La bibliophilie, un investissement de père de famille. Episode III – Un musée privé? Allons donc…

Amis Bibliophiles bonsoir, Après une petite interruption, nous retrouvons notre couple de « bibliophiles » boursicoteurs. L’épisode précédent se trouve ici: http://bibliophilie.blogspot.fr/2014/12/la-bibliophilie-un-investissement-de.html Nos heureux gagnants de la loterie nationale ont étudié diverses piste d’investissement et considèrent l’ouverture d’un musée privé du livre, un musée ayant pignon sur rue avec des bibliothécaires, des experts et un pool de conseillers financiers….   – Mon aimée, J’ai une question à vous poser.
– C’est tout de même formidable, je ne t’ai jamais autant vu que depuis que nous sommes riches.
– Une question très importante…
– N’as-tu donc rien à faire, comme aérer la bibliothèque ?
– Je voudrais savoir…
– J’en ai plus qu’assez de te répéter d’ouvrir les fenêtres.
– Avec mes douze-pour-cent, je suis propriétaire de quelle partie du Marquis de Sade ?
– Du croupion. – Mais non, du manuscrit.
– C’est-à-dire ?
– Est-ce que je peux choisir ? Je prendrais bien la préface. – De quelle préface parles-tu ?
– De l’introduction aux 120 journées de Sodome. Je voudrais qu’on y place mes douze-pour-cent.
– Ni préface, ni introduction.
– Un avant-propos, un texte liminaire, un avertissement ?
– Non plus.
– Une mise en garde au lecteur ?
– Encore moins
– Une postface, alors.
– Rien de ce que tu me chantes ; ni avant, ni après.
– Mais enfin, on n’écrit pas des choses pareilles sans prévenir d’abord et s’excuser ensuite. Votre marquis… – Ton marquis. – reconnaît bien quelque part tremper sa plume dans de la fiente de rats mélangée à sa propre bave. – Pas que je sache.
– Et planquer le rouleau dans son fondement quand il n’écrit pas.
– Ce n’est pas dans l’édition de la Pléiade.
– Au pire, je me contenterai de la table des matières. – Il n’y en a pas.
– Alors je n’y vais pas.
– Tu parles de ce soir ? C’est une obligation.
– On ne doit pas être bien riches si on a des obligations.
– Tous les propriétaires du rouleau seront là.
– Mais je n’ai rien à leur dire à ces gens.
– Alors ne dis rien, je me charge du reste. – Comprenez, si je dois me vanter en société….
– Tu ne vas pas recommencer ?
– d’être l’heureux propriétaire d’un rouleau de…
– Plus un mot !
– Mais enfin, qu’avez-vous besoin de moi ?
– Et avant de te changer, tu iras chercher ta fille à l’école. – Depuis quand faut-il aller la chercher ? Je vais me faire huer.
– Pourquoi cela ?
– Vous savez bien que nos enfants m’ont interdit d’en approcher et de jamais, au grand jamais, m’aventurer à aller les chercher.
– Ils ne m’ont rien dit à moi.
– Parce que votre présence enchante la planète, mon éblouissante. Allez-y donc et admettez qu’il vaut mieux que je m’abstienne de vous accompagner ce soir ; je n’ai pas une once de votre rayonnement.
– C’est vrai que je ne te communique pas grand-chose de ce coté là
– Absolument ; à l’inverse de vases. Imaginez la vacuité du mien côtoyant la plénitude du votre et ce, sans espoir de remplissage aucun. Je risquerais de vous gâcher la soirée.
– Des vases…
– Des vases pas communicants, si vous voyez ce que je veux dire.
– Je n’y avais pas pensé.
– Et à quoi donc, ma subliminale ?
– Il est question de vases d’aisance au chapitre deux. C’est une idée.
– De quoi parlez-vous ? – De produits dérivés. – De produits dérivés ?
– Les accessoires du quotidien. Pense au nombre de mugs que la reine d’Angleterre écoule.
– Notre fortune assise sur des pots-de-chambre ?
– Tu sais bien que l’argent n’a pas d’odeur.
