Mignonne, allons au Chateau de Chantilly..

Amis Bibliophiles Bonsoir,

J’ai déjà eu l’occasion de vous parler ici du superbe ouvrage « Mignonne, allons voir… », paru à l’occasion de l’exposition éponyme qui s’est déroulée à la Fondation Bodmer (Cologny) et qui présente les « Fleurons de la Bibliothèque poétique de Jean Paul Barbier-Mueller« , consacrée aux poètes français de la Renaissance.

Ouvrage superbe, collection époustouflante. Sachez en tout cas que cette collection sera présentée pour la première fois au public au sein du prestigieux cabinet des livres du chateau de Chantilly, du 19 mars au 4 août 2008.
Pierre de Ronsard, Les Oeuvres… (Paris, Gabriel Buon, 1571, 3ème édition collective)L’intitulé exact de l’exposition est « Mignonne, allons voir… – Fleurons de la Bibliothèqe poétique de Jean Paul Barbier-Mueller ». Vous pourrez y découvrir le plus grand ensemble d’éditions ronsardiennes jamais réuni : Ronsard sera au centre de l’exposition avec Les Amours de 1552 et 1553, le Bocage de 1554 en maroquin mosaïqué et plusieurs éditions originales connues en deux ou trois exemplaires seulement, sans parler d’une reliure aux écussons de Nodier, dont j’ai déjà parlé sur le blog, recouvrant la seconde édition des Euvres de Louisse Labbé (1556).

Ces trésors seront accompagnés d’une sélection d’ouvrages provenant de la bibliothèque du Duc d’Aumale, effectuée par Jean Paul Barbier-Mueller.

Etienne Tabourot, Les Bigarrures, (Lyon, les héritiers de Benoît Rigaud, 1599-1600). Exemplaire de Louise de Lorraine, Reine de France et veuve d’Henri III.Nicolas Ducimetière, commissaire de l’exposition et auteur de « Mignonne, allons voir… » est un fidèle lecteur du blog et il a la gentillesse d’offrir une vingtaine d’invitations à ceux d’entre vous qui souhaitent se rendre à l’exposition. Merci beaucoup à lui.

Pour recevoir votre invitation, envoyez moi un email à blog.bibliophile@gmail.com

A noter que si vous souhaitez profiter d’une visite guidée, cela sera possible le 29 mars et le 26 avril 2008 (ce sera alors Mme Toulet, conservateur de la bibliothèque du chateau de Chantilly qui vous guidera) ou le 28 juin, et ce sera alors Nicolas qui vous fera découvrir ces merveilles. (la visite guidée est gratuite).

Deux choses à retenir donc :

1. Des invitations (en nombre limité) sont à votre disposition.
2. C’est un grand moment de bibliophilie de l’année 2008, à la fois de par la richesse des livres présentés et par la magie du lieu… à ne pas rater donc si vous le pouvez.
2bis. C’est agréable de constater que le blog est aussi bien fréquenté! (je parle aussi pour vous, bien sûr!).

H

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À lire ensuite

Miscellanées de Monsieur H.: une énigme, un écho scientifique…l’Accademia del Cimento

Miscellanées de Monsieur H.: une énigme, un écho scientifique…l'Accademia del Cimento

Amis Bibliophiles bonsoir,
1. Olivier vient d’acquérir un ouvrage. C’est un petit volume manuscrit dont le dos a été rafait et qui semble antérieur au 17ème siècle. Il est entièrement réglé, toutes tranches dorées. C’est un recueil de textes divers en latin majoritairement, mais aussi en grec et en français. Olivier a sa petite idée avec son « latin de cuisine », mais il continue de me poser trois questions toutes simples : 1) c’est quoi; 2) c’est de quand; 3) c’est à/de (la main de) qui?





Pensez-vous pouvoir l’aider?
2. René, inspiré par l’un des derniers articles de Bertand, vous propose une petite suite ou plutôt un « antécédent » consacré à une importante manifestation de l’esprit scientifique au XVIIe siècle…. je lui laisse la parole….

