Les salons sont-ils l’avenir de la librairie: retour sur le Salon du Grand Palais

Amis Bibliophiles bonsoir,
Au lieu de vous proposer un énième compte-rendu du Salon du Grand Palais: « c’était bien mais », « j’ai aimé ceci mais pas cela », « j’ai acheté ceci, oh regardez comme c’est beau »…, « c’est trop cher », et j’en passe… je me suis dit que j’allais me plutôt demander pourquoi j’allais à ce salon et ce qu’il apporte, ce qu’il m’apporte.
En réalité j’achète assez peu souvent au Grand Palais, une année sur deux je dirais, j’arrive à résister à la fièvre acheteuse lié à l’événement, ou plutôt je ne croise pas de livre qui me tente assez. En fait, avec le temps je me suis rendu compte que je n’allais presque plus au Salon pour acheter mais pour d’autres raisons, très diverses.

Parce que c’est au Grand Palais: oui, c’est tout bête, mais j’aime cet endroit, c’est un « faire venir » essentiel. J’aime l’idée de voir les livres rassemblés dans un temple aussi Auguste (et encore plus cette année), et ne serait-ce que pour avoir le plaisir de venir bibliophiler sous la grande verrière, et bien je viens. Je ne vais plus tellement dans les autres salons, Champerret se bunkerise et se cartepostalise, Olympe de Gouges c’est un peu pareil, à croire que le bibliophile s’épanouit dans les espaces souterrains, sans fenêtres. Terrible. Je n’aimais pas la Mutualité, pour la même raison d’ailleurs.
Parce que j’y retrouve des amis bibliophiles: c’est traditionnellement l’occasion d’improviser un repas de bibliophiles, de partager nos trouvailles, d’évoquer des achats futurs ou passés, de poser des questions, de découvrir de nouveaux types d’ouvrages, d’apprendre; des amitiés solides se sont nouées au fil du temps.
Parce que c’est à mon sens le plus grand rassemblement, et le plus beau, autour du livre ancien. C’est là que sont les plus livres, c’est là qu’on peut en voir le plus en aussi peu de temps, et surtout croiser des exemplaires parfaits, uniques…
Enfin, et c’est le sujet du titre de ce poste, parce que je me demande de plus en plus sérieusement si les salons ne sont pas l’avenir de la librairie. Je m’explique: 
1. Je n’ai plus le temps de fréquenter les librairies, et il faut bien l’avouer pas toujours l’envie. Le « cérémonial » me pèse, l’accueil parfois calme toute envie. Le salon est une occasion unique de déambuler librement dans une petite centaine de librairies, sans pression, face à des libraires qui sont souvent ici plus accueillants que dans leur antre 🙂 
2. La profusion de l’offre, qui est étourdissante et offre un véritable choix, bien plus que quand on entre dans une librairie. C’est aussi l’occasion de comparer des exemplaires proches, à quelques mètres les uns des autres pour dénicher celui qui nous plaît le plus. 
3. La possibilité de déambuler avec un ou plusieurs amis, et de leur demander conseil ou avis, ce qui serait probablement incongru dans une librairie.
4. La possibilité d’échanger et de s’enrichir auprès de nombreux libraires, de sortir de ses petites habitudes, d’en découvrir de nouveaux, qui viennent de province ou de l’étranger où je n’aurai matériellement pas le temps de me rendre en un week-end.
5. C’est peut-être le seul endroit où on peut voir en aussi peu de temps autant de livres sans avoir à cliquer sur une souris. 
Des bémols, et bien je n’en vois pas. Et vous?
H
P.S.: au fait, je n’ai rien acheté. 

La lettre du bibliophile

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À lire ensuite

Bibliophilie « savante »: les traces matérielles de lecture

Traces matérielles de lecture sur un livre ancien

Quand un exemplaire devient un dossier

Par Alcide Raturon, bibliophile errant, membre de la Guilde des Bibliopolicés.

Amis bibliophiles, bonjour.

Il existe des livres qui se laissent tenir comme des objets : on les prend, on les repose, on les décrit en trois lignes — format, collation, reliure — et l’on croit avoir fait le tour. Et puis il existe des exemplaires qui résistent à cette paresse : ils ne se donnent pas comme des objets, mais comme des pièces. On ne les “regarde” pas : on les instruit. On se prend à rêver qu’on est soi-même Thierry B., un Textor, quoi.

