Amis Bibliophiles Bonsoir,
Et oui, soyez rassurés, la Bibliophilie, ça conserve.
Pour en juger, voyez plutôt la note manuscrite que Bertrand à découvert sur le haut de la première garde blanche d’un ouvrage du XVIIIè siècle (Les Nouvelles Lettres Persanes, Londres, 1735, 2 vol. in-12, reliés plein veau de l’époque)
A vous de déchiffrer le nom du possesseur de l’ouvrage ainsi que son adresse, mais en tout cas, on lit parfaitement :
« agé de 98 …. et écrivant sans lunette comme à lage de vingt ans, et qui monte et descend bien à cheval. »
L’écriture est du XVIIIè siècle, difficile d’en dire plus. Certainement un homme qui a vécu à cheval sur le XVIIè et le XVIIIè s.
Maintenant c’est prouvé ! La bibliophilie conserve…
Merci Bertrand!
H
Mince, les cours ne vont baisser de sitôt, on ne saurait trop conseiller à Pilou de spéculer sur les consoles de jeux!
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Sainte-Beuve bibliophile et bibliopégimane.

Amis Bibliophiles Bonsoir,
Ah qu’il est bon d’avoir un vrai ami que les évolutions d’une balle de cuir sur un pré laisse de marbre! Un grand merci à Bertrand de vous proposer ce soir un très bel article sur Sainte Beuve.
« Il n’y a pas en lui un atome de Mirabeau ou de Jean Huss. Poser des dogmes n’est point sont affaire. Les renverser ou les assembler lui conviendrait mieux. Analyste et poète, érudit et homme de salon, toujours occupé d’idées ; philosophe et historien, insatiablement voluptueux de science, de livre et de pensée (…) » ainsi s’exprimait dans ses Mémoires Philarete Chasles, l’éminent philologue, à propos de Charles-Augustin Sainte-Beuve.
Passons rapidement sur le Sainte-Beuve écrivain que tout un chacun peut lire à l’envie notamment dans les 16 volumes des Causeries du Lundi (recueil en volume de ces articles de critique littéraire parus dans la presse). Passons sur le Sainte-Beuve ami-amant du couple Hugo.
Rentrons chez Sainte-Beuve amateur de livres.
C’est M. Edmond Scherer qui écrivit les lignes qui vont suivre pour le journal Le Temps (numéro du 15 février 1870) :
« Ce n’est pas que tout écrivain ait nécessairement une bibliothèque. Chateaubriand n’en avait pas : « Des nids à rats ! » disait-il. Lamartine n’en avait pas non plus. Cela se comprend : Lamartine et Chateaubriand étaient avant tout des poètes, même dans leurs voyages et dans leurs histoires. Mais Sainte-Beuve devait avoir une bibliothèque, lui, si exact dans son savoir, si patient dans ses recherches. Et, de fait, il en avait une, et considérable. Il en avait même plusieurs, chacune représentant une phase de sa vie, une époque de ses travaux. C’est ainsi que le Tableau de la poésie française au seizième siècle y figure par toute une collection de nos poètes de cette époque, achetés dans un temps où ils étaient moins difficiles à trouver qu’aujourd’hui, de beaux exemplaires, bien conservés, bien reliés : une cinquantaine de volumes destinés à allumer de terribles luttes entre les amateurs. Puis vient une seconde bibliothèque, celle qui a servi à faire le Port-Royal, la plus complète probablement qui ait été formée en dehors des maisons jansénistes. Elle comprend même quelques manuscrits. (…) Voilà pour les goûts anciens et solides. Des goûts plus modernes trouveront à se satisfaire dans les éditions originales des ouvrages romantiques, des drames de M. Victor Hugo, par exemple, et tous ou presque tous avec la dédicace autographe des auteurs. Ce n’était pas là pourtant, il faut le reconnaître, le coin de sa bibliothèque que préférait Sainte-Beuve ; ses prédilections étaient pour