Le lot du siècle (qui est encore jeune)?

Amis Bibliophiles Bonsoir,
C’était en effet un bien beau lot qui était mis en vente ces jours-ci chez nos amis allemands… 1067 volumes anciens, joliment reliés, dont un grand nombre aux armes.L’estimation m’a laissé rêveur puisqu’elle était de 585 000 euros. Je ne sais à quelle savante équation s’était livré l’expert pour arriver à cette somme folle, mais si on parle chiffres, cela fait 548 euros le volume, ou même 14 268 euros le mètre, puisque l’ensemble fait 41 mètres de long de rayonnage. N’ayant pas le poids total, je ne peux vous proposer de prix au kilo. Sourire.En tout cas, le lot semble avoir été adjugé pour 520 000 euros. Je ne sais quel est l’heureux élu, mais ce prix semble écarter un libraire puisque comme le souligne justement Eric dans un commentaire, les livres, quoique très bien reliés et armoriés, ne semblent pas à première vue rarissime. Le pari pour un libraire serait hasardeux en effet, puisque qu’il faudrait revendre l’ensemble pour 3 fois plus. Un bibliophile alors? L’idée ne me viendrait point en tout cas d’acheter un tel lot, même si j’en avais les moyens, tout simplement parce que j’ai besoin de créer un lien personnel avec chaque ouvrage. Dans ce cas précis, l’overdose serait immédiate. Je me dis bien que dans un tel lot, 1037 volumes, surtout de cette qualité (qui les a rassemblés, d’ailleurs?), se cachent forcément quelques raretés, mais rendent-elles pour autant le prix intéressant, difficile à dire. Combien d’ouvrages du 18ème valent plus de 50000 euros, pas tant que cela finalement, non? Dans tous les cas, parcourir ce lot de visu doit être très émouvant.
L’acquéreur restera mystérieux, mon pari malgré tout est qu’il s’agît d’un libraire, j’en connais au moins deux qui pourraient être concernés… reste à savoir s’il a annoncé « je garde », au moment où le marteau s’est abattu.
Que trouve-t-on dans ce lot: en vrac les voyages de Cook, un dictionnaire diplomatique, des reliures aux armes en très grande quantité, des plaques à la Dubuisson, le Moreri, des classiques, Bossuet, Corneille, Rabelais, Voltaire, beaucoup d’histoire…
H
PS: plus d’informations? http://www.hampel-auctions.com/de/78-187/onlinecatalog-detail-n26805.html

La lettre du bibliophile

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À lire ensuite

Sainte-Beuve bibliophile et bibliopégimane.

Sainte-Beuve bibliophile et bibliopégimane.

Amis Bibliophiles Bonsoir,

Ah qu’il est bon d’avoir un vrai ami que les évolutions d’une balle de cuir sur un pré laisse de marbre! Un grand merci à Bertrand de vous proposer ce soir un très bel article sur Sainte Beuve.

« Il n’y a pas en lui un atome de Mirabeau ou de Jean Huss. Poser des dogmes n’est point sont affaire. Les renverser ou les assembler lui conviendrait mieux. Analyste et poète, érudit et homme de salon, toujours occupé d’idées ; philosophe et historien, insatiablement voluptueux de science, de livre et de pensée (…) » ainsi s’exprimait dans ses Mémoires Philarete Chasles, l’éminent philologue, à propos de Charles-Augustin Sainte-Beuve.
Passons rapidement sur le Sainte-Beuve écrivain que tout un chacun peut lire à l’envie notamment dans les 16 volumes des Causeries du Lundi (recueil en volume de ces articles de critique littéraire parus dans la presse). Passons sur le Sainte-Beuve ami-amant du couple Hugo.
Rentrons chez Sainte-Beuve amateur de livres.

