Bibliographie d’un classique de la bibliophilie: la Collection des Moralistes Anciens, Didot, 1782 – 1795.

Amis Bibliophiles bonjour,

En 1781, François-Ambroise Didot sollicite l’approbation pour un nouvel ouvrage, qui sera le premier d’une nouvelle collection dédiée au Roi : une collection de Moralistes Anciens.

L’approbation est donnée le 15 octobre 1781, et l’ouvrage paraît en début d’année 1782 – le Mercure de France en donne compte-rendu dans son numéro du 2 mars 1782.


La page de titre principale comporte le blason du Roi, suivi des éditeurs :

Chez DIDOT L’AINE, Imprimeur du Clergé, en surv. rue Pavée S.A.
et DE BURE L’AINE, Quai de Augustins.

Ce premier tome d’une collection « dédiée au Roi » commence par une dédicace « au Roi » :

AU ROI.
SIRE,
En lisant Votre auguste Nom à la tête d’une Collection qu’on eût dédiée à Marc-Aurele, & que VOTRE MAJESTE daigne accueillir, la Postérité jugera de votre amour pour la vérité, de votre zèle éclairé pour la conservation des moeurs, & regrettera de n’avoir pas été témoin des vertus dont le souvenir lui sera si cher, & qui font aujourd’hui le bonheur de vos Peuples.
Je suis avec le plus profond respect,
SIRE,
DE VOTRE MAJESTE,
le très humble, très soumis
& très fidele Sujet,
DIDOT L’AINE.

Cette note très peu prophétique est suivie d’un avis :

AVIS.
Les Libraires qui ont entrepris cette collection, empressés de mériter par des entreprises utiles l’intérêt que le Public semble prendre à tout ce qui peut contribuer aux progrès des lettres & de la vertu, vont publier incessamment
La Morale de Séneque;
Celle de Tacite, Moraliste aussi profond que grand Historien;
La Morale de Confucius, Philosophe Chinois;
Les Maximes d’Isocrate;
Les Réflexions morales de Marc Aurele Antonin;
la Morale de Socrate, extraite de Platon & de Xénophon ses Disciples;
Celle d’Epicure, si injustement décriée, & si peu connue;
Les Caractères de Théophraste;
Les Préceptes de Phocylide & de Théognis, & les Vers dorés de Lysis attribués à Pythagore;
Les Pensées Morales de Cicéron, extraites de ses oeuvres, &c. &c. &c.
Tous ces ouvrages seront imprimés dans le même format, du même caractère, & sur le même papier que le Manuel d’Epictère ; & l’on n’épargnera aucun soin pour qu’ils le soient aussi correctement.
On donnera tous les six mois la Notice des Auteurs qui auront été imprimés dans cet intervalle.

A la fin du volume figure la mention suivante :

Cette COLLECTION des Moralistes a été imprimée par Fr. Amb. DIDOT L’AINE, sur du papier de FRANCE, de la fabrique de MM. Mattieu JOHANNOT d’Annonai ; avec des caractères gravés sous FRANCOIS I par Claude GARAMOND, & fondus par M. FOURNIER L’AINE.

Comme on le voit Didot est fier de son ouvrage.

A noter qu’il existe un tirage, sur papier courant, qui comporte une seule page de titre, avec la marque typographique de Didot, sans l’avis ni le texte « Au Roi » – ces volumes sont tirés sur papier courant.

La collection sera publiée à un rythme soutenu, du moins au commencement – et la première liste récapitulative est publiée à la fin du huitième tome, comme promis.

Voici la liste en question :

– 1. Manuel d’Epictète, traduit par M. N. Il s’agit de M. Naigeon. Le volume comporte 140 pages, plus les pages d’avis, insérées entre le titre général et le titre du volume. Le Discours Préliminaire, qui présente l’ouvrage, occupe les 69 premières pages ; il est suivi, en page 70, de l’approbation, datée du 15 octobre 1781 ; le Manuel proprement dit commence à la page 71.

– 2. Pensées Morales de Confucius, recueillies et traduites du Latin par M. Levesque. Le volume, de 175 pages, commence également par un discours préliminaire, intitulé « De la philosophie des Chinois », jusqu’à la page 46, puis par un rappel de « la vie de Confucius », jusqu’à la page 62. En dernière page figure l’approbation, datée du 11 décembre 1781.

– 3. Pensées Morales de divers auteurs Chinois, recueillies et traduites du Latin et du Russe par M. Levesque. Le volume compte 167 pages, commençant, jusqu’à la page 14, par un avis « au lecteur ». L’approbation, datée du 18 janvier 1782, est imprimée en dernière page.

