Dans l’agenda du bibliophile: « Quand la bibliothèque devient musée : les objets en bibliothèque », atelier de la BNF

Amis Bibliophiles bonsoir,
Qui n’a pas réuni, sur les rayonnages de ses bibliothèques, devant les livres le plus souvent, quelques objets rassemblés au fil des années.

Ce sont ces « objets en bibliothèque » que les Ateliers du livre de la BNF proposent de découvrir, sur le site François Mitterrand, le jeudi 17 décembre 2015 entre 14h et 19h (entrée libre).
« Quand la bibliothèque devient musée : les objets en bibliothèqueDans le cadre de ses Ateliers du livre, inaugurés en 2002, la Bibliothèque nationale de France consacre depuis 2010 une session annuelle à l’histoire des bibliothèques. Cette 38e édition se propose, au cours d’une après-midi de communications suivie d’une table ronde de professionnels, d’interroger la place de l’objet en bibliothèque. 
En quoi ces collections d’objets sont-elles constitutives des fonds conservés par les bibliothèques ? Comment sont-elles entrées dans ces institutions ? Leur présence a-t-elle toujours été acceptée ou a-t-elle fait l’objet de remises en question ? La légitimité de leur présence une fois établie, comment les bibliothèques ont-elles décidé de les valoriser auprès de leurs différents publics ? 
Avec des représentants de la Bibliothèque nationale de France, de la bibliothèque Sainte Geneviève, de la bibliothèque Inguimbertine et des musées de carpentras, de la Bibliothèque nationale centrale de Rome, de la British Library, des bibliothèques de Rouen, de Rennes et de l’Académie nationale de médecine.
Les conférences, en français et en anglais, seront proposées en traduction simultanée.***Cet Atelier est organisé en partenariat avec l’Ecole nationale des Chartes et l’Ecole nationale supérieure des sciences de l’information et des bibliothèques.***Programme complet de la manifestation et informations pratiques dans l’agenda culturel de la BnF à cette adresse : http://www.bnf.fr/fr/evenements_et_culture/auditoriums/f.atelier_livre.html?seance=1223922486475« 

14h OuvertureYves Alix, directeur de l’École nationale supérieure des sciences de l’information et des bibliothèques,Jean-Michel Leniaud, directeur de l’École nationale des chartes,Denis Bruckmann, directeur des collections de la Bibliothèque nationale de France
« Une bibliothèque (..) c’est aussi le royaume du hasard » (A. Manguel)Christine Bénévent, professeur à l’École nationale des chartes
Quand patrimoine écrit et patrimoine muséal sont indissociables : la bibliothèque InguimbertineJean-François Delmas, conservateur général, directeur de la bibliothèque Inguimbertine et des musées de Carpentras
Le Musée Bodoni à la Bibliothèque Palatine de Parme et la tradition des musées dans les bibliothèques italiennes
Andrea de Pasquale, directeur de la Bibliothèque nationale centrale de Rome

15h40-15h50 Questions

La place des « antiquités écrites » et les projets pour un nouveau Cabinet des médailles à la Bibliothèque nationale (1800-1865)
Felicity Bodenstein, Postdoctoral fellow au Kunsthistorisches Institut, Florence

Enlightenment universalism and large-scale cultural engagement: The British Library
Kristian Jensen, Head of Collections and Curation, British Library

16h40-17h Questions 

17h – 19h Table ronde : Quelle place pour ces objets aujourd’hui en bibliothèque ?
La légitimité de leur présence, en bibliothèque plutôt qu’en musée, continue-t-elle d’être discutée ? Quels avantages et quelles difficultés présentent ces collections en termes de conservation et de valorisation ? Quelle(s) attitude(s) peut adopter un professionnel découvrant ce type de collections dans ses fonds ? Telles sont quelques-unes des questions qui seront abordées au cours de cette table ronde.
Animée par Gennaro Toscano, directeur des études du département des conservateurs et directeur des relations scientifiques à l’Institut national du Patrimoine.
Avec Claire Basquin, conservateur responsable du Patrimoine et des Maisons littéraires, Réseau des bibliothèques de Rouen,
Sarah Toulouse, conservateur au Musée des arts et des lettres Henri Pollès de la bibliothèque municipale de Rennes,
Joël Huthwohl, directeur du département des Arts du spectacle de la Bibliothèque nationale de France,
Yannick Nexon, chef du département de la Réserve de la bibliothèque Sainte Geneviève,

Jérôme Van Wijland, conservateur d’État, directeur de la bibliothèque de l’Académie nationale de médecine

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La lettre du bibliophile

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À lire ensuite

Le Salon du Livre Ancien du Grand Palais, vision I: les promenades de Lauverjat

Le Salon du Livre Ancien du Grand Palais, vision I: les promenades de Lauverjat

Amis Bibliophiles bonjour,

Plutôt que de vous proposer l’habituel reportage au salon du Grand Palais, le Blog du Bibliophile va innover avec une mini-série de reportages consacrés à cet évènement, mais sous différents angles. En effet, comme il y a autant de bibliophilies que de bibliophiles, j’ai réalisé en en discutant avec quelques amis que chacun avait une façon très différente de le vivre, ce sont ces visions qui seront proposées cette semaine sur le blog. Wolfi, et son instinct de la chasse, Bernard, et sa description plus clinique, Lauverjat bibliophile plus éclectique, ma vision, et même pour finir celle d’une personne mystère, qui n’est pas allée au salon! 