C’est M. Edmond Scherer qui écrivit les lignes qui vont suivre pour le journal Le Temps (numéro du 15 février 1870) :

« Ce n’est pas que tout écrivain ait nécessairement une bibliothèque. Chateaubriand n’en avait pas : « Des nids à rats ! » disait-il. Lamartine n’en avait pas non plus. Cela se comprend : Lamartine et Chateaubriand étaient avant tout des poètes, même dans leurs voyages et dans leurs histoires. Mais Sainte-Beuve devait avoir une bibliothèque, lui, si exact dans son savoir, si patient dans ses recherches. Et, de fait, il en avait une, et considérable. Il en avait même plusieurs, chacune représentant une phase de sa vie, une époque de ses travaux. C’est ainsi que le Tableau de la poésie française au seizième siècle y figure par toute une collection de nos poètes de cette époque, achetés dans un temps où ils étaient moins difficiles à trouver qu’aujourd’hui, de beaux exemplaires, bien conservés, bien reliés : une cinquantaine de volumes destinés à allumer de terribles luttes entre les amateurs. Puis vient une seconde bibliothèque, celle qui a servi à faire le Port-Royal, la plus complète probablement qui ait été formée en dehors des maisons jansénistes. Elle comprend même quelques manuscrits. (…) Voilà pour les goûts anciens et solides. Des goûts plus modernes trouveront à se satisfaire dans les éditions originales des ouvrages romantiques, des drames de M. Victor Hugo, par exemple, et tous ou presque tous avec la dédicace autographe des auteurs. Ce n’était pas là pourtant, il faut le reconnaître, le coin de sa bibliothèque que préférait Sainte-Beuve ; ses prédilections étaient pour un petit nombre de chefs-d’œuvre : l’Iliade, qu’il mettait au dessus de tout ; Virgile, dont il rassemblait avec soin, vers la fin de sa vie, les éditions récentes, même celles qui paraissaient à l’étranger ; Racine, pour lequel il avait une estime particulière ; et parmi les poëtes de nos jours, Lamartine. M. Hugo le savait et le disait à Lamartine lui-même en présence de Sainte-Beuve : « il vous aime plus que moi. » Joignez à ces poètes quelques moralistes, La Rochefoucauld, La Bruyère, et vous aurez la bibliothèque intime du défunt. (…) Ce qui ajoute infiniment à la valeur des livres de Sainte-Beuve, c’est que beaucoup sont chargés de notes marginales, ou renferment de petites feuilles de papier sur lesquelles le critique écrivait ses impressions et ses remarques. Il y a là en foule, des traits curieux, des réflexions ingénieuses, d’amusantes boutades. Sainte-Beuve semble avoir hérité de cette habitude d’annoter les auteurs qu’il lisait. (…)

Sainte-Beuve meurt à Paris le 13 octobre 1869 et c’est le lundi 21 mars de l’année suivante que débute la vente de la première partie de sa bibliothèque. La vente de la seconde partie débute quant à elle le lundi 23 mai 1870 et durera encore quatre jours. Ce sont près de 1.800 numéros qui sont jetés à l’encan de la rue des Bons Enfants, au n°28 (maison Silvestre, salle n°1). C’est L. Potier qui en est l’expert.
C’est encore une fois le hasard qui a mis entre nos mains le catalogue de cette bibliothèque, complet des deux parties, avec en prime, pour chaque numéro le prix d’adjudication porté en marge à la mine de plomb et pour une bonne partie des lots (2/3 environs) augmenté du nom de l’acquéreur. Quelle mine de renseignements ! Quel plaisir de bibliophile que de savoir où sont allés d’échoir pour un temps ses mirifiques épaves livresques !
Détaillons maintenant. Feuilletons ensemble.

