Une petite trouvaille bibliophilique: un jeton de présence de la Société des Bibliophiles François

Amis Bibliophiles bonjour,
Le bibliophile aime s’entourer de petits objets autour de sa passion: des fers, des petits objets en maroquin, un elzéviromètre (absolument capital dans toute bonne bibliothèque), etc.
Au moment où je préparais pour le blog une série d’articles sur les sociétés de bibliophiles, le hasard a mis sur ma route ce petit objet, un jeton de présence de la Société des bibliophiles François (vous trouverez plus d’informations sur cette belle société de bibliophiles ici: http://bibliophilie.blogspot.fr/2013/04/les-societes-de-bibliophiles-i-la.html).

Ce petit jeton en argent mesure 4 cm de diamètre. Sur l’une de ses faces, on trouve un portrait de Jacques Auguste de Thou, le « patron de la compagnie ». Sur l’autre, une très belle bibliothèque dans une belle perspective, surmontée de la devise « et in ea invenies thesaurum ». 


Le tout est conservé dans un joli petit écrin de cuit noir doublé de velours bleu roi. Ces jetons étaient remis aux membres de la Société.
Mais d’ailleurs, j’y pense, pensez-vous qu’une Société de bibliophiles aurait encore du sens en 2013?
H

La lettre du bibliophile

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Le Salon du Livre Ancien du Grand Palais, vision I: les promenades de Lauverjat

Le Salon du Livre Ancien du Grand Palais, vision I: les promenades de Lauverjat

Amis Bibliophiles bonjour,

Plutôt que de vous proposer l’habituel reportage au salon du Grand Palais, le Blog du Bibliophile va innover avec une mini-série de reportages consacrés à cet évènement, mais sous différents angles. En effet, comme il y a autant de bibliophilies que de bibliophiles, j’ai réalisé en en discutant avec quelques amis que chacun avait une façon très différente de le vivre, ce sont ces visions qui seront proposées cette semaine sur le blog. Wolfi, et son instinct de la chasse, Bernard, et sa description plus clinique, Lauverjat bibliophile plus éclectique, ma vision, et même pour finir celle d’une personne mystère, qui n’est pas allée au salon! 

Après ce tour d’horizon, je vous proposerai une enquête du Blog du Bibliophile, qui risque de faire beaucoup parler :). En attendant, laissons la parole à Lauverjat…
Une pierre blanche sur mon agenda marque le salon du Grand Palais. Aussi, jeudi dernier à 17 heures, soirée inaugurale, nous battions la semelle au bas des marches attendant l’ouverture des portes sous une petite pluie. Dès l’entrée l’impression est magnifique. Sous la haute verrière s’alignent les stands comme à la parade. Au centre sous le dôme s’épanouissent les vitrines des  librairies les plus précieuses, Tenschert, Günther, Coulet, Sourget, Vrain… Derrière et à gauche se pressent le plus grand nombre des exposants, les stands où il ne suffit pas d’admirer les vitrines mais où il faut, de plus,  méthodiquement inventorier les étagères. À peine un regard à l’aile droite consacrée au salon de l’estampe et nous allons saluer Eric qui talentueusement hisse sa jeune librairie dans la cour des grandes. 

Presque aussitôt surgissent les amis des blogs présents ce soir, Textor, Bernard, Bertrand et les autres. Mais la tâche nous attend, il faut voir des livres, si possible tous. Avec frénésie nous commençons une exploration minutieuse. J’ai presque honte d’ailleurs de franchir en deux pas négligents les stands qui présentent une bibliophilie qui n’est pas la mienne. La qualité est partout au rendez-vous. Il me semble que cette année, les livres neufs, ceux qu’on n’a pas déjà vus et revus ni sur les étagères, ni dans les ventes, ni sur les catalogues sont nombreux. Sans doute la raréfaction des salons et la singularité de l’événement favorisent-elles un choix nouveau chez les vendeurs. Au hasard des stands nous saluons et nous croisons des amis et des libraires et des amis libraires. 

D’aucun nous signale tel ou tel livre déjà repéré, tel ou tel achat fait ou à faire. L’ambiance du Grand Palais consiste aussi, libraire ou amateur,  à échanger sur les livres qu’on achète, ceux qu’on n’achètera pas , ceux qu’on envisage d’acheter et ceux qu’on aurait pu acheter… autrefois. Pour moi, dès mon entrée sur son stand, un sympathique libraire vient de me mettre en main un ouvrage important. Tourner et retourner la pièce, en parler et voici que ma visite a basculé. Je vais réfléchir, laisser le temps agir. Mais rien de plus difficile quand un livre vous obsède que de l’oublier pour se consacrer aux autres. (N’est ce pas Hugues?) Voilà il est 22 heures, je suis fourbu, la soirée se termine le Grand-palais ferme et je n’emporte rien, sinon deux ou trois catalogues et le sentiment de n’avoir rien vu.

Qu’importe, une fois encore grâce à Hugues,  samedi midi sonne l’heure du déjeuner des bibliophiles. Aimables retrouvailles. D’importantes discussions roulent sur les avantages du maroquin, la bassesse des brochés, le côté “ m’as tu vu” des demi-reliures, la fraîcheur des cartonnages, les prix du marché et autres sujets fondamentaux. 

