Autour de la bibliophilie: les lutrins

Amis Bibliophiles bonjour,

L’une des vertus du blog, c’est qu’il m’a permis de rencontrer de nombreux bibliophiles et, souvent, de visiter leurs bibliothèques.

Dans ces bibliothèques, il n’est pas rare de voir de nombreux petits objets trôner sur les rayonnages ou de découvrir un lutrin. C’est d’ailleurs assez étrange parce que je ne crois pas qu’il soit très bon de poser un livre rare ou précieux sur un lutrin, sans l’abîmer.

David m’a adressé quelques photos d’un lutrin qu’il a acquis et aimerait savoir si l’un d’entre vous peut l’aider à en savoir un peu plus.

Je connais les lutrins d’église, voire de cathédrale, comme celui ci-dessous par exemple.


Mais que diriez-vous du lutrin de David, qui est en étain?








En possédez-vous également?

H

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Dans la bibliothèque des bibliophiles du Blog: le dernier achat de Calamar, Paul et Virginie par… Edmond de Favières

Dans la bibliothèque des bibliophiles du Blog: le dernier achat de Calamar, Paul et Virginie par… Edmond de Favières

Amis Bibliophiles bonjour,
Voici le dernier livre reçu, ouvrage qui trouvera aisément sa place dans ma bibliothèque.
Il se présente sous la forme d’une plaquette brochée, de 20cm sur 12cm, sous brochure de papier bleu, avec une étiquette (la couverture est peut-être postérieure).

Malgré son format apparent, le livre est un in-4  composé de 4 cahiers, soit 32 pages ; et il n’y a pas d’espace perdu.

Il s’agit de « Paul et Virginie, comédie en trois actes et en prose, mêlée d’ariettes, représentée par les comédiens italiens, le 15 janvier 1791 ». 
L’ouvrage, anonyme dans cette édition, est d’Edmond de Favières (1755-1837) ; la musique est de Kreutzer.
L’immense succès de la pastorale de Bernardin de Saint-Pierre a donné lieu à toutes sortes de publications, produits dérivés (comme on ne disait pas encore), et contrefaçons. Dans le lot se trouvent des adaptations pour le théâtre, le théâtre chanté, comme ici, ou même l’opéra.
La pièce d’Edmond de Favières, représentée pour la première fois en 1791, aura un succès important et de nombreux imprimeurs la diffuseront.
Paul Toinet, dans sa bibliographie de Paul et Virginie, recense une dizaine de ces impressions, entre 1791 et 1800.
Il faut dire que la pièce finit mieux que le livre : Paul sauve Virginie, ils vécurent heureux et riches (l’histoire ne dit pas s’ils eurent de nombreux enfants) avec leurs bons esclaves noirs.

L’exemplaire ici présenté est publié par Alphonse Bérenguier (1747-1820), imprimeur libraire à Avignon. Il donnera plusieurs éditions successives de ce texte, toujours sous ce même format (32 pages bien employées). Curieusement, aucune de ces impressions n’est recensée par Paul Toinet.
Ces ouvrages, largement diffusés, mais de petite valeur, devenus assez rares, mais sont peu recherchés ; sauf par les monomaniaques de Paul et Virginie tels que Paul Toinet.
Le peu d’intérêt des (vrais) bibliophiles pour ce genre d’ouvrages m’a permis de le trouver sur ebay pour une somme symbolique : en gros, les frais de port…
Calamar

11 Commentaires

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  3. Bonjour,

    Merci Hugues, pour cet article. Merci aussi pour vos commentaires qui m'en apprennent déjà beaucoup.
    En complément, je peux ajouter que je viens de le tourner dans tous les sens, éclairé sous toutes les coutures et je n'ai pas vu de poinçon ou marque d’artisan.

    Amicalement,

    David

  4. C'est un classique lutrin d'autel qui permet au prêtre d'officier, contrairement au grand lutrin classique pour les lectures des Evangiles. Il semble bien 18eme d'après les défauts de fonte que n'ont pas les reproductions.

  5. Ce n'est pas le même cher Calamar… Mais effectivement il n'est a priori pas aussi vieux que la date le laisse entendre… Mais tant qu'on n'a pas en main un objet…

    B.

  6. pour les gros volumes, c'est peut-être pas mal, surtout les modèles qui permettent de ne pas l'ouvrir en plein ; il y avait un stand qui en vendait, au dernier Grand Palais ; mais ma curiosité n'est pas allée jusqu'à me renseigner sur les prix pratiqués.
    Pour celui-ci, je n'ai pas l'impression qu'il soit aussi vieux que la date ne le laisserait entendre..

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