– Le n°15 – Traité de la nature et de la grâce de Malebranche. Amsterdam, Dan. Elsevier, 1680 pet. In-12 maroquin orné dentelle dos orné (reliure de Simier). C’est le libraire Caen (Le libraire Morgand sera son successeur) qui l’emporte pour 40 francs or.
– Le n°17 – Les provinciales de Pascal. Cologne, Lavallée, 1657, in-4, veau. C’est le libraire Rouquette qui l’emporte pour 71 francs or.
– Le n°60 – Dialectique de Pierre de La Ramée, à Charles de Lorraine… Paris, André Wechel, 1555, in-4, maroquin violet (koehler) est disputé jusqu’à 155 francs or ! C’est le libraire Fontaine qui gagne.
– Le n°193 – Les Idylles de Théocrite, Paris, Aubouin, 1688, in-12, maroquin rouge époque (Du Seuil), est adjugé 200 francs or (somme astronomique pour l’époque) à un énigmatique « p. » qui revient très souvent.
– Le n°302 – Les Œuvres de Clément Marot, Lyon, 1545, in-8, maroquin rouge à la Du Seuil. Superbe exemplaire. 1.510 francs or !!! Adjugé au libraire Fontaine, encore.
– Le n°335 – Les Œuvres en rime de De Baïf avec les Amours, les Jeux, les Passe-temps, 1573, 4 tomes en 2 vol. in-8, maroquin de Duru. Très bel exemplaire. C’est le libraire Pincebourde qui débourse 1.000 francs or pour cette merveille !! Ce même exemplaire a été adjugé pour 116.000 francs en 2001 (Paris, Laurin-Gouilloux-Buffetaud) soir près de 18.000 euros.
– Le n°361 – Les diverses poésies du Sieur de La Fresnaie Vauquelin. Caen, Macé, 1612, petit in-8, maroquin rouge époque. Très bel exemplaire de Pixéricourt et de Charles Nodier. « Volume aussi rare que recherché. » Cela ne fait aucun doute à l’époque si l’on considère les 3.105 francs or déboursés par le libraire Fontaine décidément très actif lors de cette vente.
– Enfin, l’exceptionnel n°770 – Essai historique que les révolutions par Chateaubriand, 1797, in-8, maroquin brun (Niédrée). Exemplaire chargé de notes de la main de Chateaubriand en vue d’une seconde édition. Ce livre fut trouvé dans les papiers que Chateaubriand avait laissés en Angleterre, et qui lui furent rendus en 1814, après la chute de Napoléon. Payé 3.100 francs or toujours par le libraire Fontaine. Qu’est devenu ce livre mythique ?
Arrêtons là l’étalage à prix marqués. En prenant une ou deux pages au hasard dans le catalogue voici quelques noms d’acheteurs comme ils sont indiqués : Labitte (libraire) ; Raguin ( ?) ; Rouquette (libraire) ; Pottier ( ?) ; Potier (libraire) ; Claudin (libraire) ; Jullien ( ?) ; Giraud (libraire ?) ; Aubry (libraire) ; Parent ( ?) ; Bailleul ( ?) ; Gougy (libraire) ; Baur ( ?) ; Brachet ( ?) ; Hénaux (?) ; Delaroque (?) ; St-Denis ( ?) ; Lécureux (bouquiniste ?) ; Lemoigne ( ?) ; Pincebourde (?) ; Montyé ( ?) ; Vignière ( ?) ; Thomas ( ?) ; Téchener (libraire) ; Bachelin (libraire) ; Loiret ( ?) ; Joblot (?) , etc.
J’ai placé un point d’interrogation entre parenthèses à la suite du nom de l’acquéreur dont je ne savais pas l’état (libraire ou amateur).

On le voit bien, le tout Paris-Libraire était là ! Et très actif. Un compte rapide donne plusieurs milliers de francs or d’achats pour des libraires comme Fontaine, Rouquette, Potier, Labitte, etc. Rappelons pour mémoire qu’un mineur gagnait dans le meilleur des cas à l’époque (1870) environ 100 sous par jour (soit 1.500 francs or par an). Le salaire d’un ouvrier non qualifié ou d’une bonne à tout faire peut descendre en dessous des 30 à 50 francs par mois (soir moins de 600 francs or par an). Dieu que ces libraires étaient riches ! Quelle belle époque (sourire) ! Plusieurs années du salaire d’un ouvrier pour un seul livre ! En même temps, si l’on compare avec aujourd’hui, une vente telle que celle du libraire Bérès à Paris à généré des prix si hauts qu’une vie entière d’ouvrier ne suffirait pas à éponger la dette d’un seul livre ! … Les temps ne changent pas tant que cela finalement. Mais nous sommes dans l’exception, il est vrai.