un petit nombre de chefs-d’œuvre : l’Iliade, qu’il mettait au dessus de tout ; Virgile, dont il rassemblait avec soin, vers la fin de sa vie, les éditions récentes, même celles qui paraissaient à l’étranger ; Racine, pour lequel il avait une estime particulière ; et parmi les poëtes de nos jours, Lamartine. M. Hugo le savait et le disait à Lamartine lui-même en présence de Sainte-Beuve : « il vous aime plus que moi. » Joignez à ces poètes quelques moralistes, La Rochefoucauld, La Bruyère, et vous aurez la bibliothèque intime du défunt. (…) Ce qui ajoute infiniment à la valeur des livres de Sainte-Beuve, c’est que beaucoup sont chargés de notes marginales, ou renferment de petites feuilles de papier sur lesquelles le critique écrivait ses impressions et ses remarques. Il y a là en foule, des traits curieux, des réflexions ingénieuses, d’amusantes boutades. Sainte-Beuve semble avoir hérité de cette habitude d’annoter les auteurs qu’il lisait. (…)
Sainte-Beuve meurt à Paris le 13 octobre 1869 et c’est le lundi 21 mars de l’année suivante que débute la vente de la première partie de sa bibliothèque. La vente de la seconde partie débute quant à elle le lundi 23 mai 1870 et durera encore quatre jours. Ce sont près de 1.800 numéros qui sont jetés à l’encan de la rue des Bons Enfants, au n°28 (maison Silvestre, salle n°1). C’est L. Potier qui en est l’expert.
C’est encore une fois le hasard qui a mis entre nos mains le catalogue de cette bibliothèque, complet des deux parties, avec en prime, pour chaque numéro le prix d’adjudication porté en marge à la mine de plomb et pour une bonne partie des lots (2/3 environs) augmenté du nom de l’acquéreur. Quelle mine de renseignements ! Quel plaisir de bibliophile que de savoir où sont allés d’échoir pour un temps ses mirifiques épaves livresques !
Détaillons maintenant. Feuilletons ensemble.
– Le n°15 – Traité de la nature et de la grâce de Malebranche. Amsterdam, Dan. Elsevier, 1680 pet. In-12 maroquin orné dentelle dos orné (reliure de Simier). C’est le libraire Caen (Le libraire Morgand sera son successeur) qui l’emporte pour 40 francs or.
– Le n°17 – Les provinciales de Pascal. Cologne, Lavallée, 1657, in-4, veau. C’est le libraire Rouquette qui l’emporte pour 71 francs or.
– Le n°60 – Dialectique de Pierre de La Ramée, à Charles de Lorraine… Paris, André Wechel, 1555, in-4, maroquin violet (koehler) est disputé jusqu’à 155 francs or ! C’est le libraire Fontaine qui gagne.
– Le n°193 – Les Idylles de Théocrite, Paris, Aubouin, 1688, in-12, maroquin rouge époque (Du Seuil), est adjugé 200 francs or (somme astronomique pour l’époque) à un énigmatique « p. » qui revient très souvent.
– Le n°302 – Les Œuvres de Clément Marot, Lyon, 1545, in-8, maroquin rouge à la Du Seuil. Superbe exemplaire. 1.510 francs or !!! Adjugé au libraire Fontaine, encore.
– Le n°335 – Les Œuvres en rime de De Baïf avec les Amours, les Jeux, les Passe-temps, 1573, 4 tomes en 2 vol. in-8, maroquin de Duru. Très bel exemplaire. C’est le libraire Pincebourde qui débourse 1.000 francs or pour cette merveille !! Ce même exemplaire a été adjugé pour 116.000 francs en 2001 (Paris, Laurin-Gouilloux-Buffetaud) soir près de 18.000 euros.
– Le n°361 – Les diverses poésies du Sieur de La Fresnaie Vauquelin. Caen, Macé, 1612, petit in-8, maroquin rouge époque. Très bel exemplaire de Pixéricourt et de Charles Nodier. « Volume aussi rare que recherché. » Cela ne fait aucun doute à l’époque si l’on considère les 3.105 francs or déboursés par le libraire Fontaine décidément très actif lors de cette vente.
