Amis Bibliophiles Bonsoir,
Nous avons souvent débattu de la définition de la bibliophilie et du bibliophile. Débats vains… jusqu’à aujourd’hui où je crois pouvoir affirmer qu’une nouvelle fois, c’est grâce au blog que la vérité va éclater.
Le bibliophile, vous en conviendrez tous, vous dont la modestie n’a d’égale que l’avidité à remplir vous rayonnages, le bibliophile est homme (ou femme) de goût. Le bibliophile, tout en s’en défendant, n’est souvent qu’à un demi-pas de la bibliomanie et autres névroses. Pourquoi? Car face au livre, il ne sait plus faire preuve de discernement.
Alors voilà, au contraire du bibliomane, le bibliophile saura choisir, et plutôt que de s’encombrer de volumes inutiles, il saura faire preuve de goût et s’entourer des objets suivants….



Ce n’est pas votre cas? Vous n’en possédez aucun, mais vous avez 37 éditions différentes des Fables de La Fontaine…. Aïe, mille regrets…
H
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La restauration d’un coin, par Eric

Amis Bibliophiles Bonsoir,
Je vous présente ce soir un bien drôle de couple de bibliophiles: elle a les talents culinaires nécessaires pour être restauratrice, mais préfèrerait être relieure, alors que lui de son côté, pourtant peu versé dans ce genre de cuisine, pourrait être qualifié d’excellent restaurateur (du coin).
Enfin bref, Eric se propose de vous expliquer, en images, comment restaurer le coin d’une reliure ancienne. Un beau travail (je rappelle de plus qu’Eric est un « amateur » et non un professionnel de la reliure), qui me laisse pantois, et émerveillé. Je suis incapable de me lancer dans ce genre d’exploit!
Eric, à toi la parole: je vous propose aujourd’hui un article sur la conservation et la restauration des livres anciens, en commençant par le moins difficile et le plus gratifiant : la restauration des coins.
En préambule :
J’ai commencé à vouloir restaurer les livres anciens, lorsque bibliophile amateur, j’ai acheté à bon prix des ouvrages en mauvais état. Quelle mauvaise idée !
Sans même compter les couteuses années d’apprentissage et le matériel nécessaire, l’opération est rarement rentable. Le temps nécessaire pour restaurer un livre est très important. Patience, minutie, reprise du travail lorsque celui-ci n’est pas satisfaisant sont les données indispensables d’une restauration réussie.
Avant d’envisager une restauration, je vous conseille donc d’envisager sérieusement la vente de votre ouvrage en état plus ou moins médiocre, et le rachat du même livre en bon état. Un tour rapide sur www.vialibri.net vous permettra en effet de découvrir que votre précieux ouvrage n’est, souvent, pas si rare que cela.
Autre point important : souvent un simple entretien suffit à rendre un livre très acceptable visuellement. Mieux vaut de bonnes mesures de conservation plutôt qu’une mauvaise (et parfois aussi une bonne) restauration.
Etape 0 :
Entretien du livre. Permet de protéger le livre lors des étapes de restauration
– Si nécessaire (et possible), nettoyage du livre au savon Brecknell. Cette opération parfois critiquée nécessite d’être réalisée avec précaution. Les risques principaux sont d’abîmer les dorures, de laisser des traces de savon et de foncer le cuir.
o Matériel nécessaire : Eponge naturelle, savon Brecknell
§ Mouiller l’éponge pour la ramollir
§ Essorer l’éponge au maximum (l’eau fonce le cuir !)
§ Mettre du savon sur l’éponge en quantité raisonnable et nettoyer le livre (attention, la vigueur du nettoyage dépendra fortement de l’état du livre et des dorures en particulier) sur les plats, le dos et les coupes
§ Rincer l’éponge et l’essorer au maximum
§ Enlever le reste de savon du livre
– Encollage à la Klucel G è cette opération permet à la cire de rester à fleur et d’avoir un effet visuel prolongé. Je n’effectue pas cette étape lorsque le cuir est trop desséché.
o Matériel nécessaire : Pinceau, Klucel G, Chiffon, sèche-cheveux
§ La Klucel G se présente sous forme de poudre et doit être diluée avec de l’alcool pur (>98%) (en effet, l’eau mouille et tache le cuir). La texture doit être un peu plus liquide que du sirop d’érable.
