Le nettoyage par le vide, ou comment prendre soin efficacement de sa bibliothèque

Amis Bibliophiles bonjour,

Il y a ceux qui ne font rien, il y a ceux qui passent un petit pinceau sur les tranches pour chasser la poussière (qui retombe très vite), il y a ceux qui craignent les vers et les poissons d’argent, alors qu’il n’y a plus de vers et de poissons d’argent ou presque… Il y a ceux qui couvrent leurs livres avec d’exécrables couvertures en plastique. Il y a ceux qui les cirent, trop, à mon sens on cire toujours trop.

Et puis il y a ceux qui font appel à la société Vacuum Cleaner, comme la Bibliothèque d’Alençon, pour prendre soin de leurs livres et les dépoussiérer un à un. Un travail de titan auquel se sont attelés quatre spécialistes habillés de combinaisons blanches, gantés et masqués depuis quelques mois, traitant chacun des 16 000 livres l’un après l’autre:  incunables, manuscrits médiévaux et enluminés, périodiques anciens et même un évangéliaire du IXe siècle.


La technique est éprouvée (« mais fais attention petit bibliophile, ne fais pas ceci à la maison »): une brosse aspirante est passée sur les six faces de chaque livre, ainsi qu’à l’intérieur de la couverture, avec une force adaptée à la fragilité de l’ouvrage. Après l’aspiration vient le nettoyage avec un chiffon à microfibres. Si une couverture vient à manquer, elle est remplacée par une couverture en papier bleu, au pH neutre, recommandé par la Bibliothèque nationale.

Ce processus permet aussi de repérer les livres attaqué par des champignons et de le marquer par une pastille verte, pour pouvoir ensuite le suivre spécifiquement.

Au delà des livres, c’es toute la bibliothèque qui est dépoussiérée: sols, murs, plafonds, les étagères sont démontées et remontées, puis couvertes d’un film translucide.

Plafonds, sol et murs sont, eux aussi, dépoussiérés à fond. Comme les étagères, démontées et remontées pour un nettoyage plus efficace. Propres et en ordre, les rayons sont ensuite couverts d’une bâche translucide.

H

La lettre du bibliophile

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À lire ensuite

Dans la bibliothèque du bibliophile: études prises dans le bas peuple ou Les Cris de Paris, par Edme Bouchardon. Ou les petits métiers de la rue dans le Paris du XVIIIe.

Dans la bibliothèque du bibliophile: études prises dans le bas peuple ou Les Cris de Paris, par Edme Bouchardon. Ou les petits métiers de la rue dans le Paris du XVIIIe.

Amis Bibliophiles bonjour, Dans la même veine que les Cris de Paris d’Adrien Joly (http://bibliophilie.blogspot.fr/2014/06/les-cris-de-paris-par-adrien-joly-ou.html), les Études prises dans le bas peuple ou Les Cris de Paris. Première [-cinquième] suite (Paris: Fessard, 1737-1746), et l’un des ouvrages de référence consacrés  aux petits métiers de la rue, ici à Paris, au mileu du XVIIIe siècle.  Edmé Bouchardon y déploie tout son talent dans un heureux compromis entre la spontanéité et la recherche de la perfection caractéristique des sculpteurs de son époque. Il fût élève de Coustou et obtint le prix de Rme en 1722, ville dans laquelle il séjourna pendant 10 ans. Rappelé à Paris, il fut nommé sculpteur du roi et effectua des travaux à Versailles et dans d’autres résidences royales. Ce superbe recueil de format in-folio contient 60 estampes dessinées par Bouchardon, qui furent livrées en cinq cahiers, ici reliés à la suite. Elles ont été gravées par le Comte de Caylus et terminées par Fessard. Dans l’esprit de Vermeer et de Chardin, les estampes sont très précises du point de vues de l’histoire des moeurs; on y retrouve les métiers de Paris au XVIIIe: le décrotteur, les écosseuses de pois, l’écureuse, le barbier, etc. Les quatre premiers cahiers portent l’adresse de Fessard, le dernier celle de Joullain, chacun est précédé d’un titre inscrit sur la première composition. La particularité de cet exemplaire est qu’il provient de la bibliothèque des Goncourt, portant à la fois leur chiffre doré aux centres des plats, leur ex-libris et une annotation manuscrite de Edmond.  

 



H

2 Commentaires

  1. C'est très bon la poussière. Elle est le velours fluide des choses, la pluie fine qui anémie les teintes escessives et les tons bruts [J.K. Huysmans].
    Espérons que nos livres durent jusqu'à ce que nous retournions nous-mêmes en poussière.
    Haro sur l'aspirateur, un très léger coup de plumeau une fois par an, pas plus.
    René

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