Bibliophilie et Poliorcétique: LORINI BUONAIUTO – LE FORTIFICATIONI… 1609

Amis Bibliophiles bonjour,

La bibliophilie fait découvrir de nouveaux univers. Bibliophile, on devient fin connaisseur des courants littéraires, on découvre la sorcellerie, l’histoire, les tendances artistiques, la technique de la reliure et mille autres sujets. Parfois, on découvre des thèmes encore plus spécifiques, pour lesquels on se passionne, ce peut-être le cas de la poliorcétique, l’art d’assiéger, en offensive comme en défensive, qui offre souvent aux bibliophiles des ouvrages anciens magnifiquement illustrés.

C’est le cas avec l’acquisition que nous présente aujourd’hui René:

LORINI BUONAIUTO – LE FORTIFICATIONI… nuovamente ristampate, corrette & ampliate di tutto quello che mancaua per la lor compita perfettione, con l’aggiunta del sesto libro.

Venetia, Presso Francesco Rampazetto, 1609
Folio, 6 ff. non numérotés y compris le titre orné d’une grande vignette (bois) répétée sur la page de titre séparée du sixième livre et le portrait de l’auteur gravé sur cuivre par W. Kilian au verso du 6e ff., 304pp. Nombreuses illustrations dans le texte, plusieurs à pleine page ou sur double page, représentant des forteresses, machines de guerre, pièces d’artillerie, bastions, etc.
Plein vélin d’époque, toutes tranches dorées.

Seconde édition de cet important traité italien de fortifications, augmentée d’un Sixième Livre.
Ouvrage intéressant sur les fortifications et l’ingénierie militaire : exposé détaillé de la théorie des fortifications basé sur les principes de Savorgano, architecte du Doge de Venise, dont les écrits sont en grande partie demeurés manuscrits.
On y un trouve la description des instruments et appareils utilisés dans la construction : dispositifs pour élévation de l’eau et le transport des charges, un broyeur à poudre, une machine de dragage, un excavateur et une cloche de plongée pour travaux souterrains, etc.Lorini inventa des machines pour creuser des canaux et réaliser des excavations, des coffrages spéciaux pour la construction des murs. Le sixième livre, ajouté dans l’édition de 1609, comporte des notes théoriques et des illustrations sur les systèmes défensifs.
L’iconographie de la partie théorique du traité est d’un grand intérêt, les plans montrant des vues en élévation, au lieu de la perspective qui avait été utilisée presqu’exclusivement auparavant.
La terminologie et les définitions de Lorini furent adoptées plus tard comme base au dictionnaire de l’Accademia della Crusca, équivalent italien de l’Académie française.

Buonaiuto Lorini, architecte et ingénieur florentin, sa date naissance est incertaine mais on l’estime entre 1537 et 1542 ; il est probablement mort à Venise en 1611. Il fut le promoteur de l’architecture militaire en Italie. Il dirigea la fortification de Venise et de la côte dalmate lors de la guerre contre les Turcs, il est responsable de l’étude de Palmanova, la plus importante ville fortifiée européenne Sa renommée fut telle que les rois de France et d’Espagne, ainsi que la seigneurie de Venise, firent appel à lui en matière de fortification et de défense des places.

LORINI BUONAIUTO – LE FORTIFICATIONI nuovamente ristampate, corrette & ampliate di tutto quello che mancaua per la lor compita perfettione, con l’aggiunta del sesto libro.

Venetia, Presso Francesco Rampazetto, 1609

Folio, 6 ff. non numérotés y compris le titre orné d’une grande vignette (bois) répétée sur la page de titre séparée du sixième livre et le portrait de l’auteur gravé sur cuivre par W. Kilian au verso du 6e ff., 304pp.  Nombreuses illustrations dans le texte, plusieurs à pleine page ou sur double page, représentant des forteresses, machines de guerre, pièces d’artillerie, bastions, etc.

Plein vélin d’époque, toutes tranches dorées.

Seconde édition de cet important traité italien de fortifications, augmentée d’un Sixième Livre.

Ouvrage intéressant sur les fortifications et l’ingénierie militaire :  exposé détaillé de la théorie des fortifications basé sur les principes de Savorgano, architecte du Doge de Venise, dont les écrits sont en grande partie demeurés manuscrits.

On y un trouve la description des instruments et appareils utilisés dans la construction : dispositifs pour élévation de l’eau et le transport des charges, un broyeur à poudre, une machine de dragage, un excavateur et une cloche de plongée pour travaux souterrains, etc.

Lorini inventa des machines pour creuser des canaux et réaliser des excavations, des coffrages spéciaux pour la construction des murs.

Le sixième livre, ajouté dans l’édition de 1609, comporte des notes théoriques et des illustrations sur les systèmes défensifs.

L’iconographie de la partie théorique du traité est d’un grand intérêt, les plans montrant des vues en élévation, au lieu de la perspective qui avait été utilisée presqu’exclusivement auparavant.