§ Appliquer la Klucel sur un plat avec un pinceau.
§ Masser avec la main bien à plat
§ Enlever le surplus avec le chiffon
§ Sécher au sèche-cheveux
§ Répéter l’opération sur le dos et l’autre plat
– Application d’une cire de conservation è Il y deux cires en circulation : la cire 213 de la BNF et la cire British Museum. D’aucuns critiquent la cire BNF. Celle-ci est en effet très liquide et à tendance à foncer les cuirs. Ceci dit, cet effet s’estompe avec le temps. Pour ma part, je trouve que la cire British Museum est trop grasse et ne pénètre pas suffisamment le cuir. Au final, j’utilise essentiellement la BNF, sauf pour les veaux blonds et les basanes « duveteuses ».
o Matériel : De la cire, un chiffon doux
§ Appliquer la cire sur l’ensemble du cuir. Ne pas mettre trop de cire (pour éviter de laisser des traces avec la BNF, ou d’avoir un livre collant avec la British Museum)
– Epoussetage des tranches
o Matériel : chiffon doux
§ Passer très délicatement le chiffon sur les tranches. Ne pas chercher un résultat parfait, cela n’est pas possible. Si l’on frotte trop fort, le risque est d’incruster la crasse dans la tranche, se qui sera pire que de ne rien faire
Et voilà. Le résultat est souvent saisissant et satisfera la plupart d’entre nous.
Restauration des coins :
– Etape 1 : Renforcement des cartons (ou comment passer d’un coin en chou fleur à un coin restructuré)
§ Matériel : Marteau, tas à battre, pinceau dur, tylose
§ Battage au marteau pour redresser les coins abimés (attention, à ne surtout pas faire si le coin n’est pas abimé (avec manque de cuir), sinon, sous la pression, le cuir du coin va exploser.
§ Appliquer de la tylose avec le pinceau sur le carton
§ Pincer avec les doigts et sécher au sèche-cheveux
§ Le résultat correspond à la première photo
– Etape 2 : Restauration du carton è Si nécessaire ; mais en fait, cela l’est très souvent.
§ Matériel : Buvard, Elasta N, pinceau, Marteau + tas à battre, Cutter, plaque de coupe, macule, plioir, scalpel
§ Positionner et coller sur le carton du plat, une attelle de papier buvard
· Déchirer une bande de papier buvard en faisant une grande frange (pour ne pas faire de surépaisseur) et suivant « en gros » le contour de la restauration.
· Coller le buvard sur le carton (pas le cuir, le carton)
· Appliquer avec le plioir
§ Positionner, par couches successives, du papier buvard (des morceaux déchirés à la main, surtout pas aux ciseaux) le long du coin
· Il est parfois nécessaire d’appuyer légèrement sur le carton pour ne pas laisser de trou
§ Une fois l’épaisseur du carton atteinte, positionner une deuxième attelle sur le contre plat, coller, appliquer au plioir
§ Battre au marteau
§ Laisser sécher puis couper
§ Réaliser les finitions :
· Arrondir les angles. Le coin restauré doit prolonger exactement le carton ancien
§ Battage au marteau
· On ne doit pas sentir de démarcation entre le cuir et le buvard. Si c’est le cas : combler avec du buvard. Ne comptez pas sur les étapes suivantes pour rattraper un travail mal fait maintenant
· Elagage du cuir, réalisation des béquets
o Le biseau doit être très fin pour obtenir par la suite une bonne incrustation
§ Etape 3 : choix du cuir
· On restaure du veau et de la basane avec du veau. Du maroquin avec de la chèvre sans grain
· Couleur : prendre une couleur proche (en ayant conscience que le cuir foncera ensuite) du cuir originel § Etape 4 : préparer la pièce de cuir de comblage
· Matériel : feuille de polyester, feutre permanent, ciseaux, cuir, couteau et pierre à parer
· On délimite la partie à restaurer, on rajoute 5 mm coté plat et coupe et 1 cm + épaisseur des plats pour faire les remplis
· On découpe une pièce de cuir correspondante
· On pare le cuir
o Pas de secret :
§ un couteau bien affuté
§ une coupe de biais
§ des heures d’entraînement
o Sur les bords : le plus fin possible (comme pour une mosaïque) et un peu plus épais au centre
· On cire le cuir : le cuir étant très fin, il fonce. Il faut donc mettre très peu de cire (ici la British Museum est préférable) et on appuie peu.
