Promenade de bibliophile: « Caen la Bibliophile »

Amis Bibliophiles bonjour,
La ville de Caen si elle a depuis quelques temps perdu, parfois au profit de la capitale, quelques bons libraires, garde son attrait pour les bibliophiles. 

Le nez au vent on contemplera la maison de François de Malherbe et celle voisine de Barbey d’Aurevilly. 

Un peu plus loin la cour des imprimeurs où exerça peut-être Plantin. 
Puis, face à l’emplacement de l’ancienne université la maison avec pignon sur rue de l’imprimeur Michel Anguier. 

À deux pas de là se trouve toujours le coeur de la ville de la gente bouquinière au carrefour des rues Froide et des Croisiers. À droite sous une grande devanture bleue la librairie d’occasion Mémoranda. 

Dans un labyrinthe de livres, de couloirs et d’escaliers tous les sujets sont trouvables et un petit café pris au premier étage vous permet une pause. Les livres de bibliophiles sont peu nombreux à la vérité mais la visite est incontournable. 
En face la librairie généraliste de madame Pénina Frérot recèle des rayons livres anciens biens fournis en toutes conditions du XVIe au XXe siècle ainsi qu’un rayon régionaliste important. Retournons rue Ecuyère, la rue des antiquaires, au numéro 15, pour entrer dans la librairie ancienne Lang aujourd’hui reprise par les enfants. Le lieu est vaste et profond éclairé par un vitrail sur cour art nouveau. Le rayon régionaliste particulièrement bien fourni, toutes les spécialités sont abordées et il ne faut pas hésiter à explorer les rayonnages. 

Enfin une petite adresse de livres épuisés souvent bien choisis avec quelques anciens, un peu à l’écart, au 22, rue général Giraud à la Bouquinerie. 

Allons c’est le temps des soldes, viens ma mie, partons à Caen tu pourras faire les magasins à ton aise,… de mon côté je visiterai quelques libraires…
Lauverjat

La lettre du bibliophile

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Le Salon du Livre Ancien du Grand Palais, vision IV: le salon vu de l’intérieur par Eric, qui expose pour la première avec sa librairie l’Escalier des Sages

Le Salon du Livre Ancien du Grand Palais, vision IV: le salon vu de l'intérieur par Eric, qui expose pour la première avec sa librairie l'Escalier des Sages

Amis Bibliophiles bonsoir,
Pour en terminer avec le salon du Grand Palais, je souhaitais vous proposer ce soir la vision de celui qui est  à mon sens l’un des plus prometteurs jeunes libraires français, si ce n’est le plus prometteur: Eric, lecteur du blog depuis très longtemps, qui s’est lancé en librairie il y a deux ans environ, avant d’être reçu au SLAM cette année et de participer, petite consécration, au salon du Grand Palais après donc seulement deux ans d’activité. Une forme de consécration, et de reconnaissance, qui s’ajoute à celle de ceux qui le connaissent: compétence, sympathie, simplicité et une certaine vision de ce qu’il veut (bien) faire.

Vous pouvez retrouver sa librairie sur internet (http://www.escalierdessages.com), Eric est spécialisé dans les sciences, la médecine et l’ésotérisme. Son stand sur le salon était en quelque sorte le quartier général des lecteurs du blog, et il faut dire qu’il était bien assisté par une très sympathique commis. 🙂
Eric a donc connu son premier salon et en semble très content, voici en quelques lignes la façon dont il l’a vécu.

Je viens chaque année au salon du livre ancien au Grand Palais. Cette année est particulière pour moi. Je suis exposant.

