Bibliophilie scientifique, Le Traité de Chimie de Lavoisier

Amis Bibliophiles Bonsoir,
Merci pour vos messages inquiets, j’ai délaissé le blog bien malgré moi pendant quelques jours et je vous prie de m’en excuser: aller-retour express à Reims pour mettre la revue sous enveloppe, puis départ non moins express pour la perfide Albion où nos amis anglais me gardèrent deux jours dans une sombre geôle du comté de Nottingham… Etc, l’histoire est connue.
Me voici de retour avec toujours autant de projets pour le blog, des débats, des images, mais je démarre en douceur avec un message de notre bibliophile scientifique et non moins ami Bernard, qui vous présente le traité de chimie de Lavoisier.
« Les différents tirages d’une même édition sont quelquefois différents. Je vais vous dire quelques mots sur « la seconde édition » du Traité élémentaire de chimie de Lavoisier.Le Traité élémentaire de chimie de Lavoisier date de 1789. C’est le premier traité écrit dans le langage moderne. Dans le discours préliminaire, Lavoisier définit sa philosophie inspirée de l’enseignement de Condillac qui sert de règle à sa méthode expérimentale. C’est dans le treizième chapitre du premier tome, page 140, qu’il écrit la fameuse phrase : « Car rien ne se crée, ni dans les opérations de l’art, ni dans celles de la nature, et l’on peut poser en principe que, dans toute opération, il y a une égale quantité de matière avant et après l’opération ; que la qualité et la quantité des principes est la même, et qu’il n’y a que des changements, des modifications. C’est sur ce principe qu’est fondé tout l’art de faire des expériences en Chimie: on est obligé de supposer dans toutes une véritable égalité ou équation entre les principes du corps qu’on examine, et ceux qu ‘on en retire par analyse ». Nous connaissons cette loi sous la forme condensée : « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». Continuez la lecture, la leçon de chimie est terminée.Ex-libris de la bibliothèque de Lavoisier gravé sur cuivre par Pierre-Claude de La Gardette. D’azur au chevron d’argent chargé de 3 mouchetures d’hermine de sable, accompagné en chef de 2 étoiles d’argent et en pointe d’1 lion rampant du même
La première édition, par Cuchet, du Traité élémentaire de chimie de Lavoisier a eu deux tirages. On ne connaît que quelques exemplaires du premier. Le marché propose quelquefois le second tirage. Les 13 planches dépliantes gravées en taille-douce sont dessinées par Marie-Anne-Pierrette Paulze, épouse, collaboratrice et traductrice de Lavoisier. Elle était également élève du peintre David. Le portrait du couple Lavoisier par David est bien connu. Il date de 1788 (Metropolitan Museum).Il existe trois tirages de la seconde édition parue en 1793.
1er tirage. Cuchet. 2 volumes in-8 ; XLIV, 322 pp, 2 tableaux – VIII, 327, (1) pp, 13 pl.
Lavoisier n’avait pas été informé par son libraire Cuchet de l’impression de cette seconde édition ; le 6 janvier 1793, il écrivit à ce sujet à son correspondant anglais Robert Kerr: « C’est donc plutôt une contrefaçon qu’une seconde édition ». Cette édition « pirate » est très rare. Elle a été imprimée par de Boiste. Elle est reconnaissable par son « titre au panier », par ses planches qui ne sont pas signées Lavoisier et par les fautes qui ne sont pas corrigées.
2ème tirage. Cuchet. 2 volumes in-8 ; XLIV, 322 pp, 2 tableaux – VIII, 331, (1) pp, 13 pl.
Cette deuxième édition, reconnue et corrigée par Lavoisier, a été imprimée par Chardon ; elle est reconnaissable par son « titre au personnage ». Les planches sont signées Lavoisier sauf la planche XI où, par erreur, les deux tubes ne plongent pas dans les liquides.
3ème tirage. Cuchet. 2 volumes in-8 ; XLIV, 322 pp, 2 tableaux – VIII, 327, (1) pp, 13 pl.
Edition imprimée par de Boiste avec son « titre au bouquet ». Les planches sont signées Lavoisier. Les fautes sont corrigées, sauf encore celle de la planche XI.La troisième édition, par Deterville, date de 1801 (An IX) : 2 volumes in-8 ; XLIV, 386 pp, 2 tableaux – VII, 377, (3) pp, 13 pl.
Cette édition est augmentée des mémoires de Lavoisier et de Auguste Seguin son élève, sur la respiration et sur la transpiration : Expériences sur la respiration des Animaux, et sur les changements qui arrivent à l’air en passant par leurs poumons ; Mémoires sur la transpiration des animaux.Comme vous le voyez, la « bibliophilie scientifique » est aussi quelquefois compliquée !!!
Merci Bernard,H

