L’oiseau rouge, ou l’énigme de la Bibliothèque Carnegie de Reims

Amis Bibliophiles bonjour,
Une fois n’est pas coutume, ce n’est ni moi, ni un lecteur du blog qui vous soumet une petite énigme, mais les services de la Bibliothèque Carnegie de Reims, qui sont également des visiteurs réguliers du blog.
Les interrogations des services de la bibliothèque portent sur un élément assez inattendu figurant à l’intérieur de l’un de leurs ouvrages: en effet, collée sur le contreplat inférieur d’un ouvrage, se trouve une pièce de carton découpé en forme d’oiseau et coloré.

Il me semble déjà avoir vu cela quelque part, mais je ne parviens pas à en retrouver la trace dans ma mémoire. Avez-vous une idée de ce que cela pourrait être?
L’ouvrage en question est le suivant:

Le Théâtre d’honneur, et de magnificence, préparé au Sacre des Roys. Auquel il est traité de l’Inauguration des Souverains ; du lieu où elle se fait, & par qui ; de la Verité de la Sainte Ampoule ; des Roys qui en ont été Sacrez ; du Couronnement des Reynes ; des Entrées Royales, & Ceremonies du Sacre ; de la Dignité de nos Roys. Par Dom Guillaume Marlot Docteur en Theologie, & grand Prieur de l’Abbaye S. Nicaise de Reims, Ordre de Saint Benoist. A Reims, Chez François Bernard, Imprimeur de Monseigneur l’Archevéque, ruë S. Etienne, au Grifon d’or. M. DC. XLIII.Reliure parchemin 17e s. Les contreplats sont en papier de remploi (peut-être incunable).Tampon Charles Givelet et ex-Libris gravé de Henri Jadart. Mention ms. du don de Givelet à Jadart en 1891. Don Louis Demaison 24 juin 1937.
Qu’en pensez-vous?
H

11 Commentaires

  1. Bonjour,

    Il est surtout dommage qu'aucune trace ne soit gardée pour les chercheurs futurs (peut-être un bout de papier dans une enveloppe ??? Mais où est l'enveloppe ?).
    Comme le dit le proverbe : "Ce qui est dit s'oublie, ce qui est écrit reste"

  2. Cette histoire prouve en tout cas que les informations circulent mal ou sont mal rangées. Et un changement de poste fait souvent perdre des informations.

    Dans un autre cadre, en recherche et développement industriels, j'ai déjà vu le cas. Le responsable d'un projet s'en va, et on perd plusieurs semaines voire mois à remettre en route le projet pour comprendre ce qui a été fait car il est parti avec une partie du savoir. Quand je suis parti, j'ai du passer un mois à annoter tous mes fichiers pour être sur que derrière ça suive.

  3. Dans les dernières années 1980, j'ai examiné cet exemplaire en présence du conservateur de Carnegie, Roger Laslier, et du conservateur des archives de l'archevêché de Reims, le Père Jean Goy : nous avions conclu à une représentation maladroite, de l'époque du premier propriétaire, de l'une des "merlettes" héraldiques qui figurent aux armes de l'auteur, Guillaume Marlot.

  4. Joliment dit Nicolas.

    Jean-Paul (ou quelqu'un d'autre), si vous avez la réponse, cela intéresse les lecteurs du blog qui ne sont ni retraités, ni non retraités, ni Rémois, ni ailleurs, ni même astronomes… Bref ça intéresse tout le monde et maintenant que la question est posée ici, autant avoir la réponse ici.

    Finalement, à quoi cela servirait-il que l'information reste entre un érudit Rémois et la bibliothèque Rémoise alors que cela pourrait profiter à tout le monde?

    Vous avez la réponse Jean-Paul?

    Eric

  5. Si l'on considère les érudits comme autant de planètes, et les bibliothèques comme autant de soleils, il ne me semble pas choquant que les premiers orbitent autour des secondes.

    Et non l'inverse.

    Cela étire à l'infini le champ restreint du local pour le bonheur des habitants des contrées trop lointaines. Une bienvenue contraction de l'érudit-espace-temps.

    Nicolas

  6. Dieu nous préserve des " érudits locaux " – surtout retraités – qui vous font payer très cher en temps leur conseils avisés !
    frs

  7. Certes Jean-Paul, je vous fais toute confiance pour connaître le contexte local ; mais pourquoi se priver de l'écho que permet le blog, pour ce genre de question ? Au demeurant, si une réponse arrive, cela permettra à tous d'en être avisés… Mais il va de soi que les sus-dits érudits locaux ont tout loisir de se manifester, ici, ou ailleurs…
    Je trouve que ce type de bouteille à la mer a toute sa place ici…

    Et je serai heureux d'avoir le fin mot de l'histoire, grâce à la "publicité", au sens propre, de la réponse… 😉

  8. Cette question ne peut pas être posée par la nouvelle conservatrice qui vien d'arriver et ne connaît guère le fonds ancien de Carnegie: alors qui pose cette question, sans connaître l'existence d'érudits locaux qui pourrraient probablement résoudre le problème ?

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