Devant l’urgence de la situation, il n’est de si bonne compagnie qui se quitte. La plupart d’entre nous retourne sous la verrière concrétiser quelques rêves. Un des deux livres achetés fera l’objet d’un billet pour ce blog. Je m’abandonne pour finir à la contemplation des enluminures chez Günther , aux maroquins chez Coulet, aux curiosités chez Bouvier. J’admire l’enthousiasme de madame Sûn Evrard décrivant ses reliures chez Jammes, je regrette un livre chez Picard,  un autre chez Brunet, et d’autres encore. Les amis du blog se séparent, je n’ai pas même mis un pied dans l’aile droite. À l’année prochaine.
Lauverjat

13 Commentaires

  1. My programmer is trying to persuade me to move to .net from PHP. I have always disliked the idea because of the costs. But he’s tryiong none the less. I’ve been using Movable-type on a variety of websites for about a year and am worried about switching to another platform. I have heard great things about blogengine.net. Is there a way I can transfer all my wordpress posts into it? Any kind of help would be really appreciated!|

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  3. Je suis à l'étranger.

    J'avoue que je ne sais plus trop qui a dit quoi (peut-être dans les commentaires, d'ailleurs), mais je crois bien me souvenir que le nombre de 2000 bibliophiles avait été mis en avant par Anne Lamort dans un article du Figaro Magazine (mais était-ce une coquille et devions nous comprendre 20000?).

    A mon sens, c'était une coquille. C. Galantaris avait lui évoqué 10000 bibliophiles il y 30 ans, je ne vois pas de raison objective de diviser ce nombre par 5. D'autant plus que, c'est bien connu, la bibliophilie préserve. 🙂

    Je pense surtout qu'être bibliophile n'est pas une question d'intelligence, d'une part parce qu'on est toujours l'idiot de quelqu'un… et que je me méfie de ce type de classements des individus d'autre part.

    Je ne me sens d'ailleurs pas capable non plus d'attribuer des médailles de bibliophilie.

    Donc, en fait, bibliophile = celui qui aime les livres, les collectionne, enfin vous connaissez la définition.

    "Tout a déjà été dit, mais comme personne n'écoute, etc.", vous connaissez la chanson.

    Mais bon, ça non plus, je n'adhère pas trop, ce n'est pas une vision très moderne de la vie 🙂

    Hugues
    PS: l'argument de Benoît fait mouche à mon sens, avec 2000 bibliophiles, il n'y aurait pas de blogs, pas de Salons, pas de ventes, pas de libraires, pas de marché. Seuls les prix seraient bas! 🙂

  4. Ce chiffre de 2000 bibliophiles a été proposé dans un article du B.B, il y a peu. J'espère ne pas m'être trompé, Hugues. On pourra vérifier ?

    Je ne voulais pas être tendancieux mais cette estimation m'avait interpellé. Il se peut que Jean-Paul ait d'ailleurs raison. Quand j'ai fait le quiz proposé par Hugues, j'ai réalisé que je ne pouvais légitimement revendiquer ce titre. Je suis tout juste un lecteur cultivé ce qui n'a rien d'humiliant, en fait. On peut être mélomane sans être musicologue, on peut acheter de forts beaux livres sans être bibliophile ;-))

    Je fais partie des lecteurs du B.B et j'appartiens déjà par le fait à une société de bibliophiles ?

    Pierre

  5. S'il n'y avait que 2000 bibliophiles en France, il n'y aurait plus de libraires anciens.
    Et pas de Salon du Grand Palais.
    Et pas 2 ventes de livres par semaine.
    Si j'avais le temps, je vous ferais une petite démonstration mathématique, mais je n'ai pas ce temps.
    Pensez rapport entre nombre de livres en vente/vendus/fichiers/SVV/nb de libraires et vous vous verrez qu'économiquement, cet écosystème ne tiendrait pas avec 2000 bibliophiles.
    Benoit

  6. Il est de bons illustrateurs, de bons relieurs, de bons imprimeurs.

    Et de bons bibliophiles, en nombre.

    Il suffit parfois de générer soi-même la place qu'on peut croire absente, et, si le bon accueil n'est pas immédiat, qui sait si les livres publiés ne se retrouveraient pas sur un ebayana dans un blog de bibliophile en 2150.

    Ou, tant pis, en vrac dans une manette en compagnie d'illustres amis au rebus.

    La vanité mis à part, rien ne se mesure à l'aune de notre propre espérance de vie.

    N.

  7. A son habitude, M. Fontaine est bien sentencieux, à croire qu'il délivre des brevets d'aptitude intellectuelle aux bibliophiles en son cabinet.

    L'idée même de "compétence intellectuelle" interpelle. Le nombre de bibliophiles en France est largement supérieur à 2000, il suffit pour cela d'avoir en tête le nombre d'adresses actives présentes dans les fichiers des libraires et des maisons de vente. Le reste n'est que fantaisies et supputations de quelqu'un qui est loin du sujet.

    En ce qui concerne la société de bibliophiles, je m'interroge sur le fait qu'il y ait encore une place en France pour l'édition de beaux livres comme l'entendaient nos aînés. Qui seraient les illustrateurs, les éditeurs, les imprimeurs, les relieurs?

    Jacques L.

  8. Pour envisager une société de bibliophiles en 2013, il faudrait, aujourd'hui, pouvoir en définir le cadre.

    Si comme Jean-Paul le pense, il n'y a pas plus de 2000 bibliophiles en France qui en ont les compétences intellectuelles, il faudra envisager un examen d'entrée…

    Si vous optez pour des amoureux des beaux livres qui souhaitent créer un club-service de l'édition de luxe, il faudra envisager un ticket d'entrée prohibitif…

    Si vous vous entourez de gens cultivés, vous devrez les empêcher de prendre la parole pendant vos repas statutaires au risque de voir vos réunions devenir interminables…

    Pour bien faire, il vous faudrait quelques libraires du Slam qui seraient comme la caution morale de cette noble institution.

    Je verrais bien un discours de réception sur un thème touchant au livre comme à l'Académie Française. Si vous avez besoin d'un nègre, Philippe Gandillet se fera une joie de vous envelopper ça dans de la dentelle ;-)) Pierre

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