Amis Bibliophiles bonjour, Ce message s’adresse au secrétaire du Club Grolier: voici mon ex-libris de Robert Hoe, merci de m’adresser ma carte de membre. 🙂 (l’ouvrage étant complet, faites diligence, merci). Sourire. Ah bon, ça marche pas? 🙁 Blague à part, comment étaient/sont choisis les membres du Club Grolier? HP.S.: à noter que Robert Hoe avait visiblement deux ex-libris, un noir, un rouge.
La lettre du bibliophile
Si cette chronique vous a plu : recevez trois nouvelles par semaine — livres rares, reliures, enchères, et les Dossiers IGLI. 18 ans d'archives, quelques milliers de lecteurs.
Pas de pub, pas de revente de données. Désabonnement en un clic.
Nous parlons régulièrement des livres interdits ou mis à l’index. Parmi eux, il en est un qui a connu une histoire particulière et restera sans aucun doute l’un des plus retentissants scandales littéraires du 18ème, il provoqua en effet à la fois un véritable engouement des lecteurs et l’ire terrible de l’Eglise et de l’Etat. Il s’agît de l’ouvrage « De l’Esprit », de Claude-Adrien Helvétius, paru en format in-4 en 1758.
Le scandale fût double et illustre bien les tortueuses voies que devait suivre un livre pour pouvoir être publié à l’époque. Pourquoi double? A la fois parce que le contenu lui-même du livre était matière à scandale (Helvétius établit la nécessité d’appuyer la morale sur l’amour de soi et de faire reposer la conception de l’univers sue le matérialisme… ce qui est assez loin des thèses de l’Eglise de l’époque, vous l’imaginez), et parce que le livre parût malgré cela avec un privilège… c’est à dire l’approbation de l’état!
En fait, Hélvétius était un homme puissant, fermier général depuis 1738 et bénéficiant de la protection de la Reine. Mondain, esprit brillant, fréquentant les philosophes (il est probable qu’il participa à l’avneture de l’Encyclopédie), il comprît vite que son ouvrage de philosophie morale et politique allait avoir des difficultés à passer sous les fourches caudines de la censure. Il va alors intriguer et faire jouer ses relations auprès de Malesherbes pour que Tercier, un agent du Roi, soit désigné comme censeur de l’ouvrage. Helvétius lui fît alors remettre le manuscrit (en désordre!) et n’aura de cesse de harceler Tercier pour que celui-ci donne son aval. Tercier est un homme débordé, et Helvétius un homme puissant, proche de la Reine, aussi le censeur survolera-t-il apparemment l’ouvrage et se contentera de demander quelques légères retouches… qui ne seront pas effectuées, puisque c’est l’imprimeur qui, prenant le relai d’Helvétius, portera les épreuves au premier commis en lui disant que tout est en ordre, et urgent…. Malesherbes réussit in-extremis à faire ajouter quelques cartons, mais l’ouvrage finît par paraître (1758), contenant à la fois le privilège et son texte proprement scandaleux… Le Parlement intervînt aussitôt en l’insérant dans une liste de livres interdits, il fût rejoint par la Sorbonne et le Pape et le livre fût brûlé publiquement les 31 janvier et 10 février 1759. Helvétius et Tercier furent soumis à diverses humiliations, ils durent notamment se rétracter publiquement et perdirent certaines de leurs attributions… Tercier disparût rapidement et Helvétius voyagea vers d’autres cieux plus amicaux, notamment en Allemagne et en Angleterre… Son ouvrage suivant, « De l’Homme », parût en 1773, après sa mort. Ses oeuvres complètes parurent elles en 1796 (14 volumes in-8). C’est je crois un cas unique d’un ouvrage qui parût avec un véritable privilège pour être immédiatement condamné au bûcher. Je ne suis pas philosophe mais l’ouvrage marqua son époque et participa au progrès des idées,… même si Voltaire le qualifia de « fatras »!
Triste époque où l’on brûlait ainsi des livres…
H
Images : quelques cinglés et autres « abrutis » (euphémisme gigantesque) brûlant des livres… J’aime beaucoup la première, regardez la tête de ceux qui dansent autour du bûcher. Et Helvétius.