– Enfin, l’exceptionnel n°770 – Essai historique que les révolutions par Chateaubriand, 1797, in-8, maroquin brun (Niédrée). Exemplaire chargé de notes de la main de Chateaubriand en vue d’une seconde édition. Ce livre fut trouvé dans les papiers que Chateaubriand avait laissés en Angleterre, et qui lui furent rendus en 1814, après la chute de Napoléon. Payé 3.100 francs or toujours par le libraire Fontaine. Qu’est devenu ce livre mythique ?
Arrêtons là l’étalage à prix marqués. En prenant une ou deux pages au hasard dans le catalogue voici quelques noms d’acheteurs comme ils sont indiqués : Labitte (libraire) ; Raguin ( ?) ; Rouquette (libraire) ; Pottier ( ?) ; Potier (libraire) ; Claudin (libraire) ; Jullien ( ?) ; Giraud (libraire ?) ; Aubry (libraire) ; Parent ( ?) ; Bailleul ( ?) ; Gougy (libraire) ; Baur ( ?) ; Brachet ( ?) ; Hénaux (?) ; Delaroque (?) ; St-Denis ( ?) ; Lécureux (bouquiniste ?) ; Lemoigne ( ?) ; Pincebourde (?) ; Montyé ( ?) ; Vignière ( ?) ; Thomas ( ?) ; Téchener (libraire) ; Bachelin (libraire) ; Loiret ( ?) ; Joblot (?) , etc.
J’ai placé un point d’interrogation entre parenthèses à la suite du nom de l’acquéreur dont je ne savais pas l’état (libraire ou amateur).
On le voit bien, le tout Paris-Libraire était là ! Et très actif. Un compte rapide donne plusieurs milliers de francs or d’achats pour des libraires comme Fontaine, Rouquette, Potier, Labitte, etc. Rappelons pour mémoire qu’un mineur gagnait dans le meilleur des cas à l’époque (1870) environ 100 sous par jour (soit 1.500 francs or par an). Le salaire d’un ouvrier non qualifié ou d’une bonne à tout faire peut descendre en dessous des 30 à 50 francs par mois (soir moins de 600 francs or par an). Dieu que ces libraires étaient riches ! Quelle belle époque (sourire) ! Plusieurs années du salaire d’un ouvrier pour un seul livre ! En même temps, si l’on compare avec aujourd’hui, une vente telle que celle du libraire Bérès à Paris à généré des prix si hauts qu’une vie entière d’ouvrier ne suffirait pas à éponger la dette d’un seul livre ! … Les temps ne changent pas tant que cela finalement. Mais nous sommes dans l’exception, il est vrai.
Revenons à Sainte-Beuve. Bibliophile ? A la vue de ces magnifiques exemplaires luxueusement reliés en maroquin, c’est certain. A côté d’un La Mennais dont le plus bel exemplaire n’arrivait pas à la cheville du plus modeste de ceux de Sainte-Beuve. Bibliophile également parce qu’il semble évident que Sainte-Beuve s’intéressait autant au texte, qu’à la reliure, qu’aux provenances, qu’aux particularités du livres qui en font un objet unique d’adoration. Par certains côtés de son catalogue de bibliothèque je vois bien un peu aussi Sainte-Beuve bibliomane. Qui sait ?