Leur particularité n’est pas d’être rares, ni même beaux. Elle est plus froide : ils portent des traces. Traces d’encre, de doigts, de papier ajouté, de pliures obstinées, de gardes grattées, de renvois inscrits comme on plante des piquets. Dans les salons, on appelle cela “un exemplaire vivant” (Fulbert de Cuirac me pardonnera cet abus de langage). C’est charmant, c’est vague, et ce vague sert trop souvent de passe-droit à l’imagination. C’est souvent le cas des ouvrages proposés par l’excellent libraire Nicolas Malais, d’ailleurs.

La Guilde, elle, ne distribue pas d’âmes aux volumes. Elle se contente de ceci : une trace est un fait matériel. Et un fait matériel, s’il est correctement décrit, peut devenir un fait bibliographique ; parfois, lorsqu’il est attribuable et contextualisable, un fait historique.

Vous l’aurez compris : on ne trouvera ici ni “probablement”, ni “on devine que”, ni ces biographies de lecteur écrites au conditionnel qui font ronronner les catalogues. On trouvera une méthode de terrain, des catégories utiles, et quelques exemples attestés où la trace a un statut incontestable.

La règle de la Guilde : décrire, classer, établir

Toute enquête sur les traces de lecture tient en trois verbes, toujours dans cet ordre :

  1. Décrire ce qui est présent, sans interprétation.
  2. Classer la trace (écriture, manipulation, insertion, possession).
  3. Établir ce que la trace autorise à conclure — et ce qu’elle interdit.

Ce triptyque paraît ascétique. Il est, en réalité, ce qui sauve le bibliophile de ses deux ennemis naturels :

  • la légende (celle qui embellit) ;
  • la naïveté (celle qui croit).

Une marge raturée est un fait. Une marge raturée “par un lecteur irrité” est un roman. La Guilde publie des faits.

Les quatre familles de traces (et pourquoi il faut les séparer)

1) Traces d’écriture : marginalia, corrections, tables manuscrites

Ce sont les plus voyantes, donc les plus commentées, donc les plus exposées aux abus.

Le protocole minimal impose de préciser :

  • support : encre (teinte), graphite, crayon de couleur, etc.
  • lieu : garde, faux-titre, marge intérieure/extérieure, interligne, blanc de queue, feuillet blanc.
  • geste : glose, traduction, renvoi, correction, jugement, manicules, “NB”, index, table manuscrite.
  • continuité : une main, plusieurs mains ; une couche, plusieurs couches.

À ce stade, la plupart des erreurs de description se produisent : on veut dater, on veut identifier, on veut raconter. Or une vérité bibliophilique tient parfois à une simple retenue : décrire sans dater. La Guilde accepte “encre brune”, “écriture cursive”, “main distincte”, “annotations réparties”, mais refuse “XVIIe siècle” si la seule preuve est “l’allure ancienne”.

La trace d’écriture devient réellement puissante lorsqu’elle n’est plus un simple repérage, mais une structure : table manuscrite, index, appareil de corrections. Là, l’exemplaire cesse d’être un texte lu ; il devient un outil.

Traces de manipulation : usure, salissures, cornes, cassures

Elles paraissent inglorieuses, donc elles sont souvent ignorées. Ce tort est considérable, car elles résistent mieux que l’encre à la tentation de “faire joli”.

On observe typiquement :

  • noircissement localisé des bords (prise récurrente, feuilletage) ;
  • cornes (pages régulièrement repliées) ;
  • cassure du dos toujours au même endroit (ouverture habituelle sur une section) ;
  • cahiers plus lâches que les autres (sollicitation mécanique).

Ce que l’on peut établir : une zone a été plus manipulée qu’une autre.
Ce que l’on ne peut pas établir : l’identité du lecteur, la date précise, ni la valeur intellectuelle de la lecture. Une page noire de doigts n’est pas, en soi, une page de génie ; c’est une page de main.

Traces d’insertion : signets, feuillets intercalés, paperoles, errata

Ici, la lecture laisse parfois ses meilleurs indices, parce qu’elle laisse des objets.

On rencontre :

  • signets improvisés (papier plié, billet, languette) ;
  • feuillets volants de notes ;
  • errata imprimés insérés ;
  • paperoles collées, tables ajoutées, renvois sur feuilles rapportées.