o La cire protège des projections de colle
o La teinte obtenue permet d’avoir un fond proche de celui du cuir ancien
§ Etape 5 : Positionner le cuir
· Matériel : scalpel, 2 plioirs, Elasta N, paire de ciseaux
· On met de la colle (Elasta N) sur le cuir neuf
· On positionne le cuir neuf sur le plat
· On applique au plioir
· On met de la colle sur le dessus du cuir neuf
· On applique le cuir ancien sur le cuir neuf au plioir
· Battage au marteau pour assurer une bonne incrustation
· Confection des coins
o On découpe l’angle droit du cuir neuf, à une demi épaisseur de carton pour les livres 16° et à un peu plus d’une épaisseur de carton pour les livre 17°.
o Livre 16° : on rabat l’angle puis les remplis
o Livre 17° : on confectionne l’angle en positionnant le rempli de tête puis en faisant un petit triangle sur le rempli de gouttière
§ Etape 6 : estompage de la restauration (dépends fortement de la nature du cuir)
· On reprend les filets à froids.
· On vieillit le cuir neuf en tapotant au pinceau. Pour obtenir la granulosité de mon vieux cuir, j’ai collé un peu de poussière. Voilà le résultat
· Je ne l’ai pas fait ici, mais pour obtenir un meilleur résultat, j’aurais dû effectuer une reprise de teinte pour retrouver le fond un peu orangé de mon cuir ancien.
Et voilà. En relisant mon article, déjà trop long, je m’aperçois qu’il manque encore plein d’informations. Difficile de décrire des gestes !
En attendant un prochain article sur la restauration des mors ou des coiffes, comme vous préférez, ceux qui s’intéressent à la restauration de livres peuvent me contacter à restauration@z1k.com
Eric. Merci!Hugues
Foire aux questions sur la restauration de coin de reliure
Pourquoi restaurer les coins d’une reliure ancienne ?
Les coins sont les parties les plus exposées à l’usure. Restaurer un coin abîmé évite l’aggravation des dégâts (déchirure, perte de matière) et améliore l’aspect général.
Peut-on restaurer un coin soi-même ?
Pour les petits travaux (recoller un cuir décollé), oui avec de la colle de pâte amidonnée. Pour refaire un coin (ajout de carton, recouvrement cuir), il vaut mieux confier à un professionnel.
Quel matériel utiliser ?
Colle de pâte (à base d’amidon de blé), papier japon pour les renforts, chutes de cuir assorties au cuir d’origine, plioir en os pour le marouflage. Tout est disponible chez les fournisseurs de relieurs.
Pour aller plus loin
— Continuer la balade —
Ces panneaux de faux livres sont, à mon avis, un symbole très révélateur de l’ambigüité de la bibliophilie.
D’un côté, une bibliophilie ouverte, illustrée par notre hôte, de l’autre une façon d’exhiber son savoir et son statut social.
Ces fausses reliures me rappellent cette phrase de Hugo, trouvée dans le Galantaris » il y a des gens qui ont une bibliothèque comme les eunuques un harem ».
Je crois ainsi que tout amateur de livre se doit d’en posséder un rayonnage de faux livres, comme un rempart à la tentation du snobisme bibliophile.
