Cela fait une petite semaine que j’ai entrepris un rangement de ma bibliothèque, pour éviter que les livres anciens ne traînent un peu partout comme c’était trop souvent le cas.
Un vrai casse-tête… Quand ce ne sont pas les rayonnages trop courts de 4 centimètres pour pouvoir le dernier volume du Buffon au même étage que ces frères, ce sont les divers genres qui se marient mal (la militaria à côté des curiosa, etc.).
Comment faites-vous de votre côté? En ce qui me concerne, j’ai finalement opté pour l’approche suivante : je classe les livres par domaines (les voyages avec les voyages, l’occulte avec l’occulte, la littérature avec la littérature), me permettant quelques écarts pour bien caler les rayonnages… Je n’ai guère de problèmes d’époque, puisque 99% de mes livres sont « anciens », et j’ai donc choisi cette méthode pour pouvoir retrouver un livre plus facilement.
Parallèlement, j’ai regroupé les reliures intéressantes dans un coin particulier, qui me permet de les retrouver elles aussi plus facilement, d’autant plus que les sujets des ouvrages qu’elles recouvrent peuvent varier. (A ce sujet, je ne considère pas les reliures aux armes comme des reliures particulières, et elles vont donc rejoindre le thème qui les concerne).
Enfin, je fais des arbitrages ultimes : Robinson Crusoé doit-il se trouver avec les voyages ou avec les utopies, ou il rejoindrait Gulliver? Duguay-Trouin? Marine et voyages ou bien histoire?
Je me suis déjà livré à cet exercice plusieurs fois. Le plus amusant, c’est qu’on a beau être content de soi quand c’est terminé…. dès qu’un nouveau livre arrive, c’est la panique! La Guerre des Livres dans la bibliothèque, si vous voyez à quelle gravure je fais allusion.
Finalement, et c’est peut-être le plus réjouissant dans cet exercice nécessaire, on constate qu’une bibliothèque a vraiment une vie qui lui est propre, elle bouge et se transforme en permanence.
Vous, comment faites-vous?
Hugues
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Bibliophilie et Musicologie: le Musurgia Universalis d’Athanase Kircher
Cahier d’un élève du collège Louis le Grand de Paris, 1792 : 20 pages.
Cours de physique d’Edmond Becquerel 1837-1838 : 2 volumes de 604 et 500 pages. Antoine-César Becquerel eut trois enfants dont Alexandre-Edmond (dit Edmond), le troisième. Dès sa plus tendre enfance celui-ci reçoit bien évidemment une éducation scientifique de très grande qualité. Excellent élève au lycée Bourbon (l’actuel Lycée Condorcet) il est admis en 1837 à l’École Normale Supérieure puis à l’École Polytechnique l’année suivante. C’est à ce moment qu’il renonce aux Grandes Ecoles, pour se consacrer aux études universitaires et à l’enseignement en devenant aide-préparateur de son père, récent titulaire de la Chaire de Physique appliquée aux Sciences naturelles au Muséum. Edmond Becquerel est le père d’Henri Becquerel le découvreur de la radioactivité.

Cours de physique anonyme 1842-1843, 438 pages, remarquable par la finesse des figures.
Cours de physique anonyme 1845-1846, 296 pages, d’une superbe écriture (je trouve).
Cours de physique 1849-1850, 821 pages, superbement illustré. Ce cours d’un professeur était certainement destiné à être publié.
J’espère ne pas avoir réveillé de mauvais souvenirs de lycée à certains d’entre vous. Ce n’était pas le but.
Je fais et je refais, voila ma méthode!!!!
Ca ne plait jamais comment je range, alors, je change souvent de rangement! Tantôt par ordre alphabétique, tantôt par sujet, tantôt par reliure… (tout ce qui me passe par la tête!