Après le temps des « ingénieurs » -mot signifiant dans son sens initial « inventeur de machines »-, on assiste à la  fin du XVIe et au XVIIe siècle, dans les domaines de la physique et en astronomie, au développement des « méthodes scientifiques » basées sur l’observation, l’expérience et le calcul.  
L’ACCADEMIA DEL CIMENTO (Accademia dell’esperimento), est la première société savante scientifique à mettre en pratique la méthode expérimentale galiléenne.Elle est fondée à  Florence en 1657 (cinq ans avant la Royal Society de Londres et neuf ans avant l’Académie des Sciences de Paris) à l’initiative des principaux disciples de Galilée, Evangelista Torricelli et Vincenzo Viviani, et sous le patronage de Ferdinand II de Médicis et de son frère le prince Léopold. Leur but était de compléter les travaux de Galilée par des expériences  mettant en évidence la supériorité des nouvelles théories. Cette société se devait d’observer les principes suivants :- L’expérimentation (examen des causes des phénomènes scientifiques) et la publication des résultats.- La réfutation des spéculations non fondées,- La création des instruments scientifiques de laboratoire,- Les définitions des unités de mesure,Les membres effectuent donc de nombreux expériences, principalement dans les domaines de la thermométrie, de la barométrie et de la pneumatique,  à l’aide d’instruments de leur invention et de nouvelles méthodes de recherche.
Les travaux de cette institution servirent de modèle aux laboratoires du XVIIIe siècle. Après une existence assez éphémère, les activités de l’Accademia s’arrêtèrent en 1667 sur la publication en 1666 par  le secrétaire Lorenzo Magalotti des résultats des travaux, texte rédigé en langue vulgaire (italien) sous le titre « Saggi di Natvrali Esperienze fatte nell’Accademia del Cimento sotto la protezione del Serenissimo Principe Leopoldo di Toscana e descritte dal Segretario di essa Accademia ». Une seconde édition paru en 1691.  Des éditions en langue anglaise et en langue latine furent publiées jusqu’à la fin du XVIIIe siècle.
C’est le compte-rendu des expériences menées par Torricelli et plusieurs autres savants, dans ce que nous appellerions aujourd’hui le premier laboratoire de recherche. On y trouve des chapitres sur la chaleur et le froid, l’humidité de l’air, la mesure du temps (pendule), la lumière et le son, l’aimant,   l’électrostaticité de l’ambre et le plus important sur la compressibilité de l’air. Les textes sont accompagnés de nombreuses planches gravées par Modiana, en autres, le tube barométrique de Torricelli, illustration que l’on trouve encore de nos jours dans les traités de physique élémentaire. Cet ouvrage, dans sa seconde édition de 1691,  est un volume in-folio relié plein vélin d’époque, comportant 1 f.bl., faux titre, titre, portrait de Cosme III Grand Duc de Toscane, 6 ff. dédicace et avis au lecteur, 269 pp. de texte, 9 ff. de tables , 75 planches gravées, à pleine page, la plupart répétées, bandeaux, lettrines et culs-de-lampe. Rappelons les noms des principaux savants de l’époque que nous venons d’évoquer :Copernic (1473 – 1543) –  Tycho-Brahé  (1546 – 1601) –  Galilée (1564 – 1642) -Kepler  (1571 – 1630) –  Descartes (1596 – 1650) –  Pascal  (1623 – 1662) –  Newton (1643 – 1727)

H

4 Commentaires

  1. Quelle belle perspective que de retrouver « en vrai » ces merveilles. C’est vrai que le catalogue est fabuleux : exemplaires exceptionnels, mais aussi beau papier, clichés magnifiques et petit prix pour couronner le tout…
    Les notices d’une richesse insondable sont à la hauteur de la collection. Bref, un beau moment de lecture bibliophilique.
    Philippem

  2. Rebus selon Tabourot :

    ooooo éééé font aaaaa pons

    J’ai choisi un exemple soft.

    Très belle exposition en perspective, mon exemplaire du Commentaires sur la sepmaine de la création du Monde de Du Bartas serait heureux d’y retrouver ses vieux amis.

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