Amis Bibliophiles bonsoir,
Je vous présente ce soir une acquisition récente, pour laquelle j’ai les yeux de Chimène. Il s’agît du Recueil de plantes coloriées pour servir à l’intelligence des lettres élémentaires sur la botanique de J.J. Rousseau, publié à Paris, chez Poinçot, en 1789. Cet ouvrage (tome 38) vient conclure les oeuvres complètes de Rousseau, proposées par Louis-Sébastien Mercier, François Henri Stanislas de L’Aulnaye, Pierre Prime Félicien Le Tourneur et Gabriel Brizard.
Je vous « épargne » les images sur les oeuvres complètes pour recentrer le message sur le recueil des plantes coloriés, et vous en proposer de nombreuses images. L’ouvrage contient 44 planches, qui ont été joliment coloriées à l’époque (le titre ne laisse planer aucun doute sur cela) et dont les couleurs sont magnifiques (les photographies ne leur rendent pas vraiment grâce). Il fût créé pour venir compléter Lettres élémentaires sur la botanique (1782).
Ce 38ème tome incarne joliment la passion de Rousseau pour la botanique. Rousseau découvrit tardivement la botanique (dans les années 1760), puis la délaissa pour copier des pages de musique ou écrire ses livres, avant d’y revenir vers 65 ans, car il préférait herboriser, ce qui le détendait, plutôt que réfléchir, ce qui le fatiguait et l’attristait, écrit-il dans la septième rêverie du promeneur solitaire. Pourtant ses Lettres sur la botanique lui permettaient de continuer une réflexion sur la culture, au sens large, commencée dans l’Émile, son traité d’éducation, et son roman, La Nouvelle Héloïse, où il s’interrogeait sur l’art du jardin.
Ici, au fil des 44 planches de Jean Aubry, chaque plante est présentée sur le feuillet de gauche avant d’être décrite de façon très pédagogique (et très scientifique) sur le feuillet de droite.
C’est le soin apporté à la coloration des images qui frappe avant toute chose et l’on peut penser qu’une telle publication devait être très coûteuse. Si l’un de vous sait comment dans la pratique ces planches étaient coloriées, cela m’intéresserait beaucoup.
H















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Petite promenade bibliophilique à Tarascon, chez Tartarin (et les autres!)

— Continuer la balade —
Livres
Un Livre à l’honneur : Le Gazetier Cuirassé par Charles Théveneau, dit de Morande
Curiosités
Une escroquerie bibliophile élaborée, les faux de Harry Buxton Forman et Thomas Wise… Des originales avant les originales
Au hasard des archives
Les différents types de reliure: la reliure dite « plein or »

