Amis Bibliophiles bonjour, Après le Codex Leicester, c’est la Magna Carta (ou « Grande Charte ») qui occupe la seconde place au rang des 10 « livres » les plus chers de l’histoire.
La Magna Carta Libertatum est l’un des premiers grands textes juridiques de la civilisation occidentale. Rédigée en 1215 par des Anglais en révolte contre leur roi Jean sans Terre, la charte établit une liste de droits fondamentaux et limite le pouvoir de la monarchie – en interdisant notamment l’emprisonnement arbitraire. En 2007, une copie rarissime de 1297 a été cédée chez Sotheby’s pour 21,3 millions de dollars (16,5 millions d’euros).
La Magna Carta Libertatum ou Grande Charte est une charte de 63 articles arrachée par le baronnage anglais au roi Jean sans Terre le 15 juin 1215 après une courte guerre civile notamment marquée par la prise de Londres, le 17 mai, par les rebelles. Cette charte a été rédigée en 1215, sur le sol français, dans l’abbaye cistercienne de Pontigny par des Anglais émigrés, en révolte contre leur roi, Jean sans Terre. Cette « Grande Charte des libertés d’Angleterre » affirme le droit à la liberté individuelle. C’est sous la contrainte que le roi apposa son sceau sur la « Magna Carta » dans un pré bordant la Tamise, à Runnymede, entre Windsor et Staines. On raconte que s’il se montra fort aimable à l’égard des nobles, mais qu’à son arrivée dans sa chambre, il se jeta sur le sol dans un accès de rage. Depuis, la « Magna Carta » fait partie du droit anglais ; elle a instauré ce principe fondamental que le roi n’est pas au-dessus de la loi. On peut trouver des exemplaires originaux de la charte à la cathédrale de Salisbury, au château de Lincoln et au British Museum de Londres.
H
La lettre du bibliophile
Si cette chronique vous a plu : recevez trois nouvelles par semaine — livres rares, reliures, enchères, et les Dossiers IGLI. 18 ans d'archives, quelques milliers de lecteurs.
Pas de pub, pas de revente de données. Désabonnement en un clic.
Amis Bibliophiles bonsoir, Je vous présente ce soir une acquisition récente, pour laquelle j’ai les yeux de Chimène. Il s’agît du Recueil de plantes coloriées pour servir à l’intelligence des lettres élémentaires sur la botanique de J.J. Rousseau, publié à Paris, chez Poinçot, en 1789. Cet ouvrage (tome 38) vient conclure les oeuvres complètes de Rousseau, proposées par Louis-Sébastien Mercier, François Henri Stanislas de L’Aulnaye, Pierre Prime Félicien Le Tourneur et Gabriel Brizard.Je vous « épargne » les images sur les oeuvres complètes pour recentrer le message sur le recueil des plantes coloriés, et vous en proposer de nombreuses images. L’ouvrage contient 44 planches, qui ont été joliment coloriées à l’époque (le titre ne laisse planer aucun doute sur cela) et dont les couleurs sont magnifiques (les photographies ne leur rendent pas vraiment grâce). Il fût créé pour venir compléter Lettres élémentaires sur la botanique (1782).Ce 38ème tome incarne joliment la passion de Rousseau pour la botanique. Rousseau découvrit tardivement la botanique (dans les années 1760), puis la délaissa pour copier des pages de musique ou écrire ses livres, avant d’y revenir vers 65 ans, car il préférait herboriser, ce qui le détendait, plutôt que réfléchir, ce qui le fatiguait et l’attristait, écrit-il dans la septième rêverie du promeneur solitaire. Pourtant ses Lettres sur la botanique lui permettaient de continuer une réflexion sur la culture, au sens large, commencée dans l’Émile, son traité d’éducation, et son roman, La Nouvelle Héloïse, où il s’interrogeait sur l’art du jardin.Ici, au fil des 44 planches de Jean Aubry, chaque plante est présentée sur le feuillet de gauche avant d’être décrite de façon très pédagogique (et très scientifique) sur le feuillet de droite.C’est le soin apporté à la coloration des images qui frappe avant toute chose et l’on peut penser qu’une telle publication devait être très coûteuse. Si l’un de vous sait comment dans la pratique ces planches étaient coloriées, cela m’intéresserait beaucoup. H
Amis Bibliophiles bonjour, Heureux bibliophile que Lauverjat qui a pu visiter pour nous l’exposition « Les Trésors de la bibliothèque » du musée Royal de Mariemont, et bénéficier de visites commentées de la réserve et de l’exposition […]
Amis Bibliophiles bonjour, L’auteur, Boaistuau, n’est pas parmi les auteurs les plus connus du 16ème, et en vérité on connaît assez mal sa vie. Il était a priori breton d’origine et suivît des études de […]
Amis Bibliophiles Bonsoir, En dehors de cette relation officielle, on distinguera deux types d’oeuvres : les relations proposées par des compagnons de voyage de Cook, qui s’embarquèrent sous ses ordres sur les différents navires d’une […]
9 Commentaires
Tout cela me fatigue…je vais me coucher…demmain, il fera jour.
pour le moins qu'un anonyme jouisse d'un droit de savante description…. mais qui donc est-ce, qui n'ose signer sous un terme pour le moins sexuellement connoté???? certes la bibliophilie est parfois d'une tendancieuse sensualité, confondant la douceur des peaux, la beauté d'un geste, jusqu 'à la description des plis… de papier (M. Melot- Le Livre) Mais bon … Bien à vous Sandrine
ah, toujours ma tendance marseillaise : après vérification, 7 mètres, pas 13 ! Et "Office de la fête des fous", ou Messe de l'âne, son vrai nom. Et d'autres livres magnifiques, sur le théme "démons/diables/sirènes/licornes/centaures/dragons" (le fonds de la BM de Sens est assez délirant, cause (très) riche passé de ma petite cité désormais déconfite!). L'expo n'a duré qu'une semaine, et ne l'ai appris qu'hier, ce qui explique ce post inutile, désolé les amis. J'y cours, je vais faire des photos et si elles sont correctes je transmettrai à H. Bonne journée. Benoît P.