La terminologie et les définitions de Lorini furent adoptées plus tard comme base au dictionnaire de l’Accademia della Crusca, équivalent italien de l’Académie française.

 Buonaiuto Lorini, architecte et ingénieur florentin, sa date naissance est incertaine mais on  l’estime entre 1537 et 1542 ; il est probablement mort à Venise en 1611. Il  fut le promoteur de l’architecture militaire en Italie. Il dirigea la fortification de Venise et de la côte dalmate lors de la guerre contre les Turcs, il est  responsable de l’étude de Palmanova, la plus importante ville fortifiée européenne Sa renommée fut telle que les rois de France et d’Espagne, ainsi que la seigneurie de Venise, firent appel à lui en matière de fortification et de défense des places.

René.

La lettre du bibliophile

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Aux frontières de la bibliophile: les livres médailles ou leporelli

Aux frontières de la bibliophile: les livres médailles ou leporelli

Amis Bibliophiles bonjour,

Médailler, « livre médaille » ou leporello, les notices consacrées à ces curiosités hésitent sur le nom à leur accorder. Le Dictionnaire encyclopédique du Livre, qui ne cite pas même le leporello ne fournit pas plus d’informations concernant ces quelques ouvrages proposés dans de petites boîtes rondes dont on trouve quelques exemplaires sur internet ou dans les bibliothèques.

Ils ont le plus souvent la forme ronde et l’épaisseur d’une grosse médaille commémorative, et s’ouvrent sur laisser apparaître des feuillets gravés, montés en accordéon, et reliés entre eux par une bande de tulle ou un ruban et collés dos à dos.
C’est de cette présentation en accordéon qui explique la dénomination de livre « leporello », à mon sens attribuée à tort dans ce cas précis. « Le leporello ou livre accordéon, ou encore livre frise est un livre qui se déplie comme un accordéon grâce à une technique de pliage et de collage de ses pages.Le mot fait allusion à Leporello, valet de Don Juan, qui présente à Donna Elvira la longue liste des conquêtes de son maître, pliée en accordéon, dans le premier acte de l’opéra Don Giovanni de Mozart (Air « Madamina, il catalogo è questo »). » (Wikipedia).

Cet épiphénomène semble être apparu à la fin du XVIIIe siècle en Angleterre, avec l’ouvrage « A Short History in Miniature of the Origin and Progress of the Late War from its Commencement to the Exchange of the Ratification of Peace between Great Britain, France, & Spain » (Londres, 1763).Diamètre 43mm, (62) ff.

Mmais on en trouve également quelques exemples, en Allemagne avec « Gross ist die Noth O’Herr erbarme Dich » (1816-1817).Diamètre 49mm, (8) ff.


En France, je n’ai recensé que deux exemples:
Le Précis de la guerre d’Espagne d’après les rapports officiels jusqu’à la délivrance du roi Ferdinand.‎‎Paris, chez l’auteur 1823 (22) ff. ronds d’un diamètre de 44 mm, placés dans une médaille de 50 mm diamètre.‎Médaille commémorative en laiton dorée, gravée par Henrionnet et formant une boîte avec, sur le dessus, le profil du duc d’Angoulme et la légende « il nous a rendu la victoire », et sur le dessous « à la gloire de l’armée française » entouré d’une couronne de laurier. Les 22 feuillets gravés contiennent la liste du ministère de Villèle (dont Chateaubriand, alors ministre des affaires étrangères); la composition de l’armée placée sous le commandement du duc d’Angoulême, neveu de Louis XVIII; et le précis des événements survenus entre le 30 mars et le 3 octobre 1823 lors de l’expédition d’Espagne menée pour rétablir le roi Ferdinand VII sur son trône, avec le nom des officiers et des hommes cités.



Et Napoléon Le Grand. Médaillons historiques par un ancien soldat de l’EmpireParis, vers 1840(88) ff ronds d’un diamètre de 70 mm, placés dans une boîte ronde ronde en cartonnage bleu d’un diamètre de 82 mm, couvercle gaufré orné d’un médaillon et fond au chiffre « N » garni d’un semis d’abeilles.  Les 88 ff, gravés en noir et banc retracent toute l’épopée de Napoléon avec historique au dos de chacune.




J’ai croisé divers exemplaires de ce dernier, dont les nuances se situent au niveau de la boîte. Il semblerait que ces boîtes aient été produites au moment du retour des cendres de l’Empereur.
Il s’agît d’objets charmants, très fragiles, mais dont la lecture est quasi impossible et on comprend aisément que cette mode ne se soit pas plus répandue.
Aux frontières de la bibliophilie… pensez-vous que l’on puisse qualifier ces livres-médailles de livres?
H

2 Commentaires

  1. Cette renaissance est aussi étonnante que magnifique et les inventions de génie se bousculent a telle point que Galilée disparait quand naît le grand Newton…Bernard

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