La lettre du bibliophile

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À lire ensuite

Voltaire : la Physique à Cirey

Voltaire : la Physique à Cirey

Amis Bibliophiles Bonsoir,

Les amateurs de livres scientifiques vont se régaler puisque ce soir, je laisse les commandes à l’excellent Bernard, qui va vous parler de Voltaire dans un très beau message.

On connaît bien Voltaire philosophe, poète et historien. On sait moins qu’il a consacré quelques années de sa vie à l’étude de la physique. Il a été, avec Maupertuis, l’un des premiers diffuseur des idées de Newton en France au XVIIIème siècle.
Médaillon représentant Voltaire et son « ennemi intime » Rousseau, morts tous deux en 1778.

François Marie Arouet, dit Voltaire (1694-1778), séjourne en Angleterre de 1726 à 1728. En 1733, il fait paraître ses Letters concerning the English Nation dont la traduction française augmentée paraît en 1734 sous le titre de Lettres philosophiques.
Lettres philosophiques
Lettre sur Descartes et Newton

Admiratif de Newton, Voltaire y écrit : « Un Français qui arrive à Londres trouve les choses bien changées en philosophie comme dans tout le reste. Il a laissé le monde plein, il le trouve vide. A Paris, on voit l’univers composé de tourbillons de matière subtile ; à Londres, on ne voit rien de cela. Chez nous c’est la pression de la lune qui cause le flux de la mer ; chez les Anglais, c’est la mer qui gravite vers la lune ».

C’est dans cet ouvrage que Voltaire rapporte l’anecdote de la pomme. Il écrit dans la lettre XV: « Reconnaître une identité de nature entre la force qui fait tomber les corps et la force qui maintient la Lune en orbite, c’est, nul n’en doutera, faire avancer la solution du problème. Mais ce n’est pas une explication. Pourquoi les corps et la Lune tombent-ils sur la Terre? D’où provient cette attraction qu’exerce à distance la Terre ? » ; A cela, Newton n’apportait pas de réponse : « Je ne me sers du mot d’attraction que pour exprimer un effet que j’ai découvert dans la nature, effet certain et indiscutable d’un principe inconnu, qualité inhérente dans la matière dont de plus habiles que moi trouveront, s’ils le peuvent, la cause »

Cet ouvrage est immédiatement interdit à cause des attaques qu’ il contient contre le clergé et le pouvoir. L’auteur prend la fuite et se réfugie en Champagne, au château de Cirey, chez sa maîtresse, Gabrielle Émilie le Tonnelier de Breteuil, marquise du Châtelet (1706-1749). Dans cette retraite, où il reste de 1735 à 1740, il étudie la physique, en compagnie de son amie et y installe un laboratoire,

Un ami de Voltaire, le comte Francesco Algarotti (1712-1764), qui s’intéresse aux travaux de Newton, est invité au château de Cirey à la fin de 1735. Il y reste six semaines et travaille à un ouvrage, le Neutonianismo per le dame qui paraît en italien en 1737. La traduction française paraît l’année suivante.

Newtonianisme pour les Dames

Algarotti imite les Entretiens sur la pluralité des mondes de Fontenelle qui initient une marquise aux beautés de la physique. Le discours est très souvent futile ; par exemple, pour illustrer la loi de Newton : « J’ai quelque tentation de croire que dans l’amour on suit cette loi des carrés à l’égard des lieux ou plutôt à l’égard des temps : ainsi après huit jours d’absence, la tendresse devient soixante-quatre fois moindre qu’elle ne l’était le premier jour.»
On connaît deux tirages de la traduction française. Dans le premier, Castera donne des objections personnelles au système newtonien ; ces objections sont supprimées dans le second ce qui fait que la page XV est également chiffrée XXXIV.
Tirage avec les commentaires de Castera
Tirage sans les commentaires.