Et en avant pour le 4e du nom… J’ai acheté il y a assez longtemps un volume des Aventures de Télémaque, sur ebay. Après avoir remporté l’enchère, le vendeur me dit « Bah en fait, le livre est « un peu » abimé. Je vous envoie des photos, Si vous voulez, je vous le fait à 10€ au lieu de 24. » Soit, je regarde les photos, gentiment, et pour ne pas le froisser je prends le livre. A l’arrivée, je crois qu’il s’agit du livre le plus ignoble que j’ai, sale, sans titre, avec des gribouillis partout. J’ai même hésité à l’envoyer à la poubelle. Et au final, j’ai perdu 10€, déjà beaucoup trop. Ca m’apprendra à être trop gentil (trop con?)
Va pour le n°3, si vous m’acceptez : j’ai acheté en vente publique (sur ordre) les « Imagines Mortis » d’Holbein, « bien complet de toutes ses gravures » selon « l’expert ». Ce que ce dernier a omis de préciser c’est qu’il n’y avait que les gravures…
Philippem
Un dîner de con ? Voilà bien une drôle d’idée.
Je croyais au contraire qu’on allait tous bien discuter de nos belles affaires, de nos déconvenues, de ne joies, de nos peines, bref de tout ce qui fait la dûre vie d’un bibliophile, qu’il soit en herbe, en bois ou en acier…
M’est avis qu’aucun lecteur sérieux du blog croira qu’on peut ne serait-ce que deux minutes se moquer de nos participants du blog.
S’il y a eu un peu de dérision à propos d’une annonce Ebay et la suggestion d’un bêtisier Ebay, c’est seulement parce que comme tu les domaines, la bibliophile prête parfois à dérision… et c’est tant mieux !
Tenez, je m’inscris en Con n°2 après Hugues ce soir.
J’ai reçu aujourd’hui un exemplaire de De l’Esprit d’Helvetius acheté sur Ebay…
Une épave ! Enfin, disons pour être juste, un peu moins qu’une épave…
Comme m’a dit Hugues : « Mais tu le voyais pourtant ! ».
Bah oui, mais quand ont est c.. on est c… qu’est-ce que vous voulez que je vous dise.
Voir un De l’Esprit d’Helvetius, 1758, EO de second tirage (rare) partir à vil prix, même s’il n’est pas très beau… ça me défrise (ah oui, j’avais oublié de vous dire que je suis frisé).
Alors comme dit l’autre : « J’ai craqué chef ! »
Evidemmen je ne l’ai pas payé cher, moins cher que ma nuit d’hôtel et mon TGV pour aller vous rejoindre lundi et mardi à Bérès… Mais tout de même… Quand je l’ai eu entre les mains, au bout de 10 minutes (c’est pour les reptiliens mégalosaurus le temps qu’il faut pour que l’info aille des yeux au cerveau… je sais c’est long !!), je me suis dit : Mais que t’es c… mon pauv’ garçon (et là j’ai invoqué mon demi-dieu de la bibliophilie alias JPF que tout le monde connait ici pour son posé et son sérieux en l’affaire… qui me disait il y a peu encore… « sors-toi d’là gamin » (enfin je traduis).
Je vais y penser Jean-Paul. Donc sur le podium pour ce soir,
con n°1 déclaré : Hugues
con n°2 déclaré : Bertrand
qui osera s’affubler du titre tant envié de con n°3 ?
Allez, sur ce, à lundi à Bérès (et là, promis, des c… y’en aura…)
Amitiés complètement tapées d’avoir acheté un Helvetius démembré, Bertrand
Merci G. pour ce commentaire aussi utile qu’élégamment signé.
Pour résumer les choses, mais vos interventions fréquentes sur le blog tendent à montrer que vous le fréquentez régulièrement, ce que vous suggérez ou le fait que vous puissiez imaginer que je vois les choses ainsi est totalement hors-sujet.