La règle de la Guilde est simple : ne pas dissocier sans décrire. Un feuillet trouvé à un endroit précis a une valeur contextuelle ; arraché à cet endroit, il redevient un papier sans scène.

Traces de possession : ex-dono, ex-libris, cachets, cotes

Ce n’est pas toujours la lecture, mais c’est souvent le cadre de la lecture : un nom, une bibliothèque, une chaîne de transmission.

Il existe des pratiques de description normalisées qui intègrent explicitement ces épisodes de vie de l’objet. Les TEI Guidelines, par exemple, définissent l’élément <provenance> comme contenant des informations sur un épisode identifiable de l’histoire d’un manuscrit (ou objet) après sa création et avant son acquisition. (tei-c.org)
La Guilde ne fait pas de TEI sur les comptoirs ; mais elle retient l’idée essentielle : la provenance n’est pas une décoration, c’est une donnée structurante.

Rapport d’observation : un exemplaire ordinaire, une scène très exacte

Il faut une scène de terrain, mais une scène qui ne triche pas. Voici donc un cas-type, volontairement non nominatif, parce qu’il est banal — et parce que le banal est la vraie matière de la bibliophilie.

Un in-8 du XVIIIe siècle, reliure simple, rien qui provoque l’ovation. À l’ouverture :

  1. Garde de tête : une mention de prix et une date. Rien n’autorise à identifier la main ; tout autorise à noter qu’un épisode de circulation a été inscrit.
  2. Marge extérieure : des manicules et des “NB” répartis, d’une main visiblement cohérente, à l’encre. On décrit l’encre, la régularité, la distribution.
  3. Milieu du volume : bords plus sombres, papier plus “touché”. L’usure est localisée ; elle indique une manipulation plus fréquente d’une section.
  4. Fin du volume : un petit index manuscrit, deux pages, renvoyant à des thèmes. Ce point est capital : un index manuscrit est un travail ; il suppose un usage répété, une volonté de retrouver, de classer, de réutiliser.

Ce dossier minimal permet déjà d’établir quelque chose — et de refuser autre chose.

On peut établir :

  • qu’au moins un lecteur a pratiqué le repérage ;
  • qu’au moins une section a été plus manipulée ;
  • qu’un usage d’outil existe (index).

On refuse d’établir :

  • l’identité ;
  • la date exacte ;
  • la “psychologie” de la lecture.

Ce refus n’est pas timidité : c’est une garantie. Il protège l’article, et il protège l’acheteur.

Trois cas attestés où la trace devient histoire (sans lyrisme)

La meilleure façon de rester exact est de poser des bornes : voici trois cas où la trace matérielle n’est pas un “peut-être”, mais un fait solidement documenté.

1) Montaigne : l’exemplaire comme atelier autographe

L’Exemplaire de Bordeaux est un exemplaire de l’édition de 1588 des Essais “couvert d’annotations de la main de l’auteur”, et présenté comme la seule survivance autographe donnant accès à Montaigne au travail. (unesco.org)
Ici, la trace n’est pas un commentaire de lecteur anonyme : elle est un élément de genèse textuelle reconnu par les institutions patrimoniales. Cela change tout : l’exemplaire n’est plus seulement “marqué”, il est témoin.

2) Newton : l’annotation marginale et l’interfoliation comme dispositif de correction

La Cambridge Digital Library décrit un exemplaire de la première édition du Principia que Newton a “annoté en marge et sur des feuilles interfoliées avec ses propres amendements”. (cudl.lib.cam.ac.uk)
La nuance est importante : l’interfoliation (ajout de feuilles entre les pages imprimées) signale un usage d’atelier, préparatoire, organisé. On ne parle pas ici d’un lecteur qui souligne : on parle d’un auteur qui amende.

3) Fermat : la note marginale et sa transmission imprimée

La célèbre note marginale attribuée à Fermat apparaît dans le contexte de l’Arithmetica de Diophante ; et l’édition de 1670, publiée après la mort de Fermat, est explicitement décrite comme augmentée des commentaires de Fermat par son fils. (Wikipedia)
Ce qu’il est licite d’en conclure, strictement, c’est l’existence d’un geste marginal devenu un jalon culturel et scientifique, et d’une transmission éditoriale de ce geste. Ce qu’il est illicite d’en conclure, c’est l’existence d’une preuve complète “perdue” : l’histoire des idées n’a pas besoin de cette hypothèse pour constater l’importance du fait marginal.

