Promenade de bibliophile: « Caen la Bibliophile »

Amis Bibliophiles bonjour,
La ville de Caen si elle a depuis quelques temps perdu, parfois au profit de la capitale, quelques bons libraires, garde son attrait pour les bibliophiles. 

Le nez au vent on contemplera la maison de François de Malherbe et celle voisine de Barbey d’Aurevilly. 

Un peu plus loin la cour des imprimeurs où exerça peut-être Plantin. 
Puis, face à l’emplacement de l’ancienne université la maison avec pignon sur rue de l’imprimeur Michel Anguier. 

À deux pas de là se trouve toujours le coeur de la ville de la gente bouquinière au carrefour des rues Froide et des Croisiers. À droite sous une grande devanture bleue la librairie d’occasion Mémoranda. 

Dans un labyrinthe de livres, de couloirs et d’escaliers tous les sujets sont trouvables et un petit café pris au premier étage vous permet une pause. Les livres de bibliophiles sont peu nombreux à la vérité mais la visite est incontournable. 
En face la librairie généraliste de madame Pénina Frérot recèle des rayons livres anciens biens fournis en toutes conditions du XVIe au XXe siècle ainsi qu’un rayon régionaliste important. Retournons rue Ecuyère, la rue des antiquaires, au numéro 15, pour entrer dans la librairie ancienne Lang aujourd’hui reprise par les enfants. Le lieu est vaste et profond éclairé par un vitrail sur cour art nouveau. Le rayon régionaliste particulièrement bien fourni, toutes les spécialités sont abordées et il ne faut pas hésiter à explorer les rayonnages. 

Enfin une petite adresse de livres épuisés souvent bien choisis avec quelques anciens, un peu à l’écart, au 22, rue général Giraud à la Bouquinerie. 

Allons c’est le temps des soldes, viens ma mie, partons à Caen tu pourras faire les magasins à ton aise,… de mon côté je visiterai quelques libraires…
Lauverjat

La lettre du bibliophile

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À lire ensuite

Agenda du Bibliophile: Mille ans d’écriture dans l’Oise

Agenda du Bibliophile: Mille ans d'écriture dans l'Oise

Amis Bibliophiles bonjour,

Les Archives Départementales de l’Oise présentent jusqu’au 27 avril 2012 une exposition intitulée “1000 ans d’écriture dans l’Oise”.

Certes le bibliophile a peu d’occasions d’enrichir sa collection de pièces semblables à celles réunies à Beauvais dans un écrin soigné. 
Charte de 1255 en français Raison de plus, pour contempler ces grandes chartres médiévales sur parchemin, impeccablement calligraphiées munies de leurs sceaux de cire. Notons que la plus ancienne date de 983 et provient de l’évêché de Senlis, et que cependant la dernière acquisition des archives de l’Oise à Drouot le 25 juin 2011 concerne une donation à l’abbaye de Chaâlis sur parchemin scellé datée de 1178. Si le parchemin ou la peau de porc ne vous convainquent  pas vous vous arrêterez probablement devant ces tablettes de cires autrefois assemblées en codex et qui de  1319 et 1320 analysent la comptabilité des dix années précédentes.
Fragment de bible XIIe siècle
Cartulaire enchainé de Senlis Parmi les pièces qui attirent le plus mon attention de bibliophile le livre enchaîné de Senlis, cartulaire municipal du XIIIe siècle. Il ne faut pas manquer les coutumes de Beauvaisis de Philippe de Beaumanoir copie manuscrite du XVe, un étonnant terrier recouvert de peau de loup relié au XVe siècle, ou l’Épître d’Othéa de Christine de Pizan copie illustrée contemporaine de l’auteur. La pièce la plus précieuse est peut-être l’évangéliaire de Morienval (habituellement conservé à l’Hôtel de ville de Noyon) enluminé au IXe siècle et relié au siècle suivant sur ais de bois recouvert de basane et de corne et incluant des plaques d’ivoire sculptées. La pièce la plus curieuse sera un acte de vente de maison de 1526, sur un rouleau de morceaux de parchemin cousus, long de six mètres.

Reliure en peau de loup Quelques enluminures, reliures, instruments d’écriture, papiers et peaux complètent l’exposition. À vous maintenant de parler vidimus, charte, cartulaire, bulles, onciale, caroline et précaroline, cursive, etc.
Lauverjat
Un livre accompagne l’exposition sans la retracer totalement : Scripturae, Trésors médiévaux des Archives de l’Oise, 15 euros.

12 Commentaires

  1. En ce qui concerne le Coréal…je suis évidemment plus que d'accord avec vous. C'est honteux de voir ceci. Ce n'est pas parce que je l'ai mis en avant que je cautionne cette façon de faire. Au contraire, cela me désole autant que vous.
    Je me suis posé la question, avant de me dire que c'est en leur donnant la meilleure exposition que l'on réduisait leurs chances d'être séparés. Pari risqué, mais qui semble avoir fonctionné.
    Merci à vous pour votre commentaire. Puis-je vous demander de signer lorsque vous en laissez un, afin de faciliter les échanges.
    Merci
    Hugues

  2. Aloors,
    1. commentaire de Bertrand, effacé à sa demande après qu'il ait effacé les commentaires sur le Bibliophile laissés sur le Bibliomane (faut suivre…), que je n'ai pu lire, mais qui devaient être sympas :). Merci Bertrand.
    2. Idem pour celui d'Annie, après avoir vu avec elle par email.
    Parlons livres, c'est mieux.
    Hugues

  3. Sur Coréal Voyages aux Indes, heureux que ce soit le même enchérisseur qui ai évité la dispersion (stupide!), de ces deux volumes.Mettre en avant dans le blog du bibliophile des ouvrages vendus à la découpe est elle une bonne chose? Je m'interroge?, ne vaudrait il pas mieux boycotter ce type de vente qui va à l'encontre de toute déontologie bibliophilique et de libraire. Quand les livres sont difficilement vendables en un bloc, ou incomplets on peut encore le comprendre, mais là! Ils auraient surement fait beaucoup plus cher ensemble, le vendeur se puni tout seul ! Prendre le premier à moitié de la cote était un pari que personne n'a osé.En même temps c'est peut être cette mise en avant dans le blog qui les a sauvés.
    Qu'en pensez vous?

  4. Merci pour cette visite, Lauverjat, qui ranime notre plaisir de pousser la porte des librairies anciennes à la recherche du chopin ou du merle blanc… Avouons-le ! Nous espérons toujours trouver le livre de nos rêves pour une somme dérisoire. Ce n'est pas un plaisir de prédateur, c'est un plaisir de chasseur… Pierre

  5. Amusant, je ne suis pas retourné à Caen depuis 15 ans (je n'y aurais été étudiant que 4 jours avant de quitter ma Normandie natale…)…
    Mais je me souviens bien de ces librairies en haut de la rue Froide. Elles doivent faire partie des premières dans lesquelles je sois rentré.
    Merci Lauverjat!

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