Ce n’est pas l’esprit que j’ai voulu insuffler au blog, et je ne le laisserai pas partir dans cette direction. Si vous avez lu une seule chose de ce genre sur le blog, vous l’avez mal interprêtée.
Et pour vous en donner l’exemple, je suis le premier à remplir le bétisier en avouant que j’ai un jour acheté par correspondance et un peu rapidement les mémoires d’un certain Laffite (Belge), en pensant acheter les mémoires du flibustier.
Donc voilà, le con, c’est moi, mais je vous en prie, vous êtes toujours le bienvenu au dîner de lundi, enfin, si on arrive à en savoir un peu plus sur vous.
Hugues.
Ce commentaire a été supprimé par l’auteur.
Traquer l’imbécile plutôt que le malhonnête, c’est pas sûr que ce soit vraiment plus sympathique.
Ca fait un peu dîner de c…, votre affaire.
G.
En effet, l’idée du bétisier est meilleure… c’est bien pour cela que je vous l’ai déjà proposée il y a une quinzaine de jours, en vous demandant vos contributions!
Et oui!
Sourire.
Hugues
L’idée du « bêtisier » de Xavier est plus sympathique que « à éviter sur ebay ».
Jean-Paul
Hughes, juste une suggestion, et pour faire suite à Louis XVIII, si l’on faisait une section « bétisier » ?
Xavier
En regardant le site des reliures postiches pour bibliothèques, Louis XVI avait dans son cabinet de lecture du château de Versailles, exactement la même chose. Une porte dérobée, menant à sa salle de billard, complètement cachée par une fausse bibliothèque pleine de reliures en maroquin rouge aux armes de France, toutes plus fausses les unes que les autres. Bon, le reste de la bibliothèque est vrai par contre…
Ne vous moquez pas !
Il faut éduquer Jean-Paul, envoyez un mail à ce brave vendeur et dites lui que Louis XVIII ne fait rien à l’affaire.
Quand je pense que j’ai un livre sous les yeux marqué MD C VI, ne serait-ce Louis VI le gros mon fillot ?
Les perles de ce type sont légions.
Il y a deux jours j’ai lu une annonce avec marqué :
« reliure très certainement en peau de bête. »
Sympa non ?
Amitiés, Bertrand
Magnifique Jean-Paul…
http://cgi.ebay.fr/Histoire-de-Gil-Blas-De-Santillane-par-Mr-Le-Sage_W0QQitemZ360002390445QQihZ023QQcategoryZ34188QQssPageNameZWDVWQQrdZ1QQcmdZViewItem
Et vive Louis XVIII!
Hugues
Des bibliothèques entières en fausses belles reliures…
Le summum de l’anti-bibliophilie…
Dire qu’il y en a qui, pour obtenir le même effet visuel (ou presque) sont prêts à dépenser des millions !!!
Quelle bande de fous furieux nous faisons tout de même !
Amitiés, Bertrand
Vous pouvez, si vous le souhaitez, acheter des panneaux entiers de fausses reliures, pour habiller vos murs. Ca doit se vendre au mètre carré j’imagine:
http://www.manorbindery.co.uk/replica_infopage.htm
(pour les amateurs de livres-bibelots, ne pas hésiter à se balader sur le site).
Très bonne journée à tous !
Si vous voulez la commencer par un éclat de rire, rendez-vous sur ebay : « Histoire de Gil Blas de Santillane par Mr Le Sage »….
