Complément du Journal des Sçavans, l’ajout « ésotérique »de Jean

Amis Bibliophiles Bonsoir,

Jean, fidèle lecteur du blog m’a envoyé les lignes suivantes pour faire écho à l’article de Bernard sur le Journal des Sçavans. Jean est amateur de livres d’occultisme. Je lui laisse la parole.

« Il est bien prétentieux de ma part de vouloir rajouter un complément d’information à la suite de l’article Bernard, mais après tout quelques lecteurs y découvriront peut être un quelconque intérêt.
Comme le dit justement Bernard « tous les bibliophiles « à thème » y trouvent leur bonheur » et effectivement les passionnés de sciences occultes ne sont pas oubliés. Je possède entre autres l’année 1665 – 1666 en un volume édition hollandaise à la sphère, en feuilletant soigneusement les tables des matières il n’est pas rare d’y rencontrer la critique ou la présentation d’un traité d’alchimie ; sur ce volume deux ouvrages sont résumés : Oedipus chimicus de Joachim BECHER et Novum lumen chimicum de Johann Rudolph GLAUBER.
Le résumé d’ouvrages d’alchimie se rencontrent assez régulièrement, et certaines études sont à elles seules de véritables petits traités : Journal des Sçavants Du Lundi 16 Août M. DC. LXXVII au sujet du Mutus liber (Volume que je ne possède pas encore, hélas). (NDLR : je crois savoir qu’un des lecteurs du blog possède un exemplaire du fameux Mutus Liber, s’il veut nous en parler, il est le bienvenu).
A la même époque en Allemagne parait la publication MISCELLANEA CURIOSA SIVE EPHEMERIDUM elle aussi ponctuée par de nombreux articles traitant d’Alchimie. »

Merci Jean,

H

La lettre du bibliophile

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Le Merle blanc et le Bibliophile

Le Merle blanc et le Bibliophile

Amis Bibliophiles Bonsoir,

Ca y est! Il est passé de l’autre côté de la barrière, de commentateur expert, Jean-Paul est enfin devenu rédacteur d’un message sur le blog. Ca fait plaisir.

Comme souvent avec Jean-Paul, l’action se déroule en Champagne… et nous partons avec lui sur les traces de son merle blanc personnel. Pour faire court, un « merle blanc » est un ouvrage extrêmement recherché.
« Le 30 octobre 1653, en l’église Saint-Crépin de Château-Thierry, eut lieu le baptème de Charles, fils qui restera unique de Jean de La Fontaine et de Marie Héricart. François Maucroix, chanoine de Reims, fut son parrain.

De l’année suivante date le privilège de la première impression lafontainienne parvenue jusqu’à nous : « L’Eunuque », traduction plutôt médiocre de la comédie de Térence, fut éditée à Paris par Augustin Courbé, libraire au Palais, en la petite salle appelée aussi galerie des merciers, à l’enseigne de la Palme. L’achevé d’imprimer est du 17 août 1654. Il s’agit d’un in-4° de 4 feuillets et 152 pages, les trois dernières non chiffrées. Des en-têtes, des initiales et des ornements typographiques marquent les actes et les scènes.

Le bibliographe Jean-Albert Fabricius, dans sa « Bibliotheca latina », ne cite que cette édition parisienne.

Mais Mathieu Marais, avocat au Parlement de Paris et contemporain de Jean de La Fontaine, est formel : la première édition est de Reims, la même année et dans le même format. C’est ce qu’il écrit vers 1725 dans son « Histoire de la vie et des ouvrages de M. de La Fontaine », éditée seulement en 1811 par Renouard (Paris, in-12, vi-132 p.).

Il paraît en effet étonnant qu’un jeune auteur champenois puisse être édité d’emblée par un des tout premiers libraires parisiens de l’époque, éditeur de Ménage, Chapelain, Scudéry, Voiture, Corneille, … On sait d’ailleurs que l’ouvrage n’eut pas de succès.

L’édition de Reims précéda donc celle de Paris, la même année. En 1654, l’impression a pu être réalisée à Reims par la veuve de François Bernard, active de 1650 à 1660, ou par Jean Multeau, actif de 1652 à 1693, ou plus certainement par Augustin Pottier, actif de 1650 à 1659. Mais aucun exemplaire n’est connu!

Depuis maintenant plus de 25 ans, je le traque, cet exemplaire! Qui de nous n’est pas prisonnier de cette espèce d’obsession?!

Si vous le trouvez, n’oubliez pas de me le faire savoir! »

Merci Jean-Paul, tu étais seul sur sa piste, c’est maintenant une meute qui va le pourchasser!

H

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