Revenons à Sainte-Beuve. Bibliophile ? A la vue de ces magnifiques exemplaires luxueusement reliés en maroquin, c’est certain. A côté d’un La Mennais dont le plus bel exemplaire n’arrivait pas à la cheville du plus modeste de ceux de Sainte-Beuve. Bibliophile également parce qu’il semble évident que Sainte-Beuve s’intéressait autant au texte, qu’à la reliure, qu’aux provenances, qu’aux particularités du livres qui en font un objet unique d’adoration. Par certains côtés de son catalogue de bibliothèque je vois bien un peu aussi Sainte-Beuve bibliomane. Qui sait ?
M. Sourget dans une notice d’un de ses derniers catalogues (voir note en bas d’article) écrit à propos d’un exemplaire que Sainte-Beuve avait fait relier en plein vélin laissant les marges non rognées et n’ayant pas souhaité faire laver l’exemplaire : « CET EXEMPLAIRE A ÉTÉ RELIÉ DANS LES ANNÉES 1830 POUR SAINTE-BEUVE QUI EUT LE BON GOÛT BIBLIOPHILIQUE DE NE PAS CONFIER L’EXEMPLAIRE AUX GRANDS RELIEURS DU XIXe SIÈCLE ; IL FIT SIMPLEMENT HABILLER LES VOLUMES D’UN VÉLIN UNIFORME, LEUR LAISSANT LEUR TAILLE RESPECTIVE ET REFUSANT DE LES LAVER. » A la lecture, même superficielle, du catalogue de sa bibliothèque, il est pourtant aisé de constater que Sainte-Beuve, même s’il ne dédaignait pas les livres en reliure de l’époque, bien conservés, donnait énormément de travail aux plus grands relieurs de son temps, à savoir les Capé, Duru, Trautz-Bauzonnet, Niédrée et autres maroquiniers en vogue de l’époque. Bibliopégimane avéré également donc !
Mon exemplaire du catalogue de sa bibliothèque est modeste, relié en demi-toile, un peu usée, le papier bien jauni et non rogné(1), pourtant les notes, les prix et les noms qui l’accompagnent en font une relique précieuse pour les bibliophiles curieux de l’histoire des livres du temps passé(2).

Puisse cette modeste évocation vous donner l’envie de rassembler ces fragiles témoignages de l’incessant travail de fourmi que nos prédécesseurs en bibliophilie ont effectué pendant des années entières avant de nous les laisser pour le plus grand bonheur de tous. Merci à eux.
Amitiés bibliophiliques, Merci Bertrand!

(1) il provient de la bibliothèque de Gustave Larroumet, secrétaire perpétuel de l’Académie des Beaux-Arts, Paris. Il porte son ex libris gravé par Albert Robida.
(2) Pour faire suite à la petite histoire des livres de Sainte-Beuve, voici quelques livres de cette vente retrouvés sur le marché de notre temps : Outre le n°335 décrit plus haut (Œuvres de Baïf, 1573, Sainte-Beuve possédait un autre exemplaire de cet ouvrage relié en vélin vers 1830 selon ses instructions. Ce sont 4 volumes in-8 plein vélin à recouvrement, non lavés et non rognés. Cet exemplaire est actuellement (2008) proposé par la librairie Sourget de Chartres pour 13.500 euros. Les Elégies de Ronsard (Paris, Buon, 1565) en maroquin bleu de Capé avec la signature autographe de Sainte-Beuve sur un feuillet de garde ont été adjugées 141.500 francs en 1995 à Paris (Laurin-Gouilloux-Buffetaud) soit un équivalant de près de 22.000 euros. Ne vous découragez pas avec ces chiffres astronomiques ! Je suis certain qu’il y a quelque part un exemplaire, plus modeste, de la bibliothèque du grand critique littéraire, pour moins de 200 euros. Bonne chasse