Le manuscrit de la messe des fous, 13 mètres quand il est déroulé… On ne le déroule qu'une fois tous les dix ans… et c'est aujourd'hui, à la BM de Sens… On ne peut pas partir avec, mais c'est moins cher…
On peut aussi l'admirer à la British Library, l'accès est ouvert au public. Il y a d'autre monuments bibliographiques de l'histoire anglaise, d'ailleurs.
bibliophilie ou autographophilie ? Quoi qu'il en soit un document exceptionnel… j'ai acheté un document de la fin du XVIe siècle sur parchemin concernant la baronnie de Forléans, domaine de la famille de Rabutin, en Bourgogne, j'en suis très content… ce document a bien faillit partir à la poubelle par la faute d'incultes… Me reste à le déchiffrer…
Trois chroniques par semaine — livres rares, reliures, enchères, et les Dossiers IGLI. 18 ans d’archives, quelques milliers de lecteurs.
Pas de pub, pas de revente de données. Désabonnement en un clic.
Cookie Consent
Nous utilisons des cookies pour mesurer l'audience du site et améliorer votre expérience de lecture. En continuant à naviguer, vous acceptez ces cookies. Vous pouvez à tout moment ajuster vos préférences.
ID used to identify users for 24 hours after last activity
24 hours
_gat
Used to monitor number of Google Analytics server requests when using Google Tag Manager
1 minute
_gac_
Contains information related to marketing campaigns of the user. These are shared with Google AdWords / Google Ads when the Google Ads and Google Analytics accounts are linked together.
90 days
__utma
ID used to identify users and sessions
2 years after last activity
__utmt
Used to monitor number of Google Analytics server requests
10 minutes
__utmb
Used to distinguish new sessions and visits. This cookie is set when the GA.js javascript library is loaded and there is no existing __utmb cookie. The cookie is updated every time data is sent to the Google Analytics server.
30 minutes after last activity
__utmc
Used only with old Urchin versions of Google Analytics and not with GA.js. Was used to distinguish between new sessions and visits at the end of a session.
End of session (browser)
__utmz
Contains information about the traffic source or campaign that directed user to the website. The cookie is set when the GA.js javascript is loaded and updated when data is sent to the Google Anaytics server
6 months after last activity
__utmv
Contains custom information set by the web developer via the _setCustomVar method in Google Analytics. This cookie is updated every time new data is sent to the Google Analytics server.
2 years after last activity
__utmx
Used to determine whether a user is included in an A / B or Multivariate test.
18 months
_ga
ID used to identify users
2 years
_gali
Used by Google Analytics to determine which links on a page are being clicked
Tout cela me fatigue…je vais me coucher…demmain, il fera jour.
pour le moins qu'un anonyme jouisse d'un droit de savante description…. mais qui donc est-ce, qui n'ose signer sous un terme pour le moins sexuellement connoté???? certes la bibliophilie est parfois d'une tendancieuse sensualité, confondant la douceur des peaux, la beauté d'un geste, jusqu 'à la description des plis… de papier (M. Melot- Le Livre)
Mais bon …
Bien à vous
Sandrine
Description très juste et très savante. Je jouis pour le moins de ce droit.
ah, toujours ma tendance marseillaise : après vérification, 7 mètres, pas 13 ! Et "Office de la fête des fous", ou Messe de l'âne, son vrai nom. Et d'autres livres magnifiques, sur le théme "démons/diables/sirènes/licornes/centaures/dragons" (le fonds de la BM de Sens est assez délirant, cause (très) riche passé de ma petite cité désormais déconfite!). L'expo n'a duré qu'une semaine, et ne l'ai appris qu'hier, ce qui explique ce post inutile, désolé les amis. J'y cours, je vais faire des photos et si elles sont correctes je transmettrai à H. Bonne journée.
Benoît P.
Le manuscrit de la messe des fous, 13 mètres quand il est déroulé… On ne le déroule qu'une fois tous les dix ans… et c'est aujourd'hui, à la BM de Sens… On ne peut pas partir avec, mais c'est moins cher…
On peut aussi l'admirer à la British Library, l'accès est ouvert au public. Il y a d'autre monuments bibliographiques de l'histoire anglaise, d'ailleurs.
Waouh, quel coup d'oeil. On ne peut rien te cacher Jean-Paul! Sourire.
H
Ce n'est pas un livre.
bibliophilie ou autographophilie ? Quoi qu'il en soit un document exceptionnel… j'ai acheté un document de la fin du XVIe siècle sur parchemin concernant la baronnie de Forléans, domaine de la famille de Rabutin, en Bourgogne, j'en suis très content… ce document a bien faillit partir à la poubelle par la faute d'incultes…
Me reste à le déchiffrer…
B.