Images pour Bibliophiles: les Livres à la mode du Marquis de Caraccioli

Amis Bibliophiles bonsoir,
Voici d’autres belles images pour bibliophiles, issues des célèbres Livres à la mode du marquis de Caraccioli (plus d’infos ici: http://bibliophilie.blogspot.com/2007/11/des-livres-lhonneur-les-livre-la-mode.html).



Ces ouvrages sont l’incarnation de l’esprit à la française du Siècle des Lumières et deviendront rapidement des succès auprès des beaux esprits, courtisans et autres petits-maîtres de la Cour. Ils ont la particularité d’être imprimés en couleurs.
H

La lettre du bibliophile

Si cette chronique vous a plu : recevez trois nouvelles par semaine — livres rares, reliures, enchères, et les Dossiers IGLI. 18 ans d'archives, quelques milliers de lecteurs.

Pas de pub, pas de revente de données. Désabonnement en un clic.

À lire ensuite

Le Cochon Mitré, satire contre les hauts membres du clergé

Le Cochon Mitré, satire contre les hauts membres du clergé

Amis Bibliophiles Bonjour,

Mais qui est donc le Cochon Mitré?
Ce texte est une violente satire contre les hauts membres du clergé, en particulier l’archevêque de Reims Charles-Maurice Le Tellier (contant notamment ses fredaines avec la duchesse d »Aumont), François de Harlay, archevêque de Rouen puis de Paris (« un Bouc n’a pas plus de poils, que ce Prélat a de Maîtresses« ), mais aussi Mme de Maintenon, Louvois, l’Académie française et même le roi Louis XIV.

Il est écrit sous la forme d’un dialogue entre Scarron et Furetière, mais c’est en vérité François Chavigny de La Bretonnière qui l’a écrit. Celui-ci, moine défroqué réfugié en Hollande sous le nom de Lafond, fût finalement arrêté dans des conditions rocambolesques et condamné à finir ses jours dans « une cage de fer de 4 pieds sur 8 au Mont-Saint-Michel »
Furetière conclue le dialogue par « on pourra nommer l »histoire des évêques l’histoire cochonne, comme on dit l’Histoire auguste en parlant de celle des empereurs ».

C’est un texte interdit et l’édition de 1684 a été entièrement détruite. Ceci explique sûrement la raison pour laquelle les deux exemplaires que j’ai eu entre les mains étaient manuscrits. Voici le mien, une copie manuscrite de l’époque, admirable composée : une reliure en plein veau glacé, un texte est proposé dans différentes couleurs, dans un encadrement, entièrement réglé, et avec un joli frontispice : un cochon, debout sur les pattes arrière avec une mitre sur la tête et une crosse d »archevêque, se dirigeant vers une tour une dame l »attend les bras ouverts…

H

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.