102 Commentaires

  1. First off I want to say awesome blog! I had a quick question in which I’d like to ask if you don’t mind. I was curious to know how you center yourself and clear your head prior to writing. I’ve had difficulty clearing my thoughts in getting my thoughts out there. I do enjoy writing but it just seems like the first 10 to 15 minutes are lost simply just trying to figure out how to begin. Any ideas or tips? Thanks!|

  2. Bravo aux Sherlock-Holmes du blog !
    Étant un jeune libraire naïf, il ne me serait jamais venu à l'idée de tirer le fil de cette intrigue même en présentant le porto-folio d'images.

    Les commissaires-priseurs qui achètent sur Ebay pour procéder à de notables bénéfices( je l'espère pour eux) sont des commerçants avisés doublés d'esthètes de la mise scène.

    Ce ne sont pas des bibliophiles, c'est entendu. Ce ne sont pas des arnaqueurs, non plus. L'acheteur n'étant vraisemblablement pas bibliophile, tout le monde est content.

    Le livre considéré comme objet d'art a de l'avenir. Pierre

  3. Hugues,

    Je vous prie de bien vouloir accepter publiquement mes plus plates excuses.

    Vous avez raison: peut-être pas à 100%, mais au moins sur l'origine de plus de 200 de ces maroquins et/ou reliures aux armes : EBAY, et plus particulièrement EBAY FRANCE.

    Je m'explique.

    Après avoir relu l'article, j'ai cliqué pour regarder de plus près les photographies de la maison Hampel.

    Et là surprise très grande pour moi de voir apparaître à la photo numéro 10 le Rollin aux armes du cardinal Albert de Luynes vendu par moi sur Ebay…Ouvrage que l'on voit d'ailleurs sur les photos générales numéro 1 (1ere étagère du haut à l’extrême gauche) et numéro 2 (1ere étagère du haut à l’extrême gauche).

    Donc à moi que ce livre de prix n’est été dupliqué en X exemplaires je suis sûr cette fois de l’origine d’au moins de 4 de ces livres (sur 1067. Même si ce n’est qu’un seul et même ouvrage…). Et puis ayant conservé les photos de l’exemplaire et pour être à 100% sûr et certain je viens de comparer les marbrures du premier plat du volume 3 : 100% de correspondance. BINGO !

    Et faisant le compte : 548 x 4 = 2192 euros – 450 d’achat = 1742 euros de bénéfice…
    Même si cela fait beaucoup, en regardant de plus près encore j’y ai vu une Semaine Sainte aux armes vendues sur Ebay pour plus de 2000 euros en Mai dernier. Là le vendeur perd plus de 1400 euros.

    Mais bon, ces maroquins aux armes achetés très cher sur Ebay ne semblent finalement avoir servi que de faire valoir à une bibliothèque composée de séries peu rares, et ainsi elle extrêmement valorisées…

    En regardant bien on s’aperçoit que la scénographie met bien en valeur ces livres aux armes et en maroquin, alors que la grande majorité est belle et bien en veau ou autre.

    Et en vérifiant à l’instant le profil de l’acheteur il semble bien décidé à remettre ça : 48 appréciations reçues en Septembre pour des séries banales de religion et de littérature (finement reliées, mais pas toujours complètes) et encore et toujours des maroquins et autres livres aux armes (et ici encore bonjour les incomplets)…

    Je ne donnerai pas ici son pseudo, mais après vérification de mes bordereaux d’expédition, ce monsieur est bien de Munich (comme la maison des ventes Hampel d’ailleurs…), et étrange coïncidence a pour pseudonyme le même nom de famille que ce commissaire-priseur : HAMPEL. Vous pensez que c’est courant comme pseudonyme à Munich ?

