La bibliothèque d’Hitler au Berghof, saisie par la 2e DB (mai 1945)

Le 4 mai 1945, deux hommes montent vers l’Obersalzberg sous l’uniforme du Régiment de marche du Tchad. La Royal Air Force a éventré la montagne le 25 avril, les SS ont incendié le reste. L’ordre de service tient en quatre lignes : constater l’état de la bibliothèque privée du sujet A.H., sans rien prélever.

Chronique Temporelle — procès-verbal d’infiltration, opération Crayon Gris. Obersalzberg, 4-5 mai 1945

Par Silas Deckard, Inspecteur du Département des Manuscrits Altérés (IGLI), division T – Temporalité, chroniqueur temporel de la Guilde des Bibliopolicés.

Amis bibliophiles, bonjour.

Ce que je rapporte ici, je ne l’ai pas lu dans les archives. Je l’ai vu. On nous a déposés en haute montagne, l’agent Raturon et moi, dans la matinée du 4 mai 1945, sous l’uniforme du Régiment de marche du Tchad. Matricules, paquetages et accents empruntés pour l’occasion. Deux hommes de plus dans le détachement qui montait vers le nid de l’homme.

La mission portait un nom de code. L’ordre de service scellé tenait en quatre lignes :

Infiltrer la 2e Division Blindée à l’assaut de l’Obersalzberg. Localiser et constater l’état réel de la bibliothèque privée du sujet A.H. Aucun prélèvement. Aucune intervention. Constat oculaire impératif. Repli avant le 6 mai.

J’avais accepté sans discuter, c’est la règle. Quand la Guilde envoie un Inspecteur de la division Temporalité, ce n’est pas pour débattre. On regarde, on date, on referme.

La Guilde m’avait adjoint Raturon — voyageur des bibliothèques, secrétaire perpétuellement provisoire, chargé pour l’occasion du dénombrement.

Le détachement grimpe vers Berchtesgaden depuis l’aube. Les half-tracks calent dans les lacets, les moteurs chauffent, et personne ne parle de livres. On parle de Munich tombée la veille, du Danube franchi, des files de prisonniers en capote grise qui descendent pendant que nous montons. La neige tient encore aux pentes. Un mot circule d’homme en homme, le seul qui les fasse lever la tête : Berghof. La maison du sujet. Le nid.

« Le nid », souffle Raturon à côté de moi sans quitter la crête des yeux, « est une déception qui s’ignore. » Il le savait déjà. Le 25 avril, la Royal Air Force avait éventré l’Obersalzberg sous un tapis de bombes. Puis, à l’approche des Alliés, les SS avaient incendié ce qui restait. Nous montions vers une carcasse.

Et nous n’étions pas seuls. En contrebas, dès la veille au soir, le 7e régiment d’infanterie américain est entré le premier dans Berchtesgaden. La 2e DB y pousse le même jour. Les parachutistes du 101st, eux, n’arriveront que le lendemain. Trois unités pour un même décor : la course au prestige a déjà commencé, et l’Histoire mettra des décennies à démêler qui fut vraiment le premier. Je sais déjà qu’elle ne tranchera jamais tout à fait.

Nous parvenons en haut dans la lumière déclinante du 4 mai. Le Berghof n’est plus qu’une coque fumante : toit crevé, fenêtres aveugles, poutres encore tièdes sous la cendre. Des hommes entrent par les brèches, arme au poing, par réflexe, alors qu’il n’y a plus personne à combattre, rien qu’un courant d’air et l’odeur du bois brûlé. Le tricolore claque bientôt sur la ruine. Dès le surlendemain, l’état-major américain priera fermement la 2e DB de redescendre. Berchtesgaden sera zone américaine.

Le cachet de la section G.5 de la 2e DB : « Cette pièce provient des collections personnelles d’Adolf Hitler au Berghof. Berchtesgaden, 4-5 mai 1945. » © Paris Musées / Musée de la Libération de Paris (CC0).

« Toute la guerre tient là », note Raturon, qui rangeait déjà sa morale comme on classe une statistique. « Les uns prennent le décor, les autres le butin. Et l’Histoire, par paresse, retient le décor. » Le butin, justement, prenait deux formes ce soir-là. La première coulait.

Car avant les livres, il y a le vin. C’est toujours le cas, à la guerre. Les offices du Berghof, à demi épargnés, regorgent encore d’alcools, de fromages, de conserves : les Américains de la 3e division s’y servent à pleines musettes avant de redescendre. Mais le vrai trésor liquide est plus haut, au Nid d’Aigle, et ce sont les nôtres qui le trouvent : une cave d’un demi-million de bouteilles. Les plus grands crus de France, du champagne au cognac, et des rangées entières de Château Lafite Rothschild — rapatriées d’on ne sait quels pillages, et que des soldats français reprennent ce soir comme on récupère un bien volé.

