de Mariemont, et la visite d’un bibliophile d’exception

Amis Bibliophiles bonjour,
Heureux bibliophile que Lauverjat qui a pu visiter pour nous l’exposition « Les Trésors de la bibliothèque » du musée Royal de Mariemont, et bénéficier de visites commentées de la réserve et de l’exposition par les conservateurs et Michel Wittock lui-même. Il nous en fait tous profiter.
« Les 2 et 3 octobre derniers, le Musée royal de Mariemont (Belgique) clôturait en fanfare l’exposition consacrée aux ”Trésors de la bibliothèque”. Le coeur de cette bibliothèque a été constitué par l’industriel Raoul Warocqué mort en 1917, qui légua ses collections et son domaine à l’Etat belge.
La bibliothèque rescapée de l’incendie du château en 1960, organisa une précédente exposition de ses livres les plus prestigieux en 1967, sous la responsabilité de son premier conservateur exclusif, Paul Culot.
Depuis le 26 juin, une centaine de pièces parmi les plus précieuses étaient de nouveau exposées. Les traits dominants de l’ensemble étant l’exception, la qualité de reliure, la provenance et la rareté. reliure anglaise in-folio sur David Loggan, Oxonia illustrata, Oxford, 1675
Pour ce dernier week-end donc, le Musée organisait dans l’ensemble de ses départements des visites guidées et des interventions conduites par ses conservateurs et des experts invités sur le thème générique de la masculinité. C’est ainsi que nous avons pu pénétrer dans la réserve précieuse pour y suivre, documents autographes et livres en mains, un dialogue entre Gilles Docquier (Responsable des collections d’Histoire régionale) et Bertrand Federinov (conservateur Réserve précieuse) sur les grands personnages ayant influencés l’histoire de la région. Marie-Blanche Delattre (responsable bibliothèque documentaire) nous a commenté avec précision les pièces exposées. reliure réalisée pour Thomas Mahieu, sur Procope de Césarée, de bello persico, Rome, 1509. attribuable à Claude de Picques, exemplaire de Robert Hoe
Enfin François Mairesse (ancien directeur du Musée et bibliophile) a reçu Michel Wittock en voisin pour une conversation à bâtons rompus sur les trésors exposés, ses goûts et ses pratiques de bibliophiles. Il nous a confié ses envies et ses jalousies dans l’exposition (une reliure renaissance exécutée par Thomas Mahieu par exemple) mais aussi son histoire de bibliophile précoce, ses rencontres et la place envahissante qu’avait parfois pris les livres dans sa vie et sa maison.Hygin, Poeticon astronomicon… Venise, 1485.
Que reste-t-il me direz vous de cette exposition aujourd’hui, outre les enseignements de rencontres privilégiées? Le catalogue de l’exposition apporte une documentation sur 91 pièces illustrées en belle page (la belle page est la page impaire en imprimerie), à pleine page, avec la notice détaillée en regard. 
Tous les numéros sont repérés par une marque de couleur indiquant les reliures (un tiers des numéros), les manuscrits, les imprimés, les livres illustrés, les estampes et les livres d’artistes; un livre de référence donc.
Merci LauverjatHugues

La lettre du bibliophile

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À lire ensuite

Les publications de l’Académie des Sciences

Les publications de l'Académie des Sciences


Amis Bibliophiles Bonsoir,
Bernard vous propose ce soir de découvrir les publications de l’Académie des Sciences.
Pour qui s’intéresse à l’histoire des sciences, les travaux des Académiciens sont (ou plutôt étaient), de première importance. Quelques mots sur cette vénérable institution.
Au XVIIème siècle certains savants ont l’habitude de se réunir chez un mécène ( Renaudot par exemple), pour discuter de sujets d’actualité. Colbert décide de créer une académie générale. Il choisit un petit groupe de savants qui s’assemblèrent le 22 décembre 1666 dans la bibliothèque du roi. Cette première Académie des Sciences comprend seize académiciens, dont l’un d’eux, l’oratorien Jean-Baptiste Du Hamel, est secrétaire perpétuel.Au XVIIème siècle seuls les travaux les plus importants sont publiés. L’Académie fait paraître des extraits de ses registres sous forme de fascicules de seize pages. Il y eut douze livraisons pour 1692, onze pour 1693. On y trouve 78 mémoires originaux de Varignon, Cassini, La Hire, Rolle, etc. Le recueil de 1694 comprend cinq Mémoires de Philippe de La Hire.En 1699, Louis XIV donne à la compagnie son premier règlement ainsi que son titre d’Académie Royale et il l’installe au Louvre.
Sous l’impulsion de Fontenelle, l’Académie publie entre 1729 et 1733 une série de volumes intitulés Histoire puis Mémoires de l’Académie Royale des Sciences depuis son établissement en 1666 jusqu’en 1699 . Les deux premiers tomes retracent l’histoire de l’Académie jusqu’en 1699. Les douze tomes suivants contiennent la réimpression des mémoires publiés avant 1699.Les mémoires des années 1699 à 1790 paraissent entre 1702 et 1797. La collection complète comporte au total 114 volumes. Les travaux de Lavoisier, Laplace, Condorcet et bien d’autres paraissent pour la première fois dans ces volumes.L’académie propose périodiquement un sujet de recherche ouvert à tous et attribue un prix aux meilleurs travaux. Ceux ci sont alors publiés à ses frais. La série complète des Prix est très rare ; elle contient les mémoires de 1720 à 1772. Après 1772, les Pièces paraissent dans les Mémoires de mathématique et de physique présentés par divers savants.Le 8 août 1793, la Convention supprime toutes les Académies. Deux ans plus tard, le 25 octobre 1795, est mis en place un Institut national des sciences et des arts regroupant les anciennes Académies scientifique, littéraire et artistique. Les mémoires de l’Institut de l’an VI à 1815 sont publiés en 16 volumes. On y trouve les travaux fondamentaux de Haüy, Chaptal, Laplace, Coulomb, Biot, Rumford, Berthollet, Lagrange, Malus, Poisson, etc.En 1805, l’Institut national des sciences et des arts est transféré dans l’ancien collège des Quatre-Nations. En 1816, l’Académie redevient Académie Royale…Dans cette série on retrouve les noms prestigieux de Poisson, Fresnel, Ampère, Chevreul, Becquerel, etc.
Malheureusement, les travaux des Académiciens n’étaient imprimés que deux ou trois ans après leur lecture à l’Académie, ce qui souvent les rendaient obsolètes. Aussi, en 1835, sous l’influence de François Arago, sont créés les Comptes rendus hebdomadaires de l’Académie des sciences pour une diffusion plus rapide des travaux des scientifiques français et étrangers. Ces comptes rendus sont encore publiés actuellement.
Voila un résumé très rapide de l’histoire de l’Académie des Sciences. Je pense qu’aucun bibliophile ne possède la totalité des publications. Certains volumes sont fondamentaux pour l’histoire des sciences. Ils sont rarement sur le marché. Peut-on les considérer comme des « incomplets » ?
Merci Bernard,H

7 Commentaires

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  3. on peut signaler que votre confrère et concurrent "Art & Métiers du Livre a publié un grand article sur Mariemont dans son dernier numéro;
    Bien cordialement
    Patrick C

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