    Et à la minute même je viens de constater que l’adresse postale du site internet de la maison des ventes Hampel possède la même adresse postale que celle figurant sur mon bordereau d’expédition…

    Hugues, vous êtes un génie de l’économie (et plus sans doute, même si je pense savoir d’où a pu vous venir une piste : un ebayeur qui a vendu beaucoup de ces maroquins à ce même acheteur).

    Voici donc au grand jour la preuve qu’une maison de ventes aux enchères achète sur Ebay en nom propre et revend à court, voire très court terme (l’ouvrage aux armes du cardinal de Luynes m’a été acheté sur Ebay en avril et l’expédition faite le 7 Mai 2009 !!), en faisant sans doute de gros bénéfices.

    Un scoop pour les lecteurs du blog (ou tout au moins pour certains), non ?

    Vincent P.

    PS : si quelqu’un peut me dire comment faire pour enregistrer les photographies du site d’Hampel (comme vous Hugues, surtout la numéro 10 avec la vue du Rollin "De la manière d'enseigner") je suis très intéressé pour avoir la preuve matérielle de ma comparaison !!

    PS bis : Hugues merci d'effacer les doublons de mon premier message, et également le message d'excuse de ces doublons. Merci par avance.

  4. PS ter: veuillez excuser les 3 messages mais mon ordinateur a "buggé", et pardonnez également l'orthographe et la syntaxe qui souffrent de mes insomnies…

    Vincent P.

  5. Veuillez m'excuser mais ces derniers mois sur Ebay se sont vendus essentiellement des reliures en maroquin, aux armes ou pas, essentiellement sur des semaaines saintes et des incomplets.

    Là quand on regarde 1) la diversité des thèmes 2) la très grande qualité des reliures 3) leur état parfait ou quasi, 4! les différents formats (avez-vous souvent des séries in-folio aux armes sur Ebay? Pas moi…), on est à coup sûr dans autre chose.

    A savoir quoi maintenant: château, réunion de libraires (et oui pourquoi pas?), collection d'une banque…

    Et puis comme à fait Hugues rapporté à l'unité ça ne fait pas grand chose: 548 euros le volume alors que sur Ebay une semaine sainte aux armes fait entre 800 et 2000 euros selon la condition et la famille.

    Vincent P.

    PS: le collectionneur qui a acheté une centaine d'ouvrages, dont beaucoup d'incomplets, en maroquin aux armes est habitant de Munich.

    PS bis: ne cherhons pas dans l'anonymat une raison de se méfier car combien de centaines de catalogues de ventes depuis le 18eme sont encore anonymes: bibliothèque de Mr X…

  6. Veuillez m'excuser mais ces derniers mois sur Ebay se sont vendus essentiellement des reliures en maroquin, aux armes ou pas, essentiellement sur des semaaines saintes et des incomplets.

    Là quand on regarde 1) la diversité des thèmes 2) la très grande qualité des reliures 3) leur état parfait ou quasi, 4! les différents formats (avez-vous souvent des séries in-folio aux armes sur Ebay? Pas moi…), on est à coup sûr dans autre chose.

    A savoir quoi maintenant: château, réunion de libraires (et oui pourquoi pas?), collection d'une banque…

    Et puis comme à fait Hugues rapporté à l'unité ça ne fait pas grand chose: 548 euros le volume alors que sur Ebay une semaine sainte aux armes fait entre 800 et 2000 euros selon la condition et la famille.

    Vincent P.

    PS: le collectionneur qui a acheté une centaine d'ouvrages, dont beaucoup d'incomplets, en maroquin aux armes est habitant de Munich.

    PS bis: ne cherhons pas dans l'anonymat une raison de se méfier car combien de centaines de catalogues de ventes depuis le 18eme sont encore anonymes: bibliothèque de Mr X…

  7. Veuillez m'excuser mais ces derniers mois sur Ebay se sont vendus essentiellement des reliures en maroquin, aux armes ou pas, essentiellement sur des semaaines saintes et des incomplets.