– Justement, je ne me sens pas d’être un riche de cette sorte là.
– Mais être riche, mon ami, ça ne se choisit pas.
– Cependant…
– D’ailleurs tout est prêt.
– Qu’est-ce qui est prêt ? – A peu prés tout sauf les vases. Ce sera pour la collection d’hiver.
– Vous êtes bouillante, vous devriez vous aliter. – M’aliter ? Alors que je viens de signer avec l’une des plus grandes stylistes parisiennes ?
– Une styliste ?
– Qui a trouvé l’idée particulièrement excitante… Les jouets du divin Marquis. Je vais nous faire prêter le rouleau pour le lancement. Il y aura un happening dans sa cave.
– Sa cave ?
– C’est son lieu de travail.
– Elle travaille dans une cave ? Mais comment avez-vous eu son adresse ?
– Par notre fille.
– C’est un complot… Et d’où la tenait-elle ?
– Des recherches pour son exposé.
– Quel exposé ? C’est moi qui lui fais ses exposés.
– Celui sur la génération des plantes.
– Et Linné l’aurait entrainé dans une cave ?
– Tu ne l’as pas trouvée particulièrement attentive quand tu parlais d’étamines et de pistil ?
– Maintenant que vous le dites
– Du coup, elle est allée chez Sephora
– Ne lui avez-vous pas dit qu’elle était trop jeune pour se maquiller ?
– Ou elle a acheté un petit canard jaune qui m’a conduit à la styliste.
– Un petit canard jaune ?!?
– Celui qui a servi à illustrer son exposé.
– Il n’y a aucun canard jaune dans Linné… chez Piton de Tournefort non plus.
– Il y a bien des grenouilles dans Mathiole.
– C’est plutôt la fin qui est intéressante, la partie sur la distillation. – Il n’y a que toi que ça intéresse ici.
– Mais enfin, ce sont les abeilles… pas les canards, ni les grenouilles.
– Le canard était plus explicite.
– Les canards n’ont pas de poches à pollen.
– Ça reste à démontrer.
– En tout cas pas sous les palmes.
– Oui mais ils ont un bec.
– Bien sur qu’ils ont bec, quand ils ont une trompe ça s’appelle un fourmilier, voyez Dioscoride.
– Un bec qui fait coin-coin… Sais-tu que ces petits canards jaunes flottent ? C’est pratique dans une baignoire. D’ailleurs il faudra le récupérer
– Dans la baignoire ?
– Non, en même temps que ta fille : Les objets confisqués… il s’agit du canard.
– Et pourquoi moi ?
– …seront récupérés par le chef de famille. Le chef de famille, c’est toi.
– C’est bien la première fois que j’entends ça.
– C’est le règlement, dixit la conseillère d’éducation.
– Elle va me parler du canard ?
– Tu lui diras que c’est une abeille….

La lettre du bibliophile

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Miscellanées du Bibliophile: mes hommages Madame de Gouges, PIBI aka Pierre Berès is back, fantaisies et vraies curiosités autour du livre

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Amis Bibliophiles bonjour,
Le salon du livre ancien qui se tenait auparavant à Saint-Germain-en Laye et que nous étions plusieurs à trouver trop loin de la capitale, surtout pour les provinciaux, se tiendra désormais dans le  11e arrondissement de Paris. Sa 19e édition se tiendra salle Olympe de Gouges, au 15 rue Merlin du vendredi 30 au dimanche 2 décembre. L’entrée est libre, les horaires sont souples (16-20h le vendredi, 11-19h le samedi et 11-18h le dimanche), toutes les conditions sont donc réunies pour faire de ce presque nouveau rendez-vous une réussite et l’imposer progressivement pour succéder à un salon de Champerret dont je n’ose même plus écrire qu’il est déprimant.
Je ne serai hélas pas salle Olympe de Gouges, mais vous pourrez par exemple y retrouver deux librairies que j’aime beaucoup, les librairies Cambon et Lamort, qui proposent toujours de bons livres, souvent bien reliés et à des prix que j’ai toujours trouvés attractifs.