Après ce tour d’horizon, je vous proposerai une enquête du Blog du Bibliophile, qui risque de faire beaucoup parler :). En attendant, laissons la parole à Lauverjat…
Une pierre blanche sur mon agenda marque le salon du Grand Palais. Aussi, jeudi dernier à 17 heures, soirée inaugurale, nous battions la semelle au bas des marches attendant l’ouverture des portes sous une petite pluie. Dès l’entrée l’impression est magnifique. Sous la haute verrière s’alignent les stands comme à la parade. Au centre sous le dôme s’épanouissent les vitrines des  librairies les plus précieuses, Tenschert, Günther, Coulet, Sourget, Vrain… Derrière et à gauche se pressent le plus grand nombre des exposants, les stands où il ne suffit pas d’admirer les vitrines mais où il faut, de plus,  méthodiquement inventorier les étagères. À peine un regard à l’aile droite consacrée au salon de l’estampe et nous allons saluer Eric qui talentueusement hisse sa jeune librairie dans la cour des grandes. 

Presque aussitôt surgissent les amis des blogs présents ce soir, Textor, Bernard, Bertrand et les autres. Mais la tâche nous attend, il faut voir des livres, si possible tous. Avec frénésie nous commençons une exploration minutieuse. J’ai presque honte d’ailleurs de franchir en deux pas négligents les stands qui présentent une bibliophilie qui n’est pas la mienne. La qualité est partout au rendez-vous. Il me semble que cette année, les livres neufs, ceux qu’on n’a pas déjà vus et revus ni sur les étagères, ni dans les ventes, ni sur les catalogues sont nombreux. Sans doute la raréfaction des salons et la singularité de l’événement favorisent-elles un choix nouveau chez les vendeurs. Au hasard des stands nous saluons et nous croisons des amis et des libraires et des amis libraires. 

D’aucun nous signale tel ou tel livre déjà repéré, tel ou tel achat fait ou à faire. L’ambiance du Grand Palais consiste aussi, libraire ou amateur,  à échanger sur les livres qu’on achète, ceux qu’on n’achètera pas , ceux qu’on envisage d’acheter et ceux qu’on aurait pu acheter… autrefois. Pour moi, dès mon entrée sur son stand, un sympathique libraire vient de me mettre en main un ouvrage important. Tourner et retourner la pièce, en parler et voici que ma visite a basculé. Je vais réfléchir, laisser le temps agir. Mais rien de plus difficile quand un livre vous obsède que de l’oublier pour se consacrer aux autres. (N’est ce pas Hugues?) Voilà il est 22 heures, je suis fourbu, la soirée se termine le Grand-palais ferme et je n’emporte rien, sinon deux ou trois catalogues et le sentiment de n’avoir rien vu.

Qu’importe, une fois encore grâce à Hugues,  samedi midi sonne l’heure du déjeuner des bibliophiles. Aimables retrouvailles. D’importantes discussions roulent sur les avantages du maroquin, la bassesse des brochés, le côté “ m’as tu vu” des demi-reliures, la fraîcheur des cartonnages, les prix du marché et autres sujets fondamentaux. 

Devant l’urgence de la situation, il n’est de si bonne compagnie qui se quitte. La plupart d’entre nous retourne sous la verrière concrétiser quelques rêves. Un des deux livres achetés fera l’objet d’un billet pour ce blog. Je m’abandonne pour finir à la contemplation des enluminures chez Günther , aux maroquins chez Coulet, aux curiosités chez Bouvier. J’admire l’enthousiasme de madame Sûn Evrard décrivant ses reliures chez Jammes, je regrette un livre chez Picard,  un autre chez Brunet, et d’autres encore. Les amis du blog se séparent, je n’ai pas même mis un pied dans l’aile droite. À l’année prochaine.
Lauverjat

11 Commentaires

  1. Le catalogue de la vente Pierre Bergé ne fait pas mystère de l'origine Pierre Bérès n°239 du Montaigne. Le catalogue Bérès offre une reproduction de la page de titre avec les ex-libris signalés. Le prix Bérès n'est pas indiqué dans la liste des prix ajoutée au catalogue en décembre 1994.

    Lauverjat

  2. Au temps pour moi. Trompeur en tous cas… l'exemplaire Christie's a été abondamment filmé sur la table de la bibliothèque de Bergé pour faire la promotion de cette première vacation !

    Quelqu'un sait-il qui était le vendeur de cette vente (25 juin 2009, Bibliothèque littéraire d'un amateur parisien) ?

  3. L'exemplaire Bergé est celui acheté chez Bérès. Des Valois à Henri IV, n° 239 (avec errata provenant d'un autre exemplaire et gardes renouvellée). Ce n'est pas celui de Christies, qui n'était pas vérolé.

    Eric

  4. Dans l'express : "L'édition originale des Essais de Montaigne (1580), estimée entre 150.000 et 200.000 euros, n'a en revanche pas dépassé les 145.000 euros. "C'est parce que les collectionneurs savent que je possède une édition encore plus belle qui sera mise en vente plus tard", s'est amusé Pierre Bergé. "

  5. Vente Bergé… Il achète donc en juin 2009 chez Christie’s le lot 18 (Essais de Montaigne) pour 715 000 euros sans les frais (estimé entre 200 et 300 000 euros) et le revend 145 000 euros six ans plus tard.

    Heureusement qu'il aimait Flaubert et Baudelaire…

  6. Merci beaucoup pour l'info cher H. !

    Une petite question annexe : je ne parviens pas à trouver en ligne les résultats de la vente Pierre Bergé… J'ai peut être mal cherché… Si l'un d'entre vous peut donner le lien ici svp ?

    B.

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