    Là quand on regarde 1) la diversité des thèmes 2) la très grande qualité des reliures 3) leur état parfait ou quasi, 4! les différents formats (avez-vous souvent des séries in-folio aux armes sur Ebay? Pas moi…), on est à coup sûr dans autre chose.

    A savoir quoi maintenant: château, réunion de libraires (et oui pourquoi pas?), collection d'une banque…

    Et puis comme à fait Hugues rapporté à l'unité ça ne fait pas grand chose: 548 euros le volume alors que sur Ebay une semaine sainte aux armes fait entre 800 et 2000 euros selon la condition et la famille.

    Vincent P.

    PS: le collectionneur qui a acheté une centaine d'ouvrages, dont beaucoup d'incomplets, en maroquin aux armes est habitant de Munich.

    PS bis: ne cherhons pas dans l'anonymat une raison de se méfier car combien de centaines de catalogues de ventes depuis le 18eme sont encore anonymes: bibliothèque de Mr X…

  8. Où sont passés nos réflexes de bibliophiles avertis ? La vente d'une telle bibliothèque sans indication de la provenance, sans ex-libris dévoilant un précédent propriétaire,procède d'un circuit douteux.

    Comme vous, je m'interdis de porter des jugements non fondés par un semblant de preuves, mais en l'occurrence, cette salle des ventes l'aura bien cherché. La question doit encore être posée, même après l'adjudication : d'où proviennent ces livres ?

    Ont-ils dormi dans un coffre le temps nécessaire pour qu'un ayant-droit ne puisse les réclamer ? Est-ce une collection, une réquisition ou une saisie ? Un lot unique, un paragraphe dans un catalogue, n'est-ce pas une manière de justifier que l'on ne décrive pas les lots trop en détail ?

    La traditionnelle discrétion des salles des ventes a des limites, nous les touchons ici.

  9. C'est effectivement possible que ce soit un lot acheté sur ebay. J'ai entendu il y a quelques mois, que les reliures armoriées se vendaient très bien sur ebay et partaient en Allemagne. C'était des réflexions de marchands qui vendent sur ebay et surfaient sur cette vague de reliure armoriées.

    Wall

  10. Enfin, si on me l'offrait, je trouverait la place sans problème…
    Ce que je trouve le plus étonnant dans tout ceci, c'est qu'il pourrait s'agir d'un lot "monté" de toutes pièces, ou même partiellement, à partir d'achats sur ebay.
    Que des libraires achètent sur ebay pour revendre qur catalogue ou même sur ebay est devenu un classique, mais qu'une maison de ventes achète sur ebay et revende en salle avec profit constitue une nouveauté sur le plan économique…
    H

  11. Pour moi c'est un Cook (complet?) avec de belles séries bien reliées et de nombreux maroquins autour + de jolies photos.

    Ils feront les pages intérieurs de "Decor" et une floridienne inaugurera son nouveau "mur".

    Ce qui, nul doute, fera flamber la maroquinerie sur Ebay.fr (et pourquoi pas).

    520000 euros divisés par 1000 volumes (on ne parle pas d'ouvrages si j'ai bien compris) c'est un beau coup de bourse, à mon avis.

    Amicalement,
    Olivier

  12. J'ai tout de suite pensé au mégalo Jay Walker et sa "bibliothèque de l'imagination humaine".

    Un article: http://www.wired.com/techbiz/people/magazine/16-10/ff_walker?currentPage=all#

    Une vidéo de ses performances pour "éduquer" les gens. Son speech est assez affligeant, surtout quand il omet habilement de citer les chinois comme un inventeur de l'imprimerie. Ca vaut le coup d'oeil!!
    La vidéo est en anglais par contre, veuillez m'excuser auprès des anglohpobes 😉

    http://www.youtube.com/watch?v=GQDQ9rUx-6g

  13. Marc-Aurèle,

    Est-ce vous qui avez remporté le lot ? ;-))
    Il faut être d'une très grande intégrité morale pour garder l'image en fond d'écran sans avoir, ne serait-ce qu'un instant, un peu de convoitise qui apparaisse. Pierre

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