Cet ouvrage provoque la brouille entre Algarotti et ses hôtes. En décembre 1738, la marquise du Châtelet écrit à Maupertuis : « Le Newtonianisme pour les dames est traduit. Je ne sais si vous aurez la patience de le lire dans l’impertinente traduction de Castera. Je ne sais comment M. Algarotti s’en trouve. Il méritait bien, après avoir dédié son livre à l’ennemi de Newton, d’être traduit par un homme qui se déclare l’ennemi de Newton et le sien. » Voltaire reproche également à Algarotti la préface élogieuse consacrée à Fontenelle, anti-Newtonien notoire. Il n’apprécie pas non plus la parution de la traduction française la même année que celle de ses Elémens de la philosophie de Newton.

Première édition parue à Amsterdam chez Ledet ou Desbordes

Cet ouvrage parait à Leyde en 1738 sous le titre Elémens de la philosophie de Newton, mis à la portée de tout le monde. Il est dédié à Madame Du Châtelet, « Minerve de la France, immortelle Emilie ». Rejetant le dialogue badin, employé par Fontenelle et Algarotti, Voltaire introduit calculs et figures géométriques. L’ouvrage parait avant que Voltaire n’eut envoyé les derniers chapitres. L’éditeur hollandais, impatient, le fait achever par un mathématicien anonyme et ajoute au titre, sans l’avis de Voltaire: Mis à la portée de tout le monde, ce qui permet à ses détracteurs la plaisanterie de Mis à la porte de tout le monde… Dans une lettre du 14 mai 1738, Voltaire écrit : « Ce n’était pas même ainsi qu’était ce titre… , il y avait simplement : Elémens de la philosophie de Newton. Il faut être un vendeur d’orviétan pour y ajouter : mis à la portée de tout le monde, et un imbécile, pour penser que la philosophie de Newton puisse être à la portée de tout le monde. »
Dans les Mémoires de Trévoux d’août et septembre 1738 les pères jésuites notent: « À peine les nouveaux Elémens ont paru, qu’on les a vus dans les mains de tout Paris, et dans toutes sortes de mains. Le prix n’arrête personne. On les enlève. On se les arrache. Chacun veut au moins en lire un chapitre, en parcourir les titres, dévorer le livre des yeux » .

En 1738, mécontent de l’édition hollandaise, Voltaire publie en France une nouvelle édition à l’adresse de Londres. Il y met en tête des Eclaircissements, et ajoute un chapitre sur le flux et le reflux de l’océan.
Edition de 1738 corrigée par Voltaire.

Dans une lettre à Frédéric, Prince Royal de Prusse, Voltaire écrit : « L’édition de France, sous le nom de Londres, est un peu plus correcte. Les cartésiens crient comme des fous à qui on veut ôter les trésors imaginaires dont ils se repaissaient; ils se croient appauvris si la nature a des vides. Il semble qu’on les vole; il y en a qui se fâchent sérieusement. Pour moi, je me garderai bien de me fâcher de rien, tant que divus Federicus et diva Aemilia m’honoreront de leurs bontés. »
Par exemple on peut citer l’ouvrage de Banières paru dès 1739 : Examen et réfutation des Elémens de la philosophie de M .de Voltaire
Examen et réfutation des Elémens de la philosophie de M .de Voltaire

Une édition définitive des Elémens paraît en 1741. à l’adresse de Londres.
Edition de 1741.

En 1737, l’Académie des Sciences propose « La nature du feu, et sa propagation » pour sujet du prix de 1738. Ayant entendu parler du sujet du prix, Voltaire se met au travail. La Marquise du Châtelet voulant aussi concourir, travaille la nuit en cachette. Dans leurs mémoires la marquise du Châtelet et Voltaire, soutiennent l’existence corporelle et substantielle de la chaleur. Quoique n’ayant pas eu le prix, les deux essais, par « une jeune dame d’un haut rang » et « un de nos premiers poètes », furent publiées sur la recommandation de Réaumur. C’est le grand Euler qui est couronné.
Essai de Du Châtelet
Essai de Voltaire.