Amis Bibliophiles Bonsoir, Après les reliure de Jean Grolier, je vous propose de retrouver un message posté sur le blog il y a plus de 3 ans…. Titien, Vecellio, Pillone et Bérès, quatre grands noms […]
Amis Bibliophiles Bonsoir, Avant toute chose, je vous prie de m’excuser pour mon silence de ces derniers jours, mais comme je l’écrivais il y a une semaine, ma vie professionnelle est actuellement légèrement mouvementée, et […]
Amis Bibliophiles Bonsoir, Excellente nouvelle, c’est un nouveau contributeur qui rejoint le blog en la personne de Guillaume, qui nous propose ce soir un portrait de Joaquim Gomez de La Cortina. Je lui laisse la […]
J'ai aussi un livre avec un ex-libris de Robert Hoe. Il s'agit du livre: "Les Delices de la Mort" par Jean Puget de la Serre, 1631, édition originale. L'ex-libris est doré mais sur un fond marine.
Mince alors! Moi qui croyais qu'il suffisait pour faire partie du Club de posséder quelques ouvrages du XVIe avec la marque dorée sur le premier plat "IO.GROLYERII ET AMICORUM". Tant Pis!
Robert Hoe, troisième du nom (New York, 1839-Londres, 1909) fit fortune dans l'industrie de l'imprimerie. Fonda le Grolier Club de New York en 1884, avec huit autres bibliophiles. Lui adjoignit un atelier de reliure dirigé par un relieur parisien, le Club Bindery.
Robert Hoe, troisième du nom (New York, 1839-Londres, 1909). Sa famille arriva d'Angleterre en Amérique en 1803. Il fit fortune dans l'industrie typographique et constitua une des plus extraordinaire bibliothèque d'Amérique.Il fonda avec huit autres bibliophiles le Grolier Club de New York en 1884.Il y ajouta, pour quelques années, un atelier de reliure, le Club Bindery, dirigé par un relieur parisien.
"connus bibliophiliquement" voulait tout simplement dire que les commentateurs du blog connaissaient leurs goûts bibliophiliques : il n'y avait aucune malice dans l'expression.
L'information que vous donnez aujourd'hui est suffisamment intéressante pour être développée :pourquoi ne pas l'avoir fait plutôt que de critiquer des gens qui ignorent ce que vous savez et qui ne sont pour rien dans une affaire à laquelle ils sont étrangers.
Si vous êtes libraire,pourquoi ne pas vous nommer ? Si vous n'êtes pas libraire, de la même façon, pourquoi conserver une information, somme toute anodine mais intéressante pour les bibliophiles (et pour assainir un marché parfois corrompu), uniquement pour mieux leur asséner ? Ils ne sont en rien responsables !
Le commentateur qui disait les photos floues et ne rien y connaître a donc du flair : bravo !
Ce serait sympathique pour tout le monde, et pour pouvoir poursuivre des échanges fructueux, de savoir qui vous êtes, bibliophiliquement (le reste ne nous concerne pas et serait indiscret, quoique ..).
La plupart des commentateurs de ce blog sont connus bibliophiliquement, mais aussi civilement, voire postalement.Et ne parlons pas de ceux qui sont nommés sous leur véritable patronyme Hugues,Galantaris, Sourget, moi-même, etc).Il me paraît souhaitable que les échanges sur le blog restent courtois, en évitant les sous-entendus, voire les attaques personnelles, afin qu'ils soient vraiment productifs. Personne ne détient la vérité, encore moins en Bibliophilie qu'ailleurs. On peut répéter avec force un avis qu'on croit le meilleur, à condition de faire l'effort de comprendre les arguments de l'autre, et sans se cacher, non seulement derrière son écran, mais encore dans un anonymat qui empêche qu'on poursuive la conversation.
Tout cela, évidemment, avec la constante difficulté de rendre la bonne intonation dans ce qu'on écrit, en particulier quand on veut y faire entrer un peu d'humour pour détendre l'atmosphère (J'ai été de ceux qui n'ont pas toujours réussi à se faire comprendre, et je l'ai toujours regretté).