L’ascenseur du Kehlstein a été saboté par les Allemands en fuite. Qu’à cela ne tienne : on fait monter les brancardiers, et leurs civières — pensées pour les corps — redescendent chargées de caisses. Les hommes vident l’eau de leurs bidons pour les remplir de bourgogne, jettent du matériel hors des chars pour caser quelques cartons de plus. Toute une division ivre de victoire et de grands crus.

On imagine une bibliothèque comme un mur de reliures, un sanctuaire ordonné. Détrompez-vous, et laissez l’agent comptable vous donner les chiffres, il n’attendait que ça. « Quelques centaines de volumes au Berghof », récite Raturon en enjambant les gravats du bureau du second étage, désormais plancher noirci jonché de débris. « Une miette. Comptez plutôt les milliers de Munich, les dix mille de Berlin. Au total, près de seize mille livres répartis dans ses résidences. Ce que vous avez sous les pieds n’est pas une bibliothèque : c’est une resserre d’appoint, et elle a brûlé. »

Le vrai dépôt n’est pas ici. Il dort à quelques kilomètres, dans une mine de sel : trois mille volumes mis à l’abri des bombardements, que les Américains du 21e Counter Intelligence Corps achemineront bientôt. « Mille deux cents finiront à Washington », ajoute Raturon, qui décrit l’avenir au présent comme nous y autorise notre état. « Salle des livres rares de la Bibliothèque du Congrès. Et c’est là, pas ici, que dorment les pièces qui parlent. » Il les énumère comme un libraire récite un catalogue : « Un Schertel — Magie : histoire, théorie, pratique — un traité d’occultisme dédicacé par l’auteur, où le sujet a laissé soixante-six traits dans les marges. Un guide de Berlin de Max Osborn, daté de 1909, son plus ancien livre conservé, acheté en 1915 à deux pas des tranchées. Voilà ce qui survivra. Pas la ruine : les traits. »

Deux manières de traiter ce butin-là s’affrontent sous mes yeux. La première est sauvage : un GI redescendu fouiner empoche trois volumes sans même les ouvrir. Souvenir de guerre. « Multipliez par mille », murmure Raturon. « À cette minute, dans toute l’Allemagne, des centaines de livres du sujet glissent dans des musettes. Ohio, Nebraska. Bibelots de cheminée. Provenance perdue à jamais. »

La seconde est française, et méthodique. La section G.5 de la division — les affaires civiles, ceux qui enregistrent les biens en zone occupée — a commencé son travail. Sous l’autorité du lieutenant-colonel Rouvillois, chaque pièce sortie des collections du sujet reçoit un cachet à l’encre sur la garde : « Cette pièce provient des collections personnelles d’Adolf Hitler. Berghof. Berchtesgaden, 4 mai 1945 », sous le sceau rond frappé de la croix de Lorraine. Plus de six cents documents seront ainsi recensés ; en septembre, la division en remettra une partie à vingt et une communes et à la Bibliothèque nationale.

« Voilà qui est sérieux », approuve Raturon. « Le G.5 fait à sa manière administrative ce que la Guilde fait à la sienne : il traite le livre comme une pièce à conviction. Et il a raison. Car ces volumes ne valent rien par leur texte. Ils vaudront par le tampon, et par ce qu’une main a fait dessus. » Une main, justement. J’allais y venir.

Un sergent a ramassé un volume presque intact, soufflé sous une poutre, reliure de cuir clair étonnamment épargnée. Il me le tend en riant — tiens, l’intellectuel, tu lis l’allemand, toi — parce que j’avais eu la maladresse de déchiffrer une enseigne plus tôt. J’ouvre. Raturon se penche par-dessus mon épaule, et je le sens se figer.

C’est du Fichte. Les œuvres complètes du philosophe nationaliste, première édition, reliées de neuf en vélin blanc. « Je connais cet exemplaire », dit Raturon, très bas. « Cadeau de la cinéaste Leni Riefenstahl. La dédicace dit : À mon Führer bien-aimé, avec un profond respect. Le seul vrai philosophe de toute la collection, dans la plus belle reliure de toute la collection — et c’est un présent de courtisane à un tyran. La pièce maîtresse ne lui doit rien : elle doit tout à une flatterie. »

Je tourne les pages. Et je le trouve : un soulignage au crayon. Une ligne grise, droite, tirée sous un passage sur l’unité du peuple allemand. Rien d’autre. Pas de commentaire, pas de glose. Juste ce trait. Voilà ce que la Guilde voulait que je constate, je crois. Pas la ruine — la ruine est spectaculaire, donc trompeuse. Le trait, lui, est minuscule, et il dit tout.