En 1740, la Marquise fait paraître un ouvrage destiné à son fils et intitulé Institutions de Physique : « Vous êtes, mon cher fils, dans cet age heureux où l’esprit commence à penser, et dans lequel le cœur n’a pas encore des passions assez vives pour le troubler. C’est peut-être le seul temps de votre vie que vous pourriez donner à l’étude de la nature ; bientôt les passions et les plaisirs de votre age emporteront tous vos moments et lorsque cette fougue de la jeunesse sera passée, et que vous aurez payé à l’ivresse du monde le tribut de votre age et de votre état, l’ambition s’emparera de votre âme ; et quand même dans cet age avancé et qui souvent n’en est pas plus mur, vous voudriez vous appliquer à l’étude des véritables sciences, votre esprit n’ayant plus alors cette flexibilité qui est le partage des beaux ans, il vous faudrait acheter par une étude pénible ce que vous pouvez apprendre aujourd’hui avec une extrême facilite. »
Institutions de physique.

Ces institutions ont donné lieu a de vives controverses dans les milieux scientifiques. La Marquise prend le parti de Leibniz, contre celui de l’Académie des Sciences, dans la grande dispute du moment sur l’expression de la « force » : mv ou mv2 . En 1744, dans sa Courte réponse aux longs discours d’un docteur allemand, Voltaire écrit : « Quant à la dispute sur la mesure de la force des corps en mouvement, il me paraît que ce n’est qu’une dispute de mots; et je suis fâché qu’il y en ait de telles en mathématiques. Que l’on exprime comme l’on voudra la force, par mv, ou par mv2, rien ne changera dans la mécanique: il faudra toujours la même quantité de chevaux pour tirer les fardeaux, la même charge de poudre pour les canons; et cette querelle est le scandale de la géométrie. »

La Marquise meurt en couches en 1749, avant la publication de son dernier ouvrage, Principes mathématiques de la philosophie naturelle, première traduction française des Philosophiae naturalis principia mathematica de Newton paru en 1687.
Cette traduction n’est publiée par Alexis Claude Clairaut qu’en 1759. Elle est suivie de commentaires tirés des œuvres de Clairaut et Bernoulli, et précédée d’une préface historique de Voltaire.
Principes mathématiques de la philosophie naturelle.

Pour la petite histoire, je possède deux exemplaires de cet ouvrage qui diffèrent en quelques points. Par exemple, dans l’avertissement, dans un exemplaire est écrit : page ii « Toutes ces recherches sont tirées pour la plupart ou des ouvrages de M. Clairaut, ou des cahiers qu’il donnait en forme de leçons à M. le Comte du Châtelet Lomont, fils de l’illustre Marquise ». page iii « M. le Monnier a suffisamment rempli cet objet dans ses élémens d’Astronomie, et ceux qui ne trouveraient pas une clarté suffisante dans le texte même du troisième livre des Principes de M.Newton, peuvent recourir à ses élémens comme à un excellent commentaire ».

Dans l’autre exemplaire : page ii « Toutes ces recherches sont tirées pour la plupart ou des ouvrages de M. Clairaut, ou des cahiers qu’il avait anciennement donnés en forme de leçons à Madame la Marquise du Chastellet ». page iii « M. l’Abbé de la Caille a parfaitement rempli cet objet dans ses Elémens d’Astronomie, où il a beaucoup simplifié les opérations par lesquelles M. Newton avait enseigné à déterminer les orbites des comètes ».

Epilogue : Voltaire, déçu de ne pas entrer à l’Académie des Sciences, écrit à M. d’Argental à la fin de 1741 : « La supériorité qu’une physique sèche et abstraite a usurpée sur les belles lettres commence à m’indigner. Nous avions, il y a cinquante ans de bien plus grands hommes en physique et en géométrie qu’aujourd’hui, et à peine parlait-on d’eux. Les choses ont bien changé. J’ai aimé la physique tant qu’elle n’a point voulu dominer sur la poésie ; à présent qu’elle écrase tous les arts, je ne veux plus la regarder que comme un tyran de mauvaise compagnie…On ne saurait parler physique un quart d’heure et s’entendre. On peut parler poésie, musique, histoire, littérature, tout au long du jour. » A partir de 1742 Voltaire abandonne complètement la physique pour des études historiques.
Quelques ouvrages cités.

Merci beaucoup Bernard! Très bel article!

H

23 Commentaires

  1. Cher Gonzalo,

    Je souhaite à mon tour rejoindre le club très restreint des gogos qui ont participé à cette vente et qui fréquentent ce site (les cuistres!)… J'ai pour ma part payé par Paypal le soir même… et reçu un remboursement du vendeur le lendemain dans la journée. J'ai hérité en prime d'une évaluation positive de la part du vendeur. Je n'ai eu aucune explication, mais il est bien évident que je ne recevrai rien moi non plus… Au moins, ce vendeur a eu l'honnêteté de rembourser… Mais je crois que je vais tout de même engager un litige, pour la forme!