– 4. Discours préliminaire pour servir d’introduction à la morale de Sénèque par M. N. (Naigeon). Le volume, de 149 pages, est, comme son titre l’indique, consacré à une introduction de la matière qui sera présentée dans les deux volumes suivants – c’est le premier tome d’un livre en trois tomes.
– 5. Morale de Sénèque, extraite de ses œuvres, par M. N. Tome premier. Le volume compte 176 pages.
– 6. Morale de Sénèque, extraite de ses œuvres, par M. N. Tome second. Le volume compte 184 pages et se termine par l’approbation (valable pour les trois tomes) datée du 28 juillet 1782.

– 7. Pensées morales d’Isocrate, extraites de ses œuvres, et traduites par M. l’abbé Auger. Le volume, de 144 pages, commence par un rappel de la « Vie abrégée d’Isocrate », suivi par l’approbation, datée du 25 avril 1782 ; les Pensées proprement dites commencent page 21.

– 8. Pensées morales de Cicéron, recueillies et traduites par M. Levesque. Le volume compte 187 pages, et commence par une « Vie de Cicéron », jusqu’à la page 63, suivie par l’approbation, datée du 16 mai 1782 ; à la fin du livre se trouve la « Première liste » de la Collection, qui regroupe (dans cet ordre) les huit premiers volumes imprimés pendant l’année 1782.

– 9. Caractères de Théophraste, et Pensées morales de Ménandre, traduits par M. Levesque. Le volume, de 153 pages, commence par la « Vie de Théophraste », jusqu’à la page 27, suivie de l’approbation, datée du 14 février 1782 ; jusqu’à la page 126 nous trouvons les Caractères de Théopharste, puis, de la page 127 à la page 132 les Pensées Morales de Théophaste. Les Pensées Morales de Ménandre commencent à la page 133, par un nouveau titre – la Vie de Ménandre occupant les pages 135 à 139 – les Pensées les pages 141 à 153.

– 10. Sentences de Théognis, de Phocylide, de Pythagore, et des Sages de la Grèce, recueillies et traduites par M. Levesque. Le volume, de 220 pages, commence par un court texte, jusqu’à la page 14, sur la vie « de Théognis ». Des titres particuliers, pages 71, 111, 148 et 178, annoncent les diverses autres parties. L’approbation est insérée en fin de volume, datée du 21 mars 1783.

– 11. Les entretiens mémorables de Socrate, traduits du Grec de Xénophon par M. Levesque. Tome premier. Le volume, de 202 pages, ne comporte pas d’introduction. Sa date d’impression, sur la page de titre, est curieusement de 1782.
– 12. Les entretiens mémorables de Socrate, traduits du Grec de Xénophon par M. Levesque. Tome Second. Ce volume de 234 pages est daté 1783 ; il se termine par l’approbation, datée du 4 janvier 1784..

La Collection, qui ne compte donc à cette date que douze volumes, va rester en sommeil quelques temps. En 1785 Didot publie un livre, en deux tomes, qui ne fait pas formellement partie de la Collection :

– 13. Morale de Jésus-Christ et des Apôtres, ou la vie et les instructions de Jésus-Christ, tirées du N. Testament. Tome Premier. La date d’impression est de 1785. Le volume, de 348 pages, commence par un « Avertissement » de deux pages qui débute ainsi :
« On s’est toujours proposé de joindre la morale chrétienne à celle des anciens moralistes, et dans le même format. »

– 14. Morale de Jésus-Christ et des Apôtres, ou la vie et les instructions de Jésus-Christ, tirées du N. Testament. Tome Second. Le volume, de 286 pages, se termine par l’approbation, datée du 25 mai 1784, et du privilège complet, daté du 22 février 1785.

Il faut attendre ensuite 1794 pour que la Collection soit continuée ; bien sûr, à partir de cette date, il n’est plus question d’approbation. Le premier volume commence par un Avis :

La collection des moralistes anciens avoit été long-temps interrompue. Ce travail doit être repris avec plus de zèle, à l’époque où la nation, devenue libre, prend avec elle-même l’engagement de se consacrer à la vertu, qui seule peut lui garantir la conservation de la liberté.
On a cru devoir commencer par les Apophtegmes et les Instituts des Lacédémoniens, attribués à Plutarque, parceque ce petit recueil respire l’amour de la liberté joint au plus ardent courage. On y a joint les Pensées du même auteur sur la superstition, parcequ’il n’est pas moins utile d’anéantir la superstition qui dégrade l’âme, que d’exciter au courage, qui l’élève au-dessus d’elle-même.
On publiera successivement
La morale de Plutarque, actuellement sous presse ;
Celle d’Aristote ;
Celle d’Epicure, si injustement décriée et si peu connue ;
Celle de Tacite, etc. etc.