Le premier personnage représentatif de Tarascon est Sainte Marthe. Vous savez sûrement que Marthe, Marie-Madeleine, Lazare et d’autres Saints ont accosté en Camargue. Marthe remonte le Rhône et arrive à Tarascon ou sévit un monstre (la tarasque). Implorée par ses habitants, elle capture le monstre et les tarasconnais se convertissent à la religion catholique. De beaux livres anciens racontent cette sainte vie mais on peut trouver pour rien quelques plaquettes amusantes.
Nous sommes, à Tarascon, très fiers de notre château médieval. Notre bon roi René a gardé son cœur pour la Provence à n’en point douter. A sa mort, Louis XI va s’emparer de ses biens et la Provence sera annexée sans guerre au royaume de France… Pourquoi ne pas se contenter d’une petite percaline illustrée pour se remémorer ce siècle ? 
Un ouvrage de la fin du 17eme siècle a réussi la gageure d’être plus imprimé que la Bible et l’on doit la chose à un tarasconnais méconnu de ses habitants. Le Sieur Barreme est à l’origine d’un ouvrage très utile aux commerçants de l’époque. Le livre des comptes faits qui permet la conversion des principales unités de mesures et leurs utilisations avec des exemples à la clef. Comme pour les livres de cuisine anciens, l’état des ouvrages laisse à désirer… (
Mistral est de Maillane mais appartient un peu à Tarascon tant il existe de félibres locaux qui ont été ses disciples. C’est à lui que l’on doit d’avoir fixé la langue Provençale et de lui avoir donné ses lettres de noblesse. Je conseille néanmoins les versions avec la traduction française et d’un poids inférieur à celui présenté si vous désirez en faire un livre de chevet… 
Tartarin est un peu le cauchemar de certains tarasconnais qui sont fatigués d’être assimilés à ce brave homme truffé de tous nos défauts. De façon cyclique se pose le problème d’élever une statue à un personnage imaginaire… Et alors dans l’assemblée échauffée… Tartarin renaît ! Daudet n’aurait jamais, même dans ses rêves les plus fou, pensé avoir enfanté d’un monstre éditorial aussi planétaire.
Pagnol appartient à Tarascon car il y a été enseignant et y a habité. Qu’on se le dise ! C’est pourquoi nous sommes féru de trilogies, si possible onéreuses et grassement illustrées. 
Voila ! J’ai présenté quelques livres mais j’ai oublié les partitions de Jean Gilles, les poèmes d’Alexandrine Bremond, les romans de Marie Mauron et les autobiographies de nos plus grands taureaux d’abrivados. Venez les découvrir ! Pierre
Félicitations pour cette belle acquisition. J'ai eu l'occasion, il y a quelques semaines, d'acquérir cet ensemble, mais j'ai laissé passer: le tome 38 manquait…
J'a-do-re !
Pour moi, il est fort probable que ce soit des planches coloriées à l'aquarelle. En effet, l'aquarelle peut être utilisé avec très peu d'eau, d'où l'absence de "décharge", surtout si chaque dessin a été laissé séché à l'air. L'aquarelle est soi dit en passant l'une des techniques "colorisées" qui tient le mieux dans le temps.
Outre cela, l'aquarelle est l'une des techniques les plus utilisés pour coloriser les ouvrages imprimés du 17e et 18e (je ne compte pas les livres religieux enluminés bien sur).
Il commence à y avoir les premiers essais de gravure en couleur, avec les premiers essais de lithographies et autre, mais c'est souvent avec une technique ditent "en pointillé". Pour cela, lire le livre de Twyman "Images en couleur", traitant des premiers essais de gravure en couleur, à travers les travaux de Engelmann et Hullmandel.
Cordialement,
Morgane.
Bonsoir
de biens belles planches en effet.
La connaissance de la technique utilisée pour la mise en couleur est une chose qui m'interesse énormément, j'ai découvert les résultats remarquables du travail des anciens aprés avoir acquis un exemplaire de PRIMI DE STIRPIUM HISTORIA COMMENTARIORUM de Fuchs dont toutes les planches sont coloriées.
La finesse de la mise en couleur ainsi que l'état de conservation remarquable des couleurs, sont vraiment époustouflants
http://picasaweb.google.com/nounours02210/FuchsPrimiDeStirpiumHistoria1# et http://picasaweb.google.com/nounours02210/FuchsPrimiDeStirpiumHistoria2#
bonne soirée
Pascal de Soissons
Une découverte pour moi. Ce superbe volume se suffit à lui même. Il semble en parfait état.Des fleurs en 1789!!!
Bernard
c'est très impressionnant ? est-il possible que les planches aient été aquarellées à la main ?
Et il n'y a pas de trace de décharge sur les pages en vis-à-vis. Y avait-il des serpentes aujourd'hui disparues ?
Bonjour Pierre,
Google: on en va quand même pas se laisser faire, si? sourire.
Rousseau: oui, ça prend de la place en effet!
🙂
Hugues
Merci de nous avoir numérisé cet ouvrage. Après le blogue, la presse, on s'attaque à Google maintenant ?
Dites-nous. Vous avez acheté tous les tomes pour pouvoir bénéficier de l'herbier ? La bibliophilie a des exigences d'espace auxquelles on ne pense pas ;-)) Pierre
Bonsoir, sait-on combien d'exemplaires de cet ouvrage ont été imprimés et coloriés? Comment le travail de coloriage était-il réalisé?
Merci
Irène
Superbe et apaisant.
Antoine.