M. Sourget dans une notice d’un de ses derniers catalogues (voir note en bas d’article) écrit à propos d’un exemplaire que Sainte-Beuve avait fait relier en plein vélin laissant les marges non rognées et n’ayant pas souhaité faire laver l’exemplaire : « CET EXEMPLAIRE A ÉTÉ RELIÉ DANS LES ANNÉES 1830 POUR SAINTE-BEUVE QUI EUT LE BON GOÛT BIBLIOPHILIQUE DE NE PAS CONFIER L’EXEMPLAIRE AUX GRANDS RELIEURS DU XIXe SIÈCLE ; IL FIT SIMPLEMENT HABILLER LES VOLUMES D’UN VÉLIN UNIFORME, LEUR LAISSANT LEUR TAILLE RESPECTIVE ET REFUSANT DE LES LAVER. » A la lecture, même superficielle, du catalogue de sa bibliothèque, il est pourtant aisé de constater que Sainte-Beuve, même s’il ne dédaignait pas les livres en reliure de l’époque, bien conservés, donnait énormément de travail aux plus grands relieurs de son temps, à savoir les Capé, Duru, Trautz-Bauzonnet, Niédrée et autres maroquiniers en vogue de l’époque. Bibliopégimane avéré également donc !
Mon exemplaire du catalogue de sa bibliothèque est modeste, relié en demi-toile, un peu usée, le papier bien jauni et non rogné(1), pourtant les notes, les prix et les noms qui l’accompagnent en font une relique précieuse pour les bibliophiles curieux de l’histoire des livres du temps passé(2).
Puisse cette modeste évocation vous donner l’envie de rassembler ces fragiles témoignages de l’incessant travail de fourmi que nos prédécesseurs en bibliophilie ont effectué pendant des années entières avant de nous les laisser pour le plus grand bonheur de tous. Merci à eux.
Amitiés bibliophiliques, Merci Bertrand!
(1) il provient de la bibliothèque de Gustave Larroumet, secrétaire perpétuel de l’Académie des Beaux-Arts, Paris. Il porte son ex libris gravé par Albert Robida.
(2) Pour faire suite à la petite histoire des livres de Sainte-Beuve, voici quelques livres de cette vente retrouvés sur le marché de notre temps : Outre le n°335 décrit plus haut (Œuvres de Baïf, 1573, Sainte-Beuve possédait un autre exemplaire de cet ouvrage relié en vélin vers 1830 selon ses instructions. Ce sont 4 volumes in-8 plein vélin à recouvrement, non lavés et non rognés. Cet exemplaire est actuellement (2008) proposé par la librairie Sourget de Chartres pour 13.500 euros. Les Elégies de Ronsard (Paris, Buon, 1565) en maroquin bleu de Capé avec la signature autographe de Sainte-Beuve sur un feuillet de garde ont été adjugées 141.500 francs en 1995 à Paris (Laurin-Gouilloux-Buffetaud) soit un équivalant de près de 22.000 euros. Ne vous découragez pas avec ces chiffres astronomiques ! Je suis certain qu’il y a quelque part un exemplaire, plus modeste, de la bibliothèque du grand critique littéraire, pour moins de 200 euros. Bonne chasse
— Continuer la balade —




















Etonnant! Il y a un article dans la Gazette de Drouot de cette semaine sur le château des Marquis de Poyanne justement (Gazette n°3, 25/01/2008, p160).
Bonjour. J’ai celle-ci dans un Magasin des enfans (1822):
« Ce livre m’appartient Celui qui le trouvera s’il ne le rend pas le Diable l’emportera sur une branche La branche ferra (sic) cri-cra Voilà mon homme bas »
:)))
Très souvent, ces notations me plaisent beaucoup, pour autant qu’elles soient d’époque.
J’ai, ainsi, dans un livre du début XVIII, une note en heptasyllabe : « Si tenté par le démon, tu dérobes ce livre, apprend que tout fripon, est indigne de vivre ».
On pourrait même se laisser aller à spéculer sur les dates de ce brave « de Calmeilh de Poyanne », puisque c’est son nom, désormais on en est certain.
Malheureusement il n’a pas daté son écrit. Ce qui est vraiment dommage !
Malgré tout quelques déductions logiques peuvent nous aider.
La reliure est strictement d’époque. Deux options se présentent :
Soit il a acquis le volume aux environ de 1735 ayant inscris son texte quadi immédiatement après son acquisition, fier de montrer son âge vénérable. Ce qui donnerait approximativement une date de naissance aux environs de 1637 (on va considérer 1630-1645 pour être large.
