La Reliure à l’Eventail

Amis Bibliophiles Bonjour,
Poursuivons aujourd’hui notre modeste découverte de la reliure, avec la Reliure à l’éventail. C’est un terme peu connu, sans doute parce que l’on croise assez rarement ce type de reliure apparu au 17ème siècle (comme pour la « fanfare », ou la « Du Seuil », on notera que l’on parle de reliure même s’il s’agît le plus souvent de dorures caractéristiques).La reliure « à l’éventail » se présente sous la forme d’une dorure particulière sur les plats, composée de roulettes ornées en bordure et d’un motif rayonnant depuis le centre des plats, d’une façon plus ou moins circulaire. On retrouve parfois le style du motif central dans les angles, en quart de cercle

Comme sur cette image, c’est un style qui sera également repris au 19ème par les grands relieurs.

H

La lettre du bibliophile

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La Reliure Papillotante

La Reliure Papillotante

Amis Bibliophiles Bonsoir,

La reliure dite « papillotante » est l’une des formes les plus raffinées de reliures décorées du 18ème siècle. Ces reliures, réalisées notamment par Derôme, Dubuisson (au milieu de ses plaques) et Padeloup sont des reliures de luxe.
En pratique, la reliure papillotante se compose d’une reliure classique, en veau ou en maroquin (voire en soie), proposant un décor, généralement au centre des plats, qui est soit peint soit métallique et protégé par une fine lame de mica. Le plus souvent, ce sont des armes que l’on trouve sous cette lame de mica, mais on rencontre également des miniatures, et des portraits.
Ces reliures sont évidemment très recherchées mais finalement pas si rares que cela, si vous êtes un visiteur assidu de l’hôtel Drouot, vous en croiserez quelques exemplaires par an.
A défaut de pouvoir y consacrer un ou deux milliers d’euros, vous pourrez toujours les caresser lors des expositions.

H

5 Commentaires

  1. Bonsoir Gonzalo,

    Les tranches antiquées sont particulières aux XVe et XVIe siècles. Elles ne revinrent à la mode que vers 1830, jusque vers 1880. Ces tranches antiquées sont des tranches dorées et ciselées avec un petit burin gravé (donc pourquoi pas avec un fer, azuré ou autre ?), dont le motif répété et incrusté dans les feuillets dorés par de légers coups de marteau formait un dessin. Gros inconvénient : les ciselures transforment le bord du papier en dentelle !
    Un relieur pourrait probablement corriger et compléter tout ça, le Dictionnaire Encyclopédique du Livre et autres ouvrages de technique de reliure étant muets
    sur le sujet.

    Jean-Paul

  2. Bonsoir Gonzalo,

    Les tranches antiquées sont particulières aux XVe et XVIe siècles. Elles ne revinrent à la mode que vers 1830, jusque vers 1880. Ces tranches antiquées sont des tranches dorées et ciselées avec un petit burin gravé (donc pourquoi pas avec un fer, azuré ou autre ?), dont le motif répété et incrusté dans les feuillets dorés par de légers coups de marteau formait un dessin. Gros inconvénient : les ciselures transforment le bord du papier en dentelle !
    Un relieur pourrait probablement corriger et compléter tout ça, le Dictionnaire Encyclopédique du Livre et autres ouvrages de technique de reliure étant muets
    sur le sujet.

    Jean-Paul

  3. Je profite de la science de tous, et de celle de Jean-Paul en particulier. Il me semble que la question a déjà été évoqué il y a quelques mois, mais est-ce qu’un fer azuré peut faire des tranches guillochées? Est-ce que l’un correspond à l’autre?

  4. Bonsoir Bergamote,

    Un fer azuré est un fer à dorer utilisé pour pratiquer des ornements azurés, c’est-à-dire ornés de fines hachures, par analogie avec la représentation conventionnelle de la couleur bleue, dite « azur », en héraldique. Utilisés en France surtout de 1550 à 1590.

    Jean-Paul

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