Salon du Livre Ancien du Grand Palais

Amis Bibliophiles Bonjour,

Comme vous le savez, le Salon International du Livre Ancien, organisé par le SLAM, se tiendra au Grand Palais les 18 – 19 – 20 Avril 2008, de 11h à 20h.

Comme pour la première édition, qui a eu lieu l’an passé, le SLAM a eu la gentillesse de me faire parvenir quelques dizaines d’invitations pour les lecteurs du blog.

Si vous souhaitez que je vous en envoie une, n’hésitez pas à m’envoyer un email avec votre adresse à blog.bibliophile@gmail.com. Je me chargerai de l’envoi. Ce sont des invitations pour deux personnes.

En marge de l’activité commerciale proprement dite, le SLAM propose également un cycle de conférences pendant le Salon. Voici le programme, si vous souhaitez assister à l’une d’entre elles :

Vendredi 18 avril
16h30 – Table ronde
Enquête sur le livre ancien et les attentes des amateurs de livres, avec Rodolphe Goujet, doctorant en sociologie, Emmanuel Lhermitte, expert et Frédérik Reitz, rédacteur en chef du Magazine du Bibliophile.

Samedi 19 avril
12 h – La démarche d’un restaurateur de livres anciens. Explication sur le choix d’un traitement de restauration d’un livre du XVIIe siècle. Par Olivier Maupin, professeur de restauration du Patrimoine Ecrit à l’Atelier d’Arts Appliqués du Vésinet.

14h30 – Voyageurs au nom du savoir
Contre-amiral François Bellec, de l’Académie de marine.

16h30 – Les Villages du Livre
Les Villages du livre, animé par Frederik Reitz, rédacteur en chef du Magazine du Bibliophile.

Dimanche 20 avril
14h30 – Voyageurs et collections avec Stéphane Martin, directeur du musée du Quai Branly.

Enfin, un dîner ou un déjeuner des bibliophiles sera probablement organisé par votre serviteur pendant le salon. Ce qui sera l’occasion de nous retrouver et d’échanger à nouveau autour de notre passion.

H

La lettre du bibliophile

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La Souscription au 18ème

La Souscription au 18ème

La souscription, qui existe encore aujourd’hui pour préparer la commercialisation d’un ouvrage rare était un modèle économique assez utilisé au 18ème siècle (j’en ai d »ailleurs déjà parlé pour la mise en vente de l’édition de Kehl des oeuvres de Voltaire). Le saviez-vous? Savez-vous comment cela fonctionnait, et pourquoi?

En fait, la souscription était utilisée dans deux cas principaux : le premier, lorsqu’un libraire ou un écrivain sans mécène souhaitait couvrir ses frais d’impression avant la distribution et un succès peut être fort aléatoire. Dans ce cas, le livre ne se fait que si le nombre de souscripteurs est suffisamment important, et il contiendra d’ailleurs le plus souvent une liste des souscripteurs, à titre de reconnaissance, mais aussi pour mettre leur générosité en avant (néanmoins, les généreux souscripteurs français et allemands négligeront le plus souvent cette publicité, considérée comme vulgaire, alors qu’elle est fort prisée en Angleterre)… Dans le second cas, des souscriptions sont également lancées pour des ouvrages exceptionnels.
Sur le plan pratique, c’était assez simple, on imprimait des prospectus pour annoncer la souscription. Ceux-ci étaient disponibles chez le libraire, parfois affichés sur sa devanture, voire envoyés aux clients habituels de la librairie. La souscription en elle-même peut soit être une avance, soit être une promesse d’achat du livre lorsque celui-ci paraîtra. Il est à noter que dans ce dernier cas, le livre sera vendu aux souscripteurs à un prix généralement inférieur au prix « public ».

Comme je l’évoquais pour l’édition de Kehl, dans le cas d’une édition en plusieurs volumes, un calendrier des avances est établi, et comme dans le cas de Kehl, il arrive que des mécènes souscrivent à des exemplaires qu’ils renonceront à recevoir. Pour l’édition de Kehl financée par Beaumarchais, c’est le roi de Prusse, grand ami de Voltaire, qui renonça ainsi à certains de ses… 200 exemplaires!

On considère généralement que cette technique de financement fût mise au point par les anglais au 17ème siècle, elle servi notamment pour la Bible polyglotte de Walton. En France, le procédé devint courant au 18ème et on pense que c’est l’Antiquité expliquée et représentée en figures de Montfaucon qui fût le premier ouvrage concerné, en 1716.

Passé le 18ème, ce procédé est moins prisé, et ne restera rare par la suite, quand la production industrielle permettra d’imprimer à des coûts moindres. Aujourd’hui, la souscription est limitée aux ouvrages de luxes, dont le tirage limité et numéroté. Dans la plupart des cas, le souscripteur se voit alors remettre un exemplaire nominatif.


H
Images : une belle galerie de portraits issus des voyages de Cook (édition EO in-4)

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