La méthode courte : ce que la Guilde exige en description

La description “Guilde” d’une trace se résume à une liste de questions concrètes, qui ont l’avantage de ne pas inviter au roman.

1) Où ?

Garde, faux-titre, marge extérieure, marge intérieure, interligne, table, page de titre, feuillet blanc.

2) De quoi s’agit-il ?

Repérage (NB, manicule, soulignement) ; glose (définition, traduction) ; renvoi (autre page, autre ouvrage) ; correction (errata) ; construction (index, table).

3) Avec quoi ?

Encre (couleur), graphite, crayon ; homogénéité ; superpositions.

4) Une main ou plusieurs ?

Cohérence du ductus, répétition des formes, variations de pression, changements visibles. On décrit la pluralité éventuelle ; on évite de dater sans appui.

5) Cela change-t-il l’objet ?

Index manuscrit : oui, l’exemplaire devient un outil.
Interfoliation : oui, l’exemplaire devient un atelier.
Simple soulignement : pas nécessairement ; c’est un repérage.

Ce protocole a une vertu secondaire : il rend rapidement visibles les discours vendeurs qui gonflent une trace banale en relique.

Ce que la trace fait à la valeur (et ce qu’elle ne fait pas)

Il faut parler net : la trace influe sur la valeur, mais pas de manière simple.

  • Valeur documentaire : augmente lorsque la trace est structurée (index, tables), cohérente, ou reliée à une provenance solide.
  • Valeur historique : augmente lorsque la trace est attribuable et contextualisée (cas Montaigne, Newton). (unesco.org)
  • Valeur marchande : varie selon les écoles. Certains cherchent l’immaculé ; d’autres cherchent l’exemplaire “de travail”.

Le danger est double :

  • croire que “plus il y a d’encre, plus il y a de valeur” ;
  • croire qu’un exemplaire non annoté n’a pas été lu.
    La première croyance alimente la crédulité ; la seconde alimente une superstition du “vierge” qui confond conservation et vérité.

Conclusion : la trace n’est pas un charme, c’est une pièce

La marge n’a pas d’âme. La garde n’a pas de morale. Le papier ne confesse rien : il témoigne, quand on l’interroge correctement.

Il y a, en bibliophilie, un goût persistant pour les exemplaires qui “racontent”. La Guilde préfère les exemplaires qui tiennent. Ceux qui supportent la description sans poésie ajoutée, ceux qui livrent des faits sans exiger des mythes.

Si vous voulez collectionner des récits, les librairies en regorgent. Si vous voulez collectionner des objets qui traversent le temps en conservant des indices vérifiables, alors les traces matérielles de lecture deviennent ce qu’elles doivent être : non pas des ornements, mais des preuves.

Et la preuve, en matière de livre, est une forme supérieure de beauté : elle ne flatte pas, elle convainc.


Références de contrôle (sélection, attestées)

  • UNESCO – Montaigne’s Essays annotated (1588–1592) by the author (Exemplaire de Bordeaux, édition 1588, annotations autographes). (unesco.org)
  • Cambridge Digital Library – Philosophiæ naturalis principia mathematica (exemplaire annoté par Newton, avec feuilles interfoliées). (cudl.lib.cam.ac.uk)
  • Mathematical Association of America – Bachet’s Arithmetic of Diophantus (édition 1670 publiée par le fils de Fermat, note marginale citée). (old.maa.org)
  • TEI Guidelines – élément <provenance> (définition et portée descriptive). (tei-c.org)

Cote de la Guilde

GdB / Raturon / Traces-Lecture / Dossier-Matériel / 2026-III / fol.-obs.-01

11 Commentaires

  1. ah oui, je suis bien d'accord avec Anonyme ! cher Autre Anonyme, je trouve vos critiques bien négatives, et peu fondées. Il n'y avait pas de stand dédié au téléphone. Et pourtant c'est un instrument utile. Ni de stand d'oculiste, ou de manucure. Et là, çà aurait eu tout son sens, puisque tout de même, le mieux c'est de voir et de toucher. Et çà aurait pu vois servir, puisque vous n'avez pas vu de livres à moins de 400 euros, alors qu'il y en avait un peu partout, il fallait les écarter pour pouvoir approcher un livre normal (à 5 ou 10000 euros, quoi).

