Au sommet, les dix livres les plus chers de l’Histoire: n°5, Le Premier Folio de William Shakeaspeare

Amis Bibliophiles bonjour,

Nous avons également déjà parlé du 5ème livre de ce classement, puisqu’il s’agît du premier Folio de William Shakeaspeare.

Il s’agit de la toute première compilation des œuvres théâtrales de William Shakespeare, imprimée au format in-folio. Le livre, composé de 36 pièces, a été édité en 1623, sept ans après la mort de l’artiste, par deux amis proches de l’écrivain, John Heminges et Henry Condell. Un des quelques 40 exemplaires complets recensés a été vendu 5,6 millions de dollars (4,3 millions d’euros) chez Sotheby’s.

Son titre exact est « Les comédies, histoires et tragédies de M. William Shakespeare » (Mr. William Shakespeares Comedies, Histories, & Tragedies). 
Imprimé au format in-folio et contenant 36 pièces. Bien que dix-huit de ces pièces aient été publiées in quarto avant 1623, le Premier Folio est le seul texte fiable pour une vingtaine d’œuvres, ainsi qu’une source majeure pour les autres. Le Folio recueille toutes les pièces généralement attribuées à Shakespeare, à l’exception de Pericles, Prince of Tyre et The Two Noble Kinsmen. Il ne contient aucun des poèmes.
H

La lettre du bibliophile

Si cette chronique vous a plu : recevez trois nouvelles par semaine — livres rares, reliures, enchères, et les Dossiers IGLI. 18 ans d'archives, quelques milliers de lecteurs.

Pas de pub, pas de revente de données. Désabonnement en un clic.

À lire ensuite

Un livre à l’honneur : Le Compendium Maleficarum par Guazzo

Un livre à l'honneur : Le Compendium Maleficarum par Guazzo

Le Compendium Maleficarum de Guazzo.
Francesco Maria Guazzo (15??-16??) était un prêtre italien de Milan. Il est resté célèbre pour avoir écrit le Compendium Maleficarum (1606), dans lequel il a tenté de faire une synthèse sur la sorcellerie et le malin.
Il a décrit les onze formules ou les cérémonies permettant d’invoquer Satan, ainsi que de nombreuses et circosntanciées descriptions des interactions, y compris sexuelles entre les hommes, les femmes, les incubes et les succubes.
Les sorcières y sont considérées comme l’une des preuves de l’existence du Diable et Guazzo explique comment elle allument un « feu fou et ignoble » à leurs sabbats :

« Le Diable est le président de l’assemblée et est assis sur un trône, sous une forme épouvantable, un bouc ou un chien, et elles s’approchaient de
lui pour l’adorer… »

Le Maître apparaissait aux sorcières du Valais sous la forme d’un bélier noir. Le bélier noir est le grand archétype du Dieu Cornu, Le Dieu des Animaux, le destructeur et le régénérateur de l’autre monde dont les symboles sont le crâne et le phallus.
En plus de ces lignes sur la sorcellerie, il a enfin établi une célèbre classification des démons, inspirés par un travail précédent par Michel Psellus. La voici en substance :

– Les démons des couches supérieures de l’air, qui n’établissent jamais une relation avec les hommes.
– Les démons des couches inférieures de l’air, qui sont responsables des tempêtes.
– Les démons de terre, qui demeurent dans les champs, les cavernes et les forêts.
– Les démons d’eau, qui sont des démons féminins
– Les démons de la partie souterraine de la terre, responsables de garder les trésors cachés, causant les tremblements de terre
– Les démons de la nuit, qui sont noirs et mauvais. Ces démons évitent la lumière du jour.
Cet ouvrage rarissime est un témoignage unique sur la vision de la sorcellerie, du Mal, du Diable et de la vision qu’en avait la Chrétienté au début du 17ème siècle.
En conclusion, deux choses :

1. Si vous en croisez un exemplaire, ce n’est pas le moment de faire le mesquin, dégainez votre carnet de chèques…

2. En relisant ces lignes et en repensant au Guazzo, ou au Malleus… je ne peux m’empêcher de citer un grand philosophe de la fin du 20ème siècle :

« Où sont les exorcistes quand on a besoin d’eux pour chasser la bête qui est en nous?… » Kurt Cobain, Nirvana.

Hugues

Images : les images incroyables du Compendium Maleficarum.

6 Commentaires

  1. Dans le classement c'est le premier livre imprimé de littérature "standard", ou ce sont l'auteur et les textes en E.O. qui font le prix et non l'unicité d'un manuscrit, la qualité de l'impression, l'imprimeur, les gravures splendides, ou les miniatures. Le prix de la gloire littéraire est donc à 5,6 Millions d'euros. Pour l'objet, vous pouvez avoir le "même"(rire) in folio début XVIIe dans une plus belle reliure, écrit par Tartempion Duchmol pour moins de 500 euro ! et peut être avec moins de rousseurs! Une consolation…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.