La récente relecture du Bibliomane de Charles Nodier m’a donné envie de partager avec vous les célèbres illustrations de Leloir. Je ne peux que vous conseiller l’ouvrage… Un tiers de ligne!
On appréciera la couverture en couleurs et ses bibliophiles, la promenade dans Paris et la célèbre épitaphe, bien sûr. H
La lettre du bibliophile
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Amis Bibliophiles Bonjour, Partons aujourd’hui sur les traces de Cook, mais suivons le dans sa seconde expédition.A son retour de son premier voyage Cook est célébré par la communauté scientifique et est promu au grade de commandant par l’Amirauté. Malgré l’avis de Cook, qui doute toujours de l’existence de cette terre, la Royal Society reste persuadée de l’existence du continent austral, qui devrait se trouver plus au sud. Elle confie donc à Cook le commandement d’une seconde expédition pour découvrir enfin ce contient austral. Chat échaudé craint l’eau froide et marqué par l’échouage de l’Endeavour sur la grande barrière de corail, Cook décide cette fois-ci de partir avec deux navires : il commandera le HMS Resolution, et naviguera de conserve avec le HMS Adventure, commandant Tobias Furneaux. Banks n’est pas du voyage mais Reinhold Forster et son fils George accompagnent Cook, ainsi que le peintre William Hodges et deux astronomes, un par navire.
Pour ce nouveau voyage, Cook est équipé du nouveau chronomètre de type K1, qui permet un calcul précis de la longitude et une navigation sensiblement plus précise.
L’expédition quitte Plymouth le 13 juillet 1772, Cook restera trois semaines au Cap avant de descendre très au Sud, franchissant le cercle polaire Antarctique le 17 janvier 1773 et atteignant la latitude de 71°10′ sud. Le 9 février 1773, à proximité des Kerguelen, les deux navires se perdent de vue dans les brouillards de l’Antarctique et Furneaux décide de mettre le cap sur la Nouvelle-Zélande (il y livrera d’ailleurs une bataille contre les Maori, au cours de laquelle il perdra quelques hommes), avant de repartir vers l’Angleterre. De son côté, Cook poursuit son exploration de la zone Antarctique. Il frôle le continent sans l’apercevoir et remonte finalement vers Tahiti pour se réapprovisionner. Comme lors du premier voyage il embarque au passage un Tahitien, du nom d’Omai, qui laissera une trace dans les livres (cf. ci-dessous le voyage d’Omai). La dernière poussée vers le sud, qui fait frissonner l’équipage, au propre comme au figuré, est également infructueuse et Cook reprend finalement la route du retour, passant aux Tonga, à l’île de Pâques (qu’il estime sans intérêt), à l’île Norfolk, en Nouvelle-Calédonie et aux Vanuatu. Il touche l’Angleterre le 30 juilet 1775. Son rapport d’expédition conclut clairement sur la non existence de la mythique Terra Australis. À l’issue de ce deuxième voyage, Cook fut promu au rang de capitaine et la Royal Society lui offrit une retraite honoraire en tant qu’officier du Greenwich Hospital. Sa notoriété avait dépassé le cadre de l’amirauté : la Royal Society l’admit au sein de ses membres et lui décerna la Médaille Copley, Nathaniel Dance-Holland réalisa son portrait. Sur le plan bibliophilique, le deuxième voyage de Cook est également une merveille. Une nouvelle fois les cartes et les gravures sont de toute beauté, notamment les célèbres portraits des différents indigènes croisés lors du voyage. L’édition originale française paraît en 1778 à l’Hôtel de Thou en 5 volumes in-4 sous le titre « Voyage dans l’hémisphère austral et autour du monde, fait en 1772-1775 ». Elle comporte 67 gravures et cartes, dont la très grande carte dépliante du voyage. Comme pour le premier voyage, elle est doublée d’une édition in-8. Une nouvelle fois ce voyage aura eu un retentissement multiple, sur le plan scientifique, avec des découvertes de nouvelles espèces par les naturalistes, ethnographique, mais aussi simplement littéraire. Les gravures montrent ainsi des paysages, des individus, mais aussi des animaux ou des scènes de genre.
Il ne faut pas non plus négliger l’apport médical de Cook, qui sût pratiquement éviter le scorbut au cours de ses voyages, en mettant en place un régime alimentaire étudié dans ce but. Le scorbut faisait encore des ravages en cette fin de 18ème siècle et cet aspect est important pour mesurer l’aura acquise par Cook auprès de la communauté scientifique, mais aussi auprès du monde marin.
