Une petite trouvaille bibliophilique: un jeton de présence de la Société des Bibliophiles François

Amis Bibliophiles bonjour,
Le bibliophile aime s’entourer de petits objets autour de sa passion: des fers, des petits objets en maroquin, un elzéviromètre (absolument capital dans toute bonne bibliothèque), etc.
Au moment où je préparais pour le blog une série d’articles sur les sociétés de bibliophiles, le hasard a mis sur ma route ce petit objet, un jeton de présence de la Société des bibliophiles François (vous trouverez plus d’informations sur cette belle société de bibliophiles ici: http://bibliophilie.blogspot.fr/2013/04/les-societes-de-bibliophiles-i-la.html).

Ce petit jeton en argent mesure 4 cm de diamètre. Sur l’une de ses faces, on trouve un portrait de Jacques Auguste de Thou, le « patron de la compagnie ». Sur l’autre, une très belle bibliothèque dans une belle perspective, surmontée de la devise « et in ea invenies thesaurum ». 


Le tout est conservé dans un joli petit écrin de cuit noir doublé de velours bleu roi. Ces jetons étaient remis aux membres de la Société.
Mais d’ailleurs, j’y pense, pensez-vous qu’une Société de bibliophiles aurait encore du sens en 2013?
H

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Dans la bibliothèque des bibliophiles du Blog: le dernier achat de PEL, « Miscellanées bibliographiques » publiées par Édouard Rouveyre et Octave Uzanne

Dans la bibliothèque des bibliophiles du Blog: le dernier achat de PEL, « Miscellanées bibliographiques » publiées par Édouard Rouveyre et Octave Uzanne

Amis Bibliophiles bonjour,
Répondant à l’invitation de Hugues, je vous présente mon dernier achat:
« Miscellanées bibliographiques » publiées par Édouard Rouveyre et Octave Uzanneà Paris, librairie ancienne et moderne Edouard Rouveyre
3 parties (1878, 1879 et 1880) en 1 volume in-8°. Ex-libris Maurice Jametel
Il s’agit d’un bel ouvrage dont la reliure est de bonne facture : demi-maroquin brun à nerfs, filet à froid sur les plats et au niveau des nerfs, plat recouvert d’un papier marbré, tête dorée, tranche-file main, présence de 2 signets. Couvertures et dos conservés, beau papier vergé, quelques rares rousseurs.
  
Le relieur a fait preuve d’une certaine originalité : d’abord le papier marbré des gardes a été répété sur les deux premiers feuillets de chaque cahier de garde, ensuite les couvertures des 3 ouvrages ont été conservées et reliées de la manière suivante : couverture du volume I, puis l’ensemble des 3 volumes, puis 4ème de couverture et dos du 1ervolume. Sont reliés ensuite de manière continue, les 1ère et 4èmede couverture des volumes II et III avec leur dos à chaque fois.

Il y a par contre quelques maladresses dans la dorure : MISCELLANÉES est de travers, et il y a un gros pâté au niveau de la date avec le 1 et le 8 qui ont été ré-appliqués sur un premier essai de dorure
L’ouvrage se présente comme une succession d’articles courts sur telle ou telle particularité bibliographique dont chacune pourrait faire l’objet d’un post du blog ! Les collaborateurs sont prestigieux : Gustave Brunet, Octave Uzanne, Jules Le Petit, L Derôme, Augustin Corroënne, le bibliophile Job… Le tome I est publié conjointement par E. Rouveyre et O. Uzanne, les 2 derniers uniquement par E. Rouveyre, même si Uzanne reste cité dans les collaborateurs.

La devise latine « VIRES ACQUIRIT EUNDO » figure sur le bandeau de la préface et la conclut. Elle peut se traduire par « elle acquiert des forces dans la course », c’est à dire qu’il faut partir d’un détail ou d’une anecdote et la développer, l’enrichir pour « l’élever jusqu’aux cieux » (Pierre Leroux). Elle se retrouve à partir de 1598, dans le titre gravé de certaines éditions des Essais (par exemple : à Paris, Claude Rigaud 1617 ; à Rouen, Manassez de Preaulx 1617 ; à Paris, Etienne Saucié 1625 ; à Paris, Pierre Lamy 1636…).

J’ai acheté cet ouvrage (29 € sur ebay), car tout ce qui concerne la bibliographie, et en particulier l’impressionnante production de la seconde moitié du XIXème siècle, m’intéresse.
PEL

10 Commentaires

  1. Je suis à l'étranger.

    J'avoue que je ne sais plus trop qui a dit quoi (peut-être dans les commentaires, d'ailleurs), mais je crois bien me souvenir que le nombre de 2000 bibliophiles avait été mis en avant par Anne Lamort dans un article du Figaro Magazine (mais était-ce une coquille et devions nous comprendre 20000?).