  2. Pas de stand dédié à Internet ???
    – D10. LRB y présentait sa plateforme.
    Pas moyen d'acheter un livre à moins de 400 € ?!?
    – Stand B9-D12 : à la découverte du livre ancien. Des centaines de livres à moins de 150 euros confiés par les libraires exposants. Et franchement ne rien trouver sur les autres stand pour 400 euros …
    Pas d'activisme intelligent ?
    – vous avez aussi du manquer les visites guidées. Je vous suggère de vous y inscrire l'année prochaine cela vous aidera à découvrir pleinement les richesses de ce salon et à combler, peut-être, le profond vide que vous avez ressenti 😉

  3. c'est à chaque acheteur de voir si les prix proposés lui conviennent. Je ne vois rien de choquant à ce que les prix soient outrageusement trop élevés sur un stand : rien ne me force à y acheter. Et çà facilite la visite… c'est un stand où je ne m'attarde pas.
    S'il y en avait effectivement de cette espèce, ce n'était pas la règle. J'y allais dans un état d'esprit "acheteur", et je n'ai pas été déçu. Il y avait beaucoup de livres à des prix intéressants, et les autres, on peut se contenter de les regarder, c'est gratuit.

  4. Comme dans le marché, beaucoup de livres à des prix ridiculement hauts par rapport à la qualité du produit proposé (+ de 1000 EUR non relié pour des Gus Bofa).

    Bref…..

  5. Je n'y étais pas (again… mais j'ai un mot de mon médecin)
    Cela me désole d'autant plus que si je suis d'accord avec tout ce que dit Hugues.
    Dans mon village (Toulouse) le salon du livre a été annulé cette année (faute de combattants…).
    Evidemment rien de comparable avec le Grand Palais mais les salons du livre d'outre-périphérique (provinciaux) restent l'occasion de croiser des livres et des libraires que l'on ne connaît pas…
    Bref si c'est la panacée pour le bibliophile, il semble que les libraires ne s'y retrouvent pas forcément…
    Quand la demande cherche l'offre, quoi…

    Bonne soirée,
    Olivier

  6. Oui, vivement l'an prochain. En attendant nous pourrons aller fin Mai à St Sulpice. C'est une tellement belle place parisienne, avec son église rendue célèbre par le Da Vinci Code … et puis ça commence à ressembler à l'été et aux vacances!

  7. Pour toutes les raisons évoquées (sauf peut-être la première) je ne manquerais pour rien au monde le Salon du Grand Palais. Et j'y vais vais même plusieurs fois, généralement au vernissage puis un ou deux autres jours, afin de bien savourer tout ce qui s'offre à nous, y compris les estampes qui sont un complément très bien trouvé aux livres.
    Non seulement c'est un des très rares endroits où l'on peut voir autant de livres, mais surtout d'une qualité et d'une diversité rares qu'on ne peut trouver trouver que dans les réserves des très grandes bibliothèques.
    Tout cela rend ce salon précieux.
    Je n'ai rien acheté non plus, si ce n'est une bibliographie et deux bricolettes aux très bonnes Éditions des Cendres.
    Vivement l'an prochain !

  8. Je n'y suis pas allé cette année et je le regrette. Ce sera pour une prochaine fois. J'y vais comme Hugues pour "bader ", bien sûr, pour toucher des livres mythiques, pour comparer…

    Je mets un point d'honneur à acheter des ouvrages (à prix raisonnables) à cette occasion: c'est facile, il y a le choix. Sans cela, les salons comme les villages du livre disparaitront. Pierre

  9. pour moi c'était la première fois ! c'est toujours émouvant une première fois… c'est effectivement impressionnant sur tous les plans : les volumes présentés, les pièces uniques, les livres sur lesquels on cherchait des informations depuis un certain temps, et qu'on peut feuilleter enfin, retrouver des amis, les écouter respectueusement… et acheter, tout de même !
    Sans oublier la partie "Dessins et Estampes", bien entendu !
    c'était la première fois, mais sans doute pas la dernière !

  10. Il est vrai que des souris, d' après la photo, il n'y en a pas beaucoup au Salon !

    Je regrette la belle époque d'un salon au Carrousel du Louvre, avec défilé de lingerie au même moment dans la salle d' a coté ! (véridique)

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