Dernier salon de 2012, dernières ventes aussi, avec de beaux rendez-vous programmés, où je sera cette fois présent! C’est l’avantage de faire chou blanc pendant quelques ventes, me voici riche de livres non achetés, et bien décider à en découdre. 
A notre, comme le soulignait Olivier, une vente Berès (et oui!), qui se déroulera chez Christies les 12 et 13 décembre 2012. « Pierre Berès à livre ouvert » proposera un ensemble de 662 lots composé pour la première moitié de lots imprimés (livres, etc) et pour la seconde d’objets divers et de meubles. On aimerait en savoir plus, et notamment pourquoi ces lots n’ont-ils pas fait partie des ventes précédentes? (http://www.christies.com/salelanding/index.aspx?intSaleID=23916).
Quelques jours plus tard, le 19 décembre, se déroulera une vente bien curieuse, chez Pierre Bergé & Associés cette fois-ci , la 3ème Partie de la vente Jean-Paul Morin, « Utopistes et Révoltés du 19ème siècle », intitulées « Fantaisies et curiosités autour du livre ». Et il faut avouer qu’elle porte bien son nom. Ce sera en effet l’occasion de croiser de nombreuses bizarreries: cabinet d’aisance portatif, livres à système, livres et bibliothèques miniatures, boîtes à musique, tranches peintes, une reliure instrument, bref un invraisemblable à la Prévert!(http://www.pba-auctions.com/html/index.jsp?id=14389&np=2&lng=fr&npp=100&ordre=1&aff=1&r=).
Les amateurs ne manqueront pas d’être surpris et tentés par quelques lots, reste à savoir comment les intégrer dans votre bibliothèque. Personnellement, j’avoue avoir un faible pour la reliure instrument, le globe parapluie et le cabinet d’aisance portatif, dont l’estimation est somme toute faible (200 – 400 €)… mais ensuite qu’en faire?   Débuter un cabinet de curiosités autour du livre? Et alors que je suis en pleine disette? 
Quelques lots étonnants de la vente Morin:
8- [RELIURE ROMANTIQUE]. La Sainte Bible traduite par Lemaistre de Sacy. Paris, Furne et Cie, 1843-1841. 4 volumes grand in-8, chagrin prune, dos à quatre nerfs carrés ornés de caissons de filets dorés, quadruple filet doré et à froid encadrant les plats ornés d’un décor d’entrelacs de filets dorés droits et courbes, coupes et bordures intérieures filetées or, doublures et gardes de moire blanche, tranches dorées, ciselées et illustrées de sept compositions peintes (D. Boegner, rue de la Harpe 21). Edition romantique illustrée d’un plan de Jérusalem et de 32 figures gravées en taille-douce d’après Raphaël, Vernet, Poussin, Lebrun, Rubens, Van Dyck, Rembrandt, Murillo, Raffet, Johannot, etc. Chacune est protégée par une serpente de papier rose. Le premier volume est à la date de 1843; les trois autres sont datés de 1841. Spectaculaire et rare spécimen de reliure romantique française avec tranches dorées, ciselées et décorées, en tout, de 28 compositions peintes dans le goût des miniatures. 28 tableautins aux couleurs vives (7 par volumes, tous différents): Tentation, Jésus au milieu des docteurs, Sacrifice d’Abraham, David et Goliath, Jugement de Salomon, Tobie et l’ange, etc. La reliure est l’oeuvre de Dominique Boegner, relieur d’origine allemande, comme plusieurs de ses confrères de la même époque, dont l’atelier était installé à Paris, 21 rue de la Harpe. Son nom, omis par Fléty, est cité par Charles Ramsden d’après le présent exemplaire qui a figuré dans la collection de Grace Whitney Hoff. Cette reliure semble être, sinon la seule, à tout le moins l’une des très rares connues sorties de cet atelier. (Ramsden, French Bookbinders 1789-1848, p. 37.- Bibliothèque de Mme G. Whitney Hoff, 1933, II, nº 599). Les reliures avec tranches peintes du XIXe siècle furent le plus souvent exécutées en Angleterre et un peu en Italie; ce spécimen exécuté à Paris dans les années 1840 est en tous points exceptionnel. Un chef-d’oeuvre de la reliure romantique
