L’Enfer, c’est pas seulement les autres…

Amis Bibliophiles Bonsoir,

En plus du message ci-dessous, quelques images d’un livre qui a rejoint mon petit Enfer il y a quelques jours… Ce n’est qu’une toute partie de ma bibliothèque.

Je crois que nous sommes ente adultes, donc vous pouvez descendre plus bas (je parle de l’écran, bien sûr).
Monuments du Culte Secret des Dames Romaines, Hancarville, Nancy (je crois, pas encore eu le temps de faire des recherches), 1784. Un volume in-4 en maroquin cerise, relié par Marius Michel.
H

La lettre du bibliophile

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Images autour du Livre XX: une minuscule bibliothèque de minuscules

Images autour du Livre XX: une minuscule bibliothèque de minuscules

Amis Bibliophiles bonjour,
Le message de David sur sa minuscule édition de Paul et Virginie fait sortir de l’ombre l’un des plus fidèles lecteurs du blog, si ce n’est le plus fidèle, qui vous présente les quatre minuscules de sa bibliothèque.
Ceci est une orange. 
Non, il s’agît en fait de mes quatre seuls ouvrages minuscules. Oui, vu avez bien vu/lu: quatre. 
Le premier, le plus ancien « La Sainte Bible, mise en vers françois par J. P. J. Dubois, à Berlin, 1782 » est reliée dans une très jolie petite reliure entièrement brodée de fils d’or (53 x 40 mm), le tout dans un emboîtage d’époque en plein maroquin noir aux écoinçons.


Le deuxième est un joli petit almanach de poche, le mignon almanach de poche pour l’année 1809, à Vienne, chez Jos. Riedler, relieur des livres dans le Kramer gäschen, n°679. Il se présente sous la forme d’un minuscule portefeuille de maroquin rouge (50 x 34 mm). Il est finement colorié à l’époque.
 Le troisième et le quatrième sont contenus dans cet unique emboîtage que je n’ai jamais recroisé ailleurs, signé de l’un des plus grands ateliers de reliure du XIXe siècle, Bauzonnet-Trautz. 



L’emboîtage, très délicat est assez classique, mais il constitue en fait un trompe l’oeil contenant deux ouvrages miniatures, eux aussi reliés en plein maroquin par Bauzonnet-Trautz: les oeuvres d’Horace, chez Didot (77 x 49 mm) et les Maximes de la Rochefoucauld (70 x 45 mm), également chez Didot, tous deux reliés en maroquin bleu, avec un important décor sur les plats.
H
PS: à ceux qui ont reçu mon essai de newsletter, je vous invite plus que je ne vous incite… erreur de frappe. Oups 🙂

9 Commentaires

  1. Cet ouvrage ou cette édition? Premier ou deuxième tirage (comme l’exemplaire présenté)?

    Juste une petite remarque: Cette édition ne se trouve pas dans le catalogue cité. Pas la peine de comparer les prix, donc.

  2. Les adjudications pour cet ouvrage référencées dans le CD-ROM ARTPRICE (ventes référencées depuis plus de 20 ans en France et à l’étranger) donne :

    – maroquin rouge janséniste, en 2003 adjugé 380 euros (Lombrail-Teucquam)

    – basane marbrée époque, en 2002 adjugé 598 euros (Sotheby’s)

    – veau porphyre, en 2000 adjugé 1200 francs (183 euros) chez Delorme et Fraysse

    – reliure époque, basane marbrée, en 1996 adjugé 3100 francs (473 euros)

    A priori la cote en salle est bien inférieure au résultat Bergé !! M’est avis que l’exemplaire à plus de 8000 euros chez Bergé avait quelquechose de très spécial, non ?

    Amitiés, Bertrand

  3. La tâche jaunâtre que l’on distingue en bas du titre et des gravures, est-ce bien cela qu’on appelle en termes de bibliophilie, une mouillure ?? (sourires…)

    Est-ce une mouillure ancienne ou une mouillure récente ?

    PS : C’est du Marius-Michel pastiche XVIIIè s. assez étonnant je trouve. De belle facture évidemment. Mais le décor reste du Marius-Michel inhabituel. Bel achat !

    Amitiés, Bertrand

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