Images autour du livre X: le style unique de Raphael Freida

Amis Bibliophiles bonjour,
Christian vous propose de découvrir ce soir deux images de Freida, illustrateur au style si particulier.Raphaël Freida (1877-1942) est un illustrateur qui a peu produit : seulement 5 livres illustrés, de 1914 à 1927. On peut donc facilement en donner la liste :- Leconte de Lisle, les Poèmes barbares, chez Romagnol, 1914, 300 exemplaires.- Sophocle, Oedipe Roi, chez Romagnol, 1922,  300 exemplaires.- Anatole France, Thaïs, chez Plicque, 1924, 748 exemplaires.- Gustave Flaubert, Hérodias, chez Plicque, 1926, 475 exemplaires.- Octave Mirbeau, le Jardin des Supplices, Chez Javal et Bourdeaux, 1927, 538 exemplaires.
Ses réalisations montrent une grande homogénéité, dans la technique employée (gravures en noir), et dans le traitement, très « expressionniste ». Ses personnages souffrent, et ça se voit.
Les deux images présentées sont issues de Thaïs : Frontispice et un hors-texte.
H

La lettre du bibliophile

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Un magnifique étui de livre d’heures de la fin du XVème siècle

Un magnifique étui de livre d'heures de la fin du XVème siècle

Amis Bibliophiles bonjour,

C’est une bien belle vente qui se tiendra à Chartres (Ivoire – Galerie de Chartres – Lelièvre, Maiche, Paris), le 14 octobre 2017.

Je vous laisse le plaisir de découvrir le catalogue, mais je souhaitais partager ici avec vous l’un des lots, un superbe étui de livre d’heures de la fin du XVe siècle.

Il est décrit comme suit au catalogue:

Étui de livre d’heures Renaissance en cuir repoussé et ciselé fin XVe siècle
Taille: 20 x 17,5 x 8 cm

Composition et Technique: L’intérieur de l’étui est réalisé en cuir, mis en forme, cousu et durci et constitue l’âme de la forme. C’est sur cette forme rigide et épaisse que l’on applique la partie extérieure en cuir bouilli qui va être travaillée avec des poinçons (os ou bois durs) afin d’obtenir des motifs en relief. Dans l’exemplaire présenté, l’étui est constitué de 4 épaisseurs de cuir, collée les unes sur les autres, le couvercle étant composé de 2 épaisseurs seulement.

Utilisation: L’étui était destiné à protéger un ouvrage précieux lors de son transport en bandoulière (missel, livre d’heures, manuscrit ou imprimé). La cordelette généralement faite de soie tressée se terminait par un noeud après le dernier passant. Dans notre exemplaire, la trace d’une fente sur les 2 petits côtés non visibles (partie recouverte par le couvercle) suppose la présence d’un lien entre la partie inférieure de l’étui et la cordelette permettant de limiter le débattement du couvercle lors de son ouverture à la longueur de ce lien.

Description: La face avant est décorée d’un grand médaillon central circulaire, rapporté, à l’intérieur duquel deux demies sphères, rapportées, sont ornées de deux lions l’un rampant l’autre léopardé (marchant). Le médaillon est soutenu par un motif de rubans sur fond pointillé. Les côtés sont ornés de motifs floraux sur fond pointillé. Les passants sont décorés de têtes léonines stylisées. La partie supérieure de l’étui est enrichie d’un fin motif floral sur fond pointillé. La partie arrière et le fond qui n’ont pas de rôle esthétique sont simplement décorés d’un treillis de filets.

Superbe travail dans un état de conservation exceptionnel. Rare témoignage dont on ne connaît que quelques exemplaires muséaux.

Son estimation est à la mesure de sa rareté, puisqu’il faudra compter autour 15 – 20 000 euros.

Il me semble que le musée de Cluny présente quelques étuis de ce type.

H

 

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