« Faites le calcul avec moi », dit Raturon, et c’était son métier. « Sur ces milliers de volumes, à peine quelques douzaines portent une annotation de sa main. Et ces annotations, presque toujours, ne sont pas des pensées : ce sont des soulignages. Des traits verticaux. Des points d’exclamation. L’homme ne dialoguait pas avec ses livres. Il y cherchait des munitions. Il soulignait ce qui le confortait, jamais ce qui le contredisait. Un lecteur qui ne lit que pour s’entendre confirmer — la pire espèce, et la plus répandue. »

Je referme le Fichte. Le sergent me le reprend, hausse les épaules, le fourre dans son sac. Un volume de plus en partance pour nulle part.

Privilège ingrat du voyageur : je connais la suite. Ce tampon du G.5 que je regarde sécher sur les gardes — Berghof, 4 mai 1945 — deviendra un jour le Graal d’un marché. On ne s’arrachera plus le texte, qu’on trouve dans toutes les bibliothèques d’Europe ; on s’arrachera le cachet. La provenance comme relique. Bibliophilie de l’effroi : on ne collectionne pas le mot, on collectionne le crime d’avoir possédé, et souligné, ce mot-là. Un de ces hommes qui montent ce soir — un certain Paul Gerbi, parmi les premiers arrivés là-haut le 4 mai — gardera quatre albums offerts à l’homme dans les années trente, deux reliés de cuir rouge, dédicaces et photographies du führer. Des décennies plus tard, vieillard de quatre-vingt-douze ans, il les mettra aux enchères en Vendée : adjugés dix mille cent euros. Ailleurs, une vente entière s’annoncera sous le titre « Prises de guerre de la 2e DB du général Leclerc au Berghof » — et sera retirée sous les protestations, le butin de guerre étant devenu, à force de temps, une chose qui dérange.

Le 5 au matin, comme on nous presse déjà de plier bagage, je croise dans la cour du Platterhof un major américain. Il vient d’arriver avec les parachutistes du 101st ; derrière lui, ses hommes filent vers la cave de Göring et ses dix mille bouteilles. Lui ne se presse pas. Visage net, calme exact, l’œil d’un homme qui compte ses pertes plutôt que son butin. On l’appelle Winters.

— Vous êtes monté pour la cave, vous aussi ? me demande-t-il en français approximatif, désignant les caisses qu’on évacue.

— Pour les livres, dis-je. Ce qu’il en reste.

Il regarde un instant la coque noircie du Berghof, puis hausse à peine les épaules.

— Mes hommes ont gagné le droit de boire. Moi, je voulais seulement voir l’endroit. (Un temps.) C’est plus petit qu’on ne croit.

— Tout l’est, major. Surtout les grands hommes vus de près.

Il a esquissé ce qui, chez un homme aussi sobre, devait passer pour un sourire, et il est entré dans la ruine sans rien emporter. J’ai noté la date : ses parachutistes raconteront longtemps avoir été les premiers — ils ne l’étaient pas — et signeront pourtant les images les plus célèbres de toute l’affaire, ces GI hilares vidant les crus de Göring au Nid d’Aigle. C’est cela que l’Histoire retiendra du sommet : non pas un crayon sous une phrase, mais des soldats heureux levant des bouteilles. Et l’Histoire, là encore, n’aura pas tort. Elle aura seulement choisi le butin qui se boit.

Quant au constat froid, c’est un autre officier américain qui le dresse, cette nuit-là, dans une dépendance du Platterhof : un rapport classifié sur la collection. Je lis son en-tête par-dessus son épaule. Document que les historiens exhumeront bien plus tard, en appendice d’un livre que personne ici ne peut avoir lu, et qui s’appellera Hitler’s Private Library.

On nous rappelle avant que la 2e DB ne redescende vers la zone américaine. Nous laissons derrière nous une montagne qui changera de drapeau, une cave qu’on évacue sur des civières, et des milliers de livres qui se dispersent — dans des musettes, sous le tampon des Français, ou au fond d’une mine de sel.

Méfiez-vous, amis bibliophiles, de l’idée que les grands lecteurs sont de grandes âmes. J’ai tenu la preuve du contraire entre mes mains, dans une maison en ruines, le 4 mai 1945. La reliure était superbe. Le trait, en dessous, était celui d’un médiocre.

Nous avons regagné notre siècle au matin du 6. Le Fichte, lui, court toujours quelque part, sous un tampon à la croix de Lorraine, de vente discrète en vitrine d’effroi.

Par Silas Deckard, voyageur de l’an 2125, chroniqueur temporel de la Guilde des Bibliopolicés, et Alcide Raturon, voyageur des bibliothèques — infiltrés sous l’uniforme du Régiment de marche du Tchad, 2e Division Blindée, Obersalzberg, mai 1945.

IGLI-MS.T/1945-OBS-CG/04 Opération « Crayon Gris ». Constat oculaire, Berghof. Pièce-source : Fichte, œuvres complètes, première édition, vélin blanc, un soulignage au crayon. Cachet 2e DB / G.5, croix de Lorraine. Accès restreint — diffusion Guilde.