Soit, deuxième option, il a acquis ce volume ultérieurement au cours du XVIIIè s., et là on a une date de naissance qui va varier entre 1630 pour la plus ancienne à 1701 (peu probable, il faudrait considérer que l’écriture date de 1799 et je ne pense vraiment pas, vue l’encre, la graphie, etc).
Sa date de naissance est plus probablement située entre 1630 et 1650. Reste à trouver un « de Calmeilh de Poyanne » né à cette époque…
Amitiés, Bertrand.
Ce serait difficile à croire. Une sommation, entre personnes bien élevées, c’est généralement assez mal vu et symptomatique d’un conflit que les bonnes manières n’ont réussies à résoudre amicalement… Mais pourquoi pas, après tout?! Le livre est de 1735, et la sommation de 1744. Alors… Se seraient-ils fachés pour des questions philosophiques?
Mais jusqu’où ce Blog ira-t-il ?
Pensez donc que d’aucun pensent à cette heure que le Blog n’existe pas ou tout comme !!!
Bravo et merci à tous. On a prouvé ce soir que l’alliance de tous pouvait servir la curiosité de toute une communauté de passionnés du livre et d’histoire.
Ma grande question qui sera sans doute sans réponse celle-là :
Ce Calmeilh de Poyanne, proche de Montesquieu visiblement, a-t-il cotoyé le grand homme de Lettres au point d’en être un familier ??
Amitiés, Bertrand
Calmeilh, plutôt.
bonne nuit
Re-bonsoir !
Je confirme ce qu’a écrit Martin.
Il s’agit de la famille de CALMEIL.
J’ai trouvé quelques renseignements en tapant sur google livres Calmeil et Poyanne. Plusieurs prénoms sont cités, le seigneur ayant toujours le titre d’écuyer, et de seigneur de Poyanne. On cite aussi ceci dans un livre : « le 24 juin 1744, Montesquieu adresse une sommation à Messire François de Calmeil,(dont on précise plus loin qu’il est seigneur de Poyanne) écuyer sur les fossés des Carmes à Bordeaux, »pour donner droit de passage dans un chemin de servitude à Martillac »…parce qu’il n’a pas pu sortir son foin d’un pré à Cadeaujac » Il ne s’agit malheureusement que d’un extrait mais peut-être peut-on, en étant bien documenté, en trouver davantage.
Bon, il se fait tard et j’ai « école » demain. J’ai hâte de voir la suite de l’enquête.
A bientôt,
Isabelle
Calmeil!
Le plus amusant concernant le parcours de cet exemplaire, c’est que je j’ai acheté à Montolieu (Aude), village du livre situé en pleine Montagne noire.
Toujours une localisation quart sud-ouest.
L’exemplaire n’a du bougé que de quelques dizaines voire quelques centaines de kilomètres en plus de trois siècles, restant à peu près dans la même région.
C’est aujourd’hui à l’heure d’internet qu’il va commencer à bouger à grands pas…
Etrange destin que celui d’un livre !
Amitiés, Bertrand
Trouvé sur quid.fr :
« Les marquis de Poyanne étaient les seigneurs les plus puissants de la Gascogne »
Les « Calmel de Poyanne » sont sans doute une branche de cette illustre famille aujourd’hui visiblement tombée dans l’anonymat.
Si l’on s’attache maintenant au premier nom « Calmel » on tombe via Google map sur une seule localisation, une commune ou plutôt un hameau CALMEL dépendant de la commune de Saint-Amans-de-Pellagal (82110), situé près de Montauban et à 239 kms de Gauriac.
Est-ce ce Calmel qui donna le nom de famille ??
A suivre…
Amitiés, Bertrand
Merci Martin, Merci Isa, je pense qu’on peut s’orienter vers un Gauriac en Bourgeais, près de Bordeaux.
Le Bourgeais se situe sur le canton de Bourg/Gironde entre la Gironde et la Dordogne. Région connue pour son vin apparemment (les locaux qui fréquentent ce blog pourrant sans doute nous en dire plus).
