La Reliure, métier dangereux, surtout pendant la guerre.

Amis Bibliophiles bonjour,
Après les petites annonces, continuons l’exploration de La Reliure, l’organe de la Chambre Syndicale Patronale des Relieurs, Brocheurs, Cartonneurs, Doreurs sur cuir, Doreurs sur tranches et Marbreurs.
Le syndicat s’active pour ses membres, ainsi avant la Grande Guerre (1914-1918, pour les lecteurs du blog nés au XXie siècle – et oui, il y en a) permet aux jeunes gens qui désiraient se faire inscrire pour le concours d’ouvriers d’art de n’effectuer qu’une année de service militaire.


Hélas, ce sont des colonnes entières de noms d’artisans et d’ouvrier du livre morts pendant la guerre qui seront publiées après 1918. On connaît l’histoire du fils de Vermorel, dont la mort fît mourir le père de chagrin, mais connaissiez-vous cette de Lucien Albinhac? Souvent, La Reliure donne en effet les conditions dans lesquelles le jeune homme fût tué.


On frissonne en imaginant la génération entière qui fût sacrifiée à l’époque, et en songeant que le jeune relieur qui a rejoint le régiment de Ligne en garnison à Paris (voir les annonces dans mon message d’hier) est peut-être mort à Verdun, du fait de son engagement.
H

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A (re)découvrir: le manuscrit oublié d’Octave Uzanne, Les relieurs français au 18e siècle

A (re)découvrir: le manuscrit oublié d'Octave Uzanne, Les relieurs français au 18e siècle

Amis Bibliophiles bonjour,

L’année 2017 se termine et je ne pouvais la laisser se terminer sans revenir sur l’un des petits événements qui ont marqué la vie du Blog du Bibliophile, puis de bibliophilie.com, à savoir la parution de mon modeste ouvrage, « Le manuscrit oublié d’Octave Uzanne, Les relieurs français au 18e siècle », aux éditions Ipagine.

Cet ouvrage est l’aboutissement d’un long travail de préparation, mené en parallèle du blog, que je suis très heureux de partager avec vous. L’aventure a démarré lorsque lors de recherches sur Octave Uzanne, j’ai découvert la trace d’un ouvrage qu’il avait écrit spécialement pour la société de bibliophiles américain le Caxton Club. Cet ouvrage était bien paru en 1904 sous le titre The French Bookbinders of the eightenth century, mais le texte en français avait été perdu et, de fait, jamais publié dans notre langue.

Après avoir retrouvé l’ouvrage écrit pour le Caxton – ce qui était simple -, j’ai remonté le fil en retrouvant un tapuscrit, annoté par Uzanne, puis le manuscrit original d’Uzanne, en français. C’est cet ensemble que je vous livre aujourd’hui, agrémenté d’un petit appareil critique que j’ai commis. Nicolas Malais, ami, libraire ancien, fin connaisseur d’Octave Uzanne et historien du livre, me fait l’honneur d’écrire un avant-propos dans lequel vous retrouverez avec plaisir sa plume délicate et son érudition.

Je précise que je ne vous livre pas dans cet ouvrage le travail d’un spécialiste du livre, d’un historien du livre, mais simplement d’un amoureux du livre qui souhaite partager cette découverte.

Il ne s’agît pas d’un reprint d’un ouvrage d’Uzanne déjà paru en français, comme on a pu le voir parfois, mais bien d’un ouvrage totalement inédit et qui donne un éclairage extraordinaire sur la reliure des XVIIe et XVIIIe siècles du point de vue de l’auteur. C’est vraiment passionnant et très agréable à lire.

L’ouvrage comprenant le manuscrit, le tapuscrit, le texte final et toutes les gravures est publié avec l’accord du Caxton Club. Pour respecter l’esprit de l’ouvrage original, il ne sera tiré qu’à 150 exemplaires et ne sera pas retiré.

Pour ce qui est des informations techniques, l’ouvrage est en quadrichromie recto/verso, 256 pages, 185 x 255 mm, sur papier Munken Pure – Crème 100 gr.

Comme je le précise ci-dessus, il contiendra toutes les images présentes dans l’ouvrage de 1904, soit 5 vignettes inspirées d’aquarelles de Paul Avril, 14 étiquettes de relieurs, et 20 planches hors-texte.

Pour vous permettre de mieux comprendre la démarche d’Uzanne pendant l’écriture, le manuscrit est présenté avec le texte final en regard.

 

Vous pouvez également le commander sur ipagine.com.

J’espère que vous aimerez cet ouvrage autant que j’ai aimé cette aventure. Si vous vous intéressez à la reliure et à son histoire, j’ai la modestie de penser qu’il devrait vous plaire.

H

3 Commentaires

  1. pendant la guerre, il ne devait pas y avoir beaucoup de métiers peu dangereux. Même Général ne garantit pas contre les balles.
    Et comme de nombreux écrivains y sont morts, il est logique que le nombre de relieurs diminue en conséquence…

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