Cet Avis reprend le premier Avis, publié en tête du premier volume – mais ne sera pas plus suivi..
La page de titre ne reprend bien sûr pas les symboles royaux ; elle montre la marque de Pierre Didot, qui a pris la succession de son père François-Ambroise. Les volumes sont ainsi marqués :
A Paris, Chez Debure l’aîné, rue Serpente; et P. Didot l’aîné, imprimeur, rue Pavée-des-Arcs.

– 15. Apophtegmes des Lacédémoniens, extraits de Plutarque, suivis des pensées du même auteur sur la superstition. Par P.-Ch. Levesque. L’ouvrage est daté de 1794, l’an IIe de la République. Le volume comporte 196 pages, et commence par un Avis (donné ci-dessus) suivi de la page 1 à la page 126, par une présentation « de la constitution politique des Lacédémoniens ».

– 16. Pensées morales de Plutarque, recueillies et traduites par P.-Ch. Levesque. Tome premier.Le livre est daté de 1794, l’an IIIe de la République (soit le dernier trimestre 1794) ; il compte 155 pages.
– 17. Pensées morales de Plutarque, recueillies et traduites par P.-Ch. Levesque. Tome second.Le livre est daté de 1794, l’an IIIe de la République (soit le dernier trimestre 1794) ; il compte 172 pages.

-18. Vies et apophtegmes des philosophes grecs, recueillis et traduits par P.-Ch. Levesque. A Paris, l’an IIIe de la République, 1795. Ce volume, de 192 pages, commence par une courte présentation de deux pages ; il recueille des extraits de dix-sept philosophes : Empédocle, Anaxagoras, Démocrite, Socrate, Xénophon, Aristippe, Platon, Xénocrate, Aristote, Antisthène, Diogène, Cratès, Démétrius de Phalère, Bion, Stilpon, Zénon de Citium.

C’est le dernier volume publié. Aucune liste supplémentaire, depuis la « Première liste » publiée à la fin du Cicéron, n’a été donnée.

Mais il en existe tout de même une, insérée à la fin du second tome de la Morale de Jésus-Christ, dans la réédition datée de 1790.
A noter deux « bizarreries » : Cette liste reprend les seize volumes des Moralistes anciens, dans l’ordre ci-dessus – mais ne comprend pas la Morale elle-même ; et elle mentionne des volumes imprimés en 1794 et 1795, alors qu’elle est insérée dans un volume daté de 1790. On peut en déduire que la date réelle de la réédition de cette morale est au moins de 1795.

Ces livres, couramment décrits comme des in-16 ou in-18, sont en fait des in-12 de 8,5 cm sur 14 cm, plus ou moins rognés suivant l’humeur du relieur.
La collection existe en plusieurs papiers : un papier courant, et un papier fin, de meilleure qualité (c’est le papier mentionné dans le premier Avis). Il existe un tirage sur papier vélin, limité à douze exemplaires ; au moins pour les volumes imprimés en 1782 et 1783.

La différentiation entre les exemplaires est plus marquée encore : les exemplaires en papier fin bénéficient de la page de titre générique, avec les armes de Louis XVI ; puis, sur la feuille suivante, du titre du volume proprement dit. Les exemplaires sur papier courant n’ont qu’une page de titre, qui reprend uniquement le titre du volume, sans la mention « collection des moralistes anciens dédiée au roi« , et avec la marque typographique de Didot. Bien sûr, pour les derniers volumes, seules cette disposition est adoptée.

A noter une autre particularité : ces livres, avec leur symbole royal, ont pu poser un problème au moment de la Révolution ; ainsi certains volumes ont-ils été cartonnés pour cacher les armes royales ; on peut en voir une trace dans la photo ci-dessous.

Dans la seconde liste, insérée dans la réédition datée 1790, se trouve le prix de ces exemplaires : 1 livre 10 sols pour le papier courant, 4 livres pour le papier fin. L’écart est donc conséquent.

Le tirage de cette collection n’a pas été limité ; il semble considérable, et des volumes ont pu être écoulés des années après leur impression – témoin ce volume recouvert d’une couverture de papier, avec la mention de la Librairie ancienne et moderne de Baillieu, 43, quai des Augustins : cette librairie était en activité dans la seconde moitié du XIXe siècle. Les rééditions semblent datées de 1790, même si cette date est sans doute fictive, comme on l’a vu pour la Morale de Jésus-Christ.

