Amis Bibliophiles Bonsoir,
Pierre souhaitait compléter mon message sur Sylvestre Bonnard… Je lui cède la parole:
« Hugues nous conseillait dernièrement la recouverte d’Anatole France et en particulier de l’exercice de style qui lui a permis, à dessein, de conquérir le coeur des académiciens au moment de décerner leur prix annuel après un vote impartial. Il savait ces messieurs de l’Institut, bibliophiles, et ce Sylvestre Bonnard aurait pu être l’un deux…


Hugues nous indique qu’il est certain qu’Anatole France a donné à certains illustrateurs et éditeurs l’occasion de montrer toutes les facettes de leur talent.
Je vous propose à travers quelques photographies de constater qu’une belle reliure, une belle typographie et de belles gravures peuvent rajouter du talent à un beau texte, « Thaïs » pour le cas qui nous intéresse, et en faire un ouvrage exceptionnel. 

Les photographies ont été prises à toute vitesse et j’ai été gêné par l’extrême luminosité qui accompagne cette agréable saison en Provence. 🙂
Je sais que apprécierez néanmoins la qualité de l’ouvrage. »
Merci Pierre, ce qui est assez étonnant est que cet ouvrage semble avoir inspiré les éditeurs et les relieurs, j’en ai effet déjà eu entre les mains plusieurs très belles éditions.
Comme promis, je reviens vers vous concernant le déjà traditionnel déjeuner des Bibliophiles du Blog qui se tient pendant le salon du Grand Palais. Celui-ci se tiendra à Paris, le samedi 20 juin. Comme l’an passé, nous nous retrouverons devant les marches du Grand Palais vers 12h00 avant d’aller rejoindre un restaurant voisin. Le principe reste le même que les dernières fois: bonne humeur, simplicité et bibliophilie. Le prix du repas sera au maximum de 25 euros par personne (difficile de faire mieux dans le quartier).
Trois choses changeront cependant cette année:
1. Jean-Paul regrette terriblement mais il ne sera pas parmi nous, puisqu’il marie l’une de ses filles.
2. Comme nous irons au Salon avant ou après le déjeuner, il est préférable de ne pas amener de livres à montrer aux autres convives.
3. Je remettrai aux souscripteurs leur exemplaire de la Nouvelle Revue des Livres Anciens.
Je vais adresser une invitation en bonne et due forme à la quinzaine de convives habituels mais si vous voulez nous joindre à nous pour la première fois (franchissez le pas, vous ne le regretterez pas), vous pouvez me contacter à blog.bibliophile@gmail.com.
H
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Une reliure qui a des nerfs…!
Quant aux échanges précédents, mon hypothèse est qu'il s'agit d'une expérience de psychologie expérimentale.
Olivier
Sandrine,
Sur ce message, vous postez une nouvelle fois un tiers des commentaires, dont parfois 4 à la suite.
Certains sont simplement illisibles parce que bourrés de fautes diverses, de frappe ou de grammaire, d'autres n'ont qu'un intérêt limité, l'un enfin est une énorme erreur, encore plus pour un professionnel.
Ce comportement me vaut de nombreux emails de lecteurs désabusés qui trouvent une nouvelle fois que vous polluez le blog, et génère des réactions épidermiques dans les commentaires, que je suis las de traiter.
Il me semble que vous avez été pourtant invitée plusieurs fois à la modération, par Gonzalo, par Benoît, par moi. Ceci ne semble pas porter ses fruits.
Merci d'en tenir compte une bonne fois pour toutes, et de retrouver la voie de la modération. Je ne laisserai pas un grand nombre de lecteurs être pollués ainsi.
Merci
Hugues
Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.
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Le problème c'est que nous, on ne s'en remettra pas… Une relieure qui fait de telles erreurs….
Peut-être qu'en parlant moins, beaucoup moins, mais mieux, vous auriez l'air plus pertinente.
Ne pouvez vous vous taire un instant et laisser parler cexu qui savent?
Jacques L.
PS: sans parler de votre écriture, que même Champollion aurait du mal à décrypter. Vous avez un blog, je crois, exprimez vous là bas.
Bonsoir bibliophile Rhémus, le doreur sur tranche pour moi n'est pas le m^me que le doreur sur dos. Les compétences ne sont pas les mêmes; c'est le relieur qui compense les témoins au début de la reliure pour pouvoir pratiquer une endossure correcte en queue du livre.. le doruer dore sur le dos sont titre en dernier, puisque pour dorer les tranches il ne faut pas que la couvrure soit réalisée.
Je ne connais pas d'autre doreurs en france que la societé Hermet , je crois, qui a repris l'entre prise de M. Cock. Connaissez vous d'autres artisans qui pratiquent cette technique de façon impeccable?
merci de votre réponse.
Bien à vous
Sandrine
La dorure sur témoins, qui nécessite une dorure soigneuse et minutieuse, n'est effectivement pas à la portée de n'importe quel doreur.
oui c'est vrai j'ai dit une connerie enorme mais bon je m'en remettrais…
🙂
in 8 raisin= 3 pli=8 feuillets = 16 pages
Format du raisin 50*65 ce qui fait un livre au format avant rognage de 24,5*16
Des cahiers de 32 pages dans un in-8 ?! Vous n'avez pas fini de nous étonner, chère Sandrine…
Bonsoir, les témoins sont la différence en te les pages d'un livre lorque la feuille imprimée et calée par l'imprimeur , ne l'est pas de façon réguliére sur la presse. Au pliage et à l'assemblage puisque l'imprimeur imprime sur, par exemple un format raisin pour un in8 vous donnera des cahiers de 16 feuilles, 32 pages, avec des différences en tête, gouttière( opposée au coté de dos, le mors) et queue du livre. Seule la t^te etant dorée, dans ce cas… essayez de dorer la gouttiére et la queue du livre, avec témoins de 4 cms sans compensation…. avec tout le respect que je vous dois…
;-))
Bien à vous et avec mon amitié bibliophilique
sandrine
Il est bien d'oser, Gonzalo, du moins de cette façon et sur ce sujet : on appelle "témoins" en reliure les feuillets les plus petits que le relieur ne doit pas atteindre à la rognure; "dorer sur témoins" un livre aux tranches non rognées, c'est dorer le bord des feuilles inégales sur la tranche.
