Coup de coeur du blog du bibliophile: Type:Rider, un formidable jeu vidéo autour de l’univers de la typographie.

Amis Bibliophiles bonjour,

Une fois n’est pas coutume, jeu vidéo et bibliophilie se rapprochent, avec la création d’un jeu vidéo, Type:Rider, qui se déroule dans l’univers de la typographie. Ce jeu est le fruit de la collaboration de plusieurs entités, dont le Musée de l’imprimerie de Lyon, qui a fourni les images. Le jeu lui même est produit par Arte.

C’est un véritable coup de coeur de ma part. 
Vous pouvez le télécharger (2,69€) sur ordinateur, tablette et mobile. C’est un jeu de plateforme et d’énigmes qui explore l’histoire des caractères typographiques en suivant le parcours de deux points de ponctuation que le joueur doit guider dans un univers très largement inspiré de la typographie. Votre mission? Terminer les niveaux en faisant rouler les deux points, « attraper » les 26 lettres de l’alphabet sur votre passage, tout en évitant pièges et obstacles.

Je l’ai téléchargé, j’y ai joué, c’est très très plaisant et très instructif. Plus vous avancez dans le jeu, qui n’est pas facile, plus vous débloquez les chapitres d’une encyclopédie qui vous apprend tout sur la typographie (écriture cunéiforme, grecs du Roi, Gutenberg, Didot, Tory, etc.). L’un de ses créateurs est d’ailleurs diplômé de l’école Estienne.



Ce petit bijou ne pourra que vous ravir, je vous conseille de jouer avec un casque pour profiter de son ambiance musicale, qui est particulièrement réussie.
A consommer sans modération!
H

PS: si vous n’avez pas de tablette, vous pouvez aussi essayer le jeu sur pc en cliquant ici: http://www.telerama.fr/medias/essayez-type-rider-sur-telerama-fr-le-jeu-video-qui-bouscule-la-typo,103513.php

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L’air de Lourmarin, ou la promenade de Pierre

L'air de Lourmarin, ou la promenade de Pierre

Amis Bibliophiles Bonsoir,

Semaine chargée, petits problèmes techniques sur le blog qui expliquent la disparition momentanée du bandeau, moment délicieux et imprévu passé avec un grand libraire espagnol lecteur du blog, que je vous conterai le moment venu… Il est temps de se reposer et de laisser Pierre nous guider dans les allées du Salon du Livre Ancien de Lourmarin…

C’est un des avantages de la Provence que de pouvoir proposer des salons ouverts du livre ancien à la fin de l’été avec la garantie d’un temps clément et d’un cadre bucolique. Celui de Lourmarin en cette fin de septembre répondait aux critères mentionnés.
Je vous propose quelques images de ce salon vues par un promeneur littéraire. Tout d’abord un point fort, la qualité indéniable des libraires présents sur le site avec un effort particulier sur la présentation des livres ; pas de déballage à la hussarde, pas de mise en scène intimidante non plus. J’ai été encore surpris par la large place donnée aux plats rayonnants des percalines et polychromes et me suis amusé à étudier (avec discrétion) les collectionneurs hetzeliens armés de leurs carnets à doublons… J’ai bien sûr été tenté par ce petit opuscule de M de la Martinière ou par ces deux in folio achetés par un grand escogriffe aux cheveux gris (le pauvre erre m’a avoué avoir été contraint de se séparer de sa bibliothèque Napoléonienne il y a peu). J’ai préféré hésiter sur un beau voyage de Bougainville et sur un atlas du 2eme voyage de Cook… Un local était réservé aux libraires experts. En fait, pour être expert, il suffit simplement d’avoir des vitrines en verre. Pas compliqué !
Les prix proposés par ces professionnels étaient en parfaite harmonie avec tout le reste du salon et des trois Semaines Saintes proposées dans un joli maroquin rouge, la plus chère mais pas la plus belle l’était par un bouquiniste installé en marge du salon…

Je suis reparti de ce salon avec de beaux livres pleins les yeux et une jolie bible de Royaumont, (la 1ere BD de l’histoire dit-on) in quarto, amusante en ce que l’ancien testament édité en 1720 est associé à une édition du nouveau testament par Pierre le Petit de 1670. Donc, la première est de Lemaitre de Saci et la deuxième de son pseudonyme le sieur de Royaumont qui est en fait Nicolas Fontaine… Bon, je sais ! J’en ai déjà deux mais si le 21eme siècle est religieux, comme cela est prévisible, je ne veux pas être en rupture de stock !

J’ai pensé à Raphaël qui aime les reliures allemandes en bois et peau de truie. Une restauratrice en proposait des reproductions admirables au papier vergé vierge. De quoi tenter les faussaires, semble-t’il.

Amicalement. Pierre

Merci!
Hugues

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