Ces livres se trouvent donc assez facilement, à des prix modérés ; mais deux facteurs peuvent considérablement modifier l’estimation : le fait d’avoir une collection complète en reliure uniforme, et le fait d’être recouvert d’une reliure luxueuse de l’époque, signée ou non.

C.

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À lire ensuite

Découvrons un livre: Antonio Pigafetta, Le Tour du Monde de Magellan

Découvrons un livre: Antonio Pigafetta, Le Tour du Monde de Magellan

Amis Bibliophiles bonjour,
Mon activité professionnelle est intense en ce moment, mais je peux compter sur la collaboration très appréciée des lecteurs du blog: Ugo, Bernard et aujourd’hui René qui vous propose un texte sur l’un des ouvrages qu’il me dit « extrait de sa tannerie »: Antoini Pigafetta, le tour du monde de Magellan.
Le 6 septembre 1522, une nef en piteux état entre dans le port de San Lucar, en Andalousie. Elle a pour nom «Victoria». A son bord, 18 hommes commandés par un ancien bagnard, le basque Sebastian Del Cano. C’est tout ce qui reste des 5 caravelles et des 265 marins qui ont quitté l’Espagne trois ans auparavant, en direction de l’Ouest, sous le commandement de Fernao de Magalhaes.
Né au Portugal, Fernand de Magellan qui a guerroyé en Inde et au Maroc décide d’accomplir le rêve inachevé de Christophe Colomb en contournant l’Amérique et en atteignant enfin l’Asie par l’Ouest. Ses offres de services sont repoussées par le roi du Portugal, Manuel. Il se rend en Espagne et épouse la fille de l’Alcalde de l’Arsenal de Séville. Ses relations lui permettront d’affréter une flotte de cinq bateaux : la Trinidad (nef amirale), la San Antonio, la Victoria, la Concepcion et la Santiago. Elle transporte 265 hommes.
Découvrons un livre: Antonio Pigafetta, Le Tour du Monde de MagellanDécouvrons un livre: Antonio Pigafetta, Le Tour du Monde de Magellan (2)

L’expédition prend la mer le 19 septembre 1519 ; elle longe le continent américain vers le Sud et relâche à Noël dans la baie où sera fondée la ville de Rio de Janeiro et où les marins découvrent les charmes du hamac. Mais l’impatience grandit au sein de l’équipage à mesure que se prolonge le voyage ; elle conduit à une mutinerie que Magellan mate avec brutalité. Peu après le Santiago, fait naufrage en explorant la côte.
Le 21 octobre 1520, la flotte arrive en vue d’une baie qui se révèlera être le passage espéré vers l’Ouest. Le pilote du San Antonio, Estevao Gomez fomente une nouvelle mutinerie et regagne l’Espagne… où il sera emprisonné ainsi que ses hommes. Le reste de la flotte s’engage dans le passage qui porte aujourd’hui le nom de Détroit de Magellan. Voyant les nombreux feux allumés par les indigènes, les marins baptisent cet endroit Terre de Feu.Découvrons un livre: Antonio Pigafetta, Le Tour du Monde de Magellan (3)
Le 28 novembre on débouche sur un nouvel océan, exceptionnellement calme ce jour-là, qui sera  baptisé Mer Pacifique. Plus de trois mois s’écoulent avant d’atteindre l’archipel des Mariannes. L’équipage est ravagé par le scorbut et vingt hommes meurent. Après une éprouvante traversée, la flotte atteint l’archipel des Philippines. Magellan participe à une expédition contre le roi de l’île de Mactan et le 27 avril 1521, il est blessé par une flèche empoisonnée et meurt avec huit des marins.
Découvrons un livre: Antonio Pigafetta, Le Tour du Monde de Magellan (4)
L’expédition repart, elle est attaquée par des pirates mais leur échappe. Il faut brûler la Concepcion, en trop mauvais état. Les deux caravelles rescapées arrivent enfin aux Moluques ; la Trinidad s’échoue et il faut l’abandonner.  Sebastian Del Cano prend le commandement de la dernière caravelle, la Victoria,  traverse l’océan Indien et remonte en Europe à l’ouest des côtes africaines.Découvrons un livre: Antonio Pigafetta, Le Tour du Monde de Magellan (5)
Sebastian Del Cano sera anobli par Charles Quint et l’un des survivants, Antonio Pïgafetta, écrira le récit de l’odyssée.  Trente ans après la découverte de L’Amérique, la circumnavigation de Magellan et Del Cano a convaincu les Européens que la Terre est ronde et plus grande qu’on ne l’imaginait, que l’Amérique est un continent à part et qu’il est possible d’atteindre l’Extrême-Orient par l’Ouest.
La relation du voyage de Magellan, un récit naif et peu scientifique écrit en italien par Pigafetta, sera retrouvée à la bibliothèque Ambrosienne de Milan et éditée pour la première fois à Milan en 1800 – près de 300 ans plus tard – par Amoretti sous le titre Primo viaggio intorno al globo. Une édition en français, de H.J Jansen, paru en 1801 à Paris.  Quelques extraits d’un autre journal écrit par Mestre Bantista, autre compagnon de Magellan, avait été imprimé dès 1536.Découvrons un livre: Antonio Pigafetta, Le Tour du Monde de Magellan (6)
PREMIER  VOYAGE  AUTOUR  DU  MONDE   par  Le  Chevalier  PIGAFETTA   sur L’ESCADRE DE MAGELLAN. Suivi de l’extrait du Traité de Navigation du même auteur et d’une Notice sur le Chevalier MARTIN BEHAIM, avec la description de son Globe Terrestre
A Paris, chez H. J. Jansen, Imprimeur-Libraire, Rue des Maçons, N. 406, Place Sorbonne, L’An IX (1801).  In-8° – lxiv (préface du traducteur), 2 ff n.ch., 415, 1 p. Errata. 9 planches dont 2 cartes dépliantes. Ouvrage fort rare, première édition en français, l’Edition Princeps en italien est de 1800. Sabin Americana, 62805 et Borba de Moraes (Bibliografia Brasiliana )H 668.
Découvrons un livre: Antonio Pigafetta, Le Tour du Monde de Magellan (7)
Découvrons un livre: Antonio Pigafetta, Le Tour du Monde de Magellan (8)Les pages 233 à 253 contiennent les vocabulaires des pays ou Pigafetta a séjourné (peuples du Brésil, Patagons, îles de la mer du Sud).Carte dépliante : Route du Premier Voyage Autour du Monde sur le Vaisseau La Victoire.Planche 1 :  Deux vaisseauxCarte enluminée 1 : streto patagonicoPlanche II : Carte du Détroit des Patagons, ou de MagellanCarte enluminée 2 : ysole delli ladroniCarte enluminée 3 : Zzubu, MattamCarte enluminée 4 : MallucoPlanche III : Dessin de 2 boussolesCarte dépliante : Partie du Globe Terrestre fait par Martin Behaim à Nuremberg en 1492.