13- [BIBLIOTHÈQUE MINIATURE]. Dessin.- Musique.- Divers. Paris, A. Tahan, sans date [vers 1850]. 3 volumes in-8 oblong, demi-maroquin rouge, dos filetés or, étuis de demimaroquin rouge, dos richement ornés or et à froid, et 2 volumes factices, ornés de même, le tout contenu dans un meuble-bibliothèque en palissandre, porte sur charnières avec serrure (reliure et meuble de l’ époque). Ravissante bibliothèque romantique renfermant trois albums destinés à recevoir les partitions, poèmes et dessins d’une jeune femme. La bibliothèque en palissandre, ornée de listels de bois clair et dotée d’une porte montée sur charnières, renferme cinq volumes, dont deux sont factices: les trois autres sont des albums oblongs en demi-maroquin contenus dans des étuis également en demi-maroquin portant en titre: Dessins, Musique et Divers. Chaque album est orné, en frontispice, d’une lithographie de Louis Lassalle mettant en scène une jeune femme, « tirant le portrait » de sa petite soeur qui joue à la poupée, jouant du piano entourée d’amis ou écrivant. Les papiers sont choisis en fonction des albums; papier à musique, papier réglé, papier à dessin, blanc et de différentes couleurs. Ces carnets sont vierges, à l’exception du volume Divers dont les deux premières pages portent un poème manuscrit intitulé « Le Jour de l’an ». Délicieux objet romantique en très bel état de conservation. On regrette que la jeune personne qui l’a possédé n’ait inscrit qu’un seul poème et n’ait pas conservé la clef. La bibliothèque d’une jeune femme romantique.Diverses boîtes34 – DELILLE – Les Oeuvres. Paris, Giguet et Michaud, 1802-1821. 19 volumes in-8, cartonnage à la Bradel de papier de huit tons différents, pièces de titre, de tomaison et ex-libris de maroquin rouge, vert ou noir, gardes et protègestranches de papier de différentes couleurs (reliures de l’ époque). Première édition collective, en partie originale. Elle est illustrée de 38 figures hors texte gravées d’après Monsiau, Moreau le Jeune, Myris Catel etc. et 8 vignettes gravées. La collection sacre le poète académicien (1738-1813) que l’Empire venait de hisser au rang de chef de file du néo-classicisme. Dans le même temps, les premiers romantiques le considéraient comme un maître. Ravissante collection reliée, à l’époque, en cartonnages à la Bradel de couleurs différentes. Chaque volume est pourvu d’un protège-tranches en papier de couleur. Le mariage des teintes entre les différents titres, de même qu’entre les gardes, les tranches et les plats est très réussi. Les reliures ont été exécutées pour Emile Deschamps, de Saint-Amand (1791-1871), avec son nom doré en pied des dos. Poète et traducteur comme l’abbé Delille, Emile Deschamps tint un salon littéraire où l’école romantique se réunissait. Victor Hugo y présenta en avant-première Hernani, Les Orientales et Cromwell. Cartonnages légèrement défraîchis par endroits, 3 pièces de tomaison manquantes. Cartonnages multicolores du XIXe siècle, avec protège-tranches18- Boîte de dévotion sous forme de livre. Sans lieu ni date [XVIIIe siècle]. Bois peint, ouverture à charnières (8,5 x 5,5 cm). Curieux objet d’art populaire portatif imitant la forme d’un livre de poche. Les deux pans intérieurs de la boîte en bois peint sont creux et décorés de petits tas de papier mâché, entourés de minuscules rouleaux de papier. A chaque tas est assigné le nom d’un saint imprimé en latin: S. Flaviæ, S. Natalis, S. Annæ, S. Agnetis, S. Damiani, S. Donati, S. Pieæ, S. Aurelii, S. Foelicis, S. Maximi, etc. Le tout est contenu dans un cadre en