Solution : Lavater et la physiognomonie…

Amis bibliophiles Bonsoir,

La solution de l’énigme était bien sûr le « Lavater », ou « L’art de connaître les hommes par la physionomie » de Gaspard Lavater.
Vous avez été une demi douzaine a trouver la bonne réponse, mais c’est Jean qui le premier m’a contacté. Bravo à lui.

Gaspard Lavater (1741 – 1801) était un théologien suisse et écrivain de langue allemande. Philosophe, physiologiste, poète et littérateur, il s’est surtout fait connaître pour son ouvrage sur la physiognomonie : L’Art de connaître les hommes par la physionomie dans lequel il jette les bases modernes de la physiognomonie, « science » fondée sur les rapports censés exister entre le caractère d’un individu et les traits de visage. Son premier écrit sur la physiognomonie fut publié en Allemagne en 1772. Il fut suivi de plusieurs autres, qui eurent un grand succès en France, en Angleterre et en Italie. Lavater mourut en 1801 des suites d’une blessure reçue lors de la prise de Zurich par Massena en 1799.

Goethe, dont il fut l’ami, admirait beaucoup son œuvre.

De l’Antiquité à Lavater, la physiognomonie ou métoposcopie a une longue et très riche tradition passant par les Arabes. La Renaissance et les siècles qui suivent s’en passionnent et cet engouement atteint des sommets au XIXe siècle. Entre autres ouvrages, on peut citer Savonarole (Speculum physionomiæ, vers 1450), Gerolamo Cardano écrit vers 1560 sa Metoposcopia qui sera publiée en 1658 illustrée de dessins ; Giambattista della Porta, publie le bien connu De humana physiognomia (1586) qui jouit d’un grand prestige.
Lavater s’inscrit dans cette longue tradition de la physiognomie dont il n’est pas fondateur mais il sera élevé au rang scientifique par ses contemporains enthousiastes et ses disciples. Au final, son système est plus une déduction métaphysique dont l’objet ultime est de restituer la pureté divine altérée par le péché.

Ainsi, il attribue les caractères suivants aux portraits que j’ai proposé hier.

On reconnaît dans cette physionomie celle d’un fripon; la capacité et la forme de ce front promettent cependant un esprit réfléchi et même profond… une physionomie répugnante, incapable d’inspirer la confiance.
Esprit lourd, borné, opiniâtre, ignorance grossière,… »toute concavité, ici l’occiput, dénote de la faiblesse de l’organe qui y réponds, etc.J’ai un Lavater portatif de 1812 (format in-16), qui a appartenu à un officier de police du début du 19ème, et qui est relié avec divers autres ouvrages sur le sujet : « Le Lavater des Dames » de Hocquart, « Mimique, ou l’art de connaître les hommes sur leurs attitudes », et « Les Sympathies, ou l’art de juger par les traits du visage des convenances en amour et en amitié ».

C’est un ouvrage passionnant, souvent comique, qu’à défaut de lire, je feuillete souvent, je me disais d’ailleurs, en regardant la photo de Jean-Paul sur la carte….H

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Pierre le Libraire, Anatole France, Thaïs et le déjeuner des Bibliophiles

Pierre le Libraire, Anatole France, Thaïs et le déjeuner des Bibliophiles

Amis Bibliophiles Bonsoir,

Pierre souhaitait compléter mon message sur Sylvestre Bonnard… Je lui cède la parole:

« Hugues nous conseillait dernièrement la recouverte d’Anatole France et en particulier de l’exercice de style qui lui a permis, à dessein, de conquérir le coeur des académiciens au moment de décerner leur prix annuel après un vote impartial. Il savait ces messieurs de l’Institut, bibliophiles, et ce Sylvestre Bonnard aurait pu être l’un deux…
Hugues nous indique qu’il est certain qu’Anatole France a donné à certains illustrateurs et éditeurs l’occasion de montrer toutes les facettes de leur talent.
Je vous propose à travers quelques photographies de constater qu’une belle reliure, une belle typographie et de belles gravures peuvent rajouter du talent à un beau texte, « Thaïs » pour le cas qui nous intéresse, et en faire un ouvrage exceptionnel. Les photographies ont été prises à toute vitesse et j’ai été gêné par l’extrême luminosité qui accompagne cette agréable saison en Provence. 🙂

Je sais que apprécierez néanmoins la qualité de l’ouvrage. »

Merci Pierre, ce qui est assez étonnant est que cet ouvrage semble avoir inspiré les éditeurs et les relieurs, j’en ai effet déjà eu entre les mains plusieurs très belles éditions.

Comme promis, je reviens vers vous concernant le déjà traditionnel déjeuner des Bibliophiles du Blog qui se tient pendant le salon du Grand Palais. Celui-ci se tiendra à Paris, le samedi 20 juin. Comme l’an passé, nous nous retrouverons devant les marches du Grand Palais vers 12h00 avant d’aller rejoindre un restaurant voisin. Le principe reste le même que les dernières fois: bonne humeur, simplicité et bibliophilie. Le prix du repas sera au maximum de 25 euros par personne (difficile de faire mieux dans le quartier).

Trois choses changeront cependant cette année:
1. Jean-Paul regrette terriblement mais il ne sera pas parmi nous, puisqu’il marie l’une de ses filles.
2. Comme nous irons au Salon avant ou après le déjeuner, il est préférable de ne pas amener de livres à montrer aux autres convives.
3. Je remettrai aux souscripteurs leur exemplaire de la Nouvelle Revue des Livres Anciens.

Je vais adresser une invitation en bonne et due forme à la quinzaine de convives habituels mais si vous voulez nous joindre à nous pour la première fois (franchissez le pas, vous ne le regretterez pas), vous pouvez me contacter à blog.bibliophile@gmail.com.

H

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