Amis Bibliophiles bonsoir,
C’est les vacances, si vous avez un peu de temps, je vous recommande les deux expositions qui se tiennent jusqu’au 16 août au domaine de Chantilly.
La bibliothèque du château présente dans le cabinet des livres une exposition sous le titre « Il faut tuer le roi ». Pendant ce temps, dans les autres parties du château les collections générales s’attachent à « Henri IV – Portraits d’un règne ».
Les pièces réunies dans le cabinet des livres couvrent du moyen-âge à la fin du XIXe siècle. Elle concernent toutes l’idée de régicide ou de tyrannicide, et s’attardent sur les cas célèbres de Jacques Clément, Jean Chastel, Ravaillac, Jacques Damien, et encore Louis Pierre Louvel et Caserio. Vous pourrez admirer des manuscrits enluminés comme ce Miroir historial du XVe siècle de Vincent de Beauvais, un Saint Thomas d’Aquin in-folio de 1467 sur vélin, une E.O. des essais de Montaigne de 1593, l’opuscule sur « le martyre de frère Jacques Clément » de Charles Pinselet, une reliure aux armes du bibliophile de Thou, de nombreuses pièces diverses de toutes époques et quelques objets sur l’assassinat du duc de Berry ou du président Carnot. »
La mort de César, les faits des Romains d’après Lucain, Suétone et Salluste, manuscrit, folio 261 v.
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L’exposition Bernier, à la bibliothèque du chateau de Chantilly

Né en 1845, Louis Bernier est l’architecte de l’Opéra Comique à Paris. Membre de l’académie des Beaux Arts de l’Institut de France, section architecture, il est l’ami d’ Honoré Daumet, l’architecte du duc d’Aumale. Il supervise, en 1914, l’évacuation des collections de Chantilly. Bibliophile, il lègue à sa mort, en 1919, ses archives à l’Institut et 600 livres précieux à la bibliothèque du château de Chantilly.
Parmi les livres exposés notons ces livres d’heures enluminés en reliures à la fanfare, ce manuscrit au semé macabre, ces reliures à la cire, des plaques de Dubuisson, des livres des sacres, un Rabelais de 1663 en reliure mosaïquée aux petits fers et doublée de Capé, le paysan perverti de 1776 en reliure de Chambolle-Duru, l’EO de Salammbô etc… Du côté des objets, le “maroquin” personnel de Beaumarchais est montré au public pour la première fois ou cet autre, presque un jeu de mots, de M. Chalgrin architecte du Roy.
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