    Mr A.Nonyme

  2. Précision concernant le Traité de Lavoisier: En 1789, les deux tirages de l’édition originale étant épuisés, les volumes ont été réimprimés la même année avec, pour la première fois, des paginations séparées pour les deux tomes. L’éditeur y a joint un autre ouvrage, la Nomenclature Ancienne et moderne, sous forme de troisième tome.
    Paris, Cuchet, 1789. 3 volumes in-8 : XLIV, 322 pp 2 tableaux – VIII, 326 pp – IV, 259 pp, 13 pl, 2 tableaux.

  3. @ Yvan : le refus de vendre, une fois l'enchère terminée, est contraire aux réglements d'Ebay, mais par contre autorisé par la loi française. Selon moi, cela mérite largement l'ouverture d'un litige. Car même si je le comprends bien, ce vendeur, vu le prix, dérisoire ou presque, il a obligation de vendre au dernier enchérisseur. Je ne dis pas ça pour être polémique ni jeter d'huile sur le feu, mais beaucoup font comme lui. Quand on a surveillé une enchère pendant une semaine, qu'on a pris ses dispositions pour s'assurer d'être le dernier enchérisseur, c'est vraiment frustrant… Il faut le signaler, car de plus en plus de gens ont des attitudes qui ne sont pas fair play (et encore, dans le domaine "Livres", beaucoup moins qu'ailleurs)

  4. Peut-on m'expliquer comment est-il possible qu'après 17 votes négatifs successifs son compte soit toujours actif ?? Il aurait du être suspendu rapidement ??

    Quelquefois Ebay réagit bizarrement.

    Je n'avais (heureusement) pas vu ce vendeur pendant cette période de ventes.

    André H.

  5. rassuré de voir que je ne suis pas seul à avoir tenté le coup sur ces livres pas décrits!

    Cher anonyme, vous avez payé ledit vendeur: il ne vous a pas remboursé?

    Le vendeur est espagnol, son pseudo est libervox.

  6. Bonsoir,
    je reviens sur Ebay pour indiquer qu'il n'y a pas que les vendeurs étrangers qui pratiquent de cette manière. Personnellement, le vendeur ci après a refusé de me vendre ce livre pour les raisons suivantes : l'objet a été retiré, le prix minimum était plus élevé …

    Je signale que mon enchère maximum était supérieur au prix final.
    Mes mails à ce vendeur ou à Ebay sont restés lettres mortes.
    Donc, je vous fais partager ma déception.
    http://cgi.ebay.fr/ws/eBayISAPI.dll?ViewItem&item=370295067381

    Bien cordialement à tous.

  7. Amusant (enfin non pas trop, désolé pour les enchérisseurs), de voir que le vendeur laisse des évaluations positives comme si de rien n'était…

    Cordialement,
    Olivier

  8. Pardon Bernard d'intervenir dans votre belle notice pour remuer les pestilences d'eBay. C'est manquer d'égard pour vous mais ça soulage !

    Je me compte parmi les couillons ayant payé. Ma seule consolation est de voir que je suis en bonne et amicale compagnie. Gonzalo, bien vu d'avoir gardé vos picaillons.
    Paypal refuse l'ouverture de litige.
    J'ai tellement engueulé le vendeur pour me soulager les surrénales que je doute qu'il m'envoie quoi que ce soit, même s'il est honnête…
    Je vais me fouetter tranquillement et mettre mon silice en me répétant que je ne dois acheter qu'aux libraires de Haute bibliophilie.

    Et me mettre aux timbres.

    Je signe pas. j'ai trop honte. Et puis j'ai cassé mon clavier à force de taper dessus.

    Hugues comprendra.