Merci René!H

Foire aux questions sur Pigafetta et le voyage de Magellan

Qui était Antonio Pigafetta ?

Antonio Pigafetta (vers 1491 – vers 1531) était un chevalier vénitien embarqué comme observateur sur la Trinidad lors du voyage de circumnavigation de Magellan (1519-1522). C’est l’un des 18 survivants de l’expédition partie avec 270 hommes et l’auteur du récit le plus détaillé du périple.

Combien existe-t-il d’éditions anciennes du récit de Pigafetta ?

Plusieurs versions abrégées paraissent dès le XVIe siècle (Paris, 1525 ; Venise, 1536). La version intégrale du manuscrit n’a été publiée qu’au XIXe siècle, à partir d’un document conservé à la Bibliothèque Beinecke de l’université Yale.

Combien vaut une édition ancienne du Voyage ?

Une édition originale du Voyage et navigation faict par les Espaignolz es isles de Mollucques (Paris, 1525) est rarissime et peut atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros en bel état. Les rééditions modernes (XIXe-XXe) sont plus accessibles, autour de quelques centaines d’euros.

Le manuscrit original existe-t-il encore ?

Oui : quatre manuscrits anciens du récit de Pigafetta nous sont parvenus, dont trois en français (Bibliothèque Beinecke à Yale, BnF, Bibliothèque royale de Belgique) et un en italien (Ambrosienne de Milan).

Pour aller plus loin

5 Commentaires

  1. je précise un point de bibliographie : sur le volume 6, morale de Sénèque, tome second, la mention « tome second » ne figure pas sur le titre ; elle peut y avoir été rajoutée manuellement.

  2. bonjour, en lisant monsieur Didot dans sa formule de politesse(très soumis) je me souviens que ce matin , dans la salle d’attente ou j’étais, parmi les « marie claire, elle, femme moderne.. » quelqu’un avait posé « traité de la servitude volontaire »…indémodable
    je tenais a saluer « ex libris »qui a présenté comme je l’avais encouragé, un incunable du 17ème siecle (1678) Je rêve de trouver Romain Gary en Incunable…
    bonne soirée. Bernard

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