    A mon sens, c'était une coquille. C. Galantaris avait lui évoqué 10000 bibliophiles il y 30 ans, je ne vois pas de raison objective de diviser ce nombre par 5. D'autant plus que, c'est bien connu, la bibliophilie préserve. 🙂

    Je pense surtout qu'être bibliophile n'est pas une question d'intelligence, d'une part parce qu'on est toujours l'idiot de quelqu'un… et que je me méfie de ce type de classements des individus d'autre part.

    Je ne me sens d'ailleurs pas capable non plus d'attribuer des médailles de bibliophilie.

    Donc, en fait, bibliophile = celui qui aime les livres, les collectionne, enfin vous connaissez la définition.

    "Tout a déjà été dit, mais comme personne n'écoute, etc.", vous connaissez la chanson.

    Mais bon, ça non plus, je n'adhère pas trop, ce n'est pas une vision très moderne de la vie 🙂

    Hugues
    PS: l'argument de Benoît fait mouche à mon sens, avec 2000 bibliophiles, il n'y aurait pas de blogs, pas de Salons, pas de ventes, pas de libraires, pas de marché. Seuls les prix seraient bas! 🙂

  2. Ce chiffre de 2000 bibliophiles a été proposé dans un article du B.B, il y a peu. J'espère ne pas m'être trompé, Hugues. On pourra vérifier ?

    Je ne voulais pas être tendancieux mais cette estimation m'avait interpellé. Il se peut que Jean-Paul ait d'ailleurs raison. Quand j'ai fait le quiz proposé par Hugues, j'ai réalisé que je ne pouvais légitimement revendiquer ce titre. Je suis tout juste un lecteur cultivé ce qui n'a rien d'humiliant, en fait. On peut être mélomane sans être musicologue, on peut acheter de forts beaux livres sans être bibliophile ;-))

    Je fais partie des lecteurs du B.B et j'appartiens déjà par le fait à une société de bibliophiles ?

    Pierre

  3. S'il n'y avait que 2000 bibliophiles en France, il n'y aurait plus de libraires anciens.
    Et pas de Salon du Grand Palais.
    Et pas 2 ventes de livres par semaine.
    Si j'avais le temps, je vous ferais une petite démonstration mathématique, mais je n'ai pas ce temps.
    Pensez rapport entre nombre de livres en vente/vendus/fichiers/SVV/nb de libraires et vous vous verrez qu'économiquement, cet écosystème ne tiendrait pas avec 2000 bibliophiles.
    Benoit

  4. Il est de bons illustrateurs, de bons relieurs, de bons imprimeurs.

    Et de bons bibliophiles, en nombre.

    Il suffit parfois de générer soi-même la place qu'on peut croire absente, et, si le bon accueil n'est pas immédiat, qui sait si les livres publiés ne se retrouveraient pas sur un ebayana dans un blog de bibliophile en 2150.

    Ou, tant pis, en vrac dans une manette en compagnie d'illustres amis au rebus.

    La vanité mis à part, rien ne se mesure à l'aune de notre propre espérance de vie.

    N.

  5. A son habitude, M. Fontaine est bien sentencieux, à croire qu'il délivre des brevets d'aptitude intellectuelle aux bibliophiles en son cabinet.

    L'idée même de "compétence intellectuelle" interpelle. Le nombre de bibliophiles en France est largement supérieur à 2000, il suffit pour cela d'avoir en tête le nombre d'adresses actives présentes dans les fichiers des libraires et des maisons de vente. Le reste n'est que fantaisies et supputations de quelqu'un qui est loin du sujet.

    En ce qui concerne la société de bibliophiles, je m'interroge sur le fait qu'il y ait encore une place en France pour l'édition de beaux livres comme l'entendaient nos aînés. Qui seraient les illustrateurs, les éditeurs, les imprimeurs, les relieurs?

    Jacques L.

  6. Pour envisager une société de bibliophiles en 2013, il faudrait, aujourd'hui, pouvoir en définir le cadre.

    Si comme Jean-Paul le pense, il n'y a pas plus de 2000 bibliophiles en France qui en ont les compétences intellectuelles, il faudra envisager un examen d'entrée…

    Si vous optez pour des amoureux des beaux livres qui souhaitent créer un club-service de l'édition de luxe, il faudra envisager un ticket d'entrée prohibitif…

    Si vous vous entourez de gens cultivés, vous devrez les empêcher de prendre la parole pendant vos repas statutaires au risque de voir vos réunions devenir interminables…

    Pour bien faire, il vous faudrait quelques libraires du Slam qui seraient comme la caution morale de cette noble institution.

    Je verrais bien un discours de réception sur un thème touchant au livre comme à l'Académie Française. Si vous avez besoin d'un nègre, Philippe Gandillet se fera une joie de vous envelopper ça dans de la dentelle ;-)) Pierre

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