bois peint. Très bon état de conservation. On joint: Livre en bois peint et doré. Vers 1700. Bois sculpté et plâtre: 9,5 x 16 cm. Ce joli livre-objet figurant une reliure à fermoirs était sans doute un élément d’une sculpture figurant un personnage. Le revêtement en plâtre a été recouvert en rouge pour le dos et les plats. Les tranches sont peintes en or. Peinture écaillée par endroits, sinon en bon état de conservation. Un reliquaire portatif41- [GLOBE-PARAPLUIE]. De Elsevier-Globe, naar de nieuwste bronnen bewerkt onder toezicht van Dr. G.J. Dozy, gratispremie op et Boek der reizenen ontdekkingen. Rotterdam, Uitgevers Maatschappij Elsevier, sans date [1881]. Globe dépliant imprimé sur tissu et monté sur un mécanisme de parapluie en métal; boîte en bois. Beau globe-parapluie imprimé en couleurs sur tissu. Il a été publié en 1881 par la firme Elsevier de Rotterdam pour être offert en prime aux acquéreurs de la traduction hollandaise de l’Histoire des grands voyages et grands voyageurs de Jules Verne, traduite et adaptée par G.J. Dozy. Il s’inspire du New Portable Globe de Betts, édité à Londres dans les années 1860. Quelques piqûres et marques. Petite déchirure sans manque en pied. Le globe est préservé dans une boîte ancienne en bois, mais ce n’est pas celle, imprimée, de l’éditeur. Un globe destiné aux lecteurs hollandais de Jules Verne45- [HERVIER, chanoine de Saint-Chamond]. Horloge perpetuelle ou Cadran solaire, lunaire et stellaire pour l’année bissextile 1748. Lyon, Aymé Delaroche, 1748. In-12, cartonnage souple de l’éditeur orné de gravures sur les plats. Livret de toute rareté et très curieux. Il se compose d’un calendrier pour l’année 1748, d’une table des hauteurs du soleil et de la lune, d’une table des principales étoiles et de méthodes de calcul. Ainsi, pouvait-on connaître l’heure, mesurer les distances ou les hauteurs « sans avoir besoin d’autres instrumens que de ce petit livre », grâce à sa reliure. De fait, le cartonnage orné de deux gravures a été conçu pour servir d’instrument de calcul, dont le mode d’emploi est expliqué dans le texte. En avertissement, l’auteur estimait qu’il ne s’agissait que d’un « essai, qui augmentera suivant le goût du public ». Il semble pourtant qu’il n’y ait jamais eu que cette seule édition. L’ouvrage est annoncé dans le Mercure de France ainsi que dans les Mémoires pour l’ histoire des sciences et des Beaux-Arts de 1748: « Ceci est un des plus jolis calendriers qu’on puisse imaginer. La couverture seule peut donner envie de l’acquérir. » Le rédacteur de l’article explique ensuite comment utiliser les gravures ornant le cartonnage et attribue l’ouvrage anonyme à Hervier, chanoine de Saint-Chamond. (Lalande, Bibliothèque astronomique, p. 435.- Tardy, Bibliographie générale de la mesure du temps, p. 130). Rarissime « reliure-instrument » du XVIIIe siècle101- Reliure à système renfermant un cabinet d’aisances portatif. Eléments repliés, en bois et en cuir, dans un volume grand in-folio du XVIIIe siècle (47 x 33 x 8 cm), basane marbrée, dos lisse orné, pièce de titre de basane citron. Curieux cabinet d’aisances portatif dissimulé dans une reliure. Il est constitué de deux tablettes rabattables montées sur charnières, l’une, en bois, servant de support, l’autre ajourée et recouverte de basane marbrée faisant office de lunette. La pièce de titre annonce un « Voyage des Pays-Bas », mais on suppose que ce cabinet d’aisance peut également servir à un bibliophile pressé lors d’escapades ailleurs qu’en Hollande. Le tout est fixé dans une reliure ancienne entièrement restaurée, dont les gardes ont été renouvelées. Trous de ver au dos.H

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