Jean-Paul
A voir sur le sujet pour les plus curieux…
http://cgi.ebay.fr/ANCIEN-COFFRET-A-CIGARES-BOITE-LIVRES-EN-CUIR-1920-40_W0QQitemZ220182258973QQihZ012QQcategoryZ78982QQssPageNameZWDVWQQrdZ1QQcmdZViewItem
http://cgi.ebay.fr/Boite-en-bois-de-livre-de-miroir-en-cuir-tibetain-rare_W0QQitemZ180190791730QQihZ008QQcategoryZ121372QQssPageNameZWDVWQQrdZ1QQcmdZViewItem
http://cgi.ebay.fr/LIVRE-BOITE-SECRETE-XVIII_W0QQitemZ370003199073QQihZ024QQcategoryZ114180QQssPageNameZWDVWQQrdZ1QQcmdZViewItem
http://cgi.ebay.fr/PETITE-BOITE-LIVRE-ANCIEN-RELIURE-CUIR-MARQUE-JONQUET_W0QQitemZ120193935880QQihZ002QQcategoryZ114180QQssPageNameZWDVWQQrdZ1QQcmdZViewItem
http://cgi.ebay.fr/BOUTEILLE-A-ALCOOL-EN-VERRE-CACHEE-DANS-FAUX-LIVRE_W0QQitemZ230202085199QQihZ013QQcategoryZ78993QQssPageNameZWDVWQQrdZ1QQcmdZViewItem
http://cgi.ebay.fr/GOGOTINE-FAUX-LIVRE-10-AMPOULES-WHISKY-Remede-de-cheval_W0QQitemZ170177216047QQihZ007QQcategoryZ17818QQssPageNameZWDVWQQrdZ1QQcmdZViewItem
http://cgi.ebay.fr/PENDULE-DECORATION-FAUX-LIVRE-NEUVE_W0QQitemZ230176365636QQihZ013QQcategoryZ140335QQrdZ1QQssPageNameZWD1VQQcmdZViewItem
Pour tous les goûts… même les plus mauvais…
Amitiés nocturnes, Bertrand
C’est amusant Jean-Paul, car justement, je suis allé voir une exposition de reliures de Daniel Knoderer dans une Galerie d’art près de chez moi il y a quelques mois de cela.
Déconcertant ! Le mot est même souvent faible. Pour en faire un petit compte rendu rapide je dirais que ce sont des reliures faites de matières très modernes (plastiques, résines diverses, mais aussi cuir et carton, des couleurs très criardes, vivantes et gaies, une forme qui n’a q’un lointain rapport avec le livre relié traditionnel… il faut savoir que 8 livre sur 10 ne peuvent être posés debout sur une table (leur forme étrange ne leur permet pas…)
Impression globale : Le texte est interprété façon « art contemporain », il « sublimé » on va dire… à tel point que le texte imprimé (je veux dire papier, typo, etc), est, à mon goût, totalement zappé ou alors je n’ai pas bien compris le message (c’est fort possible en vieux « tradi » de 36 ans que je suis…).
Pour vous faire une idée sur les reliures-objet de Daniel Knoderer voici quelques liens :
Knoderer et quelques autres.
http://www.2wisted.co.uk/pimpernel/artofthebook/
http://www.loustal.net/actu/trouvailles.htm
On aime, on aime pas. Ca ne laisse pas indifférent. Est-ce de la bibliophilie ? Les anglophones dénomme Knoderer a « French Book Artist » … le mot relieur n’apparait pas… est-ce un signe ?
Amitiés dubitatives, Bertrand
Plus sérieusement : pour les bibliopégimanes aux goûts discutables, il y a les reliures de « Kno », alias Daniel Knoderer !
Jean-Paul
Une Bibliopégimane! Génial!
Valérie, pourriez-vous avoir la gentillesse de me contacter par email?
blog.bibliophile@gmail.com
Merci
Hugues
Alors j’étais (je suis) une bibliopégimane sans même le savoir !
Bonsoir Valérie,
Ce pourrait être l’énigme du jour !?….
Réponse dans quelques jours, aux Editions des Cendres ……
Jean-Paul
Valérie, soyez la bienvenue, un bibliopégimane est un amateur de reliures.
Non, ce n’est pas une wishlist (!), et je ne sais pas si ces objets sont des trompe-l’oeil ou de vraies reliures, mais les objets sont amusants.
Ce détournement de livres anciens n’est pas une nouveauté, il est probable que cela existe depuis le 18ème, et pour ma part, je trouve cela amusant, même si évidemment je considère que c’est à part, par rapport à la bibliophilie.