Verbatim : « jusqu’ici nous avions eu autour du vaisseau un nombre considérable de pingouins … qui me donnaient espérance de trouver terre ». « L’après-midi nous passâmes une plus grandes quantité d’isles de glace ». « quelque périlleux qu’il soit de naviguer entre ces rochers flottants dans une brume épaisse, cela vaut mieux que de rester enfermé dans une mer de glace ». Mon exemplaire de l’EO, en format in-4, plein veau aux armes des Princes d’Arenberg, avec un Moaï Tangata de l’île de Pâques. Il est à noter que comme les autres voyages, cette expédition donnera naissance à une littérature spécifique qui vient s’ajouter à la relation officielle. Pour ce deuxième voyage, on notera en particulier :
Journal du second voyage du capitaine Cook, sur les Vaisseaux la Résolution et l’Aventure ; Entrepris par ordre de S.M. Britannique, dans les années 1774 et 1775. Par John Marra. Amsterdam, et se trouve à Paris chez Pissot, Nyon 1777. L’ouvrage est de format in-8 (pagination : (4)-XIX-546 pp.), il est illustré d’une carte dépliante et la traduction est de Fréville. C’est un ouvrage rare qui est en fait une relation apocryphe du deuxième voyage de Cook, et qui parût anonymement 18 mois avant l’édition officielle. L’ouvrages est intéressant parce qu’il relate des observations et des incidents qui furent éludées dans la version officielle. L’auteur, John Marra, était canonnier à bord du navire la Résolution. Les Narrations d’Omaï… de Guillaume Baston. Chez de Boucher à Rouen, 1790. 4 volumes de format in-8, avec un portrait d’Omaï en frontispice. Il s’agît d’une sorte de fiction autobiographique du voyage d’Omaï, qui suivit Cook et Furneaux jusqu’à Londres où il sera fêté comme le bon sauvage cher à Rousseau. C’est également un ouvrage rare.
Amis Bibliophiles Bonsoir, Lors de la dernière vente Berès, un lot a particulièrement retenu mon attention, le numéro 59, qui proposait un ouvrage de 1605 dans une « fausse reliure aux écussons de Nodier et Thouvenin ». […]
Amis Bibliophiles Bonsoir, Le bibliophile aime les voyages comme le voyageur aime des contrées lointaines et exotiques. Le besoin de rêver sans doute, certainement une envie farouche d’un Ailleurs. Cet Ailleurs, certains l’ont trouvé. Cook […]
Amis Bibliophiles bonsoir,Le catalogue numéro 63 de la librairie Michel Bouvier offrait un bel et sobre exemple de reliure à la médaille.Ce type de décor peu courant nous vient d’Italie où le royaume de France disputait […]
8 Commentaires
Dérivons un peu plus : Alain Bombard, le naufragé volontaire, avait emmené des livres (pas des EO) pendant sa traversée solitaire de l'Atlantique en '52 : Eschyle bilingue, Montaigne, Rabelais, Cervantes, Nietzsche, Spinoza.
le Rabelais n'est pas revenu car il a été sacrifié en torche-c…(normal).
Quelqu'un sait-il ce que sont devenus les autres livres ?
Un commentaire sous forme d'interjection ou un bouton J'aime cliqué dans la précipitation ne sont pas des commentaires comme on en trouve sur les blogues bibliophiles.
Cela n'enlève rien à facebook. C'est différent. J'imagine que ces 12.000 commentaires sont là comme un soutien à un marin dans l'épreuve. Pierre
Pour Leloir, le Manon Lescaut en couleurs, il me semble que je l'ai quelque part, acheté il y a longtemps… il ne m'avait pas fait grande impression (illustration trop littérale à mon goût), mais je vais me replonger dedans, histoire de vérifier. (et un commentaire de plus, on n'a jamais été aussi près des 12000 !)
Information qui n'a rien à voir avec le sujet, mais avec le blog :
les 12.000 commentaires en 3 jours sur le blog d'Abby, la jeune américaine qui faisait le tour du monde en solitaire, relativisent les chiffres concernant Le Blog du bibliophile …
J'étais présent lorsque tu as acheté ce petit livre Hugues (St-Sulpice il y a quelques années), c'est toujours un moment émouvant de revoir ou d'entendre parlé d'un livre qu'on avait vu ou touché plusieurs années avant.
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Dérivons un peu plus : Alain Bombard, le naufragé volontaire, avait emmené des livres (pas des EO) pendant sa traversée solitaire de l'Atlantique en '52 : Eschyle bilingue, Montaigne, Rabelais, Cervantes, Nietzsche, Spinoza.
le Rabelais n'est pas revenu car il a été sacrifié en torche-c…(normal).
Quelqu'un sait-il ce que sont devenus les autres livres ?
>>> "Elle avait emmené des éditions originales ????"
Non, mais elle a sans doute croisé des calamars
(mille pardon pour ce commentaire vide de tout intérêt).
Un commentaire sous forme d'interjection ou un bouton J'aime cliqué dans la précipitation ne sont pas des commentaires comme on en trouve sur les blogues bibliophiles.
Cela n'enlève rien à facebook. C'est différent. J'imagine que ces 12.000 commentaires sont là comme un soutien à un marin dans l'épreuve. Pierre
Pour Leloir, le Manon Lescaut en couleurs, il me semble que je l'ai quelque part, acheté il y a longtemps… il ne m'avait pas fait grande impression (illustration trop littérale à mon goût), mais je vais me replonger dedans, histoire de vérifier.
(et un commentaire de plus, on n'a jamais été aussi près des 12000 !)
Elle avait emmené des éditions originales ????
Information qui n'a rien à voir avec le sujet, mais avec le blog :
les 12.000 commentaires en 3 jours sur le blog d'Abby, la jeune américaine qui faisait le tour du monde en solitaire, relativisent les chiffres concernant Le Blog du bibliophile …
Leloir était un illustrateur qui savait mettre en valeur les belles éditions. Celle-ci semble parfaite.
J'apprécie particulièrement son Roi Soleil (Toudouze) et Manon Lescaut quand ils sont colorisés. Pierre
J'étais présent lorsque tu as acheté ce petit livre Hugues (St-Sulpice il y a quelques années), c'est toujours un moment émouvant de revoir ou d'entendre parlé d'un livre qu'on avait vu ou touché plusieurs années avant.
B.