Lorsque j’arrive avec mes livres le jeudi matin, nous prenons juste quelques secondes avec Bergamote pour regarder autour de nous. C’est la classe. Ce sera notre seul instant de libre. Ensuite, même pas le temps de mettre les livres en place que des confrères viennent déjà voir si nous avons des ouvrages susceptibles de les intéresser.
Par rapport à d’autres salons, l’ambiance est studieuse. Chacun est concentré sur son stand. Je sens que ce salon est important pour tout le monde… Un petite musique annonce l’ouverture des portes dans 5 minutes. Je jette un coup d’oeil à droite un coup d’oeil à gauche pour évaluer les stands d’à côté. 
A ma droite, un libraire Italien présente une vingtaine de livres d’Heures. Superbe. Ce n’est pas mon domaine, mais j’apprécie. En face, un libraire danois propose un superbe exemplaire de l’édition originale du Discours de la Méthode, l’exemplaire Kronecker des Disquisitiones de Gauss. Fabuleux.
Les premiers visiteurs arrivent.  Des visages connus bien sûr, Lauverjat, Bernard, Bertrand, Jean Marc, Xavier, Frédérick, Baptiste, Textor et tant d’autres avec qui j’aurais souhaité pouvoir discuter un peu plus. Mais d’autres visiteurs sont là aussi, se renseignent sur tel ou tel livre. Nous ne sommes pas trop de deux pour tenir le stand. Le salon est aussi l’occasion pour moi de rencontrer des clients avec lesquels je n’ai souvent échangé que par mail ou par téléphone. De belles rencontres. Mettre un visage sur chaque passion.
Aux vêtements de certains, je constate qu’une averse est tombée. Cela n’arrête pas le bibliophile du vernissage. Il va au plus vite. Faire le maximum de stands pour trouver le livre qu’il recherche tant.J’en retrouverai la plupart le vendredi. La visite se fait alors plus méthodique. Stand par stand, étagère par étagère. Les catalogues ont été lus la nuit. Certains ont pris le temps de la réflexion pour des ouvrages importants. Le temps reste maussade. Il fait froid. Samedi aussi il fera froid. Moins de visiteurs à mon stand, mais un peu plus de curieux en visite (qui ne permettront pas à Bergamote de participer au traditionnel repas des bibliophiles).
Dimanche, enfin du soleil, beaucoup de monde, à nouveau. Je passe prendre les livres que j’avais réservés chez un confrère. Déjà 20h00, nous avons à peine une heure pour ranger les livres. Voilà, c’est déjà terminé. A l’année prochaine.
Eric

12 Commentaires

  1. En ce qui concerne le Coréal…je suis évidemment plus que d'accord avec vous. C'est honteux de voir ceci. Ce n'est pas parce que je l'ai mis en avant que je cautionne cette façon de faire. Au contraire, cela me désole autant que vous.
    Je me suis posé la question, avant de me dire que c'est en leur donnant la meilleure exposition que l'on réduisait leurs chances d'être séparés. Pari risqué, mais qui semble avoir fonctionné.
    Merci à vous pour votre commentaire. Puis-je vous demander de signer lorsque vous en laissez un, afin de faciliter les échanges.
    Merci
    Hugues

  2. Aloors,
    1. commentaire de Bertrand, effacé à sa demande après qu'il ait effacé les commentaires sur le Bibliophile laissés sur le Bibliomane (faut suivre…), que je n'ai pu lire, mais qui devaient être sympas :). Merci Bertrand.
    2. Idem pour celui d'Annie, après avoir vu avec elle par email.
    Parlons livres, c'est mieux.
    Hugues

  3. Sur Coréal Voyages aux Indes, heureux que ce soit le même enchérisseur qui ai évité la dispersion (stupide!), de ces deux volumes.Mettre en avant dans le blog du bibliophile des ouvrages vendus à la découpe est elle une bonne chose? Je m'interroge?, ne vaudrait il pas mieux boycotter ce type de vente qui va à l'encontre de toute déontologie bibliophilique et de libraire. Quand les livres sont difficilement vendables en un bloc, ou incomplets on peut encore le comprendre, mais là! Ils auraient surement fait beaucoup plus cher ensemble, le vendeur se puni tout seul ! Prendre le premier à moitié de la cote était un pari que personne n'a osé.En même temps c'est peut être cette mise en avant dans le blog qui les a sauvés.
    Qu'en pensez vous?

  4. Merci pour cette visite, Lauverjat, qui ranime notre plaisir de pousser la porte des librairies anciennes à la recherche du chopin ou du merle blanc… Avouons-le ! Nous espérons toujours trouver le livre de nos rêves pour une somme dérisoire. Ce n'est pas un plaisir de prédateur, c'est un plaisir de chasseur… Pierre

  5. Amusant, je ne suis pas retourné à Caen depuis 15 ans (je n'y aurais été étudiant que 4 jours avant de quitter ma Normandie natale…)…
    Mais je me souviens bien de ces librairies en haut de la rue Froide. Elles doivent faire partie des premières dans lesquelles je sois rentré.
    Merci Lauverjat!

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