Cela dit, puis-je me permettre de rappeler que la bibliographie est une des sciences les plus difficiles et les plus ingrates, quoiqu'en pensent souvent les plus jeunes bibliophiles.Aucune fiche n'est parfaite : combien de fois j'ai été corrigé par les "collègues", et je le leur ai bien rendu …
Je vous souhaite une bonne journée, en espérant reprendre de nombreux échanges avec vous, comme avec les autres : à 66 ans et après un demi-siècle de bibliophilie "active", j'ai encore tant à apprendre.
Anyone can visit the Grolier Club's exhibitions, purchase its publications, attend its lectures and other public events, and apply to use its Library. Formal membership, however, is subject to certain rules and restrictions. The Grolier Club is a private bibliophile society, which means that candidates may not apply for membership, but must be nominated. Nominations are based on a candidate's personal and/or professional commitment to books, as demonstrated through outstanding activity as a collector, antiquarian bookdealer, rare book librarian, or some other bookish pursuit. Prospective candidates must be proposed in writing by a Club member, and supported by letters of recommendation from three additional members. Direct participation by candidates in this process is by tradition quite limited; however, those interested in membership are urged to inquire among fellow collectors, professional colleagues, and/or dealers with whom they regularly do business. Some of these may be Grolier members, and willing to sponsor membership in the Club.
Trois chroniques par semaine — livres rares, reliures, enchères, et les Dossiers IGLI. 18 ans d’archives, quelques milliers de lecteurs.
Pas de pub, pas de revente de données. Désabonnement en un clic.
Cookie Consent
Nous utilisons des cookies pour mesurer l'audience du site et améliorer votre expérience de lecture. En continuant à naviguer, vous acceptez ces cookies. Vous pouvez à tout moment ajuster vos préférences.
ID used to identify users for 24 hours after last activity
24 hours
_gat
Used to monitor number of Google Analytics server requests when using Google Tag Manager
1 minute
_gac_
Contains information related to marketing campaigns of the user. These are shared with Google AdWords / Google Ads when the Google Ads and Google Analytics accounts are linked together.
90 days
__utma
ID used to identify users and sessions
2 years after last activity
__utmt
Used to monitor number of Google Analytics server requests
10 minutes
__utmb
Used to distinguish new sessions and visits. This cookie is set when the GA.js javascript library is loaded and there is no existing __utmb cookie. The cookie is updated every time data is sent to the Google Analytics server.
30 minutes after last activity
__utmc
Used only with old Urchin versions of Google Analytics and not with GA.js. Was used to distinguish between new sessions and visits at the end of a session.
End of session (browser)
__utmz
Contains information about the traffic source or campaign that directed user to the website. The cookie is set when the GA.js javascript is loaded and updated when data is sent to the Google Anaytics server
6 months after last activity
__utmv
Contains custom information set by the web developer via the _setCustomVar method in Google Analytics. This cookie is updated every time new data is sent to the Google Analytics server.
2 years after last activity
__utmx
Used to determine whether a user is included in an A / B or Multivariate test.
18 months
_ga
ID used to identify users
2 years
_gali
Used by Google Analytics to determine which links on a page are being clicked
I view something really special in this site.
J'ai aussi un livre avec un ex-libris de Robert Hoe. Il s'agit du livre: "Les Delices de la Mort" par Jean Puget de la Serre, 1631, édition originale. L'ex-libris est doré mais sur un fond marine.
Grolier est probablement le quatrième parrain ?
Mince alors! Moi qui croyais qu'il suffisait pour faire partie du Club de posséder quelques ouvrages du XVIe avec la marque dorée sur le premier plat "IO.GROLYERII ET AMICORUM". Tant Pis!
Lauverjat
Robert Hoe, troisième du nom (New York, 1839-Londres, 1909) fit fortune dans l'industrie de l'imprimerie. Fonda le Grolier Club de New York en 1884, avec huit autres bibliophiles. Lui adjoignit un atelier de reliure dirigé par un relieur parisien, le Club Bindery.
Robert Hoe, troisième du nom (New York, 1839-Londres, 1909).