Il existe par ailleurs actuellement un vin, le château Poyanne, qui fait partie de la production des Vignobles Albert Schweitzer est un très ancien cru de la commune de Gauriac que l’on retrouve dans tous les répertoires de bons vins de Bordeaux depuis cent cinquante ans, il fut classé « Cru Bourgeois » en 1855.
Acheté en 1962 ce domaine a été entièrement replanté, car les propriétaires s’attachent à perpétuer la tradition de qualité qui a valu la notoriété de ce Cru.
Grâce aux terroir de coteaux de calcaire à astéries, revêtu en surface de limons, et aux choix minutieux des cépages, le Château Poyanne produit un vin corsé , de robe élégante avec un bouquet fruité‚ où la puissance s’allie au charme et à la finesse, qualités qui se développant avec l’age.
En bouche, une belle concentration ample et délicate, caractéristique du terroir « Bourgeais ».
Une vinification soignée et attentive, suivie d’un long vieillissement en cuves de 12 à 24 mois; et une partie vieillie en fûts de chêne français. La totalité de la récolte ensuite est mise en bouteilles au château.
Le château POYANNE sera très apprécié des connaisseurs sur les viandes, ainsi que sur des fromages de caractère avec lesquels il forme le plus heureux des mariages. De nombreuses récompenses sont venues, à juste titre, souligner les nombreuses qualités de ce vin. (source site internet http://www.schweitzer-albert.com/index.php?contain=06)
On y arrive.
Ce monsieur Calmet de Poyanne ou Calmel de Poyanne semble bien l’ancêtre de ces lieux… a-t-il marqué l’histoire du haut de ses 98 ans afin que nous en retrouvions traces ??
Belle enquête en tous les cas. En plus lorsque l’on sait que cette mention manuscrite est dans un exemplaire des Nouvelles Lettres Persanes (1735), ouvrage à l’imitation du grand Montesquieu (né à La Brède près de Bordeaux), on se dit que cet érudit quasi centenaire à sans aucun doute voulu goûter ce livre « à l’imitation » pour voir de quoi il retournait.
C’est ça l’histoire d’un exemplaire !
Merci.
Amitiés, Bertrand
Bonsoir,
J’ai regardé sur une carte de Cassini et il y a à l’Est de Gauriac en Gironde un lieu-dit appelé Poyanne. Voici le lien en espérant que ça marche :
http://www.gencom.org/France/Cassini.aspx?CARTE=104&LOCAL=NA&ID=8b569a31-cba4-466c-9e09-45046736666d&LIB=Gauriac
Gauriac est situé non loin de la ville de Bourg, ce qui expliquerait peut-être le nom un peu compliqué de « bourgeac(?) ».
Il ne nous reste plus qu’à trouver qui était ce monsieur Calmel ou Calmet…
Cordialement,
Isabelle
Evidemment, Gauriac en Bourges n’existe pas, mais en Bourgès = en Bourgeais?
Je pense qu’on tourne autour, il existe effectivement un château de Poyanne dans les Landes.
Amitiés, Bertrand
C’est effectivement « Gauriac » et non « Goriac » qu’il faut lire je pense. La paroisse de Gauriac existe encore et se situe en Haute-Gironde.
Quant au nom, je n’arrive vraiment pas à le déchiffrer complètement.
Merci à tous,
Amitiés, Bertrand
J’aurais dit pareil que Martin, sauf peut-être plutôt « Boyanne » et Bourgeac (mais je ne suis pas sûr).
Je sens que cette affaire de consoles de jeu va me poursuivre encore longtemps, tout comme mon pseudo ridicule!
Juste une suggestion:
M. Calmet(,) de Poyanne(,) démeurant dans la paroisse de Goriac (i.e.: Gauriac) en Bourges(,) agé de etc.
pour compléter la transcription:
« agé de 98 ans, LISANT et ecrivant sans lunete ».