Miscellanées Bibliophiles: classement et bibliophilie 3.0, les livres pour effacer les traces de Patton, les Pillone à 30 euros…

Amis Bibliophiles bonjour, A un fidèle lecteur du blog qui me demandait quel logiciel de classement j’utilisais pour ma bibliothèque, je répondis récemment – un peu interpellé quand même -, mon cerveau. De son côté, ce bibliophile évoquait Livrothèque, tout en soulignant que celui-ci ne semblait pas exportable vers les smartphones.  De la bibliophilie 3.0 en quelque sorte. Sourire. Et vous, qu’en est-il? Utilisez-vous un système de classement, un logiciel? Si vous êtes lorrain, ce qui en soi est déjà une grande qualité, notez dans vos agendas l’amusante vente qui aura lieu à Pont-à-Mousson le dimanche 21 septembre. A l’occasion de la journée du Patrimoine, l’Abbaye des Prémontrés organise une grande vente de « livres anciens, cotés et d’occasion » pour continuer le sauvetage du choeur de l’abbatiale, laissé à l’état de ruines depuis les bombardements de 1944 (Près de 800 000 € sont nécessaires pour sa restauration).
  Afin de récolter des fonds, l’Abbaye mettra en ventes des livres sur tous les sujets: Religion, histoire lorraine, littérature, géographie, sciences, philosophie, histoire, sciences naturelles, etc… Près de 1000 ouvrages seront mis en vente de 1 à 2000 €. Pendant ce temps là, ce n’est pas la journée du Patrimoine à la Biennale des Antiquaires de Paris, qui se tient au Grand Palais, et il vous faudra donc vous acquitter de la somme 30 euros pour pouvoir entrer dans le Saint des Saints…   Mais qu’est ce que 30 euros, me direz-vous pour contempler quelques Pillone. Ne regardant à aucune dépense pour vous divertir, le Blog se rendra sur place et vous proposera un petit compte-rendu.  H

La lettre du bibliophile

Si cette chronique vous a plu : recevez trois nouvelles par semaine — livres rares, reliures, enchères, et les Dossiers IGLI. 18 ans d'archives, quelques milliers de lecteurs.

Pas de pub, pas de revente de données. Désabonnement en un clic.

À lire ensuite

Le Merle blanc et le Bibliophile

Le Merle blanc et le Bibliophile

Amis Bibliophiles Bonsoir,

Ca y est! Il est passé de l’autre côté de la barrière, de commentateur expert, Jean-Paul est enfin devenu rédacteur d’un message sur le blog. Ca fait plaisir.

Comme souvent avec Jean-Paul, l’action se déroule en Champagne… et nous partons avec lui sur les traces de son merle blanc personnel. Pour faire court, un « merle blanc » est un ouvrage extrêmement recherché.
« Le 30 octobre 1653, en l’église Saint-Crépin de Château-Thierry, eut lieu le baptème de Charles, fils qui restera unique de Jean de La Fontaine et de Marie Héricart. François Maucroix, chanoine de Reims, fut son parrain.

De l’année suivante date le privilège de la première impression lafontainienne parvenue jusqu’à nous : « L’Eunuque », traduction plutôt médiocre de la comédie de Térence, fut éditée à Paris par Augustin Courbé, libraire au Palais, en la petite salle appelée aussi galerie des merciers, à l’enseigne de la Palme. L’achevé d’imprimer est du 17 août 1654. Il s’agit d’un in-4° de 4 feuillets et 152 pages, les trois dernières non chiffrées. Des en-têtes, des initiales et des ornements typographiques marquent les actes et les scènes.

Le bibliographe Jean-Albert Fabricius, dans sa « Bibliotheca latina », ne cite que cette édition parisienne.

Mais Mathieu Marais, avocat au Parlement de Paris et contemporain de Jean de La Fontaine, est formel : la première édition est de Reims, la même année et dans le même format. C’est ce qu’il écrit vers 1725 dans son « Histoire de la vie et des ouvrages de M. de La Fontaine », éditée seulement en 1811 par Renouard (Paris, in-12, vi-132 p.).

Il paraît en effet étonnant qu’un jeune auteur champenois puisse être édité d’emblée par un des tout premiers libraires parisiens de l’époque, éditeur de Ménage, Chapelain, Scudéry, Voiture, Corneille, … On sait d’ailleurs que l’ouvrage n’eut pas de succès.

L’édition de Reims précéda donc celle de Paris, la même année. En 1654, l’impression a pu être réalisée à Reims par la veuve de François Bernard, active de 1650 à 1660, ou par Jean Multeau, actif de 1652 à 1693, ou plus certainement par Augustin Pottier, actif de 1650 à 1659. Mais aucun exemplaire n’est connu!

Depuis maintenant plus de 25 ans, je le traque, cet exemplaire! Qui de nous n’est pas prisonnier de cette espèce d’obsession?!

Si vous le trouvez, n’oubliez pas de me le faire savoir! »

Merci Jean-Paul, tu étais seul sur sa piste, c’est maintenant une meute qui va le pourchasser!

H

Sur eBay en ce moment

Les livres anciens actuellement en vente, du XVIe au XIXe siècle.

Voir les annonces →

Toutes les enchères en cours →

4 Commentaires

  1. Pas de raretés à attendre dans cette vente : l'article dans la presse régionale (RL) indique "Attentifs à ne pas déposséder la bibliothèque de ses trésors, les initiateurs de la vente ont effectué un tri rigoureux. « On ne se sépare que de livres qui ne portent pas atteinte à l'intégrité et à la cohérence de la bibliothèque » confirme Sylvie Tridon." Ce seront des livres des 19e et 20e siècle

  2. Depuis de nombreuses années, j'utilise tout simplement le tableur de Open Office (= Excel). Je réserve une colonne pour indiquer l'emplacement sous forme codée : armoire, étagère, …
    Je perds ainsi beaucoup moins de temps à trouver le livre que je cherche. Le plus difficile est de s'astreindre à effectuer les corrections quand on est amené à changer un livre de place – il m'arrive d'oublier de le faire.

    L'avantage du tableur est qu'on peut effectuer une recherche sur un mot quelconque, bien utile quand on a oublié le titre de l'ouvrage et même le nom de l'auteur.

    René

  3. Le cerveau et l’œil sont les meilleurs outils de rangement d'une bibliothèque. Un logiciel ne vous dira jamais que vous avez laissé un ouvrage sur la grande table du fond parce qu'il ne rentrait pas entre deux étagères.

    Les logiciels, c'est bien pour une bibliothèque riche de milliers de volumes…

    Je me demandais : 1,5€ pour rentrer dans une librairie ancienne (c'est le prix du café au café d'en face), c'est jouable ? Pierre ;-))

  4. 30 euros en 2014, faut pas se plaindre, c'est le même prix qu'en 2012. Par contre c'était 25 euros en 2010 et 20 euros en 2008, années de grande inflation. Mais les personnes intéressées ne payent pas : 100 000 invitations ont été diffusées. C'est pour décourager les publics peu intéressants, sans doute. Il faudrait peut-être encore augmenter le prix d'entrée, pour être tranquille entre soi.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.