Les Héros de la Ligue ou la Procession Monacale: la caricature à la fin du 17ème siècle

Amis Bibliophiles bonsoir,
Parmi les livres à planches, on croise parfois de véritables curiosités. Cet ouvrage, Les Héros de la Ligue ou la Procession Monacale conduitte par Louis XIV, pour la conversion des protestans de son royaume, acquis récemment, en est l’incarnation parfaite et passe souvent pour constituer la première série de caricatures de l’histoire moderne. 
Les 24 gravures à l’eau forte sont en effet très particulières et pleines de caractère. Elles sont toutes accompagnées d’un quatrain qui stigmatise également les travers des grands de l’époque: Louis XIV, représenté en soleil, Guillaume de Furstenberg, Louvois, Bossuet, Maimbourg, La Reynie et même Madame de Maintenon. 
 








L’ouvrage (format in-4) indique Paris, chez Pere Peters, à l’enseigne de Louis le Grand, 1691, mais il fût probablement imprimé aux Pays-Bas par des protestants. Sont présentés sous le froc les grands personnages de l’époque qui jouèrent un rôle dans la révocation de l’Edit de Nantes.Les planches sont gravées avec verve, l’éxecution est vive et nette et la volonté de faire rire est évidente. C’est un ouvrage très attachant.
H

La lettre du bibliophile

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Exposition de reliures III

Exposition de reliures III

Amis Bibliophiles Bonsoir,

Je sais que vous aimez les belles reliures, en voici quelques unes, personnelles, ou provenant de la collection de Martin. Si vous avez une question précise sur une reliure, j’ai indiqué l’heureux possesseur par l’initiale de son prénom (M ou H). Un vélin teinté du 18ème, assez étonnant, très rouge/rose. Ouvrage religieux (H)Tableau de la Croix, 1651, plein maroquin rouge à fermoirs, relieur en cours d’identification (H) Les Pseaumes de David, mis en vers par Marot, 1658, Atelier des Caumartin (H)Impression Vénitienne du 18ème, dans une reliure à la française, mosaïquée, « pointillée » (H)
Daphnis et Chloé de Longus, maroquin bleu de Lortic, mon relieur préféré (M)

L’éventail, par Octave Uzanne, 1882, reliure en maroquin lavallière signé Reymann, avec des éventails sur le dos et aux angles des plats (H).La Française du Siècle, par Octave Uzanne, 1886, maroquin rouge avec médaillon mosaïqué signé Densk. (H) Mérite des Femmes, maroquin rouge de Simier (M)
Les bijoux des neuf Soeurs, 1790, maroquin vert de Hardy (M)
Les Bains de Diane, 1770, maroquin vert de Thivet (M)
Le Temple de Gnide, 1725, maroquin bleu de Thibaron-Joly (M)
Zélis au bain, 1762, maroquin rouge de Reymann (M)
Superbe… Idylles de Berquin , relié par Chamboll-Duru (M)
Voilà! Et vous constatez que Martin a de somptueuses reliures (privilège de marchand?), et qu’il sait mieux prendre les photos que moi!
H
PS : je crée un album Picasa ce soir. Bientôt la Saint-Valentin, c’est le moment de vous faire offrir un livre de Martin!

14 Commentaires

  1. Etonnante série que je n'ai jamais rencontrée. Il devait être assez dangereux de publier ce genre d'ouvrage critique, mais tout autant de l'acheter.
    Le roi-soleil ne badinait pas avec ceux qui cherchait à lui faire de l'ombre…
    J'imagine que le possesseur de cet exemplaire n'a pas laissé d'ex-bris ?:)
    T

  2. La veuve Scarron au cheveu rare est un vrai tue-l'amour et l'on a peine à penser qu'elle fut aimée d'un Roi… Beaux portraits. Bel ouvrage. Belle acquisition.

    Hugues, vous sembliez découragé, il y a quelques temps de ne plus rien rentrer sur vos rayonnages. La tendance semble s'inverser. Vos offres d'achat ont-elles été vues à la hausse ou bien, vous êtes dans une période de réussite ? Pierre

  3. Les paupières tombantes et la bouche (enfin j'imagine si on avait un portrait de lui souriant) de l'évêque de Meaux sont bien reprises. Après on imagine qu'il n'a pas travaillé d'après nature…
    Intéressant ce choix symboliste pour Louis XIV. Les limites à ne pas dépasser…

  4. J'adore l'archevêque de Reims (ce borgne avec ce menton ;-)). Impressionnant cette modernité du trait. Vous auriez dû faire un test en cadrant serré et nous faire croire à un illustrateur du 19ème pour certaines. Evidemment, aucune indication quant à l'auteur?
    Olivier

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