P.-S. — Les éléments bibliophiliques de ce procès-verbal (les ~16 000 volumes répartis dans les résidences, les 3 000 du dépôt de la mine de sel, les ~1 200 conservés à la Bibliothèque du Congrès, le Fichte offert par Leni Riefenstahl, les 66 annotations du Schertel, le guide de Berlin de Max Osborn, la manière de souligner au crayon) proviennent de : Timothy W. Ryback, Dans la bibliothèque privée d’Hitler. Les livres qui ont modelé sa vie*, trad. de l’anglais (États-Unis) par Gilles Maurice-Dumoulin, Le Cherche midi, 2009 (rééd. Le Livre de Poche, 2010) — éd. originale :* Hitler’s Private Library: The Books That Shaped His Life*, Alfred A. Knopf, New York, 2008. Le cachet « collections personnelles d’Adolf Hitler / Berghof » de la section G.5 de la 2e DB, la vente Paul Gerbi (Vendée) et la cave du Nid d’Aigle relèvent, eux, de sources de presse et d’archives de la division.

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Amis Bibliophiles bonjour,

Les bibliophiles de toutes les époques ont accordé une importance particulière à la personnalisation de leurs ouvrages. Pour la plupart, cette personnalisation s’exerce à l’intérieur des ouvrages par le biais d’ex-libris, qu’ils soient manuscrits ou plus élaborés (étiquettes gravées, cachet, etc.) ou de notes diverses qui permettent d’identifier le propriétaire d’un ouvrage (voir l’excellent article de Jean-Luc, sur les « Formulettes de possession: http://blog.100antiquebooks.com/index.php?post/2010/04/29/Formulettes-de-Possession-et-Inscriptions-sur-les-Livres). D’autres bibliophiles, généralement très prestigieux, choisissent de personnaliser la reliure de leurs ouvrages, soit par l’apposition d’un supra-libris, soit en faisant dorer leurs armes directement sur les plats ou le dos des reliures, les reliures aux armes.
Parmi ces reliures aux armes, il en est quelques unes qui attirent mon attention depuis de longues années maintenant pour leur originalité: les armes animalières, auxquelles je vais cette semaine consacrer quelques articles destinés à vous présenter les propriétaires de ces originales armes animalières, et qui eurent très souvent le bon goût d’être bibliophiles.
Un article par jour donc, pour vous présenter Maupéou et son porc-épic (qu’il partage avec Louis XII), François 1er et sa salamandre, Sartine et ses sardines, la Marquise de Pompadour et ses poissons, Fouquet et son écureuil, Colbert et son coluber… en laissant volontairement de côté les armes animalières « non personnelles », comme le bélier, souvent utilisé sur des ouvrages appartenant aux chevaliers de la Toison d’Or, ou le dauphin, utilisé sur les ouvrages destinés/appartenant aux Dauphins, mais aussi pour certaines familles du Dauphiné.C’est lors d’une exposition a Drouot que mon attention fût attirée pour la première fois par ce type de reliure, j’avais entre les mains une reliure aux armes de René-Nicolas Charles Augustin de Maupeou, symbolisant un porc-épic. Ma surprise venait notamment du fait qu’on ne trouve pas à ma connaissance de porc-épic en France.Fer de la famille Maupéou, qui sera vendu lors de la Vente de l’Atelier Simier.
René Nicolas Charles Augustin de Maupeou est un homme politique français né à Montpellier en 1714 ,mort à Le Thuit en 1792, Maupeou est le premier président du parlement de Paris de 1743 à 1757, garde des Sceaux de 1763 à 1768.Nommé chancelier de France en 1768 (dernier sous l’Ancien Régime) il contribue à la disgrâce de Choiseul.
Aidé de l’abbé Terray aux Finances et du duc d’Aiguillon aux Affaires étrangères, il entame la lutte contre l’opposition parlementaire.
Appuyé de Louis XV, Maupeou devant la résistance des parlements aux réformes financières de l’abbé Terray, condamne l’unité de corps des parlements, puis, devant leur refus de se soumettre à l’autorité royale, il les exile et confisque leurs charges aux parlementaires (1770-1771).
Il crée alors un nouveau parlement, dont les membres seront appointés et révocables. Malgré les protestations des anciens parlementaires et de l’aristocratie, la réforme est maintenue jusqu’à la mort de Louis XV. Louis XVI, dès son avènement en 1774 renvoi Maupeou et rappelle les parlementsSes armes sont « d’argent au porc-épic de sable ». Ce sont les armes de sa famille, et celles d’Ableiges. En fait, le porc-épic symbolise la valeur au combat, il fût également le symbole de Louis XII, Le Père du Peuple, dont voici une reliure:
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