Sa famille arriva d'Angleterre en Amérique en 1803. Il fit fortune dans l'industrie typographique et constitua une des plus extraordinaire bibliothèque d'Amérique.Il fonda avec huit autres bibliophiles le Grolier Club de New York en 1884.Il y ajouta, pour quelques années, un atelier de reliure, le Club Bindery, dirigé par un relieur parisien.
Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.
Cher Monsieur Fred,
"connus bibliophiliquement" voulait tout simplement dire que les commentateurs du blog connaissaient leurs goûts bibliophiliques : il n'y avait aucune malice dans l'expression.
L'information que vous donnez aujourd'hui est suffisamment intéressante pour être développée :pourquoi ne pas l'avoir fait plutôt que de critiquer des gens qui ignorent ce que vous savez et qui ne sont pour rien dans une affaire à laquelle ils sont étrangers.
Si vous êtes libraire,pourquoi ne pas vous nommer ? Si vous n'êtes pas libraire, de la même façon, pourquoi conserver une information, somme toute anodine mais intéressante pour les bibliophiles (et pour assainir un marché parfois corrompu), uniquement pour mieux leur asséner ? Ils ne sont en rien responsables !
Le commentateur qui disait les photos floues et ne rien y connaître a donc du flair : bravo !
Peut-on en savoir plus ?
Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.
Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.
Bonjour Fred,
Ce serait sympathique pour tout le monde, et pour pouvoir poursuivre des échanges fructueux, de savoir qui vous êtes, bibliophiliquement (le reste ne nous concerne pas et serait indiscret, quoique ..).
La plupart des commentateurs de ce blog sont connus bibliophiliquement, mais aussi civilement, voire postalement.Et ne parlons pas de ceux qui sont nommés sous leur véritable patronyme Hugues,Galantaris, Sourget, moi-même, etc).Il me paraît souhaitable que les échanges sur le blog restent courtois, en évitant les sous-entendus, voire les attaques personnelles, afin qu'ils soient vraiment productifs. Personne ne détient la vérité, encore moins en Bibliophilie qu'ailleurs. On peut répéter avec force un avis qu'on croit le meilleur, à condition de faire l'effort de comprendre les arguments de l'autre, et sans se cacher, non seulement derrière son écran, mais encore dans un anonymat qui empêche qu'on poursuive la conversation.
Tout cela, évidemment, avec la constante difficulté de rendre la bonne intonation dans ce qu'on écrit, en particulier quand on veut y faire entrer un peu d'humour pour détendre l'atmosphère (J'ai été de ceux qui n'ont pas toujours réussi à se faire comprendre, et je l'ai toujours regretté).
Cela dit, puis-je me permettre de rappeler que la bibliographie est une des sciences les plus difficiles et les plus ingrates, quoiqu'en pensent souvent les plus jeunes bibliophiles.Aucune fiche n'est parfaite : combien de fois j'ai été corrigé par les "collègues", et je le leur ai bien rendu …
Je vous souhaite une bonne journée, en espérant reprendre de nombreux échanges avec vous, comme avec les autres : à 66 ans et après un demi-siècle de bibliophilie "active", j'ai encore tant à apprendre.
Anyone can visit the Grolier Club's exhibitions, purchase its publications, attend its lectures and other public events, and apply to use its Library. Formal membership, however, is subject to certain rules and restrictions. The Grolier Club is a private bibliophile society, which means that candidates may not apply for membership, but must be nominated. Nominations are based on a candidate's personal and/or professional commitment to books, as demonstrated through outstanding activity as a collector, antiquarian bookdealer, rare book librarian, or some other bookish pursuit. Prospective candidates must be proposed in writing by a Club member, and supported by letters of recommendation from three additional members. Direct participation by candidates in this process is by tradition quite limited; however, those interested in membership are urged to inquire among fellow collectors, professional colleagues, and/or dealers with whom they regularly do business. Some of these may be Grolier members, and willing to sponsor membership in the Club.
Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.
Les métamorphoses d'Ovide en rondeaux, 1687, Bauzonnet-Trautz, et La Bédoyère, Hoe, Adam… mais voici:
http://bibliophilie.blogspot.com/2008/07/un-livre-du-comte-de-la-bdoyre.html
H
dans quel livre est-il apposé, cet ex-libris d'élite?