  9. La librairie Thomas-Scheler a publié en 1994 un catalogue intitulé LAVOISIER, dans lequel figurent plusieurs éditions du Traité de Chimie. On y trouve les ouvrages de Lavoisier, de ses précurseurs, de ses suiveurs, de ses opposants …
    Peut-être est-il encore possible de s'en procurer des copies. C'est une intéressante petite bibliographie.
    René de B l C

  10. Dans les années troublées 1790 à 1794 le papier était rare et cher. Les imprimeurs étaient obligés d'utiliser des papiers de mauvaise qualité qui ont souvent cette couleur bleutée (pourquoi bleutée?). On rencontre souvent des cahiers bleus mélangés à des cahiers grisâtres, blanchâtres…Les caractères d'imprimerie étaient quelquefois usés et l'impression s'en ressentait.

  11. belles précisions bibliographiques, très utiles.
    une curiosité, pourquoi sur l'exemplaire de la seconde édition, 2nd tirage, les planches sont parfois sur du papier de couleur bleu (en tout cas sur l'exemplaire ebay que cite Olivier) ?

  12. Il s'agit bien du second tirage. Les planches ne sont pas fautives. Ma description a été tronquée (par moi…). Il fallait lire: " Les planches sont signées Lavoisier et les erreurs rectifiées, sauf sur la planche XI, …". Mea culpa.

  13. Merci Bertrand pour cette présentation des différents éditions du Traité élémentaire de chimie.

    Au fait, comment distingue-t-on les premiers et deuxièmes tirages de la première édition ?

    Eric
    P.S : pour Gonzalo, j'ai acheté et payé au vendeur en question. La vente a été annulée par le vendeur. Carton rouge.

  14. @gonzalo : pour le moment ne rien faire, tu n'es en faute que si le livre est envoyé. D'autre part, un compte Paypal bloqué, cela arrive plusieurs fois dans le "développement" d'un compte, je sors moi-même de 8 jours sans compte, car ils mettent du temps à lire les docs qu'ils demandent, à certains stades : qd on dépasse 1800, puis qd on dépasse 2500€ de CA chez eux, etc.
    Donc tu ne crains rien. Propose un virement international, si la somme n'est pas trop élevée. Et rien ne t'interdis de faire une offre plus élevée, si jamais il annule pour cause de "manque à gagner". J'insiste, c'est un droit. Même si le site lisait le mail, ce qu'il ne font pas. Dans ce cas tu lui proposes de remettre le livre en achat immédiat pour toi, à heure dite, pour ne pas se le faire chiper, si vraiment le prix est bon.
    Pardon pr ce message écrit à tte vitesse entre deux RV

  15. On a donc le second tirage de la seconde édition en vente en ce moment?
    Mais si les planches sont fautives comment rééduquer mon pauvre de moi en chimie…
    Amicalement,
    Olivier

  16. Ebay dans le feu de l'action:
    Combien d'entre vous ont vu passer cette série d'ouvrages du XVIe siècle mis en vente par un vendeur espagnol (qui avait alors 100% d'évaluations positives), sans aucune description d'ouvrages (juste: auteur titre, lieu d'édition et année), et avec une seule photo (de reliure, jamais de page de titre) ? Sa série de bouquins en vente (une bonne vingtaine, de mémoire) se terminait lundi soir.

    Je me suis pris au jeu, et je suis théoriquement le propriétaire de l'un de ces livres, acheté une bouchée de pain "pour voir". Mais, pour des raisons de cuisine interne, je ne l'ai pas encore payé. Je voulais faire le virement paypal (personne n'est parfait…) ce soir, mais lorsque je lui ai demandé le prix pour un port "with insurance", il m'a répondu "do not pay: my paypal account is blocked". Ses récentes évaluations, toutes négatives, montre qu'il a annulé au moins 6 de ces transactions.

    Si le livre que je crois avoir acheté est bien l'édition que je crois avoir achetée, alors la raison de son annulation est claire: il perd des sous à chacune de ses ventes, car si les livres sont en bon état (comme annoncé dans sa description), ils valent bien plus que leur prix de vente…

    Ledit vendeur ne m'a pas encore annoncé l'annulation de ma transaction, mais j'attends la nouvelle avec impatience.

    Ma question est simple: je fais quoi? Vis à vis de ebay, je suis en tort: je n'ai pas payé mon achat.
    Y a-t-il d'autres lecteurs concernés? (je sais: c'est la honte d'acheter sans notices, mais après tout: en salle des ventes, les meilleures affaires à faire sont souvent dans les cartons "non catalogués"…). Si oui, n'hésitez pas à vous manifester, on rigolera (jaune…) ensemble!

    PS/ Hugues, Bernard, content de vous retrouver!

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