H
Au moins, chez Ikea, ils mettent de vrais livres dans leurs bibliothèques (d’accord, écrits en suédois, mais tout de même, de vrais livres) 😉
Ces objets font-ils partie d’une « wishlist », Hugues ?
Blague à part, j’ai découvert ce blog récemment, et je le lis quotidiennement depuis.
Qu’est-ce qu’un « bibliopégimane » ?
Otez moi un doute Hugues : il s’agit de reproductions en résine ou de vrais reliures? En tous cas, si un jour je suis lassé de mes ouvrages, sait on jamais, un coup de folie, je retiens les nombreuses suggestions, toutes plus heureuses les unes que les autres…
J’ai personnellement un faible pour le range-télécommande : enfin la rencontre de la littérature et de la technologie, je savais que c’était possible…
En tous cas Merci beaucoup pour ces trouvailles.
Philippem
Je pense que l’on peut être bibliophile ou bibliomane ET fétichiste, ce n’est pas incompatible.
Quant à avoir du papier toilette au motif « incunable » imprimé en fac-similé… pourquoi pas mais je n’irais pas jusque là.
Par contre utiliser de vieilles feuilles XVIIIè siècle issues d’une épave de livre sans intérêt pour habiller un abbat-jour IKEA pourquoi pas ??!
Amitiés, Bertrand
Merci, Hugues, de nous faire sourire…
Je suis trop respectueux du livre pour l’amputer de son contenu (phrases, style, illustrations) ou de son enveloppe. Par contre, j’aime détourner certains objets afin de le mettre en valeur. Par exemple, j’ai peint dans ma « bibliotheque-librairie » un meuble bas à deux battants (de faible valeur, je précise pour les amoureux du beau bois…) de telle façon que chaque porte représente le premier plat caractéristique de deux ouvrages de la NRF… Ce meuble cache une chaine audio et ses enceintes inesthétiques.
Dans le même style « kitch », j’ai les inévitables serre-livres en forme de livre, la petite boite range-tout avec dos orné façon cuir et ses approximatives dorures… Bertrand, quand je vous dis que je suis le dernier de la classe !(lol)
Par contre, il m’arrive d’envoyer de nombreux livres au pilon dans le cadre d’une de mes activités bénévoles. C’est toujours avec un pincement au cœur ! Alors, une horloge ? Pourquoi Pas ?
Cordialement. Pierre
Pas de soucis. On avait bien senti le côté « provoc » !!
Amitiés bibelotières, Bertrand
On se détend mes lapins.
Un peu de légèreté ne fait jamais de mal.
Car naturellement, vous avez bien vu (est-ce bien certain?) que j’étais totalement sérieux…
Hugues
Hors-sujet, Hugues. Copie à refaire.
Jean-Paul
Pour moi, les objets montrés ci-dessus, comme d’ailleurs tout objet dont le but final est de montrer un livre dont à la fois son enveloppe extérieure et son contenu sont détournés de sa fonction primaire, à savoir la reliure ne sert plus à protéger le livre et le contenu (texte ou/et illustrations) ne sont plus lisibles, ces objets disais-je relèvent uniquement de la bibeloterie. Je mets évidemment les livres évidés pour en faire des caches ou des boîtes à cigares dans le même lot…
Tels les livres ouverts laqués et couverts de fleurs séchées…
Tels les livres anciens dont le pourtour est brûlé pour faire ambiance « grimoire » (j’en ai vu).
Tout ces objets ne relèvent en aucune façon, ni du bibliophile, ni même du bibliomane, qui je le crois, même s’il accumule les livres sans toujours les lire veut toujours en garder la possibilité et avoir des livres « intacts ».
Quelle belle plaisanterie Hugues pour les bibliophiles et bibliomanes que cet article !
Amitiés, Bertrand
Ce commentaire a été supprimé par l’auteur.
Génial !
« Vos livres éternels ne me contentent pas,
Et hors un gros Plutarque à mettre mes rabats,
Vous devriez brûler tout ce meuble inutile… »
Chrysale