D'accord avec Jean-Paul. Si la couverture est vraiment très sale, rien n'empêche de la faire relier à la fin du volume, avec le dos…
Une question de béotien, mais j'ôse tout (oui, je sais, moi aussi j'ai vu les tontons flingueurs…) : qu'est-ce que c'est que les "témoins" dont vous parlez avec tant de passion?
Bernard,
Toujours relier couverture et dos d'un livre XIXe.
"Peremptorius", certes,diront certains, mais c'est la règle depuis au moins Vanderem, et c'est surtout la seule façon de ne pas avoir de regrets (qui ne servent à rien, comme vous le savez) : il y a des couvertures rarissimes ….
Une question que je me pose à chaque fois que je fais relier un ouvrage du XIXème: faut-il conserver la couverture imprimée, même lorsqu'elle n'est pas irréprochable, (salissures, déchirures, …). Il m'est arrivé de les faire doubler lorsqu'elles sont fragiles. Faut-il garder le dos comme l'ont fait certains relieurs, ce qui fait qu'on retrouve une bande verticale à la fin.
Le pb se pose surtout lorsqu'un envoi de l'auteur se trouve sur la couverture.
J'avoue que je suis presque toujours déçu à l'ouverture du livre lorsque je vois une couverture tachée …
Ma dernire solution: ne pas faire relier la couverture, mais la garder et la joindre à sa place au volume.
Bernard
J'ai eu un livre avec témoins à compenser… La galère.
Les erinnyes
petites collections littéraires exemplaire sur japon national hc
Je ne sais pas quoi penser sur ce livre;
Un exemplaire qui aura échappé au massicot? les proportions de mises en pages semblait montrer que les témoins aurait été plus petits.
Une facétie de l'imprimeur? un caprice d'un bon client? un essai avant le numéro 1, H.C.
Sandrine
par "témoins importants", Pierre parle de plusieurs centimètres, (jusqu'à quatre dans certains cas !) et surtout des témoins très irréguliers, ce qui se rencontre quelquefois, et là c'est vraiment une épreuve de feuilleter de tels livres. Ici ce n'est pas le cas, d'après les photos et mon propre exemplaire : les témoins font quelques rares millimètres. A peine peut-on les qualifier de témoins, ils n'ont presque rien vus…
Ce sont des témoins importants qui sont, en effet, ridicules car ils empêchent la lecture. Quand ils sont réduits, ils permettent d'apprécier la qualité du papier avant rognage et lui enlèvent son aspect industriel. Par contre, j'apprécie que la tranche supérieure soit rognée et dorée. Pierre
tout commentateur est un prosélyte en puissance…
et je partage l'avis de Pascalmarty : les témoins, c'est pénible… mais au moins personne n'a rogné le livre. A tout prendre, je préfère un livre avec témoins, à un livre trop rogné.
Magnifique sobriété de l'extérieur avec pour seule liberté les nerfs très saillants. Matériaux splendides pour les gardes et harmonies de tons parfaites. Je serais comblé, sans ce snobisme XIXe de laisser des témoins qui ne facilitent pas le tournage des pages (je vais peut-être m'attirer des foudres, mais je ne suis pas un prosélyte, hein, je parle juste pour moi).
Calamar dit faire attention à ne pas employer le mot police pour désigner un caractère. Ma remarque de l'autre jour sur le blog de Pierre ferait-elle donc pourtant de moi un prosélyte sans le vouloir ? : D
'ai une reliure assez comparable, de Noulhac également, sur une EO d'Anatole France. Seules différences visibles : les gardes sont en moire unie, ce qui est moins spectaculaire. Et les lettres du titre et du nom de l'auteur sont en minuscules, dans un autre caractère (je fais attention à ne pas écrire "police"). La reliure est en maroquin vert, de même que les gardes, et la doublure est apparemment du même maroquin que votre exemplaire.
Il y a également des doubles gardes, ce qui semble aussi le cas du votre.
Est-ce que Noulhac avait une spécialité de ce type de reliures, ou est-ce une coïncidence ?
Ce commentaire a été supprimé par l’auteur.
Voir Biheng-Martinon ?
Et bien justement je me penche dessus en ce moment… Peu d'infos disponibles… J'essaierai d'en faire un petit papier si je trouve le temps… Et si je trouve assez de matière, ce qui n'est pas le cas pour le moment… Si certains/nes ont des pistes…
Bonne question Gonzalo ! Je pense que les relieurs devaient se fournir vers les marchands d'étoffes et que ces étoffes, le plus souvent en fils de soie brodés ou brochés, venaient des meilleures fabriques, sans doute dans le lyonnais, les spécialistes de la discipline.
B.
Sait-on qui réalisait les gardes de soie pour les reliures, de manière générale? Quels brodeurs/tisserants?
Tout son art est dans la garde de soie
Une reliure signée de Noulhac c'est la certitude d'une exécution technique parfaite et une élégance dans les moindres détails. J'adore les reliures produites par cet habile artisan.
B.